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Author(s):
International Monetary Fund. African Dept.
Published Date:
April 2008
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Études économiques et financières

Perspectives économiques régionales

Afrique subsaharienne

AVR 08

FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL

©2008 International Monetary Fund

Chapitre IV ©2008 World Bank

Cataloging-in-Publication Data

Perspectives économiques régionales: Afrique subsaharienne—[Washington, D.C.]: Fonds monétaire international, 2008.

p. cm.—(Études économiques et financières)

Avril 08.

French translation of: Regional Economic Outlook: Sub-Saharan Africa

Includes bibliographical references.

ISBN 978-1-58906-712-7

1. Monetary policy—Africa, Sub-Saharan. 2. Foreign exchange rates—Africa, Sub-Saharan. 3. Capital movements—Africa, Sub-Saharan. 4. Power resources—Africa, Sub-Saharan. 5. Africa, Sub-Saharan—Economic conditions—1960– 4. Africa, Sub-Saharan—Economic policy. I. Title: REO. II. International Monetary Fund. III. Series (World economic and financial surveys)

HC800 .R44514 2008

Prix: 31 dollars EU

(26 dollars EU pour les enseignants et les étudiants de l’enseignement supérieur)

Les commandes doivent être adressées à:

International Monetary Fund, Publication Services

700 19th Street, N.W., Washington, DC 20431, U.S.A.

Téléphone: (202) 623-7430 Télécopie: (202) 623-7201

Messagerie électronique: publications@imf.org

Internet: www.imf.org

Table des matières

Les conventions suivantes sont utilisées dans la présente étude:

  • Dans les tableaux, un blanc indique que la question posée est en l’occurrence «sans objet», (…) indique que les données ne sont pas disponibles ou pas pertinentes, et 0 ou 0,0 indique que le chiffre est égal à zéro ou qu’il est négligeable. Les chiffres ayant été arrondis, il se peut que les totaux ne correspondent pas exactement à la somme de leurs composantes.

  • – entre des années ou des mois (par exemple 2005–06 ou janvier–juin) indique la période couverte, de la première à la dernière année ou du premier au dernier mois indiqué inclusivement; le signe / entre deux années (par exemple 2005/06) indique un exercice budgétaire (ou financier).

  • Par «billion», il faut entendre mille milliards.

  • Par «point de base», on entend un centième de point (de pourcentage). Ainsi 25 points de base équivalent à ¼ de point (de pourcentage).

Sigles et acronymes

AEP

Asie de l’Est et Pacifique

AfSS

Afrique subsaharienne

AICD

Étude diagnostique des infrastructures nationales en Afrique

ALC

Amérique latine et Caraïbes

ANASE

Association des nations de l’Asie du Sud-Est

APD

Aide publique au développement

APE

Accord de partenariat économique

AREAER

Rapport annuel sur les régimes et les restrictions de change

AsS

Asie du Sud

CAE-5

Communauté de l’Afrique de l’Est

CEMAC

Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale

COMESA

Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe

EAC

Europe et Asie centrale

EAPP

East African Power Pool

EEEAO

Échange d’énergie électrique en Afrique de l’Ouest

FRPC

Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance

GFP

Gestion des finances publiques

GTAP

Projet d’analyse des échanges mondiaux

GW

Gigawatts

IADM

Initiative d’allégement de la dette multilatérale

IDE

Investissement direct étranger

IPC

Indice des prix à la consommation

ISPE

Instrument de soutien à la politique économique

kWh

Kilowattheure

MOAN

Moyen-Orient et Afrique du Nord

NEPAD

Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique

OCDE

Organisation de coopération et de développement économiques

OMD

Objectifs du Millénaire pour le développement

PEAC

Pool énergétique de l’Afrique centrale

PPA

Parité de pouvoir d’achat

PPI

Participation privée aux infrastructures

PPTE

Pays pauvres très endettés

PRC–CPE

Programme de renforcement des capacités en analyse des flux de capitaux privés étrangers

RBZ

Banque centrale de Zimbabwe

SAPP

Southern African Power Pool

TCER

Taux de change effectif réel

TWh

Terawattheure

UEMOA

Union économique et monétaire ouest-africaine

Résumé analytique

On s’attend à une poursuite de l’expansion économique en Afrique subsaharienne, mais il y a des risques de décélération. La région devrait encore croître cette année de quelque 6½ % en moyenne, grâce aux pays exportateurs de pétrole, les autres subissant un certain ralentissement. On prévoit un taux d’inflation de l’ordre de 8½ %.

Le contexte extérieur est devenu moins favorable. L’économie mondiale ralentit, les cours du pétrole ont atteint des niveaux records et les marchés financiers sont perturbés. C’est un changement par rapport aux années précédentes, caractérisées par une demande soutenue pour les exportations de l’Afrique subsaharienne et par une hausse à deux chiffres des prix des produits de base hors combustibles. La progression des prix du brut et de l’alimentation pose des problèmes croissants à de nombreux pays et pèse sur les perspectives d’inflation. Si l’enchérissement du pétrole va de pair avec un ralentissement marqué de l’économie mondiale—entraînant une baisse des cours des autres produits de base—, les exportations de l’Afrique subsaharienne s’en ressentiront. En outre, bien que les marchés africains aient jusqu’à présent peu réagi aux troubles persistants sur les places financières mondiales, un renversement des flux d’investissements de portefeuille réduirait les financements externes et affecterait l’expansion de quelques pays. En raison de ces aléas, il y a à peu près une chance sur cinq que la croissance subsaharienne devienne inférieure à 5 % en 2008.

La concrétisation de l’engagement pris en 2005, à Gleneagles, par les chefs d’État et de gouvernement du G-8 de doubler l’aide à l’Afrique à l’horizon de 2010 paraît de plus en plus douteuse, car les versements effectifs n’ont, à cette date, pas augmenté sensiblement.

Les risques internes s’aggravent dans certains pays. Au Kenya, les violences post-électorales ont provoqué des pénuries ainsi que des hausses de prix non seulement dans ce pays, mais aussi chez ses voisins. Malgré les progrès accomplis récemment sur le plan politique, l’incertitude demeure quant à l’ampleur du ralentissement de la croissance et au rythme de la reprise. La crise tchadienne a également des conséquences dans les pays frontaliers. Une gestion prudente de la situation politique et sécuritaire ainsi que des mesures économiques appropriées peuvent concourir au maintien de l’expansion actuelle.

Cette étude sur les perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne comporte trois chapitres analytiques:

  • La plupart des pays africains modifient leur politique monétaire pour préserver les progrès durement acquis en matière de stabilité, ancrer les anticipations et s’adapter aux chocs (chapitre II). Là où existe un régime de flottement dirigé, le contexte de post-stabilisation appelle une évolution, souvent graduelle, vers des dispositifs qui donnent moins de poids aux objectifs intermédiaires, notamment la masse monétaire, et davantage à un large éventail d’indicateurs de l’inflation anticipée. Dans nombre de ces pays, le taux de change nominal joue un rôle complexe et souvent constructif, mais les tentatives continues d’utiliser la politique monétaire pour cibler le taux de change réel sont probablement contre-productives.

  • En Afrique subsaharienne, les flux de capitaux privés ont supplanté l’aide officielle comme source principale de financement externe (chapitre III). Si cet intérêt des investisseurs est très prometteur, la gestion des entrées de fonds pose aussi des problèmes particuliers aux autorités. Une régulation macroéconomique saine, des politiques transparentes pour le compte des opérations en capital de la balance des paiements et des réformes du système financier seront essentielles pour encourager les entrées de capitaux et assurer leur utilisation productive, tout en évitant l’instabilité macroéconomique et l’apparition de facteurs de vulnérabilité. Les pays doivent rapidement améliorer le suivi de ces entrées afin d’être en mesure de concevoir une politique appropriée pour faire face à leur augmentation et d’évaluer leur incidence économique.

  • En Afrique subsaharienne, le secteur de l’énergie exige des mesures d’urgence (chapitre IV). Il faut agir dans trois domaines principaux: d’abord, renforcer l’efficacité des compagnies d’électricité; ensuite, accroître les capacités de production; enfin, donner plus largement accès à l’électricité. Une action simultanée s’impose sur ces trois plans pour augmenter l’approvisionnement en énergie, qui constitue un goulet d’étranglement entravant la croissance dans beaucoup de pays.

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