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Author(s):
International Monetary Fund. African Dept.
Published Date:
October 2018
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Études économiques et financières

OCT 18

Fonds Monétaire International

©2018 International Monetary Fund

Édition française ©2018 Fonds monétaire international

Édition française

Traduction réalisée par les services linguistiques du FMI sous la direction de Marc Servais

Correction : Monica Nepote-Cit, Sophie Ruberti et Van Tran

PAO : Fernando Sole

Cataloging-in-Publication Data

Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne. — Washington :

Fonds monétaire international, 2003–

p. ; cm. — (Études économiques et financières)

French translation of: Regional economic outlook. Sub-Saharan Africa. — Washington, D.C.:

International Monetary Fund, 2003–

v. ; cm. — (World economic and financial surveys, 0258-7440)

Began in 2003.

Some issues have thematic titles.

1. Economic forecasting — Africa, Sub-Saharan — Periodicals. 2. Africa, Sub-Saharan — Economic conditions — 1960 — Periodicals. 3. Economic development — Africa, Sub-Saharan — Periodicals. I. Title: Sub-Saharan Africa. II. International Monetary Fund. III. Series: World economic and financial surveys.

HC800.A1 R445

ISBN-13 : 978-1-48437-687-4 (français, version papier)

Le rapport sur les Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne est publié deux fois par an, au printemps et à l’automne, et rend compte de l’évolution économique de la région. Les projections et considérations de politique économique qu’il présente sont celles des services du FMI, et ne représentent pas nécessairement les points de vue du FMI, de son conseil d’administration ou de sa direction.

Les commandes peuvent être effectuées par Internet, télécopie ou courrier :

International Monetary Fund, Publication Services

P.O. Box 92780, Washington, DC 20090 (U.S.A.)

Téléphone : (202) 623-7430 - Télécopie : (202) 623-7201

Courriel : publications@imf.org

www.imf.org

www.elibrary.imf.org

Table des matières

Sigles et acronymes

AfSS

Afrique subsaharienne

BCAH-ONU

Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’Organisation des Nations Unies

CAE

Communauté de l’Afrique de l’Est

CEMAC

Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale

CNUCED

Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement

GPS

global positioning system

HCR-ONU

Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés

IDE

investissement direct étranger

MOAN

Moyen-Orient et Afrique du Nord

ODD

objectifs de développement durable

ONU

Organisation des Nations Unies

PE

pays émergents

PEM

Perspectives de l’économie mondiale (FMI)

PER

Perspectives économiques régionales (FMI)

PIB

produit intérieur brut

PME

petites et moyennes entreprises

PPA

parité de pouvoir d’achat

SACU

Union douanière d’Afrique australe

SADC

Communauté de développement de l’Afrique australe

TIC

technologies de l’information et de la communication

TVA

taxe sur la valeur ajoutée

UEMOA

Union économique et monétaire ouest-africaine

VIX

indice de volatilité du marché des options de Chicago

Remerciements

L’édition d’octobre 2018 des Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne (PER) a été préparée par une équipe dirigée par Papa N’Diaye, sous l’autorité de David Robinson.

L’équipe était composée de Aidar Abdychev, Cristian Alonso, Emre Alper, Francisco Arizala, Romain Bouis, Reda Cherif, Dominique Desruelle, Xiangming Fang, Jesus Gonzalez-Garcia, Cleary Haines, Siddharth Kothari, Yun Liu, Miguel Pereira Mendes, Nkunde Mwase, Mathilde Perinet, Mahvash S. Qureshi, Sidra Rehman, Axel Schimmelpfennig, Preya Sharma, Torsten Wezel, Jaroslaw Wieczorek et Mustafa Yenice.

Ce rapport contient aussi des contributions de Alberto Behar, Paolo Cavallino, Shirin Elahi, Tunc Gursoy et Mauricio Villafuerte.

L’équipe a bénéficié du concours de Charlotte Vazquez pour la production du rapport, assistée de Krisztina Fabo pour la composition. L’édition finale du rapport a été supervisée par Linda Long du département des communications.

Les conventions suivantes sont utilisées dans la présente étude :

  • Dans les tableaux, un blanc indique que la rubrique correspondante est en l’occurrence «sans objet», (…) indique que les données ne sont pas disponibles, et 0 ou 0,0 indique que le chiffre est égal à zéro ou qu’il est négligeable. Les chiffres ayant été arrondis, il se peut que les totaux ne correspondent pas exactement à la somme de leurs composantes.

  • – entre des années ou des mois (par exemple 2017–18 ou janvier–juin) indique la période couverte, de la première à la dernière année ou du premier au dernier mois indiqué inclusivement ; le signe/entre deux années (par exemple 2017/18) indique un exercice budgétaire (ou financier).

  • Sauf indication contraire, lorsqu’il est fait référence au dollar, il s’agit du dollar des États-Unis.

  • Par «point de base», on entend un centième de point (de pourcentage). Ainsi 25 points de base équivalent à ¼ de point (de pourcentage).

Résumé analytique

Reprise et Risques Croissants

Les perspectives macroéconomiques de l’Afrique subsaharienne continuent de s’affermir. La croissance devrait passer de 2,7 % en 2017 à 3,1 % 2018, grâce à des ajustements des politiques nationales et à un environnement extérieur favorable, notamment la persistance d’une croissance soutenue de l’économie mondiale, la hausse des prix des produits de base et des conditions de financement extérieur accommodantes. L’inflation recule et les déséquilibres budgétaires sont maîtrisés dans bon nombre de pays. À moyen terme, et à politiques économiques inchangées, la croissance devrait s’accélérer pour avoisiner 4 %, soit un niveau trop bas pour créer le nombre d’emplois nécessaires afin d’absorber les nouveaux arrivants qui sont attendus sur les marchés du travail.

Cependant, la qualité de l’ajustement budgétaire suscite des préoccupations, et il reste à s’attaquer avec détermination à des facteurs de vulnérabilité fondamentaux.

  • Il est nécessaire de continuer d’améliorer la mobilisation des recettes intérieures afin d’assurer la viabilité de la dette et de créer un espace budgétaire pour les dépenses d’investissement et de développement qui s’imposent. Jusqu’à présent, l’ajustement budgétaire tient dans une large mesure au rebond des prix du pétrole pour les pays exportateurs de pétrole, combiné avec de fortes baisses des dépenses d’équipement dans plusieurs pays. À quelques exceptions près, la mobilisation des recettes intérieures a relativement peu progressé ; de nombreux pays ont retardé l’ajustement des prix intérieurs des carburants à la hausse récente des prix du pétrole, d’où la résurgence de subventions énergétiques ; les arriérés intérieurs demeurent élevés, ce qui contribue à une accumulation de prêts improductifs ; enfin, au-delà de l’administration centrale, les entreprises publiques deviennent un risque budgétaire majeur dans certains pays.

  • Le secteur financier reste très vulnérable : le niveau élevé des prêts improductifs pèse sur les bilans des banques et entrave le crédit au secteur privé.

  • Du côté extérieur, les entrées de capitaux ont été vigoureuses au premier semestre de 2018, avec des émissions records d’euro-obligations, mais les turbulences récentes dans les pays émergents ont entraîné une hausse des écarts de taux d’intérêt. Les réserves n’ont cependant généralement pas été reconstituées et, dans la moitié des pays de la région, demeurent en deçà des niveaux jugés adéquats.

Les perspectives sont exposées à des risques de dégradation considérables. L’économie mondiale entre dans une période d’incertitude exceptionnellement élevée ; la croissance ralentit déjà dans la plupart des pays avancés et pourrait fléchir plus brutalement si les tensions commerciales s’accentuent, tandis que la montée des prix des produits de base et des pressions populistes à la veille d’élections dans plusieurs pays pourraient faire dérailler les efforts d’assainissement.

Pour protéger la reprise et créer suffisamment d’emplois afin que la région exploite pleinement son dividende démographique, il est nécessaire de réaliser une croissance vigoureuse, durable et inclusive. À cet effet, il convient de renforcer la résilience et de faciliter la réaffectation de la main-d’œuvre et du capital vers des secteurs plus productifs afin de rehausser les revenus plus rapidement. Il s’agit notamment de procéder à un assainissement constant des finances publiques afin de réduire les facteurs de vulnérabilité liés à la dette ; de mieux mobiliser les recettes ; d’accroître l’efficience des dépenses, en particulier pour s’attaquer à la résurgence de subventions énergétiques peu rentables ; d’assouplir le taux de change là où le dispositif institutionnel le permet, sans rendre les bilans vulnérables ; de s’attaquer en temps opportun aux fragilités croissantes des secteurs financiers ; ainsi que de favoriser l’investissement privé et de rehausser la croissance potentielle.

Flux de Capitaux Vers L’afrique Subsaharienne : Causes et Conséquences

Les flux de capitaux étrangers non officiels vers l’Afrique subsaharienne ont augmenté nettement depuis la crise financière mondiale. Rapportés à la taille des économies respectives, les flux de capitaux nets vers l’Afrique subsaharienne ont été plus élevés que ceux à destination des pays émergents ces dernières années. Cette hausse s’explique dans une large mesure par les entrées de capitaux de non-résidents, en particulier les investissements de portefeuille. Une analyse empirique montre que des facteurs mondiaux, notamment les taux d’intérêt américains, l’aversion pour le risque à l’échelle mondiale et les prix des produits de base, constituent des déterminants importants des flux de capitaux vers l’Afrique subsaharienne. Cependant, de solides paramètres économiques nationaux peuvent contribuer à atténuer les risques liés à des flux de capitaux volatils. Il ressort aussi de l’analyse que l’impact des flux de capitaux sur les économies nationales dépend du type de flux dont il s’agit. En général, les investissements de portefeuille sont plus susceptibles de porter le taux de change réel et la production au-delà de leur tendance, et d’alimenter la croissance du crédit : des facteurs de vulnérabilité qui tendent à accroître la probabilité d’une crise financière. Si, du moins par le passé, les flux d’investissements de portefeuille n’ont pas été liés étroitement à l’investissement intérieur ou à la croissance, ils semblent accroître la consommation publique (notamment les dépenses sociales). Par contre, les investissements directs étrangers entrants semblent stimuler directement l’investissement intérieur, et partant, la croissance économique. Ces conclusions font état d’une relation complexe entre le financement extérieur, la stabilité macroéconomique intérieure, ainsi que l’investissement et la croissance dans la région. Les dirigeants doivent être prudents et veiller à ce que les ressources empruntées soient utilisées de manière efficace, accroissent la productivité et favorisent une croissance économique durable. Il convient aussi d’être vigilant face à l’accumulation de déséquilibres macroéconomiques et financiers.

L’avenir de L’emploi en Afrique Subsaharienne

La vague actuelle de progrès technologiques devrait bouleverser le paysage de l’emploi dans le monde entier. Dans ce contexte, comment l’Afrique subsaharienne peut-elle créer les 20 millions d’emplois qui sont nécessaires pendant chacune des 20 prochaines années pour absorber sa main-d’œuvre croissante ? Le présent chapitre examine comment la vague actuelle d’innovations technologiques (la quatrième révolution industrielle) influera sur l’avantage comparatif de l’Afrique subsaharienne et la nature de l’emploi au sein des pays de la région. Le chapitre repose sur des modèles économiques formels, mais aussi sur une analyse de scénario qui permet d’examiner comment l’intégration économique mondiale et l’impact du changement climatique pourraient façonner les opportunités économiques et donc l’avenir de l’emploi en Afrique subsaharienne. Il est primordial de soutenir les nouveaux secteurs émergents qui tirent la croissance. Si elle y parvient, l’Afrique subsaharienne pourra créer des emplois pour sa jeune population en pleine croissance et se rapprocher des objectifs de développement durable. Les stratégies de développement doivent s’adapter aux demandes et aux perspectives de la quatrième révolution industrielle. L’intégration et la connectivité constituent les piliers essentiels d’une politique de croissance efficace, avec notamment des infrastructures traditionnelles et numériques, un système d’éducation adapté à l’évolution des qualifications exigées, une urbanisation intelligente, des dispositifs de sécurité pour un marché du travail volatil et l’intégration commerciale.

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