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Actualité: La résurgence du Brésil

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
January 2006
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Le Directeur général du FMI, Rodrigo de Rato, a visité le Brésil les 10 et 11 janvier, à l’invitation du Président Luíz Inácio Lula da Silva, pour marquer l’apurement des obligations du pays envers l’institution (15,6 milliards de dollars environ) en décembre 2005. Ce remboursement anticipé, qui survient deux ans avant l’échéance, a été rendu possible par une nette amélioration de la position extérieure du Brésil, caractérisée par le doublement des exportations depuis 2002, le regain de confiance dans l’économie et l’accroissement des flux de capitaux, qui ont rétabli les réserves extérieures à des niveaux plus confortables.

En rencontrant à Brasilia le Président Lula, le Ministre des finances, Antonio Palocci, le Président de la Banque centrale, Henrique Meirelles, et d’autres hauts responsables, M. de Rato a salué les progrès économiques du Brésil depuis sa dernière visite en septembre 2004. Il a noté que l’application rigoureuse de politiques macroéconomiques prudentes a permis aux autorités de jeter les bases d’une reprise soutenue de la croissance et de l’emploi, d’une baisse continue de l’inflation et de progrès sensibles dans la réduction de la pauvreté et des inégalités. De plus, le Brésil a tiré pleinement parti d’un environnement économique mondial généralement favorable pour stimuler les échanges, accroître les réserves internationales et réduire sa dette extérieure, rehaussant ainsi la confiance des marchés envers l’économie.

Pour le Président Lula, un message crucial a émané de sa réunion avec M. de Rato: «grâce à une politique économique cohérente et aux efforts soutenus du gouvernement et de la société tout entière, le Brésil peut affirmer, à lui-même et au monde entier, sa capacité de voler de ses propres ailes et sa volonté de poursuivre sa progression sans plus avoir besoin de l’aide d’urgence naguère accordée par le FMI». Dans le même ordre d’idées, M. de Rato a noté que le Brésil «a enfin tourné la page sur une longue période d’instabilité macroéconomique. Par conséquent, il ne devrait plus connaître ni décennies perdues, ni crises de la dette, ni montages financiers d’urgence».

Il n’empêche que le Brésil doit encore relever maints défis pour réaliser pleinement son potentiel de croissance soutenue, d’amélioration du niveau de vie et de résistance accrue aux chocs. «Nous devons toujours nous rappeler, a ajouté M. Lula, que des moments comme celui-ci ne signifient pas que nous ayons le temps de nous reposer sur nos lauriers. Malgré les progrès notables réalisés ces trois dernières années, nous sommes parfaitement conscients que beaucoup reste à faire.» La première des priorités est de continuer à appliquer des politiques saines et à accélérer les réformes structurelles, y compris «la promotion des infrastructures, la création d’un environnement propice aux affaires et la simplification de la structure fiscale», a-t-il précisé. M. de Rato a souligné qu’«il ne faut ménager aucun effort pour s’assurer que les programmes sociaux de l’État, qui ont fait reculer la pauvreté au Brésil, continuent d’assister les plus démunis afin qu’ils bénéficient de la stabilité et de la croissance macroéconomiques».

À l’issue de sa visite, M. de Rato a déclaré que «même si le Brésil n’est plus débiteur du FMI, l’institution continuera à jouer un rôle majeur de conseiller et dialoguera avec le pays sur les questions économiques mondiales pour lesquelles le Brésil est un acteur important. Au FMI, nous sommes disposés à soutenir autant que possible les autorités brésiliennes dans leur détermination à promouvoir le progrès économique et les réformes». Selon le Président Lula, la visite de M. de Rato prouve que les relations entre le Brésil et le FMI «ne cesseront pas avec le remboursement de notre dette. Bien au contraire, le niveau et la qualité de nos relations évoluent».

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