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Annexe. Résumé du Président

Author(s):
International Monetary Fund. Research Dept.
Published Date:
November 2002
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Observations du Président du Conseil d’administration à l’issue de la séance consacrée aux Perspectives de l’économie mondiale, le 4 septembre 2002.

Les administrateurs constatent que l’évolution de l’économie mondiale et des marchés financiers est contrastée depuis le deuxième trimestre de 2002. Ils notent les tendances négatives observées sur plusieurs fronts—entre autres la forte baisse des cours internationaux des actions depuis fin mars, la détérioration des conditions financières pour la plupart des emprunteurs des marchés émergents, notamment en Amérique latine, et les faiblesses de plusieurs indicateurs courants ou avancés pour les États-Unis, l’Europe et plusieurs autres régions. Cette évolution est particulièrement décevante en regard des indicateurs économiques mondiaux, dont ceux du commerce et de la production industrielle, qui se sont renforcés depuis fin 2001, et des chiffres de croissance qui ont dépassé les prévisions dans plusieurs régions au premier trimestre.

Les administrateurs notent que l’économie mondiale et les marchés financiers ont fait preuve il y a peu d’une grande résistance à de multiples chocs et que, à terme, plusieurs facteurs devraient appuyer un renforcement soutenu de la croissance mondiale—notamment le stimulant que continuera d’apporter la politique d’assouplissement macroéconomique suivie antérieurement dans de nombreuses régions, l’achèvement des corrections des stocks et les signes récents d’une stabilisation des marchés financiers internationaux. Néanmoins, les administrateurs constatent avec préoccupation que l’évolution récente de la situation soulève des doutes quant à la vigueur et à la viabilité de la reprise et conviennent que, globalement, les perspectives pour le reste de 2002 et pour 2003 seront probablement moins bonnes que prévu dans l’édition d’avril des Perspectives de l’économie mondiale.

Les administrateurs sont d’avis que les perspectives à court terme se révèleront trop optimistes. En particulier, ils notent que les baisses récentes des cours des actions, qui pourraient se poursuivre, auront peut-être sur la demande intérieure un impact plus marqué que prévu aujourd’hui—en particulier aux États-Unis, qui ont tiré la reprise mondiale jusqu’à présent. Ils notent également que l’évolution récente des taux de change des principales monnaies est appropriée à moyen terme, même si, à court terme, un certain effet négatif n’est pas à exclure sur la reprise au Japon et dans la zone euro, qui a été induite jusqu’à présent par la demande extérieure. Selon de nombreux administrateurs, un risque de correction brutale et perturbatrice pèse sur le déficit extérieur courant des États-Unis qui ne cesse d’être considérable et sur la valeur toujours élevée du dollar. Les administrateurs constatent également avec préoccupation que le durcissement des conditions de financement pour les marchés émergents pourrait compromettre davantage encore les perspectives de croissance de plusieurs pays et accroître leur vulnérabilité. Ils notent aussi que les prix du pétrole pourraient devenir plus volatils en cas d’aggravation des problèmes de sécurité au Moyen-Orient.

La vigueur de la reprise étant plus incertaine, les administrateurs conviennent que la politique macroéconomique de la plupart des pays industriels devra rester accommodante plus longtemps que prévu antérieurement cette année. Si les perspectives doivent encore se dégrader, un nouveau relâchement de la politique monétaire sera probablement nécessaire aux États-Unis et dans la zone euro, à condition que les tensions inflationnistes restent modérées aux États-Unis et s’atténuent comme prévu en Europe. Les administrateurs notent que les priorités de la politique économique varient forcément beaucoup d’un pays à marché émergent à l’autre. Dans les pays où il existe une certaine marge de manœuvre, ils sont d’avis que la politique macroéconomique devrait en général rester accommodante, mais dans ceux qui font face à des problèmes de financement extérieur, le rétablissement de la confiance des marchés financiers grâce à l’application de politiques appropriées devrait être le premier objectif des autorités. Les administrateurs conviennent qu’il est indispensable pour renforcer et élargir les sources de croissance à moyen terme, de réduire les déséquilibres internationaux et mieux résister aux futurs chocs économiques, que la plupart des pays industriels et des pays émergents mettent en œuvre une politique d’austérité budgétaire et poursuivent les réformes structurelles en cours.

Principales zones monétaires

En ce qui concerne les perspectives des principales zones monétaires, les administrateurs conviennent que, dans l’ensemble, les récents indicateurs font toujours état de la poursuite d’un redressement modéré aux États-Unis, appuyé par la nouvelle baisse des taux d’intérêt à long terme, le recul du dollar et le maintien du stimulant macroéconomique. Ils notent que de grandes incertitudes continuent néanmoins d’entourer les perspectives. Ces incertitudes ont trait à l’effet de l’évolution des marchés des actions et des scandales comptables sur la croissance de la consommation et le redressement de l’investissement, au degré de surcapacité de plusieurs secteurs d’activité et aux perspectives de croissance de la productivité. Dans ce contexte, les administrateurs recommandent au Système fédéral de réserve d’attendre que la reprise soit fermement établie pour retirer le stimulant monétaire et d’envisager d’assouplir encore sa politique si les données restent faibles. Si la politique budgétaire a soutenu opportunément l’activité pendant la phase de ralentissement de l’économie, les administrateurs notent que les perspectives budgétaires à moyen terme devront être renforcées à la suite de leur récente détérioration. Nombre d’entre eux recommandent aux États-Unis d’adopter, dans le domaine budgétaire, une politique à moyen terme leur permettant d’atteindre l’équilibre sur le cycle, afin d’accroître l’épargne intérieure et de mieux se préparer à faire face aux pressions résultant du vieillissement de la population. Notant que le rétablissement de la confiance sera essentiel pour soutenir la reprise, les administrateurs saluent les mesures prises rapidement par les autorités américaines pour renforcer le gouvernement d’entreprise et la vérification des comptes, et sont d’avis qu’il sera primordial de les appliquer avec vigueur et, si nécessaire, de les renforcer pour qu’elles aient l’impact voulu.

Les administrateurs jugent encourageant qu’au Japon, les récents indicateurs laissent entendre que l’activité se stabilise. Cependant, ils notent avec préoccupation que les signaux économiques restent contrastés. Les perspectives de la demande intérieure demeurant maussades, le redressement modeste prévu pour le reste de 2002 et pour 2003 risque d’être compromis, en particulier si, dans un contexte extérieur incertain, la reprise mondiale s’avère plus faible que prévu ou si le yen continue de s’apprécier. Les administrateurs conviennent que l’application vigoureuse de réformes structurelles pour améliorer la santé financière et la rentabilité du secteur bancaire, accélérer la restructuration des entreprises et accroître les possibilités d’investissement reste essentielle pour renforcer durablement les perspectives de croissance du Japon. Pour appuyer l’activité à court terme, la plupart des administrateurs recommandent un stimulant monétaire plus puissant, combiné à un engagement de la part des pouvoirs publics de mettre fin à la déflation dans un avenir proche. Étant donné le niveau élevé de la dette publique, les administrateurs conviennent que la politique budgétaire devra dorénavant mettre l’accent sur un assainissement progressif des finances publiques. Ils proposent que, dans le contexte d’une accélération des réformes structurelles, les autorités envisagent de maintenir une politique budgétaire neutre à court terme pour atténuer tout impact initial négatif des réformes sur la croissance.

Les administrateurs notent que la reprise n’est pas encore bien installée dans la zone euro, où la demande intérieure reste faible—surtout en Allemagne et en Italie—et où la solidité de la croissance tirée par les exportations pourrait être compromise si le redressement ne se concrétisait pas à l’échelle mondiale. Cependant, un redémarrage régulier, quoique modéré, de l’activité à la fin de 2002 et en 2003 devrait être appuyé par plusieurs facteurs, dont la croissance des revenus des ménages et des entreprises, un fléchissement de l’inflation—en partie grâce à l’appréciation de l’euro—et la meilleure tenue du marché du travail ces dernières années. Étant donné les hésitations de la reprise et le rééquilibrage des facteurs qui favorisent ou compromettent la stabilité des prix, les administrateurs conviennent que la politique monétaire doit rester inchangée pour l’instant et que la BCE doit être prête à envisager d’abaisser les taux d’intérêt si l’activité ralentit et si l’inflation fléchit comme prévu. Comme la situation budgétaire de plusieurs pays est devenue plus difficile, la plupart des administrateurs ne voient guère de marge de manœuvre sur le front budgétaire. Les administrateurs jugent dans l’ensemble qu’un nouveau renforcement de la situation budgétaire à moyen terme restera nécessaire dans la plupart des pays de la zone euro pour contrer les effets du vieillissement de la population et pour pouvoir réduire une charge fiscale élevée. En outre, en s’appuyant sur les progrès notables réalisés ces dernières années, l’Europe devrait continuer d’opérer énergiquement, en particulier sur les marchés du travail et des produits, des réformes structurelles qui stimuleront la productivité et le potentiel de croissance. Quelques administrateurs conseillent d’approfondir l’analyse de l’impact des réformes structurelles sur la production potentielle en Europe.

Les administrateurs se félicitent de l’analyse par les services du FMI des déséquilibres extérieurs dans les pays industriels pendant les années 90, car elle fournit un cadre de référence utile pour examiner la riposte des pouvoirs publics dans un contexte multilatéral. Ils notent que l’expansion notable des déséquilibres extérieurs courants dans les pays affichant un déficit traduit une accélération de la croissance, conjuguée à l’élan d’optimisme suscité par la révolution des technologies de l’information, qui a appuyé la demande réelle et encouragé des entrées de capitaux autonomes. Les administrateurs conviennent que les déséquilibres extérieurs courants existants ne sont sans doute pas viables à moyen terme et qu’ils devront être ajustés dans les années à venir, à un rythme qui reflètera probablement en partie les différences fondamentales entre les perspectives de croissance des pays. Pour améliorer les chances d’un passage sans heurts du relais de la demande entre les pays déficitaires et les pays excédentaires, les administrateurs soulignent de nouveau combien il importe que les premiers assainissent leurs finances publiques et que, parallèlement, les seconds accélèrent leurs réformes structurelles afin d’assouplir leur économie et de renforcer leur potentiel de croissance et leur demande à moyen terme.

Marchés émergents

Les administrateurs notent que la situation et les perspectives des marchés émergents sont influencées par les hésitations de la reprise dans les pays industriels, l’évolution défavorable—notamment une plus grande aversion au risque—des marchés financiers internationaux et de réelles incertitudes économiques et politiques dans quelques grands pays dont le besoin de financement extérieur est élevé. En particulier, ils constatent avec préoccupation la nette détérioration de la situation économique en Amérique latine, encore que quelques pays continuent de résister relativement bien aux difficultés de la région. Ils notent que cette détérioration tient en partie à la crise argentine et à sa contagion dans certains pays voisins, notamment l’Uruguay. Cependant, les difficultés rencontrées par plusieurs pays latino-américains s’expliquent aussi dans une large mesure par l’interaction entre les incertitudes politiques et les vulnérabilités économiques structurelles intérieures, en particulier un endettement élevé, un besoin considérable de financement extérieur et, dans quelques pays, un système bancaire fragile. Pour réduire ces vulnérabilités, les administrateurs engagent vivement ces pays à redoubler d’efforts pour améliorer durablement leur situation budgétaire, à maintenir une politique monétaire ferme et à poursuivre des réformes structurelles de grande envergure, notamment pour renforcer le système bancaire et libéraliser le commerce extérieur.

Contrairement à ce qui s’est passé dans la plupart des autres régions, l’activité dans les pays émergents d’Asie s’est redressée nettement, sous l’effet de la croissance vigoureuse enregistrée par la Chine et l’Inde, ainsi que de l’amélioration de la situation dans les pays très orientés vers le secteur des technologies de l’information. Pour réduire les vulnérabilités qui subsistent, les administrateurs conviennent que, de manière générale, les pays de la région devront en priorité établir les conditions propices à un accroissement durable de la demande intérieure et développer leur capacité d’adaptation aux chocs, notamment en continuant de restructurer les banques et les entreprises, en renforçant la viabilité des finances publiques à moyen terme et en veillant à ce que les régimes de change soient judicieusement souples. Notant la contribution croissante du commerce intraasiatique à la stabilité et à la croissance de la région, les administrateurs soulignent aussi qu’il importe de s’assurer que les pays asiatiques restent suffisamment flexibles et dynamiques pour tirer profit des changements prévisibles dans les débouchés commerciaux intrarégionaux—notamment du fait de la forte croissance de la Chine et de son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce.

La croissance de la plupart des pays d’Europe centrale et orientale candidats à l’adhésion à l’Union européenne a été relativement soutenue, grâce à la vigueur de la demande intérieure et de la croissance des exportations. Bien que les déficits extérieurs courants élevés de bon nombre de ces pays aient été financés facilement, en particulier par des investissements directs, les administrateurs recommandent de rester vigilant pour veiller à ce que ces investissements se poursuivent. Une politique d’austérité budgétaire, parallèlement à des réformes structurelles, aidera à renforcer la confiance des marchés et à soutenir l’ajustement économique. Notant l’augmentation récente des incertitudes économiques et politiques en Turquie, les administrateurs conseillent vivement aux autorités de maintenir leur attachement à la stabilité macroéconomique et aux réformes structurelles, notamment celles qui visent à améliorer le contrôle bancaire et la gestion financière publique.

Les administrateurs notent que la croissance dans la CEI, surtout en Russie et dans les autres pays relativement avancés dans les réformes économiques, est restée relativement forte, en raison principalement de la vigueur de la demande intérieure. À moyen terme, il s’agira essentiellement d’accélérer la réforme dans la région, en particulier dans les pays les moins avancés dans ce processus, dont la croissance continue d’être freinée par l’instabilité macroéconomique, l’absence de restructuration des entreprises et un climat de l’investissement défavorable. Les administrateurs attendent avec intérêt une amélioration des perspectives des pays de la CEI aux revenus les plus faibles, grâce à une assistance technique et financière fournie dans le cadre de l’initiative CEI-7 à l’appui de leurs efforts de réforme.

Les administrateurs notent que la croissance en Afrique a ralenti en 2002 à cause de l’évolution des cours des produits de base, de la grave sécheresse en Afrique australe et des conflits qui subsistent dans quelques pays. Cependant, si la demande extérieure et les cours des produits de base augmentent comme prévu, on peut s’attendre à un redressement de la croissance en 2003. Saluant les progrès substantiels que beaucoup de pays africains ont réalisés depuis le milieu des années 90 dans la stabilisation macroéconomique, les administrateurs conviennent qu’il est urgent aujourd’hui d’améliorer le climat général de l’investissement et de la croissance, notamment en renforçant l’infrastructure économique et les principales institutions de marché, ainsi que la qualité de la gestion publique. Dans cette optique, ils attendent avec intérêt qu’on applique énergiquement, avec un appui extérieur approprié, le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique qui fait siennes ces priorités fondamentales. Ils notent aussi la contribution positive de l’initiative en faveur des PPTE au renforcement des perspectives de croissance et aux efforts de développement dans la région.

Les administrateurs notent qu’après le récent ralentissement observé récemment, la croissance au Moyen-Orient devrait se redresser à court terme, à condition que la reprise mondiale s’amplifie, que les prix pétroliers restent fermes et que la sécurité s’améliore dans la région. Dans plusieurs pays, il sera important aussi de renforcer la situation budgétaire et d’accélérer les réformes structurelles, en particulier la libéralisation des échanges et des prix, pour assurer une croissance plus vigoureuse et plus diversifiée.

Politiques agricoles

Les administrateurs se réjouissent de l’essai sur les politiques agricoles, qui constitue un apport non négligeable au nombre croissant d’analyses dans lesquelles le FMI montre les avantages de la libéralisation des échanges tant pour les pays industriels que pour les pays en développement. Ils notent que le niveau extrêmement élevé du soutien fourni aux agriculteurs dans les pays industriels affecte les pays en développement de plusieurs manières, notamment en faisant baisser les cours mondiaux des biens produits par les agriculteurs pauvres et en accroissant la variabilité de ces cours. Les administrateurs encouragent vivement les pays industriels à profiter de l’occasion fournie par le cycle de négociations commerciales multilatérales de Doha pour réduire leurs subventions agricoles ou se tourner vers un type de soutien occasionnant moins de distorsions, ce qui aurait globalement un effet positif en augmentant l’efficience et les revenus réels dans les pays industriels et dans les pays en développement. Les administrateurs jugent nécessaire aussi que les pays pauvres qui importent des produits alimentaires reçoivent une assistance bien ciblée pour atténuer les effets du renchérissement de ces produits résultant de la libéralisation.

Structure du capital et résultats des entreprises

Les administrateurs notent avec intérêt l’essai sur la structure du capital et les résultats des entreprises, dans lequel l’accent est mis sur les différences dans la structure des entreprises et les vulnérabilités financières entre les pays à marché émergent. Ils soulignent qu’il est important de suivre de près la santé du secteur des entreprises et de renforcer la surveillance du secteur financier, en particulier pour tenir compte de l’augmentation substantielle de l’endettement des entreprises qui est en général constatée lorsqu’un pays passe d’un niveau de développement financier faible à un niveau intermédiaire. De manière générale, ils approuvent dans leurs grandes lignes les conclusions des services du FMI selon lesquelles une plus grande ouverture à l’investissement étranger tend à réduire l’endettement et le recours à l’emprunt à court terme, ce qui aide à renforcer les résultats des entreprises, mais ils recommandent de prendre soin d’éviter les asymétries dans les monnaies de libellé des actifs et des passifs.

Intégration commerciale et financière

Les administrateurs se félicitent de l’analyse de l’intégration commerciale et financière. Ils notent la complémentarité—qui a été observée aussi bien dans le temps que d’un pays à l’autre—de ces deux types d’intégration qui sont essentiellement le résultat, dans la période actuelle de mondialisation, des politiques de libéralisation. En dépit de la tendance générale à une libéralisation progressive constatée depuis longtemps, les restrictions aux échanges et aux mouvements de capitaux qui existent aujourd’hui dans le monde continuent de freiner considérablement les flux commerciaux internationaux. Il est certain qu’une libéralisation totale à l’échelle mondiale accroîtra nettement ces flux commerciaux. Les administrateurs conviennent aussi que l’intégration commerciale et l’intégration financière tendent à se renforcer mutuellement. Une plus grande intégration commerciale va naturellement de pair avec une augmentation des flux financiers internationaux, qui, à son tour, favorise l’intégration financière. Dans le même temps, une plus grande intégration financière stimule l’intégration commerciale, les frictions financières expliquant en partie le cloisonnement des marchés mondiaux de biens. Surla base de cette analyse, les administrateurs sont d’avis qu’une intégration commerciale et financière équilibrée est essentielle, car des faits récents soulignent de nouveau qu’une intégration asymétrique peut compromettre la stabilité macroéconomique. Les administrateurs ont aussi évoqué la conclusion selon laquelle, dans un contexte de stabilité macroéconomique et de développement financier et institutionnel intérieur, l’ouverture financière internationale réduit la volatilité de la production. Si nombre d’entre eux souscrivent à cette conclusion, plusieurs administrateurs estiment cependant que l’ouverture financière peut comporter des risques, surtout lorsque le secteur financier intérieur n’est pas suffisamment solide. Les administrateurs notent également que, si une plus grande ouverture à l’investissement direct étranger et aux investissements de portefeuille s’accompagne d’une instabilité moindre de la production, un hausse du ratio d’endettement extérieur entraîne au contraire une forte instabilité de la production dans les économies tant ouvertes que fermées aux mouvements de capitaux.

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