Chapter

4. Sorties nettes à court terme potentielles sur les avoirs en devises (valeur nominale)

Author(s):
Anne Kester
Published Date:
December 2002
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Définition des sorties nettes potentielles

180. La section III du formulaire type couvre les sorties nettes à court terme potentielles sur les ressources en devises. Ainsi qu’il a été décrit au chapitre 3, les sorties nettes désignent les sorties nettes des entrées. Les entrées et les sorties potentielles désignent simplement les augmentations ou diminutions éventuelles des avoirs en devises pouvant découler d’engagements contractuels. Les sorties potentielles sont par définition des activités hors bilan, puisque seuls les avoirs et engagements effectifs doivent être comptabilisés au bilan. La section III du formulaire type diffère de la section II en ceci que les flux de devises à déclarer à la section III sont conditionnés par des événements extérieurs. De même qu’avec les flux de devises prévus couverts à la section II du formulaire type, les flux potentiels peuvent naître de positions ouvertes avec des résidents comme avec des non-résidents.

181. La section III couvre deux types distincts de flux potentiels: 1) ceux qui découlent d’avoirs et engagements potentiels (par exemple lignes de crédit irrévocables non tirées, engagements potentiels sous forme de garanties de change et titres à options intégrées); et 2) ceux qui pourraient provenir éventuellement d’entrées et de sorties de devises découlant des positions en contrats d’options des autorités, lors de l’exercice éventuel de ces options.

182. Les données sur les options requises à la section III du formulaire type sont plus détaillées que les données sur les contrats à terme, futurs et swaps de la section II, qui est axée sur les positions courtes et longues. La section III distingue, outre les positions longues et courtes, les options d’achat et de vente ainsi que les options émises et achetées. En raison du caractère non linéaire des flux de paiements des options, ces renseignements additionnels sont nécessaires pour déterminer les contrats qui donneront lieu à des sorties de devises lors de leur exercice, et ceux qui donneront lieu à des entrées. Ces informations peuvent aussi révéler le rôle actif (par exemple comme émetteurs d’options) ou passif (acheteurs d’options) des autorités dans l’exécution des contrats, ce qui peut donner une indication de leur exposition aux risques.

183. La section III invite aussi à pratiquer un test d’épreuve de sensibilité au risque — pour la liquidité en devises — associé aux positions en options sous différents scénarios de taux de change. Le test d’épreuve est un élément recommandé mais non imposé par la NSDD.

184. En dépit de ces différences entre les sections II et III, la plupart des directives générales de déclaration de données de la section II du formulaire type s’appliquent également à la section III. Par exemple, les données doivent être affectées du signe approprié; le signe plus (+) pour les entrées et le signe moins (-) pour les sorties.

185. Les entrées et sorties à court terme de devises sont déterminées par les échéances résiduelles des instruments financiers, qui couvrent trois sous-périodes de l’horizon temporel d’un an. De même que dans la section II, la colonne du «total» présentée à la section III doit exprimer la somme des trois sous-périodes.

186. Pour les dérivés financiers, la distinction entre positions courtes et longues, qui représentent les futures sorties et entrées, respectivement, est maintenue.

187. Les unités institutionnelles couvertes sont celles des autorités monétaires et de l’administration centrale, à l’exclusion des administrations de sécurité sociale. Comme indiqué en note 11 au paragraphe 20, l’existence d’une caisse d’émission ne supprime pas la nécessité de déclarer des données relatives à l’administration centrale dans le formulaire.

188. Sauf pour les options, qui doivent refléter les valeurs notionnelles, toutes les autres entrées et sorties potentielles de devises doivent être présentées en valeurs nominales.

189. Les valeurs de marché des options doivent être déclarées à la section IV du formulaire type dans des postes pour mémoire.

190. Le reste de ce chapitre est consacré à l’identification 1) des engagements potentiels des autorités, 2) des sorties potentielles associées aux titres à options intégrées (obligations à option de vente intégrée), 3) des entrées et sorties potentielles liées à l’existence de lignes de crédit irrévocables non tirées, et 4) des flux de devises pouvant naître éventuellement des positions ouvertes par les autorités en contrats d’option.

Obligations potentielles

Obligations potentielles en devises — Poste III. I du formulaire type

191. Le poste III. 1 du formulaire type sert à déclarer les engagements potentiels en devises des autorités, notamment les garanties réelles et autres obligations potentielles. En principe, seules les engagements contractuels des autorités doivent être incluses ici. En pratique, les instruments financiers émis par des entités publiques peuvent également être couverts, même s’ils ne bénéficient pas explicitement de l’aval financier des autorités47. Toutefois, lorsque de tels instruments sont déclarés dans le formulaire type, il convient de les identifier distinctement dans les notes accompagnant les données.

192. La déclaration des garanties est restreinte aux obligations en devises dont l’échéance est inférieure ou égale à un an. Ces obligations comprennent le service de la dette et les autres paiements déclenchés par des événements spécifiques précisés dans les garanties.

Garanties — Poste III.la) du formulaire type

193. Dans le formulaire type, les garanties désignent les garanties des autorités constituées par nantissement; c’est-à-dire qu’en assumant l’obligation, les autorités — le garant — gagnent en échange une créance sur les actifs engagés ou d’autres actifs de l’entité en défaut. Les garanties mentionnées dans le formulaire type sont des engagements de remboursement pris par les autorités en cas de défaut de paiement d’une autre entité ou d’un autre événement entraînant l’entrée en vigueur de la garantie.

194. Les données à déclarer à ce poste du formulaire sont les flux de devises associés à la garantie lors de son exercice, et non la valeur des actifs nantis en garantie. Lorsque la valeur déclarée pour la garantie est nette de la valeur de liquidation du nantissement, il convient de rendre ce fait pleinement transparent dans les notes accompagnant les données.

195. Les garanties de dettes exigibles dans l’année, les garants étant les autorités monétaires et d’autres entités de l’administration centrale, comprennent par exemple 1) les garanties sur prêts et titres d’échéance résiduelle de un an, 2) l’assurance des dépôts couvrant les dépôts en devises d’échéance résiduelle inférieure ou égale à un an dans les banques qui offrent ce type d’assurance et 3) les garanties de change offertes par les autorités pour fixer les coûts en monnaie nationale des entités résidentes dans les transactions commerciales internationales, par lesquelles les autorités assument le risque de perte — ou de gain — associé aux fluctuations des taux de change. En raison de la nature diverse des garanties, il convient de fournir des renseignements supplémentaires dans les notes accompagnant les données pour préciser clairement les types de garantie couverts par les données communiquées.

Autres obligations potentielles — Poste III.Ib) du formulaire type

196. Les autres obligations potentielles désignent les autres obligations légales ou implicites des autorités. Le critère d’identification de ces engagements est l’existence d’une «obligation démontrable» des autorités de remplir lesdits engagements. Les obligations potentielles doivent être déclarées lorsqu’elles sont constatées, c’est-à-dire lorsque l’obligation légale ou contractuelle entre en vigueur.

197. Les obligations potentielles comprennent par exemple les lettres de crédit, les accords de prise ferme de titres et les engagements de prêts en devises consentis par les autorités à d’autres entités résidentes. Les dépôts à terme d’échéance résiduelle supérieure à un an détenus par des résidents et non-résidents auprès des autorités monétaires, qui sont remboursables, sujets au paiement de pénalités et non couverts au poste II. 1) du formulaire type en font également partie. De même, les dépôts en devises des banques commerciales du pays déclarant chez les autorités monétaires au titre de leurs obligations réglementaires de réserves/liquidité, et qui ne sont pas couverts au poste II. 1) du formulaire type.

198. Les obligations potentielles doivent être déclarées à leur valeur nominale afin d’exprimer le montant des flux de devises lorsque ceux-ci se produisent.

Titres en devises assortis d’options à l’émission (obligations à option de vente intégrée)

Titres à options intégrées — Poste III.2 du formulaire type

199. Le poste III.2 du formulaire type invite à communiquer des renseignements sur les obligations en devises assortis d’options à l’émission. Ces dernières désignent en général des titres de dette négociables avec option de vente intégrée qui permettent aux créanciers, sous certaines conditions spécifiées, d’exiger un remboursement anticipé du principal48. Afin d’évaluer les demandes potentielles sur les ressources en devises, le formulaire type exige la déclaration des données sur les titres en devises assortis d’options à l’émission (obligations à option de vente intégrée): la raison en est que lorsque les créanciers exercent les options de vente, les autorités doivent immédiatement rembourser leur dette à moyen et à long terme par anticipation sur l’échéance originelle de l’instrument.

200. Seules les obligations (titres en devises assortis d’options à l’émission) d’échéance résiduelle supérieure à un an doivent être déclarées au poste III.2, les obligations d’échéance plus courte étant déjà couvertes à la section II du formulaire type.

201. Une obligation déclarée comme obligation in fine à deux ans49, avec option de vente après un an, par exemple, devra être déclarée dans la colonne du total au poste III.2, puisque les créanciers considèrent un tel instrument comme une obligation à un an, avec option de prolongement d’un an.

202. Il est vraisemblable que les créanciers exerceront l’option de vente, une fois les conditions contractuelles satisfaites, s’ils y trouvent leur avantage50. Lorsque les créanciers exercent leurs options de vente, des sorties de devises se produisent. Certaines options de vente ne peuvent être exercées qu’à la suite d’évolutions spécifiques du risque de crédit, telles que la chute de la cote de crédit de l’emprunteur au-dessous d’un seuil spécifié. Une option discontinue est une option qui ne peut être exercée qu’à certaines dates51.

203. Seules les «options explicites» telles que celles mentionnées ci-dessus doivent être déclarées dans le formulaire type. Les «options explicites» désignent des options de vente intégrées dans les titres de manière contractuelle. Les «options implicites» désignent des clauses contractuelles qui autorisent l’accélération des remboursements en cas d’infraction auxdites clauses. Les «options implicites» ne doivent pas être déclarées parce qu’elles sont d’une nature générale et difficiles à identifier52.

204. Les données sur les obligations en devises assortis d’options à l’émission doivent refléter les valeurs nominales du principal et des paiements d’intérêts correspondants exigibles.

205. Les flux financiers liés aux obligations à option de vente intégrée étant par nature incertains, il n’est pas requis de répartir les données dans les trois sous-périodes de l’horizon d’un an.

Lignes de crédit irrévocables non tirées

Lignes de crédit irrévocables non tirées — Poste III.3 du formulaire type

206. Le poste III.3 sert à déclarer les lignes de crédit irrévocables non tirées. Les lignes de crédit sont des mécanismes potentiels qui apportent de la liquidité à un pays; elles représentent des sources potentielles d’avoirs de réserve et d’avoirs en devises supplémentaires pour les autorités. Conformément à la nature des avoirs de réserve et des autres avoirs en devises couverts à la section I du formulaire type, les lignes de crédit irrévocables désignent celles qui sont à la disposition immédiate des autorités (c’est-à-dire celles qui sont très liquides et ne sont soumises à aucune conditionnalité contraignante). En outre, seules celles de ces lignes de crédit qui n ’ont pas été tirées doivent être déclarées.

207. Les montants à déclarer dans chacune des trois sous-périodes de l’horizon temporel doivent exprimer le montant de crédit engagé pour la période de temps correspondante.

208. Deux ensembles distincts de données doivent être distingués au poste III.3 du formulaire type: 1) les lignes de crédit fournies par les autorités; et 2) les lignes de crédit fournies aux autorités. Les pays doivent déclarer soit 1) ou 2) selon qu’ils sont les créanciers ou les débiteurs. Si les deux cas sont applicables, il convient de les déclarer séparément dans le formulaire type.

209. Seules les lignes de crédit en devises doivent être déclarées à la section III du formulaire type. Un créancier ne doit pas inclure à la section III du formulaire les lignes de crédit qu’il fournit dans sa monnaie nationale. Un débiteur ne doit déclarer que les facilités de crédit engagées en devises’.

210. Bien que les lignes de crédit non tirées doivent être déclarées à la section III du formulaire, des avoirs et engagements effectifs (principal et intérêt) sont contractés lors du tirage des lignes de crédit. Les lignes de crédit qui ont été tirées doivent donc être déclarées de façon appropriée aux sections I et II du formulaire: les accroissements des ressources en devises à la section I sont équilibrés par les futurs prêts et engagements en titres futurs prévus au titre des prêts et titres à la section II du formulaire. Dans les cas où les pays traitent les tirages sur swaps comme des accords de pension, cette information doit être communiquée également à la section IV du formulaire dans les «titres prêtés et mis en pension». Les lignes de crédit fournies par les autorités doivent être traitées de manière symétrique.

211. Les lignes de crédit couvertes par le formulaire comprennent les accords de swap avec les banques centrales et avec la Banque des règlements internationaux, les accords de financement entre banques centrales et syndicats d’institutions financières privées qui permettent aux banques centrales d’acquérir de l’argent frais dans des situations spécifiques, et certains éléments des accords de crédit entre les pays et le FMI.

212. Les accords de soutien bilatéral en devises sont des accords à court terme entre banques centrales et avec la BRI qui offrent à la banque centrale un accès temporaire aux devises dont elle a besoin pour ses opérations d’intervention en faveur de sa monnaie. Lorsqu’une telle ligne de crédit est tirée, une opération de swap a lieu. Elle comporte une opération au comptant (livraison immédiate) par laquelle une banque centrale transfère des titres (parfois sa monnaie nationale) à une autre banque centrale en échange de devises. Elle comprend aussi simultanément une opération à terme (livraison à terme), par laquelle les deux banques centrales conviennent d’inverser les opérations, en général trois mois plus tard. La banque centrale qui prend l’initiative de l’opération de swap paie à sa contrepartie un intérêt sur les devises tirées. Eu égard à la nature réversible de ces opérations, il est recommandé, lors du tirage de la ligne de crédit, de le traiter comme un prêt garanti par des titres en nantissement dans le formulaire, avec inscriptions appropriées aux sections I, II et IV du formulaire type. Les accords de swap ne doivent être inclus que s’ils sont irrévocables. La ligne de crédit doit être déclarée par les deux contreparties: l’une dans «lignes de crédit fournies par», et l’autre dans «lignes de crédit fournies à». Les lignes de crédit découlant d’accords de swap qui imposent le nantissement d’avoirs en devises ne doivent pas être incluses.

213. Les lignes de crédit entre banques centrales et institutions financières privées peuvent prendre diverses formes et comprennent en général le paiement par le débiteur d’une commission d’engagement ordinaire au créancier en échange de l’ouverture et du maintien d’une ligne de crédit, avec clauses de renouvellement. Certaines lignes de crédit prennent la forme de facilités de swap: lors du tirage d’une ligne de crédit, des titres en monnaie nationale possédés par la banque centrale sont échangés contre des devises. D’autres sont de pures facilités de crédit53.

214. Les engagements contractés par les pays envers le FMI dans le cadre des AGE et NAE54 ne doivent pas être inclus à la section III du formulaire type. La raison en est que les prêts consentis au FMI dans le cadre des AGE et NAE entraînent une augmentation de la position de réserve du pays au FMI (laquelle fait partie des avoirs officiels de réserve), et n’entraîne donc pas de réduction du niveau des avoirs officiels de réserve55.

215. De même, les engagements des pays envers le compte de prêts du compte de fiducie de la FASR au FMI ne sont pas déclarés à la section III du formulaire type. Les prêts en faveur de ce compte ne sont pas considérés faire partie des avoirs de réserve du pays membre et n’entraînent donc pas une réduction du niveau de ses avoirs de réserve.

216. D’une manière générale, les dispositifs du FMI sont des lignes de crédit potentielles et ne doivent donc pas être inclus à la section III du formulaire. Toutefois, lorsqu’un pays n’a pas tiré des montants mis à sa disposition — par exemple parce qu’il considère l’accord comme un accord de précaution — ces montants peuvent être déclarés à la section III comme disponibles pendant la période s’étendant jusqu’à la prochaine «date test»56,57. I1 convient de noter que l’inclusion dans les accords de précaution de montants qui ne sont disponibles que jusqu’à la prochaine date test a pour conséquence de faire fluctuer le montant des lignes de crédit irrévocables sur la durée58. En outre, les pays sont encouragés à indiquer dans quelque document joint au formulaire (par exemple les notes spécifiques au pays) les montants dont la disponibilité au titre d’accords avec le FMI est inscrite à l’échéancier, sous réserve de l’observation des conditions applicables, au cours des un, trois et douze mois suivants.

217. Lorsque la ligne de crédit est fournie par les autorités, les données doivent être affectées d’un signe moins (-), indiquant des sorties potentielles de devises. Lorsque les autorités sont bénéficiaires des lignes de crédit, les données doivent être affectées d’un signe plus (+), indiquant des entrées potentielles de devises.

218. Les facilités de crédit et les engagements associés à la BRI, au FMI et aux banques centrales peuvent être identifiés distinctement au poste III. 3 a), affectés des signes appropriés.

219. La couverture des banques est identique à celle décrite au chapitre 2. Les banques sont définies comme des institutions financières de dépôts et comprennent les banques commerciales, les caisses d’épargne, les associations d’épargne et de prêt, les caisses de crédit mutuel et coopératives de crédit, les sociétés de crédit immobilier et les caisses d’épargne postales ou autres caisses d’épargne contrôlées par l’État — si celles-ci sont des unités institutionnelles distinctes de l’administration. L’expression «autres institutions financières» désigne les institutions financières non bancaires.

220. La distinction entre les banques et les autres institutions financières «domiciliées dans le pays déclarant» et celles «domiciliées hors du pays déclarant» est identique à celle du chapitre 2.

221. Les données doivent refléter les valeurs nominales des lignes de crédit.

Options

Positions d’encours courtes et longues en options — Poste III.4 du formulaire type

222. Le poste III.4 du formulaire type est destiné à la déclaration des positions sur options des autorités. Une option est un contrat qui confère au détenteur le droit, mais non l’obligation, d’acheter (option d’achat) ou de vendre (option de vente) un actif sous-jacent spécifié à un prix convenu à l’avance (le prix d’exercice), soit à une date donnée (options à l’européenne), soit à un moment choisi à l’initiative du détenteur et antérieur à l’échéance (options à l’américaine)59. Dans le cas des options sur devises, le montant de devises qui peut être acheté ou vendu par l’exercice de l’option constitue la valeur notionnelle du contrat d’option.

223. Le formulaire type requiert la déclaration des valeurs notionnelles des positions courtes couvrant 1) les options de vente achetées et 2) les options d’achat émises. Il requiert aussi la déclaration des positions longues couvrant 1) les options d’achat achetées et 2) les options de vente émises (voir à l’encadré 4.1 les définitions de ces termes).

224. Afin de réaliser une mesure prudente de la sortie éventuelle que représente une position en options lorsque plusieurs dates d’exercice sont possibles, il convient de déterminer son échéance sur la base de la date d’exercice la plus proche (ce traitement s’applique, par exemple, aux options américaines d’échéance supérieure à un an et non soumises à appels de marge).

Encadré 4.1.Définitions des options de vente et des options d’achat

«Options de vente achetées»: une option de vente de devises donne à l’acheteur le droit, mais non l’obligation, de vendre des devises à un prix convenu avant ou au plus tard à une date spécifiée. Les données sur les «options de vente achetées» font référence aux montants de devises que la banque centrale et l’administration centrale devront livrer (en leur qualité d’acheteurs de l’option de vente) s’ils exercent l’option — c’est-à-dire vendent les devises.

«Options d’achat émises»: une option d’achat en devises donne à l’acheteur le droit, mais non l’obligation, d’acheter des devises à un prix convenu avant ou au plus tard à une date spécifiée. Les données sur les «options d’achat émises» font référence aux montants de devises que la banque centrale et l’administration centrale devront livrer (en leur qualité d’émetteurs de l’option d’achat) si l’acheteur exerce l’option — c’est-à-dire achète les devises.

La valeur notionnelle des «options d’achat achetées» désigne les montants de devises que la banque centrale et l’administration centrale recevront (en tant qu’acheteurs de l’option d’achat) si elles décident d’exercer l’option d’achat — c’est-à-dire d’acheter les devises.

La valeur notionnelle des «options de vente émises» désigne les montants de devises que la banque centrale et l’administration centrale recevront (en leur qualité d’émetteurs de l’option de vente) si l’acheteur de l’option décide d’exercer l’option de vente — c’est-à-dire de vendre les devises.

Les options de vente achetées et les options d’achat émises reflètent donc des sorties potentielles de devises, et par là des positions courtes. Les options d’achat achetées et les options de vente émises reflètent des entrées potentielles de devises et par là des positions longues.

225. Afin d’estimer les entrées et sorties futures pouvant éventuellement découler de la position en options, les informations à déclarer comprennent 1) la valeur notionnelle de toutes les options dont l’échéance est inférieure ou égale à un mois, supérieure à un mois et inférieure ou égale à trois mois, ou supérieure à trois mois et inférieure ou égale à un an; et 2) la valeur notionnelle des options «dans le cours» (positions courtes et longues) pour chaque catégorie d’échéances, sous divers scénarios de taux de change (dépréciation de la monnaie nationale de 5 % et de 10 %, et appréciation de la monnaie nationale de 5 % et de 10 %).

226. Les options «dans le cours» sont celles qui produiraient un profit pour le détenteur si elles étaient exercées.

227. La valeur notionnelle de la position globale indique le risque maximum résultant des positions agrégées en options.

Encadré 4.2.Définitions des principaux termes relatifs aux options

Option d’achat: Une option d’achat donne à son détenteur le droit, mais non l’obligation, d’acheter un montant déterminé de devises — la valeur notionnelle — à un prix en monnaie nationale spécifié à l’avance — le prix d’exercice — à une ou plusieurs dates ultérieures — la date d’exercice.

Option de vente: Une option de vente donne à son détenteur le droit, mais non l’obligation, de vendre un montant déterminé de devises — la valeur notionnelle — à un prix en monnaie nationale spécifié à l’avance — le prix d’exercice — à une ou plusieurs dates ultérieures — la date d’exercice.

Prix d’exercice: Le prix d’exercice de l’option est le prix spécifié à l’avance auquel le détenteur de l’option pourra échanger de la monnaie nationale contre des devises. Dans le présent exposé, ce prix désigne le prix de la devise en monnaie nationale.

Valeur notionnelle: La valeur notionnelle du contrat est le montant de devises que l’exercice de l’option permet d’acheter ou de vendre. Dans le présent exposé, cette valeur s’exprime en unités de monnaie étrangère.

Date(s) d’exercice: Il s’agit des dates auxquelles le détenteur de l’option peut exercer son option. La dernière — parfois la seule — date à laquelle l’option peut être exercée est la date d’expiration de l’option.

Option à l’européenne: Une option à l’européenne n’offre qu’une seule date d’exercice, qui est également la date d’expiration de l’option.

Option à l’américaine: Une option à l’américaine peut être exercée à n’importe quelle date, jusque et y compris la date d’expiration.

Dons le cours: Une option sur devises est dans le cours lorsque le prix courant de la devise sur le marché est différent du prix d’exercice de l’option et que cet écart rend l’exercice de l’option avantageux pour le détenteur. Une option d’achat est dans le cours si le prix courant sur le marché est supérieur au prix d’exercice. Le détenteur de l’option est en mesure de réaliser un profit en exerçant l’option — acquérant ainsi des devises au prix d’exercice — pour les revendre immédiatement au prix courant sur le marché, plus élevé. De même, une option de vente est dans le cours si le prix sur le marché est inférieur au prix d’exercice.

Hors du cours: Une option est hors du cours lorsque le prix courant de la devise sur le marché est différent du prix d’exercice de l’option et que cet écart rend l’exercice de l’option désavantageux pour le détenteur. Une option d’achat est hors du cours si le prix courant sur le marché est inférieur au prix d’exercice. De même, une option de vente est hors du cours si le prix sur le marché est supérieur au prix d’exercice.

Position courte: Aux fins d’établissement du formulaire type, la position courte est la valeur notionnelle des options d’achat émises et des options de vente achetées par les autorités centrales. C’est-à-dire qu’il s’agit des contrats qui, s’ils étaient exercés, entraîneraient une sortie sur les ressources en devises des autorités.

Position longue: Aux fins d’établissement du formulaire type, la position courte est la valeur notionnelle des options d’achat achetées et des options de vente émises par les autorités centrales. C’est-à-dire qu’il s’agit des contrats qui, s’ils étaient exercés, entraîneraient une augmentation des ressources en devises des autorités.

228. Afin de faciliter la déclaration des données sur les options, les principaux termes et les caractéristiques essentielles des contrats d’option sont résumés dans l’encadré 4.2.

229. En renseignant les postes III.4a) et 111.4b) du formulaire type, notez que la détention d’une option qui confère le droit d’acheter un montant donné de devises à un prix spécifié en monnaie nationale équivaut à la détention d’une option conférant le droit de vendre un montant donné de monnaie nationale contre des devises à un prix identique.

230. Toutes les options doivent si nécessaire être d’abord converties en options de vente et d’achat en devises, au lieu de la monnaie nationale (voir les détails à l’appendice IV).

Postes pour mémoire: options «dans le cours»

231. La valeur notionnelle (ou de référence) de toutes les options du portefeuille fournit une mesure approchée des augmentations ou diminutions éventuelles des ressources en devises que le portefeuille d’options est susceptible d’entraîner. Il ne s’agit pas d’une mesure exacte parce que très souvent seule une fraction des options est exercée et aussi parce qu’elle ne donne aucune idée des conditions dans lesquelles les options seront exercées. La description de tous les scénarios selon lesquels la position en options est susceptible d’influer sur les ressources en devises exigerait cependant un formulaire beaucoup plus élaboré. Sans nécessiter de tests d’épreuve compliqués, la section des postes pour mémoire donne une idée du moment où les options seraient exercées. Elle repose sur l’examen, sous cinq scénarios simples d’évolution du taux de change de la monnaie nationale, de l’impact respectif des options sur les ressources en devises. Tous les scénarios reposent sur l’hypothèse que les taux de change croisés entre monnaies étrangères demeurent invariants par rapport à leurs taux courants.

232. Le premier scénario suppose un taux de change de la monnaie nationale inchangé par rapport à toutes les monnaies étrangères. Le formulaire type invite à déclarer la valeur notionnelle des options dans le cours aux taux de change courants. Cela donne une idée des options qui seraient exercées et par là des diminutions et augmentations que subiraient les ressources en devises en l’absence de variation supplémentaire des taux de change.

233. Le deuxième scénario suppose une dépréciation de 5 % de la monnaie nationale vis-à-vis de toutes les monnaies étrangères, sans autre variation ultérieure. Le formulaire requiert la déclaration de la valeur notionnelle des options qui se trouveraient dans le cours selon ce scénario. Le troisième scénario fait l’hypothèse d’une appréciation de 5 % de la monnaie nationale par rapport à toutes les autres monnaies, sans autre variation ultérieure. Le quatrième et le cinquième scénarios sont similaires mais font l’hypothèse d’une dépréciation de 5 % et de 10 %, respectivement, de la monnaie nationale.

234. Une option de vente est «dans le cours» si le prix de marché est inférieur au prix d’exercice. Une option d’achat est «dans le cours» si le prix de marché est supérieur au prix d’exercice. Pour les positions longues, les options d’achat sont exercées si le prix de marché est supérieur au prix d’exercice; et les options de vente si le prix de marché est inférieur au prix d’exercice. L’exercice de ces options augmentera les ressources en devises.

235. L’appendice IV offre un exemple de ces scénarios de tests d’épreuve.

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