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Panorama

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
August 2006
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Palaos : améliorer le climat d’investissement pour soutenir la croissance

Après des années de croissance lente ou négative, l’activité a repris en République des Palaos, mais l’inflation est restée faible, selon le récent bilan économique du FMI. Le PIB réel, dopé par le tourisme et les projets publics financés de l’extérieur, s’est accru de 5 % en 2004 et 5½ en 2005. Petite économie insulaire du Pacifique, les Palaos sont largement tributaires du tourisme, de l’aide extérieure au titre d’un pacte (de cinquante ans) de libre association avec les États-Unis, et des dons du Japon et de Taiwan pour financer les dépenses budgétaires et les projets d’infrastructure.

Une meilleure gestion économique a stimulé l’activité privée. La position budgétaire a été confortée en plafonnant les dépenses courantes non salariales et en améliorant le recouvrement des recettes, ce qui a permis de contenir la dette publique. Des entraves à l’investissement persistent, mais le coût d’exercice de l’activité économique est abordable à maints égards et la participation des entreprises locales à des projets financés de l’étranger ne cesse de croître.

Palaos
2002/032003/04Prél.

2004/05
Proj.

2005/06
(variation en pourcentage)
Croissance du PIB réel−1,34,95,55,7
Prix à la consommation (moyenne de la période−0,65,82,73,0
(millions de dollars)
Solde du fonds fiduciaire136,3141,6152,5155,8
Recettes touristiques75,696,997,297,5
(en pourcentage du PIB)
Dette publique extérieure115,914,013,211,3
Solde courant (dons inclus)7,99,610,62,5

Ne comprend pas la dette des entreprises publiques, qui n’est pas garantie par l’État.

Sources: autorités des Palaos; estimations et projections des services du FMI.

Ne comprend pas la dette des entreprises publiques, qui n’est pas garantie par l’État.

Sources: autorités des Palaos; estimations et projections des services du FMI.

Les perspectives à court terme sont bonnes grâce surtout au tourisme et aux projets d’infrastructure; mais elles sont plus incertaines à long terme et dépendront de l’orientation de la politique économique et du maintien de l’assistance des États-Unis après 2009.

Les administrateurs du FMI ont salué l’amélioration des résultats économiques des Palaos. Ils ont félicité les autorités d’avoir bien géré l’aide extérieure et d’avoir réduit les dépenses publiques. D’autres efforts sont nécessaires pour atteindre l’objectif à long terme : financer les dépenses courantes sur des recettes intérieures.

Le secteur bancaire étant vaste par rapport à la taille du pays, les administrateurs ont recommandé d’adopter la réglementation financière en suspens et d’accroître les capacités et les ressources du nouvel organe de surveillance.

En vue de solidifier les fondements de la croissance, les administrateurs ont prôné l’amélioration du climat d’investissement et des politiques régissant le travail et la propriété foncière. Ils ont salué le débat en cours sur la libéralisation des investissements étrangers ainsi que les progrès relatifs aux titres et baux fonciers, avec une mise en garde contre la hausse du salaire minimum pour préserver les possibilités d’emploi des Palaosiens.

Lituanie : remédier aux pressions budgétaires à moyen terme

En Lituanie, le PIB réel s’est accru de 7,5 % en 2005 grâce à la baisse du chômage, à la forte utilisation des capacités et à la flambée des prix des actifs, selon le récent bilan économique du FMI. Mais l’inflation a dépassé le taux de référence de Maastricht, retardant l’adoption de l’euro. Les dépenses budgétaires et de l’Union européenne (UE) ont continué à stimuler l’économie.

Le Conseil d’administration du FMI a salué ces résultats attribuables à la vigueur de la politique macroéconomique, aux réformes structurelles et à l’intégration dans l’UE. Mais des déséquilibres apparaissent. L’essor de la consommation et des investissements dans l’immobilier et les BTP a accru l’inflation et les risques financiers. À terme, la concurrence fiscale internationale, la demande de biens publics, l’émigration et les pressions sur la compétitivité pourraient créer des difficultés.

La Lituanie affiche un gros déficit courant, mais une faible dette extérieure; elle devra éviter un endettement extérieur à court terme. L’expansion rapide du crédit a stimulé l’appétit des ménages pour les hypothèques et la demande des entreprises pour les biens non échangeables. Le Conseil estime qu’il n’est pas nécessaire de freiner directement l’essor du crédit, mais les autorités devraient exercer une surveillance prospective, calmer le marché immobilier et encourager la divulgation des frais bancaires.

Côté exportations, la croissance a été robuste, mais elle fait face à des contraintes de capacités dans le raffinage pétrolier et à un regain de concurrence dans la production de biens à forte intensité de travail.

Lituanie
200320042005Proj.

2006
(pourcentage)
Croissance du PIB réel10,57,07,56,8
Inflation des prix à la consommation (12 mois jusqu’en fin d’année)−1,32,83,03,5
Taux de chômage (fin d’année)12,411,38,34,2
(en pourcentage du PIB)
Solde courant−6,9−7,7−7,0−7,5
Dette extérieure des administrations publiques13,813,713,212,8
Sources: autorités lituaniennes et projections des services du FMI.
Sources: autorités lituaniennes et projections des services du FMI.

Selon les administrateurs, un retard d’un an dans l’adoption de l’euro ne risque pas de préoccuper les marchés financiers : la caisse d’émission, la politique budgétaire et l’intégration commerciale et financière avec l’Europe devraient tenir le cap. Mais un objectif budgétaire plus ambitieux aiderait à juguler l’inflation, et il faudrait réduire le déficit prévu en 2006. De peur que la réduction escomptée de l’impôt sur le revenu des particuliers n’affaiblisse la position financière de l’État à partir de 2008, les administrateurs ont préconisé des mesures pour remédier aux pressions budgétaires à moyen terme attribuables au vieillissement de la population et à la hausse des salaires dans le secteur public.

Éthiopie : des pressions croissantes sur l’inflation et la balance des paiements

En 2004/05, l’Éthiopie a connu une deuxième année consécutive de forte croissance avoisinant 9 %; un taux de 5 % est prévu en 2005/06. Mais le pays est en proie à l’incertitude politique et à des tensions non résolues qui remontent aux élections générales de mai 2005 et qui entravent l’appui des donateurs. De plus, l’économie essentiellement agricole reste vulnérable aux variations météorologiques, responsables des larges fluctuations de la production qui ont durement affecté les pauvres, a déclaré le FMI dans son récent bilan économique annuel.

Eu égard à un déficit de recettes et d’aide extérieure, les emprunts intérieurs de l’État en 2004/05 ont dépassé les 2 % du PIB prévus au budget. Le stock de la dette publique intérieure est resté élevé, le déficit courant s’est creusé (les importations ayant grimpé de 40 %), et le taux d’inflation en fin d’année a augmenté.

Éthiopie
2002/032003/04Est.

2004/05
Proj.

2005/06
(variation annuelle en pourcentage, sauf indication contraire)
PIB (au coût constant des facteurs)−3,311,18,85,2
Prix à la consommation (moyenne de la période)15,18,66,810,8
Dette extérieure (y compris envers le FMI, % du PIB)85,475,753,947,4
Balance des paiements globale (millions de dollars)275,0227,0−101,0−357,0
Note : Les données se rapportent à la période allant du 8 juillet au 7 juillet.Sources: autorités éthiopiennes; estimations et projections des services du FMI.
Note : Les données se rapportent à la période allant du 8 juillet au 7 juillet.Sources: autorités éthiopiennes; estimations et projections des services du FMI.

Les administrateurs ont salué la forte croissance récente et souligné l’importance de contenir l’inflation et les pressions émergentes sur la balance des paiements. Ils ont estimé que l’amélioration des infrastructures rehausserait les perspectives de croissance, mais que la hausse des investissements financés de l’intérieur pourrait miner la stabilité macroéconomique. Ils ont aussi prôné l’accélération des réformes structurelles, surtout pour accroître la productivité agricole et stimuler la croissance du secteur privé.

Une aide extérieure beaucoup plus importante sera nécessaire pour soutenir la croissance à des taux permettant de réduire la pauvreté généralisée et d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. Les administrateurs ont souligné la nécessité de compléter les efforts des donateurs par une bonne stratégie de développement et par de bons systèmes de gouvernance et d’assainir la gestion des dépenses publiques pour s’assurer que l’aide et les ressources dégagées dans le cadre de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale soient utilisées à bon escient.

Selon les administrateurs, la politique budgétaire doit appuyer la politique monétaire pour juguler l’inflation et viser surtout à limiter le crédit bancaire intérieur et à assurer la viabilité de la dette. Une orientation budgétaire plus stricte s’impose sans doute pour contenir la demande et stabiliser la balance des paiements. En outre, il faudrait redéfinir les priorités de dépenses pour privilégier les pauvres et établir un bon dispositif de protection sociale tout en améliorant la gestion de dépenses publiques.

Koweït : privilégier les réformes structurelles et le suivi du marché boursier

Au Koweït, la croissance s’est accélérée au cours des deux dernières années, le PIB réel passant de 6,4 % en 2004 à 8,5 % en 2005, grâce à l’essor de la production pétrolière et de l’activité non pétrolière. Selon les estimations, l’excédent budgétaire global a grimpé à 24 % du PIB en 2004/05. Mais la politique budgétaire a été expansionniste, le déficit primaire non pétrolier atteignant 61 % du PIB non pétrolier du fait de la hausse des subventions, transferts et dépenses en capital. Suite à l’expansion du secteur non pétrolier et à l’impact différé de la dépréciation du dinar par rapport à l’euro et au yen, l’inflation est passée à 4 % environ en 2005. L’indice boursier a plus que triplé sur la période 2003–05. Les réformes structurelles ont avancé, quoique lentement, et la participation du secteur privé s’est accrue, surtout dans les télécommunications, les transports aériens et les infrastructures.

Le Conseil d’administration a félicité les autorités des bons résultats macroéconomiques du Koweït et de sa contribution à la stabilité des cours du pétrole. Il les a encouragées à améliorer la structure du budget — en relevant graduellement les dépenses en capital et en équilibrant mieux les dépenses productives et l’épargne fiscale — et à concevoir une stratégie globale et transparente à moyen terme pour gérer les excédents budgétaires. En outre, le Conseil a salué les mesures visant à renforcer le contrôle bancaire et à ouvrir le secteur aux banques étrangères, et il a noté que la hausse continue de l’indice boursier doit être suivie de près pour évaluer son impact éventuel sur le secteur financier. À cet égard, il importera d’appliquer les recommandations du programme d’évaluation du secteur financier, en adoptant par exemple des lois régissant les marchés des capitaux et des assurances et en instaurant une surveillance globale de la bourse, des sociétés d’investissement et du secteur des assurances.

Koweït
20032004Est.

2005
Proj.

2006
(variation en pourcentage)
PIB réel13,26,48,56,2
Indice des prix à la consommation1,01,33,93,5
(en pourcentage du PIB)
Solde des transactions courantes133,130,726,025,1
Solde budgétaire global117,424,4−11,640,4
Dépenses totales137,835,231,230,1

Exercice se terminant le 31 mars.

Sources: autorités koweïtiennes; estimations et projections des services du FMI.

Exercice se terminant le 31 mars.

Sources: autorités koweïtiennes; estimations et projections des services du FMI.

Pour plus de renseignements, voir les notes d’information au public nos 06/23 (Palaos), 06/51 (Lituanie), 06/48 (Éthiopie) et 06/35 (Koweït) sur le site Internet du FMI (www.imf.org).

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