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Actualité: Réunions de printemps: économie mondiale et réforme du FMI

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
April 2007
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Les principaux responsables mondiaux des finances et du développement vont examiner les perspectives de l’économie mondiale et évaluer les progrès accomplis dans le cadre de la stratégie à moyen terme du FMI au cours des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, qui se tiendront à Washington, les 14 et 15 avril. Le Directeur général du FMI, Rodrigo de Rato, présentera un rapport au Comité monétaire et financier international (CMFI) du FMI en indiquant les progrès accomplis sur une série de questions essentielles depuis l’Assemblée annuelle FMI–Banque mondiale, qui s’est tenue en septembre dernier à Singapour.

Le CMFI, présidé par M. Gordon Brown, Chancelier de l’Échiquier du Royaume-Uni, examinera les perspectives de l’économie mondiale. Malgré les récentes turbulences sur les marchés financiers et les préoccupations soulevées par le marché du logement aux États-Unis, les Perspectives de l’économie mondiale du FMI prédisent que la croissance mondiale restera vigoureuse, bien qu’à un rythme quelque peu réduit (voir pages 84–85). M. de Rato devrait informer le CMFI, principal comité consultatif des gouverneurs du FMI, des progrès accomplis dans la correction des déséquilibres des paiements mondiaux grâce aux consultations multilatérales. M. Pascal Lamy, Directeur de l’OMC, fera le point sur les négociations commerciales.

Réforme du FMI

Le CMFI avait approuvé la stratégie à long terme de M. de Rato pour le FMI en mai dernier lors des réunions de printemps. Depuis, l’institution, qui compte 185 membres, s’est efforcée de réformer son fonctionnement dans plusieurs domaines, notamment sa surveillance des économies aux niveaux mondial, régional et national, l’assistance aux pays à faible revenu, la gouvernance du FMI et la position de son revenu.

Surveillance. Le FMI modernise le cadre de la surveillance et renforce le suivi et l’évaluation du secteur financier et des marchés de capitaux (voir pages 94–95). Il débat aussi avec les pays membres des révisions éventuelles à apporter à sa démarche de surveillance des taux de change. Toutefois, M. de Rato a déclaré le 9 avril dans un discours au Peterson Institute for International Economics à Washington qu’il y avait des limites aux possibilités d’action du FMI. Selon M. de Rato, ≪Le FMI peut donner des conseils, mais nous ne pouvons pas et ne devons pas dicter aux pays membres le choix de leur régime de change, leur politique d’intervention ou le niveau de leur taux de change. En fait, dans un monde de marchés financiers globalisés, il y a des limites à ce que les pays peuvent faire pour influencer le niveau des taux de change. L’époque où un groupe de ministres des finances pouvait se réunir dans une chambre d’hôtel pour décider de la valeur des monnaies est révolue.≫

Consultations multilatérales. Le FMI a tenu au cours de l’année passée des réunions avec les représentants d’économies importantes — Arabie Saoudite, Chine, États-Unis, Japon et zone euro — pour débattre des moyens de réduire progressivement les déséquilibres des paiements mondiaux tout en préservant la croissance économique mondiale. Dans son discours du 9 avril, M. de Rato a déclaré que le FMI cherchait à consolider l’accord sur une démarche de réduction graduelle de ces déséquilibres. Selon lui, le travail est ≪bien avancé≫, et il pourra donner plus de détails après les discussions avec le CMFI.

Pays à faible revenu. M. de Rato a déclaré que le FMI se concentrerait sur ce qu’il fait le mieux et qui aide le plus les pays à faible revenu. Selon lui, le rapport récemment paru du Comité Malan sur la collaboration entre le FMI et la Banque mondiale va dans la même direction. Il a ajouté qu’il espérait qu’un nombre croissant de pays allait s’intéresser de plus en plus à l’instrument de soutien à la politique économique du FMI (voir pages 92–93).

Quotes-parts et participation aux décisions. Le FMI mène actuellement un processus de réforme qui devrait durer deux ans afin de mettre à jour la représentation des pays membres et de moderniser la gouvernance de l’institution vieille de 62 ans (Bulletin, 5 mars 2007). Après une première série d’augmentations ponctuelles en septembre dernier pour quatre économies dynamiques qui étaient manifestement sous-représentées (Chine, Corée, Mexique et Turquie), le FMI a entamé la deuxième phase, plus ambitieuse, du processus de réforme. Le CMFI examinera les progrès déjà accomplis, mais on n’attend pas de propositions sur le calcul des quotes-parts avant la prochaine Assemblée annuelle.

Revenu du FMI. M. Andrew Crockett, président d’un comité qui a examiné d’autres moyens de financement pour le FMI, a été invité à informer les responsables des propositions qui ont été présentées à la fin de janvier. Elles concernent le placement d’une partie des ressources tirées des quotes-parts pour obtenir un revenu régulier et des ventes d’or limitées (environ un huitième des avoirs du FMI en or) pour établir un fonds de dotation générateur de revenus (Bulletin, 19 février 2007).

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