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L’Actualité en Bref

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
March 2008
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Le G7 entérine la réforme du FMI

Les ministres des finances du G7 et les gouverneurs des banques centrales ont exprimé leur soutien à la proposition du FMI de recentrer ses opérations sur les priorités fondamentales et de réduire ses dépenses annuelles de 100 millions de dollars EU en trois ans. Ils ont signalé, en outre, qu’ils étaient disposés à prendre des mesures en vue d’augmenter les revenus de l’institution.

Depuis, les États-Unis ont réitéré leur volonté d’aider le FMI à couvrir son déficit de financement à moyen terme. Ce déficit, dû à la diminution récente des crédits du FMI, devrait s’élever à quelque 400 millions de dollars par an si l’institution ne trouve pas de nouvelles sources de revenus.

«Les États-Unis veilleront à ce que le FMI dispose des moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission fondamentale dans le monde en demandant au Congrès de l’autoriser à vendre une partie de ses stocks d’or», a déclaré le Sous-secrétaire au Trésor américain, M. David H. McCormick, le 25 février, lors d’une allocution au Peterson Institute for International Economics.

«Nous pensons qu’une dotation, financée par la vente d’une fraction des réserves d’or et conjuguée au maintien de la discipline budgétaire, assurera une base de financement solide et durable au FMI», a-t-il précisé. Un comité créé l’an dernier pour examiner les options de financement du FMI à long terme a proposé une telle dotation, mais sa mise en œuvre nécessite l’aval des États membres. M. McCormick et les ministres du G7 ont indiqué que le FMI devait continuer de renforcer sa surveillance des taux de change et poursuivre la réforme de son système de gouvernance.

Réglementation des valeurs mobilières

Selon une étude récente du FMI, la capacité des organismes de réglementation des marchés des valeurs mobilières à remplir efficacement leur mission a été mise à mal dans de nombreux pays par différents facteurs, notamment le manque de pouvoirs juridiques, de ressources, de compétences et de volonté politique. Cette pénurie de capacité est plus prononcée dans les domaines techniquement complexes, comme l’évaluation des actifs, les pratiques de gestion des risques et les contrôles internes.

Si les lacunes de la réglementation des marchés des valeurs mobilières sont un phénomène mondial, elles sont plus marquées dans les pays à faible revenu qu’ailleurs, conclut l’étude.

Les réformes algériennes portent leurs fruits

Les réformes économiques axées sur le marché conduites en Algérie ces dernières années commencent à porter leurs fruits, a relevé le FMI le 11 février, à l’issue de son bilan annuel de l’économie algérienne. Le pays affiche une croissance supérieure (4,6% en 2007, contre 2% en 2006), un faible taux d’inflation et des positions budgétaire et extérieure solides. Le Conseil d’administration du FMI estime que les principaux enjeux de l’Algérie consistent à maintenir la productivité et la croissance hors hydrocarbures à un niveau élevé et à réduire le chômage (il a reculé en 2007, mais demeure élevé, surtout chez les jeunes).

Rencontre FMI–syndicats

Des représentants de la Confédération syndicale internationale (CSI) se rendront à Washington en mars 2008 pour discuter avec le FMI des perspectives économiques mondiales et de l’influence grandissante des instruments de placement collectif tels que les fonds communs d’arbitrage. Cette réunion s’inscrit dans le cadre du dialogue engagé de longue date entre le mouvement syndical international et les institutions de Bretton Woods. «Les syndicats nous apportent souvent des éclairages qui nous permettent de peaufiner les conseils que nous donnons aux pays en matière de politique économique», remarque Richard Harmsen (FMI).

Le FMI intervient dans de nombreux domaines d’importance pour les syndicats. Sa mission fondamentale est de promouvoir la stabilité macroéconomique et une croissance durable, y compris pour permettre aux États membres d’atteindre des taux d’emplois élevés. Le FMI supervise également le fonctionnement et l’évolution du marché du travail, car ces facteurs peuvent avoir des retombées substantielles sur la performance macroéconomique d’un pays. Quand les marchés sont souples et compétitifs, l’économie réagit généralement mieux aux chocs. Et lorsque le coût unitaire du travail est trop élevé, le pays risque de voir sa compétitivité s’effriter, la hausse du coût du travail se répercutant souvent sur les prix.

La CSI a appelé les syndicats des pays à faible revenu à participer davantage à l’élaboration de stratégies de lutte contre la pauvreté dans leur pays. Plus récemment, elle a préconisé le renforcement de la réglementation, de la transparence et de la responsabilité des fonds communs d’arbitrage, des fonds souverains et des opérations de capital-investissement.

17,9 millions de dollars pour l’Afghanistan

Le FMI a approuvé un décaissement de 17,9 millions de dollars en faveur de l’Afghanistan dans le cadre d’un accord triennal au titre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance. Murilo Portugal, Directeur général adjoint, a indiqué que, malgré une situation intérieure difficile, le pays continue d’afficher des résultats satisfaisants dans le cadre du programme du FMI, mais qu’une accélération des réformes structurelles s’imposera.

M. Portugal a signalé que les autorités afghanes ont lancé, avec le Programme alimentaire mondial, un appel conjoint à la distribution de blé dans les zones atteintes par la pénurie. «Les transferts en espèces, prélevés sur l’enveloppe budgétaire existante, devraient aller aux ménages vulnérables afin d’atténuer les retombées de la hausse du prix du blé sur les pauvres», a-t-il déclaré.

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