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Finances & Développement, Décember 2013
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En Bref

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
December 2013
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Des enfants afghans ramassent des déchets recyclables pour les vendre.

Trop d’enfants pauvres

Le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté dans le monde a fortement diminué depuis une trentaine d’années. Pourtant, en 2010, il y avait encore environ 400 millions d’enfants pauvres, constituant un tiers des personnes vivant dans le dénuement total. C’est ce que révèle un nouveau rapport détaillé de la Banque mondiale, l’état de la pauvreté.

Selon ce rapport, entre 1981 et 2010, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1,25 dollar par jour, a diminué de 721 millions, mais les enfants en constituent un pourcentage disproportionné. En 2010, un enfant sur trois vivait dans l’extrême pauvreté dans le monde, alors qu’ils représentent une personne sur cinq dans la population vivant au-dessus du seuil de pauvreté. Dans les pays à faible revenu, les proportions sont encore pires, la moitié des enfants vivant dans l’extrême pauvreté.

«Il est préoccupant de constater que plus de 400 millions d’enfants vivent dans l’extrême pauvreté et qu’un enfant a plus de chances d’être pauvre qu’un adulte, car cela risque d’aggraver le problème du travail des enfants et de créer un piège de la pauvreté intergénérationnel, a déclaré Kaushik Basu, chef économiste et premier vice-président de la Banque mondiale.

Si les taux de pauvreté extrême ont diminué dans toutes les régions, les 35 pays à faible revenu du monde, dont 26 sont situés en Afrique, ont vu le nombre de personnes extrêmement pauvres s’accroître de 100 millions en trois décennies.

La vieille ville à Sanaa, au Yémen.

Nouveau membre du club

Depuis 13 ans, le Yémen cherchait à obtenir un siège à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Ces efforts sont sur le point d’aboutir avec l’entrée officielle du pays dans l’organisation au début de l’année prochaine.

Les membres du Groupe de travail sur l’accession du Yémen se sont entendus le 26 septembre sur les conditions de l’adhésion du Yémen à l’OMC. Celles-ci seront présentées lors d’une réunion ministérielle qui se tiendra à Bali du 3 au 6 décembre, en vue d’une décision officielle des ministres, que le Yémen aura trois mois pour ratifier.

Le Yémen a déposé sa candidature en avril 2000 et sera le 160e membre de l’organisation.

L’adhésion à l’OMC sera bienvenue dans un pays qui a du mal à se remettre des turbulences provoquées par les protestions pro-démocratie de 2011, qui ont obligé le président à démissionner, mené le pays au bord de la guerre civile et mis à mal une économie déjà fragile.

L’adhésion à l’organisation basée à Genève, dont les membres sont tenus de suivre les règles du commerce international, pourrait aider à rehausser la confiance dans l’économie appauvrie du Yémen.

Hausse du stock mondial de céréales

Pendant la campagne 2013–14, les disponibilités céréalières mondiales dépasseront celles de 2012 de près de 8 % malgré des ajustements à la baisse des prévisions relatives à la production mondiale et aux stocks de céréales dans le monde, selon le dernier rapport trimestriel Perspectives de récolte et situation alimentaire de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) des Nations Unies.

Les dernières prévisions de la FAO, qui établissent la production mondiale de céréales à 2.744 millions de tonnes en 2013, sont inférieures à celles de septembre de 3 millions de tonnes en raison surtout de la dégradation des perspectives en Amérique du Sud à la suite des intempéries.

La production mondiale de céréales devrait augmenter de 8 % par rapport à 2012: la production de céréales secondaires s’accroîtrait de 11 %, et s’établir à 1.420 millions de tonnes.

Les États-Unis, premier producteur mondial de maïs, seront à l’origine de l’essentiel de l’augmentation, avec une récolte record prévue de 384 millions de tonnes, soit 27 % de plus que l’an dernier.

Le rapport attire aussi l’attention sur les foyers d’insécurité alimentaire que sont la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Corée du Nord, le nord du Mali et la Syrie.

Récolte de céréales au Pérou.

Plateforme de forage pétrolier en mer de Java.

2014: Les dates à retenir

22–25 janvier, Davos, Suisse

Réunion annuelle du Forum économique mondial

11–13 avril, Washington, D.C.

Réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI

2–5 mai, Astana, Kazakhstan

Réunion annuelle de la Banque asiatique de développement

19–23 mai, Kigali, Rwanda

Réunion annuelle de la Banque africaine de développement

29–30 mai, Maputo, Mozambique

Conférence «La montée en puissance de l’Afrique» organisée par le gouvernement du Mozambique et le FMI

4–5 juin, Sochi, Russie

Sommet du Groupe des huit

Une forte demande

Selon un rapport de la Banque asiatique de développement, les échanges transfrontaliers d’électricité peuvent largement aider la région Asie et Pacifique à répondre à sa demande d’électricité, qui devrait croître à un rythme bien supérieur à celui du reste du monde au cours des deux décennies à venir.

Ce rapport, intitulé Energy Outlook for Asia and the Pacific, note que les combustibles fossiles continueront de dominer les sources d’énergie au cours des 20 prochaines années. La demande de charbon devrait augmenter de plus de 50 %, soit presque 2 % par an. Cette demande devrait émaner en premier lieu de la Chine, mais aussi de l’Asie du Sud-Est, où les pays cherchent à diversifier à bon marché leurs sources d’énergie.

La demande de pétrole progressera de 2 % par an pour répondre aux besoins du secteur des transports. La demande de gaz naturel, moins polluant et plus facile à utiliser, augmentera plus vite (4 % par an).

La prépondérance des combustibles fossiles pose de gros problèmes sur le plan des prix, de la sécurité énergétique et de l’environnement. Les émissions de gaz carbonique de la région devraient doubler d’ici à 2035 et représenter plus de la moitié des émissions mondiales. Les pays ne peuvent pas répondre seuls à ces énormes besoins; par conséquent, la région doit développer rapidement les interconnexions des réseaux d’électricité et de gaz entre pays pour améliorer l’efficacité, réduire les coûts et profiter de l’énergie excédentaire.

Vélos pour tous

Des onze villes interrogées pour une nouvelle étude sur l’utilisation de la bicyclette en Amérique latine, six (Mexico, Lima, Buenos Aires, Bogotá, Montevideo et Cuenca) ont lancé un programme de partage de vélos ou envisagent de le faire, ce qui témoigne du succès croissant de la bicyclette comme moyen de transport dans la région.

Avec l’aide d’étudiants de American University de Washington, la Banque interaméricaine de développement a étudié le développement des infrastructures facilitant l’usage de la bicyclette ainsi que les politiques et le militantisme en faveur de ce moyen de transport dans quelques-unes des plus grandes villes de la région.

Dans ces villes, entre 0,4 % et 10 % de la population utilisent une bicyclette comme principal mode de transport. Dans les villes de taille moyenne, le nombre moyen de trajets journaliers à bicyclette varie de près de 2000 à 48.000. Dans les villes les plus grandes, le chiffre varie de 84.000 à 1 million de trajets par jour, Mexico arrivant en tête.

Une station de vélos multi-usagers à Mexico.

Les infrastructures facilitant l’usage de la bicyclette sont peu développées dans les villes, mais celles-ci s’efforcent néanmoins d’en promouvoir l’usage. Si les avantages de la bicyclette font quasiment l’unanimité, celles-ci sont parfois perçues comme un symbole de conditions socioéconomiques inférieures, et les risques d’accident et de vol, entre autres, font hésiter certains.

Les usagers sont de plus en plus nombreux à militer pour que les villes soient plus accueillantes pour les cyclistes.

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