Chapter

Appendice II. Notes méthodologiques sur le chapitre IV

Author(s):
International Monetary Fund. African Dept.
Published Date:
April 2007
Share
  • ShareShare
Show Summary Details

L’analyse repose sur les statistiques de la base de données de l’ONU Comtrade sur les exportations de marchandises (biens physiques) de l’Afrique subsaharienne, comptabilisées comme importations par les pays déclarants. Les pays déclarants sont les États-Unis, les pays de l’Union européenne d’avant - 2004 (dénommés collectivement UE15); la Chine; un groupe dénommé Asie industrialisée (Corée du Sud, RAS Hong Kong, Japon et Singapour); et un groupe dénommé Asie en développement (Inde, Indonésie, Malaisie, Thaïlande et province de Chine de Taiwan). L’Inde constitue parfois une composante suffisamment large du dernier groupe pour être traitée séparément. Ces groupements n’englobent pas l’intégralité des partenaires commerciaux de l’Afrique subsaharienne, mais correspondent aux principaux partenaires déclarants dans Comtrade. Deux années ont été retenues aux fins des comparaisons détaillées: 1985 et 2004, ou 2005 lorsque les données sont disponibles pour cette dernière. Les statistiques se rapportent aux exportations de marchandises (produits manufacturés inclus) de l’Afrique subsaharienne à destination de chacun des pays ou groupes de pays et sont exprimées en dollars EU nominaux.

Pour ce qui est de l’Afrique subsaharienne, les sous-groupes analytiques sont les pays à forte intensité de ressources (pétrolières et non pétrolières), les pays côtiers et les pays enclavés. La liste figure à l’appendice statistique. Collier (2006) explique pourquoi ces subdivisions sont utiles pour l’analyse. Collier et O’Connell (2006) expliquent le mode de classification des pays dans chaque groupe. Pour les raisons développées ci-après, la catégorie pays riches en ressources non pétrolières a une utilité limitée lorsque l’on se sert des données de Comtrade. La classification en fonction du revenu, reprise de celle de la Banque mondiale, est fondée sur le revenu national brut par habitant.

Aux sections B et C, la définition de l’Afrique subsaharienne correspond à celle de la Banque mondiale et inclut donc le Soudan, la Mauritanie et Djibouti. Ces pays, qui ne sont pas du ressort du Département Afrique du FMI, ne font pas partie des sous-groupes utilisés à la section D. Pour qu’il y ait cohérence entre les totaux des sous-groupes et de l’ensemble des pays, les trois pays en question ne sont donc pas inclus dans le calcul des agrégats.

Bien que généralement complètes à bien des égards, les données de Comtrade comportent certaines limitations importantes. L’une des principales, du point de vue de l’analyse des sous-groupes de l’Afrique subsaharienne, tient à ce que, hormis l’Afrique du Sud, les pays de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU) ne communiquent des statistiques séparées à Comtrade que depuis 2000. Or, ces pays appartiennent à plusieurs sous-groupes de l’Afrique subsaharienne; par exemple, ce sont tous des pays à revenu intermédiaire, et deux d’entre eux (Botswana et Namibie) sont d’importants pays à forte intensité de ressources non pétrolières. Il est donc impossible d’analyser l’évolution tendancielle en comparant les années antérieures et postérieures à 2000; ces comparaisons ne sont donc pas présentées pour le groupe des pays à forte intensité de ressources non pétrolières.

Il y a aussi des ruptures dans les séries de données de Comtrade. La Chine ne fournit pas de données sur de nombreuses catégories de produits pour 1985, et, pour l’Inde, il n’y a pas encore de données 2005. D’autre part, l’Inde ne déclare pas ses importations de combustibles à Comtrade. Les valeurs en jeu pour les diverses ruptures sont relativement faibles, mais il convient de les garder présentes à l’esprit lorsque l’on interprète les tableaux et graphiques.

Les quatre grandes classifications sectorielles sont établies à partir des catégories à un seul chiffre de la CTCI: aliments et boissons (CTCI 0, 1 et 4), matériaux bruts (CTCI 2), combustibles (CTCI 3), et produits manufacturés et chimiques (CTCI 5–8).

    Other Resources Citing This Publication