External Debt Statistics
Chapter

17. Les statistiques de la dette extérieure établies par les organismes internationaux

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
October 2003
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Introduction

17.1 Les statistiques de la dette extérieure et les données connexes sont diffusées par quatre organismes internationaux:

  • La BRI, qui publie dans son rapport trimestriel des statistiques bancaires internationales (établies à partir des données communiquées par les créanciers) sur les bases territoriale et consolidée et des données sur les titres internationaux (établies à partir des informations du marché).
  • Le FMI, qui publie dans International Financial Statistics et Balance of Payments Statistics Yearbook (annuaire des statistiques de la balance des paiements), des statistiques conformes au cadre de la balance des paiements et de la position extérieure globale (MBP5).
  • L’OCDE, qui publie les statistiques de la dette extérieure, contenant les statistiques de la dette extérieure des pays en développement et des pays en transition établies grâce à son système de déclaration des pays créanciers.
  • La Banque mondiale, qui publie Global Development Finance, contenant des statistiques de la dette extérieure des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire établies grâce à son système de déclaration des pays débiteurs.

17.2 Ces ensembles de statistiques se sont mis en place pour différentes raisons et dans divers buts. Ce chapitre présente les systèmes de déclaration de la Banque mondiale, de la BRI, du FMI et de l’OCDE à la fin de l’an 2000, et il compare les données publiées par la Banque mondiale, la BRI et l’OCDE avec celles de la PEG, qui sont établies par le FMI. Ce chapitre apporte par ailleurs des éléments d’explication aux différences entre les données de l’OCDE et celles de la Banque mondiale, et il décrit la publication trimestrielle conjointe de la Banque mondiale, de la BRI, du FMI et de l’OCDE sur les statistiques de la dette extérieure (Joint BIS-IMF-OECD-World Bank Statistics on External Debt).

Banque des règlements internationaux

17.3 La BRI produit deux ensembles principaux de statistiques internationales: les statistiques bancaires internationales et les statistiques sur les titres internationaux. Ces données sont disponibles sur le site http://www.bis.org/statistics/index.htm, et publiées dans le rapport trimestriel de la BRI et dans les statistiques conjointes Banque mondiale-BRI–FMI–OCDE de la dette extérieure (voir ci-après).

Statistiques bancaires internationales

17.4 Le tableau 17.1 démontre la couverture statistique des données bancaires internationales de la BRI. Elles comportent deux ensembles principaux de données1. Le premier, mis au point à la fin des années 70, lorsqu’il fallait surveiller l’évolution générale des marchés, repose sur le critère de la localisation territoriale ou de la résidence des banques créancières (ce sont les statistiques dites «territoriales»). Le second, mis en place après la crise de la dette en Amérique latine du début des années 80 et donc explicitement conçu pour l’évaluation du risque de crédit, repose sur le critère du pays d’origine, ou de la nationalité, des banques créancières. Son principe fondamental est la consolidation mondiale des engagements des institutions bancaires déclarantes. Les statistiques territoriales sont établies tous les trimestres depuis la mise en place du système, et les données consolidées, qui étaient auparavant semestrielles, sont trimestrielles depuis l’an 2000.

Tableau 17.1.Couverture statistique des données bancaires internationales de la BRI
Critère de définition du créancierCritère de définition du débiteurVentilation
Résidence/localisationRésidencePar secteur, monnaie et instrument
Nationalité/données consolidéesRésidencePar secteur et échéance
Nationalité/données consolidéesNationalitéAucune

17.5 Bien que dans les deux ensembles de statistiques, les contreparties débitrices soient identifiées en fonction de leur pays de résidence, indépendamment de la localisation du garant final des fonds empruntés, seules les statistiques bancaires territoriales sont compatibles avec le cadre de la PEG. Premièrement, les créanciers sont eux aussi identifiés selon leur pays de résidence et, par conséquent, déclarés par le pays prêteur hôte (par opposition au pays du siège du créancier, considéré dans le cas des statistiques nationales ou consolidées). Cette approche permet le rapprochement statistique des données des pays sur une base bilatérale. Deuxièmement, la ventilation par instrument, c’est-à-dire entre les titres de créance et les prêts, se rapproche de la distinction effectuée dans la PEG entre les investissements de portefeuille et les autres investissements. Troisièmement, la ventilation par monnaie permet de calculer les flux à partir des données de stocks, qui peuvent être utilisées pour évaluer indirectement les transactions de la balance des paiements2. Il existe par ailleurs une ventilation sectorielle entre les banques et les établissements non bancaires. Compte tenu des difficultés que rencontrent les statisticiens de la dette intérieure lorsqu’ils cherchent à effectuer un recensement exhaustif des transactions financières des établissements non bancaires résidents, cette ventilation est particulièrement utile aux statisticiens de la dette nationale à des fins de comparaison ou d’estimation3.

17.6 En revanche, les statistiques nationales/consolidées ne sont pas compatibles avec le cadre de la PEG. Leur principal objectif est l’évaluation du risque de crédit des institutions déclarantes et leur principe fondamental est la communication des données sur une base mondiale et consolidée. La consolidation signifie que l’engagement par pays d’une institution déclarante comprend aussi celui de toutes les institutions qui lui sont apparentées, quel que soit leur pays de résidence, y compris le pays débiteur. Par ailleurs, dans le cadre du processus de consolidation, les positions entre les agences apparentées d’un même groupe bancaire (positions intrabancaires) sont exprimées en chiffres nets, ce qui élimine un certain nombre de positions extérieures. Enfin, dans ce système de déclaration, l’engagement par pays inclut les créances locales libellées en devises, ce qui sort manifestement du cadre des statistiques de la balance des paiements.

17.7 En outre, les statistiques nationales/consolidées de la BRI donnent des indications qui ne sont pas disponibles ailleurs à propos de catégories importantes de la dette extérieure. Elles comprennent en particulier des données relatives à la dette à court terme (dont l’échéance résiduelle est inférieure ou égale à un an), qui n’étaient pas prises en compte initialement par les systèmes de déclaration des pays débiteurs. La ventilation sectorielle (banques, secteur public et institutions privées non bancaires) est un autre élément d’information important. De surcroît, depuis la fin de juin 1999, le système de déclaration comporte une réaffectation des créances en fonction du pays de résidence du garant, c’est-à-dire soit le pays dans lequel se trouve le siège de l’entité emprunteuse (s’il s’agit d’une succursale), soit celui dans lequel les fonds empruntés font l’objet d’une garantie explicite (juridiquement contraignante) — il s’agit des données dites «de risque final». En principe, sont également incluses parmi les garanties en nantissement les cautions qui sont liquides et disponibles dans un pays autre que celui de l’emprunteur; en d’autres termes, si la garantie en nantissement offerte est émise par un résident des États-Unis, alors les données de risque final affectent la créance aux États-Unis, et non plus au pays de résidence de l’emprunteur qui présente la garantie. Cette reclassification des créances, de la contrepartie immédiate à la contrepartie finale, exclut par conséquent les créances assorties de garanties implicites, ou perçues comme telles, comme c’est le cas des créances sur des filiales indépendantes de banques ou de sociétés (sauf si elles sont explicitement garanties par la société-mère).

17.8 Les statistiques consolidées de la BRI comportent des renseignements sur certaines créances éventuelles qui n’apparaissent pas au bilan («engagements de crédit non décaissés»). Ces éléments hors bilan comprennent des engagements à apporter des ressources qui sont juridiquement contraignants, comme par exemple le tirage de prêts conformément à un calendrier prédéfini ou la partie non tirée de lignes de crédit. Malheureusement, étant donné la nature hétérogène des éléments qui la composent (qui peuvent, par exemple, inclure certaines garanties), l’utilité de cette catégorie aux fins de l’évaluation de la dette risque d’être limitée.

17.9 Les données sur le niveau d’engagement par rapport aux contreparties finales ne visent pas à remplacer celles qui concernent le volume des crédits aux contreparties immédiates, mais elles sont un complément utile pour évaluer le risque-pays. En effet, étant donné les difficultés que présente l’appréciation du risque final et l’importance que revêtent les cas limites, le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire recommande explicitement aux banques d’évaluer leur risque-pays sur les deux bases (double mesure du risque)4. L’exposition au risque final permet généralement de mieux évaluer la capacité des créanciers de recouvrer leurs créances.

Statistiques des titres internationaux

17.10 Le tableau 17.2 démontre la couverture des statistiques de la BRI sur les titres internationaux, qui sont tirées d’une base de données contenant des informations détaillées à propos de toutes les émissions de titres internationaux5, qui sont obtenues auprès de diverses sources commerciales sur les marchés. Deux champs de pays sont attribués à chaque émetteur de titres. L’un est la localisation territoriale, déterminé par la résidence du débiteur. L’autre est la nationalité, qui correspond au pays de résidence du siège ou du propriétaire de l’entité émettrice. Les données de la dette sont ainsi établies sur le double critère de la résidence et de la nationalité. Cependant, comme il est difficile d’identifier les détenteurs des titres de dette (surtout parce que les obligations internationales sont en général des titres au porteur), aucune classification équivalente n’est établie pour les créanciers. De ce fait, les titres internationaux achetés par des résidents du pays débiteur ne sont pas pris en compte. Par ailleurs, seuls les titres internationaux étant déclarés, les titres nationaux achetés par des non-résidents ne sont pas couverts par le système.

Tableau 17.2.Couverture des statistiques de la BRI sur les titres internationaux
Critère d’identification du débiteurCritère d’identification du créancierVentilation disponible
Résidencen.d.Échéance, monnaie de règlement, instrument, secteur
Nationalitén.d.Échéance, monnaie de règlement, instrument, secteur

17.11 Les statistiques comportent quatre types d’informations de base, chacun étant considéré dans un cadre trimestriel: les annonces et les achèvements de nouvelles émissions, les nouvelles émissions nettes (c’est-à-dire la différence entre les émissions achevées et les remboursements) et les encours en fin de trimestre. La nationalité et la résidence des emprunteurs sont immédiatement disponibles pour ces quatre types d’informations de base, de même que la structure des échéances (échéance résiduelle) et la ventilation sectorielle. En outre, des programmes informatiques capables d’enregistrer et d’agréger les différentes émissions ont été mises au point, afin de produire des données relatives, par exemple aux échéances initiales et aux types d’émission.

17.12 Lorsque l’on regroupe les statistiques bancaires internationales et les statistiques des titres internationaux aux fins de mesurer la dette extérieure, la ventilation des statistiques bancaires territoriales (mais pas celle des statistiques consolidées) entre les prêts bancaires et les titres en portefeuille devrait en principe permettre d’éliminer le double comptage des titres de créance. Cependant, les données bancaires incluent dans les portefeuilles un volume inconnu de titres émis sur les marchés locaux (et non sur le marché international), qui peut être important et/ou instable dans certains cas. Il est de ce fait impossible d’apprécier pleinement à quel point les statistiques bancaires et les données sur les titres internationaux se recoupent effectivement.

Fonds monétaire international

17.13 Dans le domaine des statistiques de la dette extérieure, le FMI recueille et publie les statistiques annuelles et trimestrielles de la PEG. Ces statistiques sont publiées chaque mois dans Statistiques financières internationales (SFI) et chaque année dans le Balance of Payments Statistics Yearbook (BOPSY). Les chiffres de la PEG sont publiés dans le BOPSY depuis 1984. Les principes recommandés pour l’évaluation de la PEG sont présentés dans la cinquième édition du Manuel de la balance des paiements (MBP5). Ces principes concordent avec ceux du SCN 1993 et, par conséquent, avec les concepts définis dans le présent Guide. À la date de rédaction de ce Guide, des données étaient disponibles pour 63 pays.

17.14 La PEG est une mesure de l’encours des avoirs et engagements financiers extérieurs d’un pays à un moment donné, comme par exemple en fin d’exercice6. En d’autres termes, la PEG est un état statistique qui présente la valeur et la structure de l’encours des avoirs financiers extérieurs d’une économie (c’est-à-dire des créances financières de cette économie sur le reste du monde) et la valeur et la structure de l’encours des engagements d’une économie envers le reste du monde. Les éléments financiers qui sont pris en compte dans la PEG sont les créances sur les non-résidents, les engagements à l’égard des non-résidents, l’or monétaire et les DTS. Pour faire le rapprochement avec le bilan ou compte de patrimoine d’une économie (tel qu’il est défini dans le SCN 1993), on peut dire que la position extérieure globale nette (l’encours des avoirs financiers extérieurs diminué de celui des engagements), augmentée de l’encours des avoirs non financiers, correspond à la valeur nette de cette économie.

17.15 La position à la fin d’une période donnée reflète les transactions financières, les réévaluations et les autres ajustements qui ont eu lieu pendant cette période influent sur le niveau des avoirs et/ou des engagements7. Le cadre conceptuel étant homogène, les transactions financières sont celles qui sont enregistrées dans la balance des paiements. Les réévaluations, dans la PEG, sont les gains et les pertes de détention qui résultent des variations des cours d’instruments comme les titres de participation ou de dette, ainsi que des fluctuations des taux de change. Les variations du cours d’un instrument de dette ne modifient pas le montant nominal exigible. Les autres ajustements, qui sont équivalents aux «autres changements de volume» du SCN 1993, ne sont ni des transactions ni des réévaluations, mais des variations qui modifient les niveaux des avoirs et des engagements, comme par exemple les reclassifications.

17.16 Par conséquent, la PEG constitue un cadre permettant de relier les transactions afférentes à la dette extérieure, comme les décaissements et les remboursements de prêts, les charges des intérêts courus, etc., qui sont enregistrées dans la balance des paiements, aux variations des engagements au titre de la dette extérieure, telles qu’elles sont enregistrées dans la variation de la PEG entre deux périodes comptables. Étant donné que les niveaux des encours sont parfois utilisés dans la détermination des recettes et des paiements au titre du revenu des investissements dans les comptes de la balance des paiements, la cohérence de la classification et de l’évaluation dans la catégorie du revenu du solde extérieur courant, dans le compte financier et dans les composantes de la position extérieure courante, permettra d’analyser utilement les taux d’intérêt et de rendement des investissements extérieurs. En outre, le rapprochement entre la position extérieure globale et le compte de patrimoine (bilan) du reste du monde dans les comptes nationaux constitue un cadre pour analyser l’évolution de la PEG compte tenu du comportement financier de tous les secteurs institutionnels de l’économie8. Ces divers rapprochements facilitent les travaux d’analyse de la dette.

Organisation de coopération et de développement économiques

17.17 L’OCDE recueille deux ensembles de données sur l’endettement extérieur:

  • Des données globales sur les crédits à l’exportation accordés par le secteur public ou appuyés (garantis ou assurés) par ce dernier et des données détaillées par transaction sur tous les autres prêts du secteur public, tirées du système de déclaration des pays créanciers (SDPC) — ces données sont publiées par l’OCDE dans les statistiques de la dette extérieure, ainsi que dans les Statistiques conjointes Banque mondiale–BRI–FMI–OCDE de la dette extérieure (voir ci-après).
  • Les données globales sur les flux d’aide sous forme de prêts et de dons, les autres flux officiels, les transactions sur le marché privé et l’aide apportée par les organisations non gouvernementales dans chacun des pays bénéficiaires et dans ces pays considérés dans leur ensemble, sont tirées du questionnaire annuel du Comité d’aide au développement (CAD) — ces données sont publiées dans la Répartition géographique des ressources financières allouées aux pays bénéficiaires d’aide et dans le Rapport sur la coopération pour le développement.

17.18 Les Statistiques de la dette extérieure sont la principale publication de l’OCDE dans ce domaine. Cette publication annuelle présente des données sur la dette des pays en développement et des pays en transition. Les sources de ces données sont surtout les pays créanciers et les principales séries statistiques sont les données du système de déclaration des pays créanciers sur les prêts (y compris les crédits à l’exportation), les statistiques de la BRI sur les prêts bancaires et les titres internationaux et les données de la Banque mondiale sur les prêts multilatéraux. Des données supplémentaires sur les débiteurs sont obtenues auprès de la Banque mondiale en ce qui concerne la dette due à des créanciers officiels non membres de l’OCDE et de diverses sources en ce qui concerne les dépôts bancaires effectués par des résidents non bancaires. Les données sont présentées par échéance, par secteur créancier et/ou par instrument. Les classifications sont différentes de celles de la PEG et les totaux des données de la dette extérieure qui, en principe, devraient être semblables, ne sont pas les mêmes dans les deux présentations à cause de différences dans les concepts et dans la méthodologie utilisés, ainsi que dans l’exhausti-vité des déclarations.

Système de déclaration de l’OCDE

17.19 Le SDPC a été établi en 1967 afin de «fournir régulièrement aux participants des renseignements sur l’endettement extérieur et les apports de moyens financiers». Au fil des années, il est ainsi devenu une source importante de renseignements, non seulement sur l’encours des prêts publics, mais aussi sur les conditions financières et les modalités des prêts extérieurs ainsi que sur la répartition sectorielle et géographique des flux financiers vers les économies en développement.

17.20 Le SDPC comporte des formulaires de déclaration distincts pour les promesses de prêts et pour les prêts. Trois formulaires couvrent les promesses de prêts: dons (formulaire 1A); aide et autres prêts du secteur public, non compris les crédits à l’exportation (formulaire 1B); crédits à l’exportation garantis ou directs, accordés pour une période de cinq ans ou plus (formulaire 1C). Quatre formulaires couvrent les prêts: état des transactions individuelles au titre de l’aide et des autres prêts du secteur public, non compris les crédits à l’exportation (formulaire 2); état des crédits garantis à l’exportation à moyen ou à long terme (formulaire 3); état du total des crédits directs à l’exportation à moyen et à long terme (formulaire 3A); montants exigibles au titre des crédits à l’exportation à court terme, sur la base de l’échéance initiale (formulaire 3B). Le formulaire 2 présente des données sur les transactions individuelles et les formulaires 3, 3A et 3B contiennent des données globales sur les montants exigibles en fin de période et sur les transactions en cours de période. Les formulaires 3, 3A et 3B indiquent par ailleurs les paiements prévus.

17.21 La fréquence des déclarations au SDPC n’est pas la même pour tous les formulaires. Les engagements de prêts du secteur public sont notifiés en continu, et l’encours des crédits à l’exportation sur une base semestrielle, alors que les données relatives à l’état des transactions individuelles au titre de l’aide et des autres prêts du secteur public sont communiquées une fois par an. Cette périodicité est jugée adéquate, car ces prêts ne sont pas directement touchés par l’évolution des marchés financiers.

17.22 Les questionnaires CAD annuels recueillent des données de flux cumulés qui reposent largement sur les principes de la balance des paiements, exception faite des éléments notés ci-après9. Il y a donc une cohérence générale entre les données de la balance des paiements et les données de flux des questionnaires CAD. Lorsque les données communiquées au SDPC sont incomplètes, il est possible d’utiliser les données de flux du système de déclaration du CAD et les données de stock de la période précédente pour estimer l’encours de la dette.

Comparaison des données de l’OCDE et des données de la balance des paiements/PEG

Présentation des données

17.23 Contrairement à la présentation de la PEG, les statistiques de l’OCDE distinguent différentes catégories de dette, définies en partie sur le critère du créancier et en partie sur celui de l’instrument. Elles comprennent les prêts bilatéraux du secteur public (non compris les crédits à l’exportation), l’aide publique au développement (APD)/aide publique, les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien du secteur public, les prêts multilatéraux officiels, les prêts bancaires, les titres de dette, les autres créances et la dette à court terme.

17.24 Depuis sa mise en place, la collecte des données sur l’APD et les autres prêts publics répond à l’intérêt que présente pour l’analyse le suivi du financement du développement, tout particulièrement l’aide. L’APD se définit comme les apports de ressources qui sont fournis aux pays de la partie I de la liste des bénéficiaires de l’aide établie par le CAD et qui répondent aux critères suivants: 1) ces financements émanent d’organismes publics, y compris les États et les collectivités locales, ou d’organismes agissant pour le compte d’organismes publics, et 2) chaque opération a pour but essentiel de favoriser le développement économique et l’amélioration du niveau de vie dans les pays en développement et elle est assortie de conditions favorables et comporte un élément de libéralité (ou don) égal à 25 % au moins (sur la base d’un taux d’actualisation de 10 %). Les apports de ressources qui sont fournis aux pays de la partie II de la liste du CAD (pays en transition) et qui répondent aux critères ci-dessus sont définis comme des flux d’aide publique10. Bien que cela soit rare, des prêts de ce type peuvent aussi être consentis au secteur privé du pays emprunteur.

17.25 La collecte des données sur les crédits à l’exportation répond au besoin du Comité des échanges de l’OCDE de suivre les activités des organismes de crédit à l’exportation. Par ailleurs, l’importance des prêts multilatéraux accordés par la Banque mondiale et les organismes apparentés, ainsi que celle des prêts consentis par d’autres créanciers non membres de l’OCDE, présentent un intérêt pour les créanciers et les débiteurs, bien que ces données soient établies à partir du système de déclaration des pays débiteurs (SDPD).

17.26 La présentation des données permet aux créanciers de considérer le risque-pays. Les débiteurs et les créanciers peuvent identifier les montants susceptibles d’être renégociés dans le cadre, par exemple, du Club de Paris ou du Club de Londres, ou faire l’objet d’un allégement de la dette bilatérale, et examiner des questions comme la répartition des charges par les créanciers ou l’importance relative des différentes catégories de créanciers dans les emprunts d’un pays débiteur.

Concepts

17.27 Dans les deux systèmes de déclaration de l’OCDE, le critère de résidence de la balance des paiements est généralement applicable. Les créanciers identifient leur contrepartie débitrice en fonction de son pays de résidence, bien que dans des cas comme ceux des centres offshore, des pays offrant pavillon de complaisance ou des locations d’avions ou d’hélicoptères, l’emprunteur final puisse se trouver dans un pays tiers. Dans les systèmes de déclaration de l’OCDE, tous les encours et les flux de la dette sont évalués à leur valeur nominale, alors que les statistiques de la balance des paiements et de la PEG sont exprimées à la valeur du marché. Bien que cela puisse sembler être une divergence majeure, il y a peu de différence en pratique parce que les instruments non négociables sont toujours enregistrés à leur valeur nominale dans la PEG.

17.28 Une différence non négligeable entre les deux systèmes statistiques tient au fait que, à la différence des données de la PEG, celles de l’OCDE ne sont pas communiquées intégralement sur la base des droits constatés. Les décaissements sont enregistrés au moment où ils ont lieu dans les deux ensembles de statistiques, alors que les remboursements sont enregistrés lorsqu’ils ont lieu dans les données de l’OCDE et lorsqu’ils sont exigibles dans la PEG. Dans les données de l’OCDE, l’encours de la dette est calculé comme le montant décaissé au titre du principal exigible augmenté des arriérés d’intérêts, alors que dans la PEG, il est égal au montant exigible inclusif de toutes les charges des intérêts courus mais non encore réglés.

17.29 La dette à long terme est définie de façon identique dans la PEG et dans les données de l’OCDE, et c’est aussi le cas de la dette à court terme. Ainsi, dans les données de l’OCDE, la dette à court terme inclut toutes les dettes contractées pour une période d’un an ou moins augmentées, si possible, des arriérés au titre du principal et des intérêts de toutes les dettes. Dans les données de l’OCDE, la ventilation par échéance n’est disponible que pour deux catégories, à savoir les crédits bancaires et les crédits à l’exportation. Pour les autres catégories, toutes les dettes sont considérées comme des dettes à long terme. À partir des données publiées dans les Statistiques de la dette extérieure, il est possible d’estimer la dette assortie d’une échéance résiduelle inférieure ou égale à un an en considérant à la fois la dette à court terme et les paiements au titre de la dette à long terme à échoir dans l’année à venir.

17.30 Les données du secteur créancier non résident sont publiées dans les statistiques de l’OCDE, alors que la PEG présente les données du secteur débiteur résident. Par ailleurs, la classification sectorielle des données de l’OCDE ne correspond ni à celle de la PEG, ni à celle du SCN 1993. Les statistiques de l’OCDE distinguent le secteur public et le secteur privé et, dans ce dernier, les banques sont identifiées séparément. Bien qu’elle ne les publie pas, l’OCDE établit des données sur le secteur débiteur résident. La classification des emprunteurs n’est pas présentée pour les prêts officiels autres que les crédits à l’exportation, mais on peut supposer que la vaste majorité des emprunteurs de ces ressources fait partie du secteur des administrations publiques. Dans le cas des crédits à l’exportation, une distinction est faite entre les emprunteurs publics et privés, mais pas entre les banques et les autres établissements du secteur privé. Les crédits à l’exportation rééchelonnés sont censés être des créances sur les emprunteurs publics; la dette rééchelonnée qui est notifiée à l’OCDE correspond généralement à des montants qui ont été rééchelonnés par suite d’accords entre le secteur public du pays débiteur et celui du pays créancier.

Éléments spécifiques

Crédits commerciaux

17.31 La définition des crédits commerciaux est plus vaste dans les statistiques de l’OCDE que dans la PEG, où elle recouvre «seulement» les créances et engagements créés du fait du crédit accordé directement par les fournisseurs et par les acheteurs pour les transactions portant sur des biens et services, ainsi que les avances payées au titre des travaux en cours (ou à effectuer). Les statistiques de l’OCDE couvrent trois types de crédits à l’exportation — les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien du secteur public, les crédits bancaires bénéficiant d’un soutien du secteur public et les crédits directs du secteur public. Elles ne couvrent pas les crédits du secteur privé qui ne bénéficient pas d’un soutien du secteur public sous forme d’une assurance ou garantie.

Arriérés

17.32 Les arriérés en principal et en intérêts sont enregistrés de la même manière dans la PEG et dans les statistiques de la dette de l’OCDE; les arriérés, qui sont enregistrés lorsque des paiements exigibles ne sont pas réglés, sont traités comme de la dette à court terme. Toutefois, dans les données de l’OCDE, les intérêts moratoires, c’est-à-dire les intérêts sur les arriérés, sont déclarés et inclus dans l’encours de la dette seulement lorsqu’ils sont capitalisés par un rééchelonnement, alors que dans la PEG, ils continuent de s’accumuler (bien que le MBP5 ne soit pas très clair sur ce point).

Abandons de créances

17.33 Un abandon de créance est une opération comptable par laquelle le créancier efface la dette de ses comptes. Elle doit donc être reflétée dans les données sur l’encours de la dette que les créanciers communiquent à l’OCDE. La PEG ne renferme aucune indication à propos de l’enregistrement de cette opération dans les comptes des débiteurs, et les données communiquées par ces derniers risquent donc de ne pas correspondre à celles des créanciers. Si les abandons de créances sont rares dans le cas de la dette envers des créanciers publics ou de crédits bénéficiant d’un soutien public, ils sont plus couramment pratiqués par les banques.

Remises de dette

17.34 Les remises de dette sont définies de façon comparable mais différente dans les statistiques du CAD et dans le MBP5. Dans les données du CAD, seuls les allégements visant à promouvoir le développement ou le niveau de vie dans le pays bénéficiaire sont considérés comme des remises de dette, ce qui n’est pas le cas dans le MBP5. Toutefois, si cette condition est remplie, une annulation volontaire de la dette dans le cadre d’un accord bilatéral est traitée, dans les statistiques du CAD comme dans le MBP5, comme une remise de dette et elle est comptabilisée avec les dons au titre de l’APD (avec les transferts de capital dans le MBP5). À la différence du MBP5, les statistiques du CAD incluent par ailleurs dans les remises de dette la réduction de la valeur actualisée d’une dette par suite d’un rééchelonnement ou d’un refinancement accordé à des conditions concession-nelles (ou «libérales»), ainsi que la décote résultant d’une conversion de dette dans le cadre d’un accord bilatéral entre les gouvernements (bien que dans certains cas le MBP5 enregistre aussi cette décote parmi les remises de dette; voir chapitre 8, paragraphe 8.33 du présent Guide).

17.35 La plupart des déclarants au système de l’OCDE appliquent les principes de la balance des paiements et notifient les remises de dette lorsque la dette est annulée — le montant de la remise est égal à l’encours de la dette qui a été annulé et il est déclaré dans son intégralité au moment où le créancier enregistre la remise dans ses comptes. Cependant, un petit nombre de déclarants communiquent les données relatives aux remises de dette une fois par an, à la date à laquelle les paiements du service de la dette seraient arrivés à l’échéance. Cette façon de procéder aboutit à des différences dans la date d’enregistrement (les remises de dette sont étalées sur plusieurs années) et dans les montants (les intérêts qui n’étaient pas encore exigibles au moment de la remise de dette s’ajoutant aux arriérés de principal et d’intérêts) entre les dons au titre des remises de dette dans les statistiques du CAD et les transferts de capitaux enregistrés dans la balance des paiements. Étant donné que des montants annulés peuvent continuer d’être inclus dans l’encours de la dette jusqu’à la date à laquelle des paiements à leur titre seraient échus, il est en outre possible que l’encours de la dette mesuré d’après les statistiques de l’OCDE soit surévalué dans les périodes qui suivent des accords de remise de dette.

Rééchelonnement de la dette

17.36 Les rééchelonnements de la dette apparaissent à la fois dans les données d’encours et dans les données de flux que recueille l’OCDE. Les flux sont enregistrés à la date effective du rééchelonnement, qui devrait correspondre à la date à laquelle ils sont inscrits dans les livres comptables (du créancier et du débiteur), c’est-à-dire selon la même méthode que dans la PEG. Le rééchelonnement de toute échéance future est par conséquent enregistré à la date à laquelle il a effectivement lieu, et non à la date à laquelle l’accord de rééchelonnement dans son ensemble est conclu. Lorsque la dette à court terme, y compris les arriérés, devient par suite du rééchelonnement une dette à long terme, cela apparaît dans les données de l’OCDE, comme dans la PEG. Par ailleurs, si le rééchelonnement donne lieu à un changement de secteur créancier ou débiteur — par exemple, à la suite d’un rééchelonnement en Club de Paris, d’une dette du secteur privé envers le secteur privé, bénéficiant de la garantie des pouvoirs publics du pays de l’emprunteur, peut devenir une dette publique envers le secteur public du pays créancier — les données de l’OCDE, comme celles de la PEG, enregistrent le changement de propriété juri-dique11. Toutefois, lorsque le rééchelonnement ne concerne que le secteur public, seule la capitalisation des intérêts est enregistrée comme un flux (pour éviter de porter deux écritures compensatoires au titre du principal rééchelonné). Les crédits à l’exportation rééchelonnés en dettes envers des créanciers publics peuvent être identifiés comme tels dans la base de données de l’OCDE, alors que dans les Statistiques de la dette extérieure, ils sont classés sous les crédits à l’exportation non bancaires.

17.37 En raison de la complexité du réaménagement, tant les créanciers que les débiteurs ont en pratique des difficultés à communiquer des données exhaustives et exactes, ce qui peut donner lieu à des discordances entre les statistiques de l’OCDE et la PEG, même si ces deux systèmes reposent sur des principes très comparables. De véritables différences de date d’enregistrement entre les écritures comptables des créanciers et celles des débiteurs, et des difficultés pratiques à retracer les opérations de réaménagement qui peuvent se solder, par exemple, par une classification erronée des arriérés et de la dette rééchelonnée, ou par l’omission des intérêts capitalisés, produisent parfois des différences entre les chiffres communiqués par les créanciers et la position extérieure globale du débiteur.

Conversions de dettes

17.38 Dans les statistiques de l’OCDE, lorsque la dette envers des créanciers publics est échangée contre des titres de participation ou des fonds de contrepartie à utiliser à des fins de développement, cette opération est comptabilisable comme un don APD, une remise de dette n’étant enregistrée que si la conversion donne lieu à une décote. Par ailleurs, si dans le cadre d’un accord bilatéral conclu à des fins de développement le secteur public vend une créance décotée au secteur privé qui l’échange alors contre des titres de participation ou des fonds de contrepartie à utiliser à des fins de développement au profit de l’unité du secteur privé, la perte essuyée par le secteur public est à enregistrer avec les remises de dette. Dans les deux cas, et comme dans la PEG, la valeur de la dette convertie est déduite de l’encours de la dette.

Banque mondiale

17.39 La Banque mondiale recueille des données sur l’endettement extérieur auprès des pays débiteurs par son système de déclaration des pays débiteurs (SDPD). Ces données constituent l’essentiel des statistiques détaillées par pays de l’encours de la dette et des flux de financement qui sont publiées chaque année dans Global Development Finance (GDF) (précédemment World Debt Tables); certaines données relatives à la dette peuvent aussi être consultées dans les Indicateurs du développement dans le monde et dans les Statistiques conjointes Banque mondiale–BRI–FMI–OCDE de la dette extérieure.

17.40 L’intérêt de la Banque mondiale pour les statistiques de la dette est d’ordre à la fois analytique et opérationnel. Au niveau de l’analyse, la Banque est l’une des principales sources internationales d’information et d’analyse de la situation économique des pays en développement. Les services de la Banque utilisent très largement les statistiques de la dette pour analyser les perspectives économiques, les besoins de financement, la solvabilité et la viabilité de la dette des économies en développement. Au niveau opérationnel, les activités de prêt et d’emprunt de la Banque l’obligent à surveiller attentivement la situation financière générale de chaque emprunteur, et notamment sa capacité d’assurer le service de la dette. À cette fin, en vertu des conditions générales de la Banque (applicables aux emprunts), les pays membres emprunteurs ou garants sont tenus de communiquer à l’institution des données relatives à la dette extérieure. Pour que les prêts et crédits puissent être présentés au Conseil des administrateurs de la Banque mondiale, il faut que chaque pays emprunteur ou garant produise une déclaration complète (ou présente un plan d’action acceptable en vue d’effectuer cette déclaration) de sa dette extérieure.

Système de déclaration des pays débiteurs

17.41 Le système de déclaration des pays débiteurs (SDPD), créé en 1951, constitue le principal moyen dont dispose la Banque mondiale pour assurer le suivi de la dette extérieure. Par l’intermédiaire du SDPD, les pays qui empruntent à la Banque mondiale — en général, des pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire — communiquent des données sur leur endettement extérieur à long terme.

17.42 Le nombre de pays participants et les données à communiquer ont augmenté avec le temps. À la date de la rédaction de ce Guide, 136 pays effectuent deux types de déclarations: des données prêt par prêt pour la dette à long terme contractée ou garantie par le secteur public et des déclarations succinctes concernant la dette à long terme du secteur privé non garantie par le secteur public. Les données sont communiquées sur des formulaires spéciaux. En ce qui concerne la dette publique ou garantie par le secteur public, les nouveaux engagements de prêts sont notifiés (chaque trimestre) sur les formulaires 1 et 1A et la situation de chaque prêt à la fin de la période comptable, ainsi que les transactions enregistrées au cours de cette période, sont notifiées sur le formulaire 2. En ce qui concerne la dette privée non garantie, les chiffres globaux de l’encours de la dette, les transactions enregistrées au cours de la période comptable et les paiements futurs du service de la dette sont notifiés sur le formulaire 4. Les données relatives à la dette à court terme sont soit obtenues auprès du pays, soit estimées séparément à partir des données communiquées par le créancier ou d’autres sources, tout particulièrement les données concernant l’échéance résiduelle tirées des statistiques bancaires internationales consolidées de la BRI, qui sont ajustées pour correspondre au concept de l’échéance initiale12.

17.43 Le formulaire 1 est utilisé pour notifier les termes et conditions de chaque obligation au titre de la dette publique ou garantie par les pouvoirs publics, contractée pendant un trimestre donné de l’année civile et assortie d’une échéance supérieure à un an. Cette déclaration permet de saisir un vaste ensemble de données et de les diffuser, à des fins statistiques et analytiques, aux services de la Banque mondiale et d’autres organismes.

17.44 Des données sont recueillies sur le nom, la catégorie et la résidence du créancier, et elles sont utilisées pour classer les dettes extérieures envers les créanciers publics et privés, évaluer le montant des engagements des créanciers, analyser les flux de ressources nets en provenance de sources publiques et privées et déterminer l’éligibilité de la dette à un traitement dans le cadre d’un accord du Club de Paris.

17.45 En ce qui concerne le débiteur, le formulaire 1 saisit le nom et la catégorie de l’emprunteur, le nom du garant, le secteur économique de l’emprunteur et l’imputation éventuelle des paiements du service de la dette au budget de l’administration centrale. Plusieurs utilisations peuvent être faites de ces données, qui servent notamment à mesurer les emprunts des secteur public et privé, à identifier les emplois de fonds et à évaluer la charge de la dette de l’administration centrale.

17.46 Le formulaire 1 permet d’établir des données détaillées sur les conditions des prêts, notamment les taux ou marges d’intérêt, la période de grâce, l’échéance, la structure du service de la dette et les monnaies de libellé et de remboursement des prêts. Ces données servent à calculer l’élément de don, le service de la dette prévu, la valeur actualisée de la dette et d’autres indicateurs de la dette et des conditions économiques.

17.47 Le formulaire 1A saisit les paiements futurs exigibles lorsque les conditions de remboursement ne peuvent pas être indiquées de façon adéquate sur le formulaire 1, ainsi que les montants rééchelonnés dans le cadre d’accords de rééchelonnement pluri-annuels qui prendront effet à des dates ultérieures spécifiées.

17.48 Le formulaire 2 est utilisé pour notifier la situation annuelle de chaque engagement au titre de la dette extérieure assortie d’une échéance initiale supérieure à un an. Cette déclaration récapitulative présente des données d’encours et de flux pour chaque élément de la dette publique ou garantie par le secteur public existant à la fin de la période comptable ou remboursé ou annulé pendant cette période. Pour chacun de ces éléments, les montants engagés, non décaissés et exigibles ou décaissés sont indiqués, ainsi que les transactions qui ont eu lieu au cours de l’année considérée. Des données sur d’éventuelles accumulations d’arriérés ou rééchelonnements de la dette sont aussi présentées sur ce formulaire. Tous les montants sont à déclarer dans la monnaie qui doit servir au règlement de la dette. Un vaste ensemble de comptes d’encours et de flux, ainsi que des indicateurs économiques, sont tirés des déclarations présentées sur le formulaire 2 et sont publiés dans Global Development Finance. Les déclarations doivent être transmises trois mois au plus tard après la fin de la période comptable à laquelle elles se rapportent.

17.49 Le formulaire 4 sert à transmettre des données annuelles sur la situation de la dette extérieure du secteur privé dont l’échéance initiale est supérieure à un an et qui ne bénéficie pas d’une garantie du secteur public. Les données sont agrégées par catégorie d’institution débitrice — banques commerciales, entreprises bénéficiaires d’investissements directs et autres entreprises — et un formulaire séparé est présenté par chaque catégorie. Des données par catégorie d’institutions débitrices sont saisies pour les catégories de créanciers suivantes: banques privées et autres organismes financiers privés, sociétés mères et filiales étrangères, fournisseurs et autres créanciers privés et créanciers officiels (gouvernements et institutions internationales).

17.50 Le formulaire 4 contient à la fois des comptes d’encours et de flux et, pour chaque catégorie d’institution débitrice, il indique les montants futurs estimés des paiements au titre du principal et des intérêts pendant les dix premières années à compter de la fin de la période comptable.

Comparaison des statistiques de la Banque mondiale et des données de la balance des paiements/PEG

Présentation des données

17.51 Les données sur les débiteurs dans GDF ne sont pas présentées comme dans la PEG, les deux systèmes statistiques répondant à des besoins analytiques différents. Les statistiques de la Banque mondiale visent à exposer en détail les activités d’emprunt d’un pays, ses possibilités d’accéder à des financements extérieurs et les coûts de ses emprunts, ainsi qu’à faciliter une analyse approfondie de la charge de sa dette, de sa capacité d’en assurer le service, de ses besoins de financement et de sa solvabilité. À cet effet, les données d’encours et de flux sont présentées à différents niveaux de ventilation. Une première distinction est opérée entre la dette à long terme et la dette à court terme, et une seconde est faite entre les emprunts publics (ou garantis par le secteur public) et les emprunts privés. Une attention spéciale est accordée à l’identification des emprunts privés bénéficiant d’une garantie publique directe. Par ailleurs, les profils prévus des remboursements sont jugés être indispensables à l’analyse et à la gestion des obligations financières et ils sont inclus dans la présentation de données.

17.52 La ventilation des catégories des créanciers va au-delà d’une ventilation par instrument. Par exemple, en ce qui concerne les créanciers officiels, multilatéraux et bilatéraux, la ventilation plus détaillée identifie les prêts concessionnels accordés par ce secteur. Ces données sont particulièrement utiles pour les travaux de recherche sur la dette. Les crédits officiels assortis d’un élément de don initial de 25 %, moyennant un taux d’actualisation de 10 %, sont considérés comme concessionnels (selon la définition du CAD) à l’exception des crédits accordés par les grandes banques régionales de développement — Banque africaine de développement, Banque asiatique de développement, Banque européenne pour la reconstruction et le développement et Banque interaméricaine de développement — et par le FMI et la Banque mondiale, dont la concessionna-lité dépend de la classification des prêts concession-nels propre à chaque institution.

17.53 Les prêts privés sont ventilés à la fois par institution, comme par exemple les banques, et par instrument, comme les obligations. Les emprunts liés au commerce comme les crédits à l’exportation et les crédits fournisseurs sont inclus dans les «autres prêts privés» et ils ne sont donc pas identifiés séparément. Une distinction est établie entre la dette contractée auprès de sources privées par des entités publiques ou des entités privées bénéficiant d’une garantie explicite du secteur public, et celle qui est due par le secteur privé.

17.54 Les prévisions des paiements au titre du service de la dette et de la structure des décaissements sont établies d’après les transactions et les conditions des prêts courants. Les prévisions des paiements au titre du service de la dette sont des projections des paiements à effectuer sur l’encours de la dette existante, y compris les montants non décaissés de la dette extérieure et compte tenu de la mise en œuvre d’accords de restructuration pluriannuels. Ces paiements futurs ne sont établis que par rapport à la dette déjà contractée et ne reflètent aucunement les emprunts futurs.

Concepts

17.55 Les principaux concepts utilisés par le SDPD pour établir les encours des dettes sont conformes au cadre théorique du Livre gris, ainsi qu’à plusieurs éléments de la PEG. Le niveau de détail des informations demandées aux pays déclarants et la présentation des données de la dette sont déterminés par les applications analytiques et opérationnelles qui sont faites de ces données (voir paragraphe 17.40). Le SDPD inclut l’intégralité de la dette envers des non-résidents assortie d’une échéance initiale de plus d’un an et de la dette à court terme. La dette extérieure totale est la somme des dettes à long terme et à court terme (et de l’utilisation des crédits du FMI).

17.56 Comme c’est le cas de la PEG, les statistiques de la dette extérieure dans le SDPD sont établies sur le critère de la résidence (et non sur celui de la nationalité) — la dette extérieure est par conséquent la dette des entités physiquement situées dans le pays déclarant envers des entités situées en dehors de ce pays, quelle que soit leur nationalité. Ainsi, les succursales de banques étrangères sont des résidents du pays déclarant, alors que les agences à l’étranger de banques résidentes ne le sont pas. Par ailleurs, les dépôts bancaires détenus dans les banques d’un pays par des ressortissants de ce pays vivant à l’étranger sont inclus dans les données de la dette extérieure.

17.57 Dans un petit nombre de cas, le SDPD s’écarte du critère de résidence, et par conséquent du cadre de la PEG, pour des raisons analytiques et opérationnelles. Par exemple, le SDPD exclut de la dette extérieure d’un pays l’endettement des banques situées sur une place bancaire offshore résidente; cet endettement peut souvent être très important par rapport à l’économie du pays hôte13.

17.58 Les dettes payables à des non-résidents en monnaie étrangère et en monnaie nationale doivent en principe être notifiées dans le SDPD. En pratique, le SDPD met essentiellement l’accent sur la dette en monnaie étrangère, et la dette en monnaie nationale due à des non-résidents n’a pas été prise en compte. Le SDPD s’écarte de ce point de vue du cadre de la PEG. Par ailleurs, la monnaie fiduciaire — billets de banque et pièces — détenue par des non-résidents n’est pas saisie par le SDPD.

17.59 Le SDPD diverge de la PEG en ce qui concerne la valorisation des encours. Dans le SDPD, tous les encours sont évalués à leur valeur nominale, et non au prix courant du marché. En ce qui concerne les instruments de dette non négociables ou non transférables comme les prêts et les dépôts, cela ne fait guère de différence en pratique parce que les instruments non négociables sont toujours évalués à la valeur nominale dans la PEG. Cela n’est pas le cas, en revanche, pour les instruments de dette négociables.

17.60 La dette à long terme, ainsi que la dette à court terme, sont définies de façon comparable dans le SDPD et dans la PEG: la dette à court terme est constituée de toutes les créances dont l’échéance initiale est inférieure ou égale à un an, et la dette à long terme, de toutes les créances dont l’échéance initiale est supérieure à un an; les arriérés d’intérêts sont inclus dans la dette à court terme. Le traitement des arriérés du principal diffère cependant: dans le SDPD, ils sont classés selon la catégorie de la dette à laquelle ils se rapportent initialement, alors que dans la position extérieure globale, ils sont enregistrés avec la dette à court terme.

17.61 Dans le SDPD, la classification sectorielle de la dette extérieure à long terme comprend deux catégories: la dette du secteur public ou la dette privée bénéficiant d’une garantie du secteur public; et l’ensemble de la dette privée non garantie. Cette classification n’est pas la même que celle de la PEG, bien que les données disponibles permettent de relier les catégories de débiteurs du SDPD — les neuf catégories sont l’administration centrale, les collectivités locales, la banque centrale, les banques privées, les entreprises d’investissement direct, les sociétés publiques, les sociétés mixtes, les banques officielles de développement et les emprunteurs privés — à celles de la PEG. Pour chaque catégorie de débiteurs, le SDPD présente une ventilation supplémentaire par secteur créancier. La PEG ne contient pas de ventilation par secteur créancier.

17.62 Dans le SDPD, les encours de la dette et les flux sont évalués sur la base caisse, et non sur celle des droits constatés, comme recommandé dans le cadre de la PEG. Par conséquent, les flux déclarés sont le résultat d’une transaction en espèces (ou en nature), comme le décaissement ou le remboursement effectif d’un prêt, et l’encours de la dette est égal au montant décaissé diminué des remboursements (et d’éventuels arriérés d’intérêts). Les projections sont établies sur la base de la dette exigible. Dans la PEG, les décaissements sont enregistrés lorsqu’ils ont lieu, mais les remboursements sont notifiés à leur date d’exigibilité. Dans la PEG, l’encours de la dette comprend les charges des intérêts courus mais non encore réglés.

Comparaison des données de la Banque mondiale et des statistiques de l’OCDE

17.63 Il existe des différences notables, du point de vue des utilisateurs de données, entre les statistiques des débiteurs et celles des créanciers, tant dans la présentation que dans l’enregistrement des catégories de dette. Les ventilations adoptées dans les différents systèmes de déclaration reflètent en effet les besoins analytiques des utilisateurs. La présente section expose certaines de ces différences et en indique les raisons.

17.64 La distinction entre le court terme et le long terme sur la base de l’échéance initiale est un concept commun aux deux systèmes statistiques. Les deux systèmes présentent aussi des données sur la dette à long terme exigible dans l’année, ainsi que les statistiques de la dette à court terme sur la base de l’échéance initiale, ce qui permet de calculer l’échéance résiduelle.

17.65 Les statisticiens qui travaillent à partir des données des débiteurs et des créanciers sont amenés à comparer les deux ensembles de statistiques afin de déterminer pourquoi les chiffres communiqués présentent des différences. Leurs travaux ont permis d’identifier certaines discordances des déclarations.

17.66 Premièrement, certains pays emprunteurs n’appliquent pas de la même manière que les créanciers la définition des dettes à court terme et à long terme. Par exemple, certains créanciers peuvent traiter comme des prêts à long terme les prêts à court terme qui sont renouvelés. Deuxièmement, le système de déclaration des pays débiteurs ne classe pas les arriérés du principal sous la dette à court terme mais, comme noté plus haut, selon la catégorie initiale de dette. Cela ne pose cependant pas de problèmes pour le rapprochement des données des deux systèmes, parce que les arriérés du principal sont identifiés séparément dans les données des débiteurs, ce qui permet une comparaison avec les données communiquées par les créanciers.

17.67 Deuxièmement, l’APD bilatérale dans le système de déclaration des pays créanciers et la dette concessionnelle bilatérale dans les statistiques des pays débiteurs ne sont pas entièrement comparables. La différence est imputable à la couverture statistique des prêts. Dans les statistiques des débiteurs, les crédits à l’exportation directs bilatéraux peuvent être inclus dans les prêts concessionnels bilatéraux si l’élément de don est supérieur ou égal à 25 %, alors que dans les statistiques des créanciers, ils sont classés avec les crédits à l’exportation, et non dans l’APD. Lorsque des crédits à l’exportation sont subventionnés par des prêts APD — crédits mixtes — les subventions pour ces crédits sont enregistrées comme des prêts APD dans les statistiques des créanciers.

17.68 Troisièmement, une comparaison prêt par prêt entre les deux systèmes révèle que les créanciers et les débiteurs n’ont pas toujours la même appréciation des dates des décaissements et des remboursements, ce qui produit une différence des encours de la dette notifiés par les uns et des autres à une date donnée.

17.69 Quatrièmement, des différences sont imputables aux réaménagements de la dette. Dans le cas des remises de dette, le système des débiteurs peut, à des fins d’analyse, anticiper la date de l’annulation, alors que les créanciers attendent généralement la signature de l’accord bilatéral, qui peut être retardée par un processus d’approbation parlementaire. Dans le cas du rééchelonnement des crédits à l’exportation garantis, le prêt rééchelonné peut continuer d’être traité comme un crédit à l’exportation, et non comme un nouveau prêt officiel (public) dans les statistiques des créanciers, alors que celles des débiteurs l’enregistrent comme un prêt officiel bilatéral.

Statistiques conjointes Banque mondiale–BRI–FMI–OCDE de la dette extérieure

17.70 Les Statistiques conjointes Banque mondiale –BRI–FMI–OCDE de la dette extérieure sont publiées depuis le 15 mars 1999 sur le site Internet de l’OCDE14 auquel renvoient des hyperliens sur les sites de la BRI, du FMI et de la Banque mondiale15. Cette publication est une initiative de l’équipe spéciale interinstitutions des statistiques des finances; elle est mise à jour chaque trimestre. Son objectif est de permettre à de nombreux utilisateurs d’accéder rapidement et fréquemment à un ensemble unifié de données qui rassemble les statistiques de la dette extérieure actuellement établies et publiées par les institutions internationales contributrices (Banque mondiale–BRI–FMI–OCDE).

17.71 Les principales catégories de dette prises en compte dans les statistiques conjointes sont les prêts bancaires, les titres de créance émis à l’étranger, les obligations Brady, les crédits commerciaux non bancaires bénéficiant d’un soutien officiel (c’est-à-dire les crédits à l’exportation consentis par des établissements non bancaires du pays exportateur), les créances multilatérales16 et les prêts bilatéraux officiels (prêts consentis principalement à des fins de développement, non compris les crédits à l’exportation). Les données relatives au total des obligations financières envers les banques et aux crédits commerciaux bancaires et non bancaires bénéficiant d’un soutien officiel figurent dans des postes pour mémoire. Les données sont communiquées par la Banque mondiale, la BRI, le FMI et l’OCDE. Les sources des statistiques sont essentiellement les créanciers et les marchés, mais des données proviennent également des pays débiteurs. À la date de la rédaction du présent Guide, des données sont disponibles pour plus de 175 pays. Les statistiques conjointes comportent aussi des données sur les avoirs financiers extérieurs sous forme de créances sur les banques et de détentions d’avoirs de réserve internationaux, qui sont établies par la BRI et par le FMI, respectivement. L’encadré 17.1 (page 200) contient une description détaillée des données figurant dans les statistiques conjointes au milieu de 2001.

Encadré 17.1.Statistiques conjointes de la Banque mondiale, de la BRI, du FMI et de l’OCDE sur la dette extérieure

Les sources, les définitions et le champ d’application des séries individuelles sont traités en détail dans le présent encadré. Voir également le tableau 17.3 et http://www1.oecd.org/dac/Debt/index.htm. Les colonnes du tableau présentent les stocks — encours à la fin de chaque période — et les flux — décaissements, nets des remboursements, de la période. Les données de flux sont disponibles pour les titres de créance, les obligations Brady, les créances multilatérales et les prêts bilatéraux (lignes B, C, E et F du tableau). Pour les crédits bancaires et commerciaux (lignes A, D, J, L et M du tableau), le tableau indique la variation des stocks, corrigée des fluctuations du taux de change de la monnaie nationale par rapport au dollar EU durant la période. Pour les autres séries, les données de flux ne sont pas disponibles.

Ligne A: prêts bancaires

Ligne J: total des engagements envers les banques (base territoriale)

Ligne M: total des créances sur les banques (base territoriale)

Les données sont tirées des statistiques trimestrielles de la BRI sur les titres internationaux.

Ligne B: titres de dette émis à l’étranger

Ligne H: titres de dette émis à l’étranger (à échéance égale ou inférieure à un an)

Ces données sont tirées des statistiques bancaires territoriales de la BRI.

Ligne C: obligations Brady

Les obligations Brady sont des dettes envers les banques commerciales qui sont restructurées dans le cadre du Plan Brady, lancé au début de 1989. Les données sur les obligations Brady sont tirées du Système de notification de la dette à la Banque mondiale. Les données annuelles sur les encours et les flux (émissions moins remboursements) sont celles qui ont été communiquées par le pays débiteur et incluent les rachats. Les données trimestrielles sur les encours et les flux sont estimées sur la base des modalités de remboursement des obligations et tiennent compte des ajustements pour rachats opérés durant le trimestre. Dans la publication Global Development Finance, les obligations Brady sont classées (mais non présentées séparément) sous la rubrique de la dette contractée ou garantie par l’État.

Ligne D: crédits commerciaux non bancaires

Les données sont tirées des rapports semestriels faits à l’OCDE par les organismes de garantie des crédits à l’exportation de ses États membres. Les crédits commerciaux non bancaires comprennent les crédits officiels à l’exportation, qui sont à long terme, et les crédits-fournisseurs bénéficiant d’une garantie ou assurance officielle, qui sont des crédits accordés par des exportateurs à des importateurs à l’étranger. Ils incluent les arriérés et les montants officiellement rééchelonnés de crédits financiers assortis d’une garantie ou assurance officielle, du fait que ceux-ci sont transférés des créanciers bancaires initiaux aux organismes de crédit à l’exportation. Les crédits financiers garantis accordés par les institutions bancaires qui ne communiquent pas de données à la BRI sont eux aussi classés dans cette catégorie. Les données ne recouvrent que les crédits commerciaux garantis ou assurés par le secteur officiel du pays créancier. Elles incluent les crédits accordés aussi bien au secteur public qu’au secteur privé du pays emprunteur.

Ligne E: créances multilatérales

Les créances multilatérales sont les créances de la Banque africaine de développement (BAfD), de la Banque asiatique de développement (BAsD), de la Banque interaméricaine de développement (BID), de la Banque mondiale et du FMI. L’encours de ces créances est égal à la somme des créances de la BAfD, de la BAsD et de la BID, des prêts BIRD et des crédits IDA de la Banque mondiale, et de l’utilisation des crédits du FMI. Les données de flux sont égales au total des décaissements, moins les remboursements de principal au titre des prêts et des crédits de l’IDA, et des achats moins les rachats au FMI.

Ligne F: prêts bilatéraux officiels (créanciers du CAD)

Cette ligne présente les données tirées du Système de notification des pays créanciers de l’OCDE sur l’encours de la dette sous forme de prêts, autres que les crédits directs à l’exportation, accordés par les pays membres du CAD de l’OCDE. Les crédits directs à l’exportation consentis par le secteur officiel sont inclus dans les crédits commerciaux non bancaires (lignes D et I). Outre les prêts proprement dits, les prêts bilatéraux officiels recouvrent les prêts remboursables en nature, et les prêts pouvant être inclus dans les montages financiers.

Ligne G: engagements envers les banques (à échéance égale ou inférieure à un an)

Ligne K: total des engagements envers les banques (base consolidée)

Ces données sont tirées des statistiques bancaires consolidées de la BRI.

Ligne I: crédits commerciaux non bancaires (à échéance égale ou inférieure à un an)

Ces données proviennent du Système de déclaration des pays créanciers de l’OCDE. Elles se rapportent aux crédits-fournisseurs officiels ou assortis d’une garantie ou assurance officielle qui sont accordés par des exportateurs à des importateurs à l’étranger et dont l’échéance résiduelle est égale ou inférieure à un an. Elles recouvrent 1) les crédits à l’exportation à échéance initiale d’un an ou moins, et 2) le montant de principal dont le remboursement est exigible au cours de l’année suivante au titre de crédits à échéance initiale de plus d’un an. Ces données ne portent que sur les crédits commerciaux garantis ou assurés par le secteur officiel du pays créancier. Elles incluent les crédits accordés aussi bien au secteur public qu’au secteur privé du pays emprunteur.

Ligne L: Total des crédits commerciaux

Ces données proviennent du Système de déclaration des pays créanciers de l’OCDE. Il s’agit du total des crédits commerciaux officiels ou bénéficiant d’un soutien officiel, c’est-à-dire les crédits commerciaux garantis ou assurés par le secteur officiel d’un pays déclarant de l’OCDE. Les crédits comprennent ceux qui sont accordés aussi bien au secteur public qu’au secteur privé du pays emprunteur. Outre les crédits commerciaux non bancaires figurant à la ligne D, cette ligne inclut les crédits financiers ou les crédits acheteurs accordés par les banques qui sont garantis ou assurés par un organisme officiel de garantie des crédits à l’exportation. Ces crédits bancaires garantis sont aussi inclus dans les montants présentés à la ligne A (Prêts bancaires), à la ligne G (Engagements envers les banques), à la ligne J (Total des engagements envers les banques — base territoriale) et à la ligne K (Total des engagements envers les banques — base consolidée).

Ligne N: avoirs de réserve internationaux (or non compris)

Les données sont celles qui sont publiées dans International Financial Statistics (IFS), publication du FMI.

Tableau 17.3.Exemple de statistiques conjointes de la Banque mondiale, de la BRI, du FMI et de l’OCDE sur la dette extérieure1
Flux2
Encours (fin de période)2001
2000

Déc.
20012002

Mars
2000

Année
2001

Année
3e

trim.
4e

trim.
MarsJuinSept.Déc.
PAYS A
Dette extérieure — toutes échéances
A Prêts bancaires3
B Titres de créance émis à l’étranger
C Obligations Brady
D Crédits commerciaux non bancaires4
E Créances multilatérales
F Prêts officiels bilatéraux (créanciers du CAD)
Dette exigible dans l’année
G Engagements envers les banques5
H Titres de créance émis à l’étranger6
I Crédits commerciaux non bancaires4
Pour mémoire:
J Total des engagements envers les banques7 (statistiques territoriales)
K Total des engagements envers les banques6 (statistiques consolidées)
L Total des crédits commerciaux
M Total des créances sur les banques8
N Avoirs de réserve internationaux (or exclu)
PAYS B
Dette extérieure — toutes échéances
A Prêts bancaires3
B Titres de créance émis à l’étranger
C Obligations Brady
D Crédits commerciaux non bancaires4
E Créances multilatérales
F Prêts officiels bilatéraux (créanciers du CAD)
Dette exigible dans l’année
G Engagements envers les banques5
H Titres de créance émis à l’étranger6
I Crédits commerciaux non bancaires4
Pour mémoire:
J Total des engagements envers les banques7 (statistiques territoriales)
K Total des engagements envers les banques6 (statistiques consolidées)
L Total des crédits commerciaux
M Total des créances sur les banques8
N Avoirs de réserve internationaux (or exclu)
PAYS C
Dette extérieure — toutes échéances
A Prêts bancaires3
B Titres de créance émis à l’étranger
C Obligations Brady
D Crédits commerciaux non bancaires4
E Créances multilatérales
F Prêts officiels bilatéraux (créanciers du CAD)
Dette exigible dans l’année
G Engagements envers les banques5
H Titres de créance émis à l’étranger6
I Crédits commerciaux non bancaires4
Pour mémoire:
J Total des engagements envers les banques7 (statistiques territoriales)
K Total des engagements envers les banques6 (statistiques consolidées)
L Total des crédits commerciaux
M Total des créances sur les banques8
N Avoirs de réserve internationaux (or exclu)
Source: site Internet de l’OCDE (www.oecd.org/dac/debt).

Données tirées de sources provenant des créanciers et des marchés, sauf pour les obligations Brady, dont les sources proviennent des débiteurs, toutes devises confondues.

Données de flux pour les lignes B, C, E, F et L; variations ajustées pour tenir compte des fluctuations du taux de change aux lignes A, J et M; données non disponibles pour les lignes D, G, H, I, K et N.

Statistiques territoriales de la BRI, qui sont basées sur le pays de résidence des banques déclarantes.

Officiels ou bénéficiant d’une garantie officielle. Rupture de série à fin 1998 en raison d’une réaffectation des crédits à l’exportation rééchelonnés de la ligne F à la ligne D.

Données tirées des statistiques bancaires consolidées de la BRI, qui sont basées sur le pays du siège des banques déclarantes et tiennent compte de leurs avoirs en valeurs mobilières.

Y compris les titres de créance détenus par les banques étrangères, qui sont également inclus à la ligne G.

Données tirées des statistiques territoriales de la BRI, qui sont basées sur le pays de résidence des banques déclarantes et tiennent compte de leurs avoirs en valeurs mobilières.

Données tirées des statistiques territoriales de la BRI, qui sont basées sur le pays de résidence des banques déclarantes.

Source: site Internet de l’OCDE (www.oecd.org/dac/debt).

Données tirées de sources provenant des créanciers et des marchés, sauf pour les obligations Brady, dont les sources proviennent des débiteurs, toutes devises confondues.

Données de flux pour les lignes B, C, E, F et L; variations ajustées pour tenir compte des fluctuations du taux de change aux lignes A, J et M; données non disponibles pour les lignes D, G, H, I, K et N.

Statistiques territoriales de la BRI, qui sont basées sur le pays de résidence des banques déclarantes.

Officiels ou bénéficiant d’une garantie officielle. Rupture de série à fin 1998 en raison d’une réaffectation des crédits à l’exportation rééchelonnés de la ligne F à la ligne D.

Données tirées des statistiques bancaires consolidées de la BRI, qui sont basées sur le pays du siège des banques déclarantes et tiennent compte de leurs avoirs en valeurs mobilières.

Y compris les titres de créance détenus par les banques étrangères, qui sont également inclus à la ligne G.

Données tirées des statistiques territoriales de la BRI, qui sont basées sur le pays de résidence des banques déclarantes et tiennent compte de leurs avoirs en valeurs mobilières.

Données tirées des statistiques territoriales de la BRI, qui sont basées sur le pays de résidence des banques déclarantes.

17.72 Le tableau 17.3 (page 219) présente l’encours de la dette, avec un décalage minimum de deux mois, pour les cinq derniers trimestres et le mois de décembre passé; et les flux pour les deux dernières années complètes et pour deux trimestres récents. Lorsqu’elles sont disponibles, les données sur la dette à court terme, établies sur la base de l’échéance résiduelle, sont aussi présentées. Un libre accès à une base de données en ligne, qui présente des séries chronologiques plus longues et permet d’effectuer des calculs, est aussi offert. Certaines séries de données sont uniquement semestrielles et il n’est pas tenté, dans leur cas, de présenter des intrapolations trimestrielles ou des extrapolations. Les données sont publiées 22 semaines après la fin de chaque trimestre17.

17.73 Afin d’avertir les utilisateurs des lacunes que présentent les statistiques et de promouvoir la meilleure utilisation possible des données, un ensemble de métadonnées indique comment les données se rapportent aux concepts convenus sur le plan international. Les statistiques conjointes ont pour sources principales les créanciers et les marchés, mais elles incluent aussi des informations communiquées par les pays débiteurs. Ces données ne permettent pas une estimation tout à fait complète et cohérente de la dette extérieure totale. Par exemple, elles ne couvrent pas 1) les crédits-fournisseurs qui ne sont ni garantis par le secteur public ni obtenus par l’intermédiaire des banques; 2) les prêts entre sociétés liées par des relations d’investissement direct; 3) les placements de titres de créance par voie privée; 4) les titres de créance ayant fait l’objet d’émissions nationales et détenus par des non-résidents; 5) les dépôts de non-résidents dans des établissements résidents et 6) les montants dus à des gouvernements non membres du CAD. Néanmoins, les statistiques conjointes regroupent effectivement les meilleures statistiques comparatives internationales actuellement disponibles sur la dette extérieure, qui sont établies et publiées séparément par les institutions contributrices.

17.74 L’utilisateur doit être prudent lorsqu’il compare les séries de données. Il existe des recoupements, par exemple, entre les données sur les titres internationaux et les statistiques bancaires nationales/consolidées, qui incluent les titres sans distinction. Par exemple, en ce qui concerne la dette venant à échéance dans l’année considérée, les données relatives aux titres de créance émis à l’étranger comprennent des titres détenus par des banques étrangères qui sont aussi inclus dans les données relatives aux obligations envers les banques. Les statistiques peuvent aussi présenter des incohérences. Par exemple, les données sur les prêts obtenus des banques et les chiffres du total des obligations financières envers les banques arrivant à échéance dans l’année considérée sont tirées de sources différentes, à savoir les données territoriales de la BRI et les statistiques bancaires internationales consolidées, respectivement. Par conséquent, les statistiques en provenance des créanciers et des marchés ne peuvent pas remplacer des systèmes appropriés de déclaration de la dette par les pays débiteurs eux-mêmes.

1

Voir BRI (2000a). Les données ne peuvent pas être utilisées pour mesurer la dette extérieure. Premièrement, ces facilités peuvent servir de garantie pour d’autres types de financement et donc ne pas être utilisées ou seulement en partie. Deuxièmement, dans certains cas, ces ressources servent à remplacer des dettes bancaires déjà contractées et elles n’alourdissent donc pas la dette des emprunteurs. Troisièmement, les prêts consortiaux ne sont qu’une des diverses formes du crédit bancaire international. Par conséquent, si les données relatives aux prêts consortiaux peuvent aider à apprécier les conditions actuelles du marché, elles ne peuvent pas servir à évaluer la dette extérieure.

2

L’ajustement des variations, qui exclut l’impact des fluctuations monétaires sur les données de stocks, ne peut donner qu’une évaluation approximative des transactions effectives.

3

Voir également FMI (1992), p. 54–62.

4

Voir Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (1982). Dans ce contexte et, comme mentionné dans le chapitre 12, la BRI recueille par ailleurs depuis juin 1998 des statistiques semestrielles des positions à découvert sur le marché mondial hors cote des dérivés financiers. Cependant, ces données ne comportent pas de ventilation des contreparties par pays.

5

Les émissions de titres de créance internationaux sont, par définition, celles qui sont effectuées en dehors du pays débiteur, soit sur le marché des obligations internationales (anciennement euro-obligations), soit sur des marchés étrangers, comme celui des obligations Yankee.

6

On trouvera une description complète de la position extérieure globale dans le chapitre XXIII de la cinquième édition du Manuel de la balance des paiements.

7

Les opérations financières sont présentées dans SFI et dans BOPSY et sont des composantes de la balance des paiements, mais le FMI ne recueille pas et ne publie pas de données sur les réévaluations et les autres ajustements.

8

Il existe des différences de classification entre le compte du reste du monde et la PEG qui tiennent notamment au fait que les besoins d’analyse ne sont pas les mêmes. Par exemple, les comptes nationaux portent sur les instruments alors que la PEG porte sur les catégories fonctionnelles. Un rapprochement détaillé de ces deux éléments est présenté dans l’appendice IV.

9

Des renseignements complémentaires sur le système de déclaration du CAD sont présentés sur le site Internet suivant: http://www1.oecd.org/dac/htm/crs.htm.

10

La liste du CAD est essentiellement constituée de tous les pays non membres et de quelques pays membres de l’OCDE.

11

La prise en charge de la dette extérieure par les pouvoirs publics peut avoir pour contrepartie une créance sur le secteur privé ou un transfert en capital. En raison des garanties ou assurances offertes par l’organisme public de crédit à l’exportation, le secteur public peut acquérir la créance du secteur privé dans le pays créancier.

12

Cet ajustement est exposé en détail dans les notes et définitions de Global Development Finance. Voir le site Internet http://www.worldbank.org/prospects/gdf2002/vol1.htm. Les données du GDF sont aussi disponibles par abonnement à http://publications.worldbank.org/ecommerce/catalog/product?item_id=1023868.

13

Cela peut aussi être le cas des pays qui abritent des sociétés «portant pavillon de complaisance».

16

À la date de la rédaction de ce Guide, les créances multilatérales couvertes par les données du tableau des statistiques conjointes sont les prêts de la Banque africaine de développement, de la Banque asiatique de développement et de la Banque interaméricaine de développement, l’utilisation des ressources du FMI et les prêts de la BIRD et crédits de l’IDA (Banque mondiale).

17

Ce décalage est celui des statistiques bancaires internationales de la BRI, qui constituent la série de base des statistiques conjointes.

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