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Author(s):
Céline Allard
Published Date:
May 2018
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Études économiques et financières

Perspectives économiques régionales

Mobilisation des recettes fiscales et investissement privé

AVR 18

©2018 International Monetary Fund

Édition française ©2018 Fonds monétaire international

Édition française

Traduction réalisée par les services linguistiques du FMI sous la direction de Marc Servais

Correction : Monica Nepote-Cit, Sophie Ruberti et Van Tran

PAO : Fernando Sole

Cataloging-in-Publication Data

Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne. — Washington : Fonds monétaire international, 2003–

p. ; cm. — (Études économiques et financières)

French translation of: Regional economic outlook. Sub-Saharan Africa. — Washington, D.C.: International Monetary Fund, 2003–

v. ; cm. — (World economic and financial surveys, 0258-7440)

Began in 2003.

Some issues have thematic titles.

1. Economic forecasting — Africa, Sub-Saharan — Periodicals. 2. Africa, Sub-Saharan — Economic conditions — 1960 — Periodicals. 3. Economic development — Africa, Sub-Saharan — Periodicals. I. Title: Sub-Saharan Africa. II. International Monetary Fund. III. Series: World economic and financial surveys.

HC800.A1 R445

ISBN : 978-1-48434-891-8 (français, version papier)

Le rapport sur les Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne est publié deux fois par an, au printemps et à l’automne, et rend compte de l’évolution économique de la région. Les projections et considérations de politique économique qu’il présente sont celles des services du FMI, et ne représentent pas nécessairement les points de vue du FMI, de son conseil d’administration ou de sa direction.

Les commandes peuvent être effectuées par Internet, télécopie ou courrier :

International Monetary Fund, Publication Services

P.O. Box 92780, Washington, DC 20090 (U.S.A.)

Téléphone : (202) 623-7430 - Télécopie : (202) 623-7201

Courriel : publications@imf.org

www.imf.org

www.elibrary.imf.org

Table des matières

Sigles et acronymes

AfSS

Afrique subsaharienne

APD

aide publique au développement

ARR

Autorité des recettes du Rwanda

BEAC

Banque des États de l’Afrique centrale

BOAD

Banque ouest-africaine de développement

CAE

Communauté de l’Afrique de l’Est

CEEAC

Communauté économique des États de l’Afrique centrale

CEMAC

Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale

CEN-SAD

Communauté des États sahélo-sahariens

CER

communauté économique régionale

COBAC

Commission bancaire de l’Afrique centrale

COI

Commission de l’Océan Indien

COMESA

Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe

DIGNAR

dette, investissement, croissance et ressources naturelles

FOCAC

Forum sur la coopération entre la Chine et l’Afrique

fonds RPC

fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance

IDE

investissement direct étranger

IEFX

fenêtre de change pour les investisseurs et les exportateurs

IRPP

impôt sur le revenu des personnes physiques

IS

impôt sur les sociétés

ITAS

système intégré d’administration des impôts

MMG

méthode des moments généralisés

MOAN

Moyen-Orient et Afrique du Nord

OCDE

Organisation de coopération et de développement économiques

ODD

objectifs de développement durable

PEM

Perspectives de l’économie mondiale (FMI)

PEPD

pays émergents et pays en développement

PER

Perspectives économiques régionales (FMI)

P-FRAM

modèle d’évaluation des risques budgétaires des PPP

PIB

produit intérieur brut

PPA

parité de pouvoir d’achat

PPP

partenariat public–privé

RA

rendement des actifs

SACU

Union douanière d’Afrique australe

SADC

Communauté de développement de l’Afrique australe

SANRAL

South African National Roads Agency Limited

SIGTAS

système standard intégré de gestion des taxes

SYDONIA

système douanier automatisé

TFTA

Zone tripartite de libre-échange

TIC

technologies de l’information et de la communication

TVA

taxe sur la valeur ajoutée

UA

Union africaine

UEMOA

Union économique et monétaire ouest-africaine

UMA

Union du Maghreb arabe

ZES

zone économique spéciale

ZLECAf

Zone de libre-échange continentale pour l’Afrique

Remerciements

L’édition d’avril 2018 des Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne (PER) a été préparée par une équipe dirigée par Papa N’Diaye, sous l’autorité de David Robinson.

L’équipe était composée de Francisco Arizala, Romain Bouis, Paolo Cavallino, Chuling Chen, Reda Cherif, Xiangming Fang, Jesus Gonzalez-Garcia, Cleary Haines, John Hooley, Gabriel Leost, Miguel Pereira Mendes, Nkunde Mwase, Mustafa Yenice, Toomas Orav, Hector Perez-Saiz, Ashan Rodriguez, Manuel Rosales, Alex Segura-Ubiergo, Jaroslaw Wieczorek et Ludger Wocken.

Ce rapport contient aussi des contributions de Karim Barhoumi, Matthieu Bellon, Dalia Hakura, Nana Hammah, Thordur Jonasson, James Knight, Trevor Lessard, Margaux MacDonald, Edouard Martin, Giovanni Melina, Alice Mugnier, Garth Nicholls, Mathilde Perinet, Marcos Poplawski-Ribeiro, Ivohasina F. Razafimahefa, Sampawende J. Tapsoba et Shirin Nikaein Towfighian.

L’équipe a bénéficié du concours de Charlotte Vazquez pour la production du rapport, assistée de Natasha Minges et de Sarahalou Pilouzoue pour la composition. L’édition finale du rapport a été supervisée par Linda Long du département des communications.

Les conventions suivantes sont utilisées dans la présente étude :

  • Dans les tableaux, un blanc indique que la rubrique correspondante est en l’occurrence «sans objet», (...) indique que les données ne sont pas disponibles, et 0 ou 0,0 indique que le chiffre est égal à zéro ou qu’il est négligeable. Les chiffres ayant été arrondis, il se peut que les totaux ne correspondent pas exactement à la somme de leurs composantes.

  • – entre des années ou des mois (par exemple 2016–17 ou janvier–juin) indique la période couverte, de la première à la dernière année ou du premier au dernier mois indiqué inclusivement ; le signe / entre deux années (par exemple 2016/17) indique un exercice budgétaire (ou financier).

  • Sauf indication contraire, lorsqu’il est fait référence au dollar, il s’agit du dollar des États-Unis.

  • Par «point de base», on entend un centième de point (de pourcentage). Ainsi 25 points de base équivalent à ¼ de point (de pourcentage).

Résumé analytique

Une reprise lente et des difficultés croissantes

L’Afrique subsaharienne devrait voir sa croissance accélérer légèrement, mais les facteurs de vulnérabilité s’accumulent et des mesures s’imposent pour relever le potentiel de croissance à moyen terme. Le taux de croissance moyen de la région devrait passer de 2,8 % en 2017 à 3,4 % en 2018, en hausse dans environ deux tiers des pays de la région, grâce notamment à une croissance mondiale plus forte, à la progression des prix des produits de base et à l’amélioration de l’accès aux marchés. Les déséquilibres extérieurs se sont réduits, mais les résultats sont mitigés en matière d’assainissement des finances publiques et les vulnérabilités s’aggravent : environ 40 % des pays à faible revenu de la région sont surendettés ou présentent un risque élevé de le devenir. À politiques inchangées, le taux de croissance pour la région ne devrait pas dépasser 4 % à moyen terme, soit à peine 1 % en termes de croissance par habitant.

Les résultats économiques sont loin d’être uniformes d’un pays à l’autre. Les pays exportateurs de pétrole ressentent encore les conséquences de la plus forte baisse des cours pétroliers depuis 1970, avec un taux de croissance bien inférieur aux tendances passées et un endettement en hausse. Dans plusieurs autres pays, riches ou pauvres en ressources naturelles, ainsi que dans certains États fragiles, la croissance se maintient à 6 % ou au-delà, tandis qu’un certain nombre de pays connaissent des conflits internes qui se traduisent par un nombre record de réfugiés et de personnes déplacées. L’économie de l’Afrique du Sud et du Nigéria, les deux poids lourds de la région, tourne en dessous de la normale, ce qui pèse fortement sur la croissance globale de la région.

L’élan amené par la conjoncture extérieure favorable devrait s’amenuiser à terme. Le regain de croissance que connaissent les pays avancés devrait s’essouffler et les conditions d’emprunt dont bénéficient les marchés préémergents de la région vont probablement devenir moins favorables, à mesure que la politique monétaire des États-Unis se normalise, ce qui pourrait coïncider avec des besoins de refinancement accrus dans de nombreux pays de la région.

S’ils entendent transformer la reprise actuelle en une croissance suffisamment durable et forte pour améliorer le niveau de vie et répondre aux besoins sociaux, les États doivent prendre des mesures pour réduire les vulnérabilités et augmenter leur potentiel de croissance à moyen terme. La dette publique doit être contenue par une politique budgétaire prudente, et la politique monétaire doit privilégier une inflation peu élevée. Les pays doivent poursuivre l’application de réformes visant à réduire les distorsions du marché, à promouvoir un environnement propice à l’investissement privé, et à renforcer la mobilisation des recettes afin de donner aux États les moyens d’investir dans le capital matériel et humain, tout en protégeant les dépenses sociales même en période d’assainissement des finances publiques. Les priorités et l’échelonnement des réformes dépendront des caractéristiques propres à chaque pays et de la solidité de leurs facteurs économiques de base.

  • Les pays exportateurs de pétrole doivent poursuivre l’ajustement budgétaire et la diversification économique, en profitant du répit qu’offre le rebond des cours des produits de base, tout en prenant des mesures crédibles pour augmenter les recettes non pétrolières et accroître l’efficience de leurs dépenses publiques. Les pays qui ont décidé d’assouplir leur régime de change doivent éliminer les restrictions de change et les pratiques de taux multiples, et permettre au taux de change de s’adapter aux fondamentaux économiques.

  • Les pays importateurs de pétrole, dont la croissance est due à l’ampleur des dépenses publiques d’investissement, qui s’accompagnent souvent d’une forte hausse de l’endettement, doivent s’efforcer de passer le relais de l’investissement au secteur privé et réduire leurs déséquilibres budgétaires afin d’atténuer les vulnérabilités qui pourraient empêcher une croissance durable à long terme.

Les risques pour les perspectives régionales dépendront de la détermination avec laquelle les États interviendront. Le rebond des cours pétroliers, l’approche des élections et les transitions politiques dans de nombreux pays pourraient dissuader les dirigeants d’entreprendre des réformes délicates et risquent de se traduire par de nouveaux dérapages. En outre, des conflits internes de longue durée continuent de noircir le tableau dans plusieurs pays. Les perspectives pourraient toutefois s’améliorer sensiblement si le climat des affaires s’améliore et s’accompagne d’un regain de confiance, ce qui se produira si les incertitudes se lèvent dans les pays en cours de transition politique et si les pays où des ajustements restent nécessaires progressent résolument sur la voie de la stabilisation macroéconomique.

Mobilisation des recettes fiscales en afrique subsaharienne : Quelles sont les possibilités ?

La mobilisation des recettes fiscales est l’un des défis les plus pressants qui se posent aux États d’Afrique subsaharienne. Presque tous s’efforcent d’accroître leurs ressources pour avancer dans la réalisation des objectifs de développement durable, tout en préservant la viabilité des finances publiques. En dépit de grands progrès en matière de mobilisation des recettes depuis vingt ans, l’Afrique subsaharienne demeure la région où le ratio recettes/PIB reste le plus faible. L’examen des facteurs structurels expliquant ce retard indique que la région pourrait accroître, en moyenne, ses recettes fiscales de quelque 3 % à 5 % du PIB, soit un chiffre nettement supérieur aux montants qu’elle reçoit chaque année de l’aide au développement international. Les mesures pour y parvenir consistent notamment à renforcer les régimes de TVA, à rationaliser les exonérations et à élargir l’assiette de l’impôt sur le revenu. L’analyse d’épisodes de mobilisation des recettes menés avec succès dans la région met en lumière l’importance de stratégies à moyen terme pour renforcer les composantes de base d’une administration fiscale efficace, de mesures visant à élargir l’assiette de l’impôt et de la modernisation des procédures administratives. Il est également important de développer de nouvelles sources d’imposition, telles que l’impôt foncier, et d’exploiter les nouvelles technologies qui pourraient faciliter l’accès à des informations plus fiables. En outre, étant donné que la mobilisation des recettes doit se poursuivre pendant des années avant de donner des résultats durables, les pays doivent convaincre l’opinion publique de la nécessité des réformes en s’engageant de façon crédible à améliorer la gouvernance et la transparence.

Redynamiser la croissance par l’investissement privé

Il est essentiel que l’investissement privé augmente dans la région afin d’atteindre une croissance forte et durable et d’améliorer la situation sociale à moyen terme. Si l’investissement public est comparable à celui d’autres régions du monde, l’investissement privé en Afrique subsaharienne est bien plus faible que partout ailleurs. Selon des études empiriques, les décisions d’investissement des sociétés privées sont guidées avant tout par la vigueur de l’activité économique, observée ou escomptée. Le renforcement du cadre réglementaire et de la législation en matière d’insolvabilité, la libéralisation des échanges et le développement des marchés financiers favorisent également l’investissement privé. Mais ces réformes prennent du temps, ce qui amène les pays à explorer d’autres options pour stimuler l’investissement privé : des partenariats public–privé (PPP), des zones économiques spéciales (ZES) et des mécanismes pour attirer les investissements directs étrangers (IDE). Les PPP sont très courants dans la région, mais il est impératif de gérer attentivement les risques y afférents. La bonne gestion des PPP suppose l’adoption de cadres institutionnels et juridiques permettant d’évaluer et de maîtriser les risques, car ces projets engendrent souvent d’importants passifs conditionnels. Les ZES réussissent parfois à attirer des investisseurs dans la région, mais elles donnent de meilleurs résultats dans les pays qui veillent à établir des liens solides entre ces zones et les entreprises du pays, les intégrant ainsi plus étroitement aux stratégies de développement national et régional. Des initiatives internationales récentes, telles que le Pacte du G-20 avec l’Afrique et les nouvelles Routes de la soie, pourraient contribuer elles aussi à soutenir l’investissement privé en Afrique subsaharienne, notamment en encourageant des réformes institutionnelles favorables aux IDE et aux PPP.

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