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Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
February 2006
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Le FMI recentre ses travaux sur le secteur financier

Le 1er février, le Directeur général du FMI, Rodrigo de Rato, a annoncé des propositions visant à créer un nouveau département «qui sera un pôle d’excellence sur tous les aspects du travail du FMI dans le secteur financier, les marchés des capitaux et la politique monétaire». Ce département, qui deviendra opérationnel à la mi-2006, résultera de la fusion des actuels Département des marchés des capitaux internationaux et Département des systèmes monétaires et financiers. M. de Rato a aussi annoncé la mise en place du Comité consultatif pour le secteur financier, qu’il présidera, afin de piloter la fusion et de coordonner le travail du FMI sur le secteur financier.

Durant ses soixante années d’existence, le FMI s’est adapté à l’évolution de la situation économique internationale pour répondre aux besoins de ses membres, a déclaré M. de Rato, et «ce défi est rarement aussi important pour l’efficacité future du FMI que dans un contexte d’évolution rapide des marchés des capitaux». Cette restructuration «placera les questions financières au cœur du travail de l’institution et mettra mieux notre expertise au service de nos 184 pays membres».

M. de Rato a ajouté: «en fusionnant des activités actuellement dispersées dans plusieurs départements, nous allons améliorer la cohésion de notre travail et utiliser efficacement nos ressources. Je considère cette fusion comme une évolution logique du travail que fait le FMI dans ce domaine depuis quelques années. Je suis particulièrement ravi de constater, en discutant avec nos services ces dernières semaines, que la proposition est appuyée et internalisée».

La décision découle d’un examen approfondi au sein de la direction, y compris dans le Rapport du Directeur général sur la stratégie à moyen terme du FMI, publié en septembre 2005. Elle fait suite à une étude réalisée par un groupe de travail dirigé par William J. McDonough (voir communiqué de presse n° 05/132).

La recherche d’un directeur pour le nouveau département commencera sous peu.

Oman: cap sur la diversification économique et la création d’emplois

Le PIB réel d’Oman s’est accru de 4,5 % en 2004 et 3,8 % en 2005. Malgré la baisse de la production pétrolière, la croissance se poursuit et le pays a réalisé des avancées notables dans la diversification de son économie, a indiqué le FMI dans son bilan annuel. Le surcroît de recettes dû au renchérissement du pétrole a permis de développer les secteurs non pétroliers et de créer des emplois. Ces secteurs ont progressé de 8 % en 2004 et 6 % en 2005 sous l’effet des exportations de produits manufacturés, des BTP et des services, y compris le tourisme.

Le secteur bancaire demeure solide grâce au renforcement du contrôle, à des pratiques de crédit saines et à la vigueur de l’économie. L’«omanisation» de la main-d’œuvre (programme privilégiant l’éducation nationale et la création d’emplois) continue. La privatisation a été accélérée par une loi de 2004 favorisant la participation étrangère au capital des sociétés privatisées; la privatisation partielle de la société de télécommunications (Omantel); et l’agrément d’un deuxième opérateur de téléphonie mobile.

Le Conseil d’administration a félicité les autorités pour leur stratégie de développement axée sur l’extérieur et leur gestion macroéconomique saine, qui ont permis de développer rapidement les secteurs non pétroliers, de stabiliser le système monétaire et financier, de réaliser d’importants excédents budgétaires et d’accumuler des avoirs extérieurs. Il a recommandé de poursuivre la diversification économique et la création d’emplois, et a salué les mesures visant à promouvoir l’activité du secteur privé et la croissance économique par des réformes structurelles.

Le Conseil a recommandé de renforcer le processus budgétaire en améliorant le suivi des dépenses discrétionnaires et en protégeant les dépenses publiques contre les fluctuations à court terme des cours du pétrole. Il a souligné l’importance de préserver les dépenses d’éducation et de santé, et a salué l’intention des autorités de privatiser les services publics, ce qui permettra de réduire les subventions et d’accroître les dépenses prioritaires.

Le Conseil a salué la mise en œuvre des recommandations de l’évaluation du secteur financier réalisée par le FMI et la Banque mondiale ainsi que l’amélioration du cadre juridique et judiciaire pour une croissance tirée par le secteur privé. Il a félicité les autorités d’avoir privilégié la formation et l’éducation, et les a encouragées à geler temporairement la hausse des quotas d’omanisation jusqu’à ce que la formation soit bien avancée.

Oman
200120022003Prév.

2004
Proj.1

2005
(variation en pourcentage)
PIB réel7,52,31,94,53,8
PIB réel pétrolier3,5−2,1−5,9−3,2−1,5
PIB réel non pétrolier9,84,75,88,06,0
Indice des prix à la consommation−0,8−0,20,20,81,9
(pourcentage du PIB)
Recettes et dons de l’administration centrale45,644,745,547,547,6
Recettes pétrolières37,135,535,239,140,0
Solde budgétaire8,55,44,44,710,5

D’après les intentions de politique économique et les projections de PIB réel des services du FMI.

Sources: autorités omani et estimations des services du FMI.

D’après les intentions de politique économique et les projections de PIB réel des services du FMI.

Sources: autorités omani et estimations des services du FMI.

La République Centrafricaine doit créer les conditions nécessaires à la relance économique

La situation économique et sociale de la République Centrafricaine (RCA) n’a cessé de se dégrader au cours des dix dernières années, à cause de la mauvaise gestion économique et des troubles politicomilitaires qui ont abouti au coup d’État de mars 2003, a déclaré le FMI dans son bilan annuel. En conséquence, le stock de capital du pays s’est effrité, le secteur formel s’est contracté et la production des cultures de rapport a pratiquement cessé. Mais la sécurité s’est maintenant améliorée et des élections présidentielle et législatives se sont déroulées dans le calme entre mars et mai 2005, augurant l’avènement de la démocratie.

Le PIB réel n’a progressé que de 1 % en 2004 en raison de la stagnation de l’activité dans la plupart des secteurs. Les finances publiques restent précaires, les recettes ayant atteint 8 % seulement du PIB en 2004, et les autorités ont du mal à maîtriser les dépenses, notamment les salaires du secteur public, d’où l’accumulation des arriérés de paiements intérieurs et extérieurs. Les mesures axées sur les recettes ont été entravées par le laxisme de l’administration fiscale et douanière, attribuable en partie à la corruption. La masse salariale galopante a absorbé une part disproportionnée des rares ressources nationales.

Le Conseil d’administration du FMI a félicité les autorités d’avoir mené à bien des élections pacifiques et amélioré la sécurité. Il a indiqué que le pays doit renforcer la paix et la sécurité, créer un environnement propice à l’activité du secteur privé pour relancer la croissance, et améliorer la situation sociale. Pour ce faire, les autorités devront stabiliser les finances publiques et rationaliser la prestation des services publics.

En outre, les administrateurs ont exhorté les autorités à prendre des mesures vigoureuses pour contenir la masse salariale du secteur public; conjuguée au paiement ponctuel des salaires, cette mesure sera essentielle pour assurer et préserver la stabilité financière. Ils ont salué l’adoption récente d’un plan de trésorerie mensuel et d’une meilleure identification des dépenses au stade de l’engagement. Ils ont enfin exhorté les autorités à renforcer le recouvrement de l’impôt, à améliorer l’administration fiscale et douanière, et à démontrer leur détermination à combattre la corruption.

République Centrafricaine
200120022003Prév.

2004
Proj.

2005
(variation en pourcentage)
PIB réel0,3−0,6−7,61,32,2
Prix à la consommation (moyenne)3,82,34,4−2,22,4
(pourcentage du PIB)
Solde budgétaire global1−0,9−1,2−3,1−2,2−1,3
Solde budgétaire au sens étroit20,31,0−2,1−2,7−1,3
Solde des transactions courantes−2,5−3,1−4,9−4,3−3,9

Base engagements, dons inclus.

Hormis les paiements d’intérêts, l’investissement financé de l’extérieur et les dons.

Sources: autorités centrafricaines et estimations et projections des services du FMI.

Base engagements, dons inclus.

Hormis les paiements d’intérêts, l’investissement financé de l’extérieur et les dons.

Sources: autorités centrafricaines et estimations et projections des services du FMI.

Grèce: corriger les déséquilibres pour préserver la croissance

L’économie grecque est en forte croissance depuis plusieurs années, grâce à la chute des taux d’intérêt, l’essor rapide du crédit au secteur privé, et l’orientation budgétaire expansionniste, selon le bilan annuel du FMI. Mais, des déséquilibres macroéconomiques sont apparus. En 2004, le déficit des administrations publiques a grimpé à 6,6 % du PIB, le solde primaire est devenu déficitaire, et la dette publique a atteint 109 % du PIB. L’inflation a dépassé constamment la moyenne de la zone euro, diminuant la compétitivité et la part du pays sur les marchés d’exportation. En outre, le marché du travail est caractérisé par un chômage élevé et un faible taux d’activité.

Le Conseil d’administration du FMI a salué la forte croissance du pays et estimé que ses perspectives restent prometteuses. À cause des déséquilibres, a-t-il souligné, il est primordial d’assainir les finances publiques. Le Conseil s’est réjoui de l’intention des autorités de réduire le déficit budgétaire en 2005 et d’accentuer cette réduction en 2006. Il les a encouragées à équilibrer le budget avant la fin de la décennie.

Selon le Conseil, il sera essentiel à terme d’accroître la productivité et la compétitivité. Afin d’améliorer les marchés des produits et du travail, les autorités ont baissé l’impôt des sociétés, assoupli les heures supplémentaires, adopté une nouvelle loi sur la concurrence, libéralisé les marchés du gaz et de l’électricité, simplifié la création des entreprises, rationalisé la gestion et le contrôle des sociétés d’État, et créé un nouveau cadre de partenariat public-privé.

Les administrateurs ont salué ces réformes et exhorté les autorités à les renforcer en simplifiant le régime fiscal, en renforçant l’administration fiscale, en allégeant le fardeau administratif des entreprises, en libéralisant les marchés du gaz et de l’électricité, en réduisant les restrictions à l’emploi, et en assouplissant le salaire minimum.

Grèce
200220032004Proj.

2005
Proj.

2006
(variation en pourcentage)
PIB réel3,84,64,73,53,3
Crédit intérieur1 (fin d’année)8,53,07,710,1
(pourcentage)
Taux de chômage10,39,710,510,010,0
IPC (en moyenne)3,93,43,03,63,3
(pourcentage du PIB)
Dette brute des administrations publiques112109109108104
Solde des transactions courantes−6,0−5,6−3,8−3,2−3,6

Estimations des services du FMI. Données les plus récentes pour septembre (crédit intérieur, taux de rémunération des dépôts); octobre (rendement des obligations d’État); et août (M3). Sources: Service statistique national de la Grèce; Ministère de l’économie nationale de la Grèce; Banque de Grèce; FMI, Perspectives de l’économie mondiale; estimations et projections des services du FMI.

Estimations des services du FMI. Données les plus récentes pour septembre (crédit intérieur, taux de rémunération des dépôts); octobre (rendement des obligations d’État); et août (M3). Sources: Service statistique national de la Grèce; Ministère de l’économie nationale de la Grèce; Banque de Grèce; FMI, Perspectives de l’économie mondiale; estimations et projections des services du FMI.

Pour en savoir plus, voir les notes d’information au public n° 05/165 (Oman), n° 05/158 (RCA) et n° 06/03 (Grèce) sur le site Internet du FMI (www.imf.org).

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