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Finances & Developpement, Juin 2012
Article

Lettre De La Rédaction: Cela fait cinq ans

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
June 2012
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Tout a commencé aux États-Unis avec des créances hypothécaires titrisées risquées. Les premiers remous datent du milieu de 2007: ensuite, il a fallu un an pour que la crise financière mondiale éclate et pour que les dirigeants réalisent vraiment ce à quoi ils étaient confrontés. Mais lorsque les autorités américaines ont laissé la banque d’investissement Lehman Brothers tomber en faillite le 15 septembre 2008, ce fut un tsunami dont les répercussions se font encore sentir aujourd’hui.

Cinq ans après le début de ce qui s’est avéré être la pire crise économique depuis la Grande Dépression des années 30, l’économie mondiale reste en difficulté. Des millions de personnes sont au chômage (en particulier des jeunes, voir le numéro de F&D de mars 2012), ce qui entraîne de graves tensions sociales dans certains pays.

Dans le numéro présent, nous examinons le monde cinq ans après le début de la crise. Selon les données disponibles, l’avenir de l’économie mondiale s’annonce complexe et contrasté.

Parmi les causes innombrables de la Grande Récession figuraient une réglementation financière inadéquate et des problèmes de bilan dus à l’accumulation de dettes excessives par les établissements financiers, les ménages et les États. La plupart des excès étaient limités aux pays avancés, et seules des mesures créatives et massives, surtout aux États-Unis, ont empêché un effondrement total du système financier mondial. Aujourd’hui, les États-Unis se portent mieux, mais la crise de la dette souveraine en Europe continue de saper la confiance.

Nos articles examinent la crise sous différents angles, notamment les mesures prises pour réparer la réglementation et les retombées sur les «innocents», c’est-à-dire les pays émergents et les pays à faible revenu qui ont relativement bien surmonté la récession mondiale, mais qui sont maintenant vulnérables à d’autres chocs. Mohamed El-Erian analyse les déséquilibres mondiaux élevés qui subsistent dans une situation de déséquilibre dangereuse mais stable (pour l’instant).

Dans la rubrique «Entre nous», Carlo Cottarelli recommande une approche prudente et nuancée en matière de réduction de la dette, qui n’étouffe pas la croissance nécessaire pour créer des emplois.

D’autres articles portent sur la création d’emplois en Asie du Sud, l’accès à l’eau potable, la croissance de l’investissement vert et les problèmes du blanchiment d’argent et des économies parallèles. Nous brossons aussi le portrait de Laura Tyson, première femme à diriger le Council of Economic Advisers américain (sous le Président Clinton), qui souligne que, malgré ses inconvénients, la plus grande interdépendance mondiale présente des bienfaits considérables.

Jeremy Clift

Rédacteur en chef

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