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La réponse du FMI: Évaluation des conseils du FMI sur les taux de change

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
June 2007
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Le FMI a déjà commencé à modifier son cadre de surveillance des taux de change suivant les recommandations du dernier rapport du Bureau indépendant d’évaluation (BIE) sur les conseils du FMI en matière de politique de change, affirme le Directeur général, Rodrigo de Rato.

Il s’agit notamment de renforcer les outils d’analyse du taux de change, de mieux intégrer l’analyse du secteur financier dans la surveillance exercée par le FMI, et de résoudre les problèmes d’importance planétaire au moyen de consultations multilatérales entre les principaux acteurs de l’économie mondiale, déclare M. de Rato. Le FMI cherche aussi à préciser les paramètres de son action en matière de surveillance en actualisant la fameuse Décision de 1977 sur la surveillance des politiques de change.

Qualifiant le rapport de contribution utile au débat sur l’amélioration du travail du FMI sur les taux de change, M. de Rato relève cependant quelques lacunes. «Le rapport du BIE regorge d’informations précieuses. Mais parce qu’il ne mentionne pas les initiatives spécifiques lancées dans ce domaine depuis 2005, son applicabilité s’en trouve quelque peu diminuée. En outre, ses conclusions ne sont pas entièrement étayées par les faits.»

Mark Allen, Directeur du Département de l’élaboration et de l’examen des politiques, affirme qu’il n’est pas surpris que le BIE identifie des domaines où l’analyse des taux de change par le FMI pourrait être renforcée. «La surveillance des taux de change est un grand défi. Il n’existe pas de théories économiques convenues pour analyser de nombreuses questions relatives au taux de change. De plus, beaucoup de ces questions relèvent du domaine politique et sont sensibles aux forces du marché.» Cependant, à l’instar du Directeur général, les services du FMI signalent que le rapport ignore une grande partie de ses propres données positives sur la qualité du travail de l’institution ainsi que les progrès accomplis pendant la période visée, et il s’appuie parfois sur des attentes irréalistes quant à la capacité du FMI à influencer ses pays membres.

En examinant le rapport du BIE le 9 mai, le Conseil d’administration s’en est réjoui, en observant que l’évaluation est «une contribution importante pour s’assurer que le FMI reste sensible à l’évolution rapide de l’économie mondiale». Les administrateurs ont souligné «la responsabilité partagée du Conseil, de la direction et des services du FMI — ainsi que des autorités nationales — dans la poursuite de ces objectifs».

M. de Rato a annoncé que le FMI fera des propositions spécifiques au Conseil sur le suivi des recommandations du BIE au cours des prochains mois.

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