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Annexe II: Évolution récente des prix des produits de base

Author(s):
International Monetary Fund. Research Dept.
Published Date:
July 1998
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Depuis le milieu de 1997, soit juste avant que la crise financière et monétaire n’éclate en Thaïlande, les prix des produits de base ont diminué globalement de plus de 10 %1. La baisse est d’une ampleur suffisante pour avoir eu des répercussions importantes pour les producteurs et les consommateurs à travers le monde.

Effets de la crise asiatique

Cette baisse des prix découle dans une large mesure de la crise asiatique. Au début et au milieu des années 90, en effet, la consommation de produits de base a augmenté beaucoup plus vite dans la plupart des pays en développement d’Asie qu’ailleurs dans le monde. Ces pays expliquent à eux seuls les deux tiers environ de l’augmentation de la consommation mondiale de produits pétroliers entre 1992 et 1996, et leur part dans la consommation mondiale est passée de 12 à 15 % sur cette période (graphique 31). La Corée et les pays de’ASEAN-4 (Indonésie, Malaisie, Philippines et Thaïlande) sont à l’origine, quant à eux, de la moitié environ de l’augmentation de la consommation de produits pétroliers dans les pays en développement d’Asie, leur part dans la consommation mondiale passant dans le même temps de 5 à 6½%. Et l’on observe une évolution similaire de la consommation pour la majorité des métaux de base, le caoutchouc, les céréales secondaires, la farine de tourteau et les matières grasses. Pour la plupart de ces produits de base hors combustibles, la part des pays asiatiques dans la consommation mondiale en 1996 a été beaucoup plus grande que dans le cas des produits pétroliers. Cependant, la Chine a contribué davantage à la croissance des marchés de ces produits, en règle générale, que le groupe constitué par la Corée et les pays de l’ASEAN-4.

Dans les pays qu’elle a touchés le plus sévèrement, la crise asiatique a entraîné une contraction très sensible de l’activité dans le bâtiment et les travaux publics, une forte hausse du coût des importations en monnaie nationale, une diminution des crédits à l’importation et, au minimum, une baisse prononcée de la demande. Il en est résulté un ralentissement très net—pour le moins—de la croissance de la demande non seulement dans les pays de l’ASEAN-4 et en Corée, mais aussi, par contagion, dans beaucoup d’autres économies asiatiques et de régions du monde. C’est pourquoi certains marchés de produits de base où, jusqu’au milieu de 1997 au moins, on attendait une accélération de la croissance de la demande, n’offrent plus aujourd’hui que des perspectives très incertaines à cet égard. Qui plus est, la forte dépréciation des monnaies des pays d’Asie du Sud-Est a peut-être eu aussi des effets sur l’offre de produits tels que le bois, le riz, le caoutchouc naturel et les huiles végétales, dans la mesure où elle incite à puiser dans les stocks pour accroître les exportations et à augmenter la production actuelle et prévue.

Graphique 31.Pays asiatiques (échantillon): parts dans la consommation mondiale de produits de base

Sources: Agence internationale de l’énergie; Office mondial des statistiques du métal; Département de l’agriculture des Etats-Unis; et Groupe international d’études du caoutchouc

Rôle joué par les conditions climatiques

Les conditions climatiques, généralement favorables aux productions végétales cette année, ont été elles aussi un facteur important du fléchissement des prix de plusieurs produits agricoles, en dépit de la couverture médiatique dont a bénéficié El Niño, auquel ont été attribué les perturbations inhabituelles observées à travers le monde. Jusqu’à présent tout au moins, l’impact négatif d’El Niño n’a pas été suffisamment grave pour influer sensiblement sur les prix mondiaux, sauf en ce qui concerne la pêche hauturière sur la côte ouest de l’Amérique du Sud et la production d’huile de palme en Asie du Sud-Est. Ailleurs—pour ce qui est de la production céréalière en Afrique australe, par exemple—El Niño a pu réduire la production localement, mais sans avoir de répercussions notables sur les prix mondiaux. D’autre part, l’hiver inhabituellement doux dans l’hémisphère Nord a diminué la demande de fuel domestique et contribué, ce faisant, à la baisse des prix du pétrole et des autres produits énergétiques.

Évolution de certains marchés

L’interaction entre la crise asiatique et les autres facteurs qui influent sur les marchés de produits de base apparaît plus clairement, ces derniers mois, si l’on analyse l’évolution de certains de ces marchés. Plus d’un tiers des produits de base inclus dans l’indice du FMI ont ainsi enregistré, entre juin 1997 et janvier 1998, des baisses de prix (mesurées en DTS) supérieures à 10 % qui découlaient, d’une manière ou d’une autre, du fléchissement de la demande des pays asiatiques. Pour cinq de ces produits—le cuivre, le nickel, le caoutchouc naturel, la laine et les cuirs et peaux—, cette baisse semble due principalement à la crise asiatique. Celle-ci a joué aussi un rôle non négligeable, mais sans doute pas prédominant, dans le fléchissement des prix de quatre produits supplémentaires, à savoir le pétrole brut, le bois, le zinc et le plomb. Pour d’autres—l’aluminium, le minerai de fer, la viande, le maïs et les tourteaux de soja—, l’impact du fléchissement de la demande des pays asiatiques sur les prix semble avoir été compensé jusqu’à présent par d’autres facteurs. Ces marchés ont été l’un des vecteurs par lesquels la crise asiatique s’est propagée à travers le monde, dans un sens généralement défavorable aux producteurs et favorable aux consommateurs. La présente annexe examine plus en détail les baisses récentes des produits de base et leurs conséquences à l’échelle mondiale en s’attachant en particulier aux marchés du pétrole, du cuivre, de l’aluminium, du bois et du caoutchouc naturel.

Les prix du pétrole ont amorcé leur repli après la plupart des autres produits de base. À partir de mars 1997, les stocks de pétrole brut et de produits pétroliers ont commencé à dépasser très sensiblement les niveaux qu’ils atteignaient en 1996 à la même époque, sans retrouver toutefois les chiffres des années antérieures (graphique 32). Étant donné la vigueur de la demande des consommateurs, cependant, cette accumulation de stocks n’a pas suffi à empêcher les prix d’augmenter de 13½ % (en DTS) entre juin et octobre, et plus spécialement à la fin du mois de septembre et au début octobre, lorsque la recrudescence des tensions politiques au Moyen-Orient a exacerbé les craintes d’une perturbation de l’offre. Les prix du pétrole ont chuté de plus de 25 % entre octobre 1997 et la fin mars 1998. L’indicateur du prix du pétrole brut calculé par le FMI est tombé de 20 à 14 dollars le baril2. Ce repli s’explique à la fois par I) le ralentissement de la croissance de la demande dans un certain nombre de pays touchés par la crise asiatique, 2) un hiver clément dans l’hémisphère Nord, qui a diminué la demande de fuel domestique, 3) l’accélération de la croissance de la production, en particulier dans les pays membres de l’OPEP3 et 4) l’existence, à tous les stades du processus de commercialisation, de stocks de pétrole brut et de produits pétroliers très supérieurs à leurs niveaux de l’an passé. Fin février, la décision des Nations Unies autorisant l’Iraq à accroître sa production dans le cadre du programme «pétrole pour nourriture» a fait tomber les prix du pétrole en dessous de 12 dollars le baril, mais cette baisse a été stoppée par l’annonce, le 21 mars, de plans de restriction volontaire de la production par les principaux membres de l’OPEP et d’autres gros producteurs de pétrole.

Graphique 32.Stocks commerciaux de pétrole dans les pays de l’OCDE

(Millions de barils)

Source: Agence internationale de l’énergie Distillât moyen et fuel résiduel (produits utilisés en grande partie comme fuel domestique).

Les exportations pétrolières représentent au moins 20 % des recettes en devises de 25 pays (tableau 27), et bon nombre d’entre eux dépendent fortement du pétrole pour financer leurs dépenses publiques. La baisse très sensible des prix du pétrole pourrait doncavoir des répercussions importantes non seulement sur ces pays, mais aussi à travers le monde en entraînant une compression des dépenses consacrées à un large éventail de biens et services, y compris aux programmes d’investissement. Cependant, la baisse des prix du pétrole aura aussi un impact positif en contribuant à la baisse des coûts des transports, de l’énergie dans le secteur manufacturier et du chauffage à travers le monde.

Les prix du cuivre ont fortement baissé, et cette chute a eu des répercussions considérables qui s’expliquent en partie par l’importance de ce produit pour les recettes d’exportation d’un certain nombre de pays. La chute de 33 % du prix du cuivre entre juin 1997 et janvier 1998 est due principalement à la contraction de la demande sur les marchés asiatiques. En effet, la Corée et les pays de l’ASEAN-4 sont à l’origine de près d’un quart de la croissance de la consommation de cuivre enregistrée sur la période 1992—96, qui a vu leur part de la consommation mondiale passer de 57½% à 8¼ %. Cette chute des prix s’est produite en dépit d’une demande soutenue de cuivre affiné en 1997 aux Etats-Unis et en Europe occidentale, où la consommation a augmenté d’environ 4 % et 3½ %, respectivement, par rapport à son niveau de 1996.

Trois pays—le Chili, la Mongolie et la Zambie—dépendent du cuivre pour au moins 20 % de leurs recettes en devises, et quatre autres pour plus de 10 %. Le marché du cuivre a donc propagé les effets de la crise asiatique vers ces pays, de même que vers d’autres producteurs et consommateurs de cuivre à travers le monde. Les statistiques du commerce laissent penser que la baisse actuelle des prix est plus grave pour les producteurs de cuivre que la précédente (1993), car les compagnies minières n’avaient pas, durant la période récente, couvert une part aussi importante de leur production par des ventes à terme.

Le marché de l’aluminium a pu résister à la détérioration des perspectives d’évolution de la demande en Asie, et les prix n’ont que peu baissé. Bien que les taux de croissance de la consommation d’aluminium en Corée et dans les pays de l’ASEAN-4 soient restés à peu près identiques, ces dernières années, à ceux de la consommation de cuivre, le rôle joué par ces pays dans la consommation mondiale reste moins important pour l’aluminium que pour le cuivre. En outre, et c’est plus important, les principaux producteurs d’aluminium ont réussi à s’entendre sur un gel partiel des capacités de production pour réduire les stocks, et ceux-ci ont été ramenés, fin 1997, à un niveau inférieur d’environ un tiers à ce qu’il était un an plus tôt. Parallèlement, la consommation d’aluminium est restée fermement orientée à la hausse hors d’Asie, surtout en Europe où l’Association européenne de l’aluminium estime qu’elle a augmenté de 6 % en 1997.

Tableau 27.Baisse des prix de certains produits de base et pays dont les recettes en devises ont été le plus touchées
ProduitBaisse des prix de juin 1997 à janvier 1998 (en pourcentage; prix en DTS)Pays dépendant des exportations de produits de base
Pour 50 % ou plus de leurs recettes en devises1Pour 20 à 49 % de leurs recettes en devises1Pour 10 à 19 % de leurs recettes en devises1
Caoutchouc naturel37
Cuivre33ZambieChili

Mongolie
Congo, Rép. dém. du

Kazakhstan Papouasie-Nouvelle-Guinée

Pérou
Bois24Guinée équatoriale

îles Salomon

RDP lao
Cambodge

Gabon

Ghana

Indonésie

Lettonie

Myanmar

Nouvelle-Zélande

Papouasie-Nouvelle-Guinée

République Centrafricaine

Swaziland
Laine23
Nickel20
Zinc16
Cuirs et peaux15
Pétrole brut13Angola

Arabie Saoudite

Bahreïn

Congo, Rép. du

Gabon

Iraq

Iran, Rép. islamique d’

Koweït

Libye

Nigéria

Oman

Qatar

Venezuela

Yemen, Rép. du
Azerbaïdjan

Brunéi Darussalam

Cameroun

Emirats arabes unis

Equateur

Guinée équatoriale

Norvège

Papouasie-Nouvelle-Guinée

Rép. arabe syrienne

Russie

Trinité-et-Tobago
Algérie

Colombie

Congo, Rép. dém. du

Egypte

Indonésie

Kazakhstan

Mexique

Vietnam
Plomb11
Tourteaux de soja11

Recettes d’exportation de biens et services.

Recettes d’exportation de biens et services.

De son côté, le prix du bois a enregistré une baisse de l’ordre de 25 % entre juin 1997 et janvier 1998. Compte tenu notamment de la segmentation du marché, cette baisse a été inégale selon les types de bois et les marchés régionaux. Ainsi, la chute des prix du bois dur d’Asie (meranti) a été plus prononcée en raison de l’atonie persistante de la demande au Japon—principal marché d’exportation—et de la dépréciation des monnaies malaisienne, indonésienne et thaïlandaise, qui devrait stimuler les exportations, indépendamment du regain d’intérêt exprimé récemment pour les mesures de conservation des ressources naturelles. La contraction de l’activité dans le secteur du bâtiment et des travaux publics en Asie du Sud-Est pourrait aussi réorienter l’offre de bois vers les marchés d’exportation. En revanche, le prix du bois dur africain (sapele) sur les marchés européens n’a guère changé jusqu’à présent. Les informations disponibles indiquent que l’ajustement des prix a été limité parce que certains importateurs européens disposent déjà de stocks considérables de «meranti» achetés avant la baisse des prix, et que les autres ne souhaitent pas abandonner le «sapele» pour le «meranti» avant d’être sûrs que l’écart de prix sera durable.

Graphique 33.Prix réels des produits de base et production mondiale

Source: les zones ombrées correspondent aux projections des services du FMI

L’atonie du marché du bois tendre découle d’une surabondance de l’offre sur les marchés américain et canadien et de la faiblesse de la demande en Corée et au Japon. Au Canada et aux États-Unis, la production a accru l’offre à un moment où la demande fléchissait. En effet, la demande de bois tendre par les acheteurs japonais est restée déprimée au second semestre de 1997, tandis qu’elle a beaucoup chuté au quatrième trimestre dans d’autres pays asiatiques, et notamment en Corée. Ce manque de dynamisme de la demande asiatique a pesé sur les exportations de bois tendre du Canada, des États-Unis et de la Russie. Cependant, la demande de bois tendre est restée un peu plus soutenue en Europe, où l’on estime que la consommation de bois de sciage a augmenté d’environ 4 % en 1997 après deux années de repli.

Le prix du caoutchouc naturel a diminué de 37 % entre juin 1997 et janvier 1998, ce qui constitue la baisse la plus importante enregistrée par les produits de base au cours de la période. Et ce repli diffère aussi des autres baisses de prix susmentionnées dans la mesure où il prolonge une tendance à la baisse qui s’est amorcée dès 1996, lorsque la production de caoutchouc a commencé à dépasser très nettement sa consommation et a entraîné la constitution de stocks. Cette tendance à la baisse s’est accentuée avec la crise financière et la dépréciation du baht en Thaïlande, principal producteur de caoutchouc naturel (dont il assure environ 30 % de la production mondiale). Cela dit, l’effet de la dépréciation du baht sur la compétitivité de l’économie thaïlandaise n’a pas eu un intérêt aussi immédiat pour le marché que le stock d’environ 122.000 tonnes de caoutchouc naturel accumulé par le gouvernement et les achats effectués par l’office public du caoutchouc thaïlandais. Enfin, la possibilité d’effectuer des achats au titre du stock régulateur mis en place par l’Accord international sur le caoutchouc naturel de 1995 a influé elle aussi sur le marché4.

Perspectives à court terme

On peut difficilement prévoir comment les prix des produits de base évolueront à court terme, car il n’est pas dit que certains de ces marchés se soient véritablement stabilisés après les amples fluctuations de prix de la période récente. S’agissant des perspectives à court terme des prix pétroliers, une grande incertitude demeure quant à la réaction de l’offre à la baisse des prix enregistrée au début de 1998. En tout état de cause, les prix sur le marché des contrats à terme pour les livraisons éloignées sont supérieurs à ceux des livraisons plus proches. À la fin du mois de mars, les prix affichés sur le marché des contrats à terme pour les livraisons de décembre 1998 étaient supérieurs de 1,50 dollar le baril aux prix pour mai 1998, et ceux de décembre 1999 dépassaient d’environ 0,40 dollar le baril les prix pour décembre 1998.

Certains facteurs semblent indiquer que la tendance à la baisse des prix des produits de base hors combustibles aurait pris fin. Premièrement, les données hebdomadaires montrent que l’indice des prix des produits de base hors combustibles n’a pour ainsi dire pas changé depuis le début de janvier, après avoir diminué chaque semaine du mois de décembre. Deuxièmement, qu’il s’agisse des contrats à terme négociés sur le marché ou des contrats de gré à gré, les cours actuels des livraisons font apparaître des prix plus élevés pour les derniers mois de 1998 que pour les mois les plus proches, ce qui n’était pas le cas, jusqu’en décembre au moins, pour de nombreux produits de base. Troisièmement, on a observé une certaine reprise des prix en février sur les marchés des cuirs et peaux, du caoutchouc naturel et du bois. Parallèlement, les statistiques commerciales et diverses sources d’information font état, depuis quelque temps, d’un pessimisme grandissant au sujet de la demande de viande, de céréales et d’aliments pour animaux produits par les États-Unis et d’autres exportateurs traditionnels. Les projections établies à partir des prix des contrats à terme (sur le marché ou hors marché) et d’informations complémentaires tablent sur une hausse des prix des produits de base hors combustibles d’environ 2 %, pour l’ensemble de 1998, par rapport au niveau actuel. Aucun changement majeur n’est attendu en 1999, ce qui s’explique en partie par la forte baisse des prix prévue pour un certain nombre de produits, et en particulier pour le café arabica, qui devrait compenser les autres hausses. Dans ce scénario, les prix des produits de base ne devraient guère changer, en termes réels, par rapport aux niveaux où ils se situent depuis 1986 (graphique 33).

Plus précisément, l’indice des prix des produits de base calculé par le FMI a diminué de 11 % en DTS, et d’environ 14 % en dollars, entre juin 1997 et janvier 1998. La baisse des prix enregistrée sur cette période est à peu près la même pour deux autres indicateurs utilisés par le FMI. à savoir le prix au comptant du pétrole brut et l’indice des prix des produits de base hors combustibles. Sauf indication contraire, les prix cités dans cette annexe sont exprimés en DTS.

Les prix du pétrole brut à la fin mars—en termes nominaux et réels—étaient encore légèrement supérieurs à ceux de certains mois de 1986, 1988 et 1994, années au cours desquelles ils étaient tombés à des niveaux comparables.

Lors de la réunion ministérielle qui s’est tenue du 26 novembre au er décembre 1997, les membres de l’OPEP ont décidé de relever les quotas de production de 10 % à compter de janvier 1998. Le nouveau plafond global n’en est pas moins resté légèrement inférieur aux estimations de production pour le dernier trimestre de 1997. Ces estimations font apparaître aussi que certains pays ont dépassé en permanence les quotas convenus précédemment au niveau de l’OPEP.

La possibilité de procéder à des achats dans le cadre du stock régulateur géré par l’Organisation internationale du caoutchouc naturel (OICN) a soutenu le marché pendant deux semaines en juillet. La moyenne sur cinq jours du prix indicateur du marché publié quotidiennement par l’OICN est tombée en dessous du prix d’intervention le plus bas (option d’achat), sans toutefois atteindre le prix de seuil (obligation d’achat) prévu par l’accord. Cependant, les prix de l’OICN sont spécifiés en ringgit malaisien et en dollar de Singapour et, compte tenu de la dépréciation du ringgit amorcée fin juillet, le prix du caoutchouc naturel de l’OICN a dépassé le seuil fixé par l’accord.

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