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Assistance technique

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
April 1995
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Un aspect important des relations du FMI avec les pays membres, depuis sa création, a consisté à leur apporter une assistance technique pour renforcer leur gestion économique et financière. Cette assistance s’est concentrée sur des domaines dans lesquels le FMI dispose d’un avantage comparatif: finances publiques, banques centrales, régimes de change et statistiques économiques et financières. L’assistance s’est aussi étendue au renforcement des capacités institutionnelles, par des activités de développement et de renforcement des institutions et par la formation des responsables locaux à de nouvelles méthodes de travail, par exemple à l’informatisation de l’administration de l’impôt, à des systèmes plus performants de suivi des politiques budgétaires, à l’établissement de statistiques pour les besoins de la politique économique et aux nouveaux instruments de politique monétaire. Ces dernières années, des efforts croissants ont été faits pour intégrer l’assistance technique dans la conception des programmes, et le FMI cherche, par la planification à moyen terme, à mettre cette assistance à la disposition des pays membres en temps opportun.

Dans le domaine budgétaire, l’assistance technique a porté essentiellement sur la politique fiscale et l’administration des impôts, la gestion des dépenses publiques et la conception des filets de protection sociale. Dans ce dernier domaine, l’assistance technique a généralement été fournie dans le cadre de programmes d’ajustement appuyés par le FMI, le but étant de mettre en place des dispositifs de protection sociale soutenables pour le budget et permettant d’atténuer les effets négatifs à court terme de certaines mesures d’ajustement sur les groupes défavorisés.

Une assistance technique a été fournie à plusieurs pays en transition confrontés à de fortes variations des prix et du niveau de l’emploi (comme l’Arménie, le Kazakhstan, la République kirghize, la Moldova et la Fédération de Russie) en vue d’améliorer le ciblage des subventions et de restructurer le régime des retraites, l’indemnisation du chômage et les autres prestations sociales. En République démocratique et populaire lao, les autorités ont été conseillées sur les options possibles en matière de filets de protection sociale dans le contexte de l’effort de réduction des effectifs du secteur public, tandis qu’en Roumanie, l’objectif consistait à mettre au point des mécanismes propres à atténuer l’impact immédiat de la dévaluation sur certains groupes ciblés de la population, ainsi qu’à faire face à une éventuelle hausse des dépenses au titre des prestations de chômage. Le champ de l’assistance technique a été élargi pour viser aussi le renforcement de l’exécution des programmes de lutte contre la pauvreté, en particulier l’amélioration de la gestion des dépenses sociales (comme par exemple au Pérou), Des conseils ont également été fournis dans le but d’aider les autorités à améliorer l’effïcacité-coût des dépenses sociales (en Algérie et dans l’ex-République yougoslave de Macédoine, par exemple) et des régimes de sécurité sociale, tout en préservant le rôle joué par ceux-ci dans la redistribution des revenus en faveur des plus pauvres (notamment au Brésil et en Thaïlande).

Afin de contribuer à améliorer l’efficacité des projets et des programmes publics, notamment des programmes sociaux, le FMI a fourni une vaste assistance technique en matière de gestion des dépenses publiques, aussi bien à des pays en développement qu’à des pays en transition (notamment l’Albanie, la Gambie, la Hongrie, le Liban, le Malawi, la Fédération de Russie, le Turkménistan et l’Ukraine). Dans le cas du Guatemala et du Pérou, l’assistance était explicitement fournie dans le contexte de la conception d’une stratégie de réduction de la pauvreté à moyen terme. Cette assistance visait à établir des institutions et des procédures destinées à suivre, maîtriser et évaluer les dépenses publiques. Une telle évolution devrait accroître la transparence du processus de prise de décision et la responsabilité des décideurs, améliorer l’efficacité-coût et le ciblage des dépenses sociales et autres, et renforcer la conduite de la gestion macroéconomique.

Dans le domaine de la politique fiscale et de l’administration des impôts, les conseils du FMI ont porté principalement sur la réforme de la fiscalité, sur certains impôts (comme la taxe sur la valeur ajoutée ou les impôts généraux sur les revenus), sur la structure des taux d’imposition et sur l’amélioration des procédures de recouvrement. Une attention particulière a été à l’amélioration de l’administration des impôts, parce qu’elle favorise le civisme fiscal et facilite les recouvrements et qu’elle contribue à répartir plus équitablement la pression fiscale.

Dans le domaine des activités des banques centrales, l’assistance technique a porté sur la réforme monétaire et la création d’une nouvelle monnaie, sur la gestion des devises et les opérations de change, sur le développement d’un marché monétaire et d’un système de règlements et de paiements, et sur la réglementation et la surveillance du secteur bancaire. Les améliorations apportées aux capacités institutionnelles ont aidé les pays membres à conduire des politiques macroéconomiques compatibles avec une croissance économique durable et non inflationniste. Elles ont également permis un approfondissement des marchés financiers, facilitant ainsi l’accès au crédit des différents groupes sociaux.

Les conseils relatifs à l’amélioration des statistiques macroéconomiques ont pour but de faciliter l’analyse économique, la formulation et le suivi des politiques économiques et les comparaisons internationales. L’indépendance et l’intégrité des statistiques officielles et leur large diffusion sont essentielles au bon fonctionnement d’une économie de marché et à une bonne gestion des affaires publiques.

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