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Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
April 2006
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Afrique: combattre la corruption et tirer le meilleur parti de l’IADM

Le FMI prévoit que la croissance du PIB de l’Afrique subsaharienne atteindra 5,4 % en 2006, troisième année consécutive d’une croissance supérieure à 5 %, a déclaré le Directeur général du FMI, Rodrigo de Rato, lors d’une conférence de presse à Lusaka (Zambie), le 16 mars. Toutefois, il a prévenu que le continent doit accélérer sa croissance pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), et il a exhorté les dirigeants africains à utiliser à bon escient le surcroît d’aide.

M. de Rato en était à sa quatrième visite en Afrique subsaharienne depuis qu’il a pris les rênes du FMI et à sa première visite depuis l’adoption de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM), qui a annulé la dette de 19 pays pauvres très endettés, dont 13 pays subsahariens, envers l’institution.

Prenant la parole à Lusaka lors d’une table ronde réunissant des ministres des finances, des parlementaires, des représentants de la société civile et des journalistes de l’Éthiopie, du Ghana, du Malawi, du Mozambique, de l’Ouganda, de la Tanzanie et de la Zambie, le Directeur général a réitéré la détermination de la communauté internationale à accroître sensiblement son aide aux pays à faible revenu pour leur permettre de réaliser les OMD. Mais il a souligné que les gouvernements africains doivent élaborer des cadres de politique économique facilitant l’utilisation effective des ressources pour atteindre les objectifs prévus, surtout en matière d’éducation et de santé, et notamment les mesures visant à combattre la pandémie du VIH/sida. En outre, il a évoqué les moyens par lesquels le FMI pourrait aider les pays d’Afrique dans le cadre de sa nouvelle stratégie à moyen terme, y compris des conseils pour résoudre les problèmes liés à l’accroissement des flux d’aide. Selon M. de Rato, les pays africains et la communauté internationale doivent veiller à ce que la dette annulée ne soit pas vite remplacée par de nouvelles dettes peut-être assorties de conditions plus défavorables.

En Zambie, M. de Rato a rencontré le Président Levy Mwanawasa, le Ministre des finances, Ng’andu Magande, et d’autres membres de l’équipe économique zambienne. «La Zambie a poursuivi une stratégie de promotion de la stabilité macroéconomique et de la bonne gestion du secteur public, favorisant une croissance vigoureuse des secteurs financier et privé», a-t-il déclaré devant la presse au terme de sa visite. «Le FMI est ravi d’appuyer ces efforts.»

Avant d’arriver en Zambie, le Directeur général a prononcé le discours liminaire au sommet de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) en Guinée équatoriale, le 15 mars. Il a déclaré qu’il est temps pour l’Afrique de consacrer de vigoureux efforts à la réforme de son économie et à la promotion du commerce par la réduction des tarifs. Ancien ministre de l’économie de l’Espagne, M. de Rato a recommandé de renforcer la transparence et l’obligation de rendre compte au public dans les pays producteurs de pétrole, qui ont eu des recettes exception-nelles grâce à la récente flambée des cours. Cinq des six pays membres de la CEMAC sont exportateurs de pétrole.

«La corruption est un fléau qu’il faut combattre», a-t-il déclaré, d’où l’importance d’utiliser sagement les recettes pétrolières. «Bien des gens n’ont pas bénéficié de cette manne», a-t-il poursuivi, en évoquant la faiblesse des indicateurs sociaux dans la zone CEMAC. Le Directeur général a rencontré les chefs d’État de la Guinée équatoriale, du Gabon, de la République Centrafricaine, de la République du Congo et de São Tomé-et-Príncipe. Il a également signé avec le Président Obiang de la Guinée équatoriale un accord de services pour un projet d’assistance technique de deux ans qui démarrera bientôt.

En marge des réunions officielles, M. de Rato a visité des orphelinats en Guinée équatoriale et en Zambie. Il leur a offert des dons de 5.000 dollars chacun au nom du FMI.

Le FMI établit un nouvel AFRITAC

Le FMI a annoncé l’ouverture d’un troisième Centre régional d’assistance technique en Afrique (AFRITAC) pour servir les pays membres de la CEMAC (Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, République Centrafricaine, République du Congo et Tchad), ainsi que le Burundi et la République démocratique du Congo. Ce centre, qui sera situé à Libreville (Gabon), devrait démarrer ses activités avant janvier 2007.

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