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L’Actualité en Bref

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
May 2008
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La réforme du FMI recueille un très large soutien

Le 28 avril, le Conseil des gouverneurs du FMI a approuvé à une large majorité une vaste réforme des quotes-parts et du pouvoir de vote au sein de l’institution. Les pays émergents et en développement pourront ainsi participer davantage à la prise de décisions et mieux se faire entendre; en outre, les quotes-parts respectives des pays membres correspondront mieux à leur poids relatif et à leur rôle dans l’économie mondiale.

«Ce vote démontre que l’immense majorité des pays membres du FMI est favorable à la réforme et je les remercie de ce soutien massif», a déclaré le Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn. «Avec un taux de participation de 97,8% des pays membres et un taux d’approbation des réformes de 94,6%, je vois dans ce résultat le début d’une nouvelle légitimité pour le FMI», a-t-il ajouté.

La réforme augmente les quotes-parts relatives de plus des deux tiers des 185 pays membres. Les pays à faible revenu pourront aussi participer davantage aux prises de décisions et se faire mieux entendre grâce au triplement des voix de base—augmentation sans précédent depuis la création du FMI en 1944—et les deux administrateurs représentant des groupes de pays africains pourront nommer chacun un administrateur suppléant de plus.

La restructuration du FMI

Fin avril, le FMI a annoncé qu’il avait terminé la phase de départs volontaires de la restructuration engagée il y a plusieurs mois. L’institution va ainsi pouvoir atteindre ses principaux objectifs: recourir autant que possible aux départs volontaires plutôt qu’aux licenciements et faire mieux correspondre le profil de ses employés aux besoins futurs du FMI.

Dans le cadre de la restructuration, le Directeur général, Dominique Strauss-Kahn, a aussi annoncé son intention de nommer Anoop Singh au poste de Directeur du Département Asie–Pacifique, Masood Ahmed à celui de Directeur du Département Moyen-Orient et Asie centrale, et Barry Potter au poste de Directeur du Bureau de l’audit interne. Ces trois économistes font déjà partie des effectifs du FMI.

Les banques du Sud-Est européen doivent devenir plus efficientes

Selon une étude du FMI, les coûts d’intermédiation élevés des banques de l’Europe du Sud-Est freinent le développement économique de la région. Les coûts d’intermédiation, c’est-à-dire la transformation des dépôts de certains clients en prêts pour d’autres clients, doivent être ramenés plus vite au niveau des pays industriels.

De l’avis du FMI, les pouvoirs publics peuvent faciliter cette évolution en améliorant le climat des affaires, autrement dit en développant les capacités et en exposant davantage les banques à la concurrence.

Quelles entreprises se mondialisent?

Avec l’intégration financière, on a vu un accroissement des flux de capitaux transnationaux, un resserrement des liens entre marchés financiers et une internationalisation accrue des sociétés financières. Nombre d’indicateurs de la mondialisation offrent une vision globale, mais peu vont dans le détail.

Puisant dans un vaste ensemble de données, une nouvelle étude du FMI intitulée International Financial Integration Through Equity Markets: Which Firms and Which Countries Go Global? essaie d’expliquer, par exemple, quelles caractéristiques favorisent ou entravent l’intégration d’un pays ou d’une entreprise aux marchés financiers mondiaux. Il en ressort que l’intégration pourrait ne concerner qu’un petit groupe d’entreprises et de pays.

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