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Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
November 2006
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Murilo Portugal remplace Agustín Carstens

Le Brésilien Murilo Portugal a été proposé au poste de Directeur général adjoint du FMI, en remplacement d’Agustín Carstens. En annonçant cette proposition, le Directeur général du FMI, Rodrigo de Rato, a déclaré que M. Portugal, jusqu’alors Vice-Ministre des finances du Brésil, a des qualifications idéales pour succéder à M. Carstens, qui a démissionné le 16 octobre pour se joindre à l’équipe de transition du nouveau Président mexicain, Felipe Calderon.

Selon M. de Rato, M. Portugal, qui est âgé de 58 ans, «a des compétences en économie et une riche expérience dans la gestion d’une grande économie de marché émergente; de surcroît, il connaît très bien le FMI pour y avoir travaillé comme Administrateur pendant sept ans, de 1998 à 2005. Il a aussi été Administrateur à la Banque mondiale entre 1996 et 2000.

En acceptant sa nomination, M. Portugal s’est dit ravi de la possibilité de revenir travailler au FMI, institution qui a un personnel de calibre exceptionnel et une grande tradition de consensus. Il s’agit d’une rare occasion de servir les 184 pays membres de l’institution au moment crucial où celle-ci amorce l’exécution de sa stratégie à moyen terme, a-t-il déclaré. Par ailleurs, M. Portugal a formulé le souhait que son expérience de sept ans au Conseil d’administration du FMI et ensuite au gouvernement brésilien lui permettra de contribuer à un dialogue plus efficace entre le FMI et tous ses membres.

Diplômé en droit et en économie, M. Portugal a fait ses études à l’Universidade Federal Fluminense de Rio de Janeiro et aux universités de Cambridge et de Manchester au Royaume-Uni. Il a été haut fonctionnaire au Brésil, notamment Secrétaire au Trésor national et Administrateur de la banque centrale du Brésil, et il a occupé divers postes importants à la Présidence de la République et aux Ministères des finances et du plan.

Avant de nommer M. Portugal, M. de Rato a consulté le Conseil d’administration du FMI sur les qualifications requises pour le poste. Le Conseil d’administration devrait approuver la nomination de M. Portugal dans les prochains jours.

M. Carstens démissionne pour participer à la transition au Mexique

Le 16 octobre, Agustín Carstens a démissionné de son poste de Directeur général adjoint du FMI pour rallier l’équipe de transition de Felipe Calderon, Président élu du Mexique, qui prendra ses fonctions le 1er décembre.

M. Carstens, qui a été Vice-Ministre des finances de son pays avant d’intégrer l’équipe de direction du FMI en 2003, a apporté une contribution importante à l’institution, a déclaré le Directeur général. Selon Rodrigo de Rato, M. Carstens a «donné une forte impulsion» aux efforts visant à «accroître l’efficacité de notre assistance technique. Il a bien compris qu’une bonne politique de surveillance et de prêt doit être étayée par une solide assistance technique axée sur le renforcement des dispositifs institutionnels.»

En outre, M. Carstens a été un «promoteur infatigable de relations étroites avec les pays membres» et un «excellent ambassadeur du FMI, jouissant d’une grande crédibilité auprès des autorités», a ajouté M. de Rato. Il a renforcé le travail du FMI sur les questions financières et «a attiré constamment l’attention de la communauté internationale sur l’importance du bon fonctionnement des systèmes financiers. Il a mis en évidence les coûts économiques et budgétaires des faillites bancaires ainsi que le rôle des systèmes financiers dans la promotion de la croissance et du développement.»

Outre le poste de Vice-Ministre des finances, M. Carstens a exercé diverses fonctions à la banque centrale du Mexique et représenté son pays au Conseil d’administration du FMI en 1999–2000.

Dans une déclaration d’adieu, M. Carstens, âgé de 48 ans, a indiqué qu’il avait pensé passer cinq ans au FMI. «C’est donc à regret que je quitte l’institution aujourd’hui pour servir mon pays.»

Le FMI déclare le Kirghizistan admissible à l’allégement de la dette

La République kirghize est admissible à une assistance au titre de l’initiative renforcée FMI–Banque mondiale en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), a annoncé le FMI. En février 2005, l’institution a approuvé un prêt d’environ 13 millions de dollars dans le cadre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) pour appuyer le programme économique de ce pays d’Asie centrale. Peuplée de 5,3 millions d’habitants, la République kirghize est aussi un «pays exclusivement IDA», ce qui lui donne droit à un financement composé à 100 % de dons de l’Association internationale de développement (IDA), guichet concessionnel de la Banque mondiale, pour 2006/07.

En annonçant cette mesure le 13 octobre, Agustín Carstens, ex-Directeur général adjoint du FMI, a déclaré: «les administrateurs ont convenu que la République kirghize est admissible à un allégement de dette au titre de l’initiative PPTE renforcée en raison de son lourd endettement extérieur—même après l’application des mécanismes classiques de désendettement—et de son statut de pays FRPC et exclusivement IDA». Fin 2004, sa dette extérieure dépassait le seuil de viabilité établi dans le cadre de l’initiative PPTE.

L’allégement escompté devrait créer l’espace budgétaire voulu pour que le pays puisse réduire davantage la pauvreté dans les prochaines années et atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement, en relevant notamment les dépenses sociales et les investissements publics de haute qualité. Le FMI a déjà approuvé des mesures similaires pour 29 pays, dont 25 en Afrique.

Malgré un environnement politique difficile, les autorités kirghizes préservent la stabilité macroéconomique et poursuivent résolument des réformes que le FMI juge essentielles pour créer un climat plus propice à l’amélioration du niveau de vie et pour réduire nettement la pauvreté dans un contexte de faible inflation. La croissance devrait atteindre 4 % à 5 % en 2006, marquant ainsi une reprise par rapport à la légère contraction de la production observée l’année dernière.

Perspectives régionales

Dans l’ensemble de la région Asie centrale (Kazakhstan, Ouzbékistan, République kirghize et Tadjikistan), la croissance devrait s’établir en moyenne à 8 % environ cette année, a déclaré David Owen (Département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI) en présentant, le 16 octobre à Almaty (Kazakhstan), la dernière édition des Perspectives économiques régionales. Les résultats macroéconomiques de la région restent excellents, mais le rapport souligne la nécessité de politiques visant à endiguer l’inflation galopante et les emprunts excessifs. «Ce sera la septième année consécutive de croissance égale ou supérieure à 8 %, performance soutenue qui a quasiment doublé le PIB réel de la région ces dix dernières années», a poursuivi M. Owen.

En 2007, la croissance régionale restera autour de 7 % à 8 %, en moyenne, et l’inflation devrait fléchir légèrement. Mais des risques persistent. En particulier, la région est largement tributaire du pétrole et d’autres produits de base dont les prix sont instables. La situation pourrait aussi se dégrader si la croissance mondiale devait ralentir ou les conditions du marché financier se resserrer, ce qui pourrait réduire sensiblement les entrées de capitaux dans la région.

Selon le rapport, les progrès des quatre pays dans l’accumulation des réserves et la réduction de la dette ont amélioré la position régionale, mais ces derniers doivent continuer à appliquer des politiques visant à accroître leur résilience. Par exemple, ils pourraient limiter les pressions inflationnistes en resserrant la politique monétaire et en favorisant l’appréciation du taux de change nominal pour faire face à l’afflux continu de capitaux étrangers.

Les gouvernements de la région doivent se prémunir contre un nouveau cycle d’endettement extérieur excessif, public ou privé. Le Kazakhstan pourrait être amené à adopter des mesures prudentielles plus strictes pour limiter les emprunts extérieurs des banques, qui financent l’expansion rapide du crédit. La République kirghize et le Tadjikistan doivent éviter d’accumuler une dette excessive tout en investissant pour améliorer les infrastructures.

L’ajustement au renchérissement du pétrole reste un défi. Producteurs et consommateurs doivent répercuter rapidement au niveau national l’évolution des cours mondiaux et amortir l’impact de l’ajustement sur les pauvres. Les réformes structurelles et institutionnelles axées sur le développement du secteur privé, la productivité et la résilience des pays seront encore nécessaires. Enfin, le rapport signale que l’intensification de la coopération régionale stimulerait le commerce et l’investissement et améliorerait les perspectives à long terme de croissance et de réduction de la pauvreté.

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