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Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
November 2006
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Comment mesurer le progrès économique?

La qualité du climat des affaires mobilise de plus en plus l’attention des investisseurs et des pouvoirs publics. Un récent forum du Cato Institute a mis en vedette deux rapports bien connus qui contribuent à promouvoir les réformes en attribuant une note aux aspects essentiels du climat des affaires. Siméon Djankov (Banque mondiale) et James Gwartney (Florida State University) y ont présenté, respectivement, la dernière édition de Doing Business 2007, publication conjointe de la Société financière internationale et de la Banque mondiale, et de Economic Freedom of the World 2006, du Fraser Institute. Les deux rapports font ressortir les progrès réalisés dans de nombreux pays africains.

Promouvoir la liberté économique

À maints égards, a déclaré M. Gwartney, la liberté économique «est aussi importante que la démocratie». Economic Freedom of the World cherche à mesurer le degré auquel les politiques et institutions d’un pays favorisent la croissance et la prospérité. Il analyse 38 points de données dans cinq domaines: taille de la fonction publique; structure juridique et sécurité des droits de propriété; accès à une monnaie saine; liberté de commerce international; réglementation du crédit, du travail et des affaires. Dans le plus récent rapport, la RAS de Hong Kong s’est classée au premier rang en matière de liberté économique, suivie de Singapour, de la Nouvelle-Zélande, de la Suisse et des États-Unis. Le plus grand bond dans le classement a été enregistré par le Ghana, Israël, l’Ouganda, la Jamaïque et la Hongrie.

Stimuler la concurrence

Lancé en 2004, le rapport Doing Businessévalue 175 économies selon la facilité d’y mener une activité commerciale. L’édition 2007 met l’accent sur la réforme réglementaire, examinant 213 réformes dans plus de 100 pays et mettant en évidence les pratiques optimales des pouvoirs publics.

Comme l’indique l’un des auteurs du rapport, l’évaluation quantitative et le classement reposent sur le principe suivant: «les objectifs mesurables sont réalisables». Les données comparatives peuvent à la fois stimuler la concurrence et donner aux autorités et aux gouvernements la capacité de s’inspirer des autres pays pour établir un ordre de priorité dans les réformes. Le classement a donc un impact, a affirmé M. Djankov. Certains pays orientent désormais leurs efforts de réforme sur des lois et des règlements pouvant entraîner un meilleur classement. Dans ce sens, Doing Business a atteint son double objectif: «encourager les réformateurs et embarrasser les réfractaires». Dans le rapport 2007, Singapour se classe au premier rang, détrônant ainsi la Nouvelle-Zélande, qui glisse en deuxième position.

Le désir d’avancer dans le classement est sans doute un facteur qui motive la réforme législative et économique dans certains pays africains. À cet égard, M. Djankov a relevé l’observation, formulée dans le récent Doing Business, que l’Afrique est la troisième région du monde pour ce qui est du rythme des réformes. Deux tiers des pays africains ont réalisé au moins une réforme, la Tanzanie et le Ghana faisant partie des 10 principaux réformateurs au niveau mondial.

Ces deux pays ont, par exemple, réduit les frais de transfert de propriété et accéléré les formalités de dédouanement en simplifiant les procédures et en adoptant de nouvelles technologies. La Côte d’Ivoire a supprimé l’exigence d’obtenir un permis ministériel pour le transfert d’une propriété et réduit les délais y afférents. Le Burkina Faso a raccourci la période requise pour lancer une entreprise, et le Rwanda a abrogé une loi datant de l’époque coloniale qui n’autorise qu’un notaire pour l’ensemble du pays.

Il subsiste des obstacles à l’expansion du secteur privé en Afrique, mais ces réformes sont assurément un pas dans la bonne direction pour un développement robuste et continu.

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