Journal Issue
Share
Finances et Developpment, Décembre 2011
Article

Pleins feux: Afrique, un regard sur l”avenir: À quoi ressemblera le continent dans 50 ans?

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
December 2011
Share
  • ShareShare
Show Summary Details

Un restaurant sur le Nelson Mandela Square, à Johannesburg.

Au cours des 10 dernières années, l’Afrique a enregistré des taux de croissance sans précédent, en dépit des crises alimentaire et financière. Il faudra des décennies de croissance pour réduire notablement la pauvreté en Afrique, mais le potentiel du continent suscite aujourd’hui un optimisme croissant.

L’Afrique dispose de ressources naturelles abondantes et est le continent où le pourcentage des jeunes dans la population totale est le plus élevé. Si elle investit davantage dans ses jeunes et dans les infrastructures nécessaires à la croissance, l’Afrique pourrait devenir l’une des économies les plus dynamiques et les plus productives du monde, selon un nouveau rapport de la Banque africaine de développement (BAfD).

Croissance et pauvreté

Selon les estimations du rapport, qui reposent sur des extrapolations des résultats économiques actuels, la production totale et la production par habitant augmenteront constamment entre 2010 et 2060. D’ici 2060, la plupart des pays africains, dont la population devrait culminer à 2,7 milliards, contre 1 milliard en 2010, deviendront des pays à revenu intermédiaire supérieur.

La croissance en Afrique devrait rester supérieure à 5 % par an pendant 2010–60.

Source: Banque africaine de développement, L’Afrique dans 50 ans—Vers la croissance inclusive.

L’une des conséquences de la croissance vigoureuse des 20 dernières années est le gonflement de la classe moyenne (revenu de 4 à 20 dollars par jour). La classe moyenne continuera d’augmenter, de 34 % de la population en 2010 à 42 % en 2060. Inversement, le taux de pauvreté devrait diminuer, la part de la population vivant avec moins de 1,25 dollar par jour tombant de 44 % en 2010 à 33 % en 2060.

La classe moyenne va se développer et la pauvreté devrait diminuer.

Un supermarché au centre de Nairobi.

Technologie et éducation

Pour réaliser une croissance vigoureuse et durable au cours des 50 prochaines années, l’Afrique devra investir massivement dans presque tous les sous-secteurs des infrastructures: transports, télécommunications, eau et assainissement et énergie. Les réseaux à large bande se sont développés au cours des cinq dernières années, grâce aux efforts déployés pour développer ce secteur, et 99 % de la population devraient y avoir accès en 2060.

Les réseaux à large bande devraient se développer constamment.

Source: Banque africaine de développement, L’Afrique dans 50 ans—Vers la croissance inclusive.

La capacité de profiter des nouvelles technologies dépendra largement du capital humain: une main-d’œuvre qualifiée est essentielle pour adopter les nouvelles technologies et être compétitif à l’échelle mondiale. L’accès à l’enseignement primaire, secondaire et supérieur continue de progresser, et le taux d’alphabétisation devrait atteindre 96 % en 2060, selon la Banque africaine de développement.

Les taux d’alphabétisation devraient continuer de progresser.

Santé et mortalité

La santé de la population africaine s’est déjà beaucoup améliorée, et cela devrait continuer. La mortalité juvénile devrait tomber de 127 pour 1.000 naissances vivantes en 2010 à 45 pour 1.000 en 2060, en grande partie grâce à la hausse des revenus, ainsi qu’à l’amélioration de l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et des services de santé.

La mortalité infantile et juvénile devrait continuer de baisser.

Source: Banque africaine de développement, L’Afrique dans 50 ans—Vers la croissance inclusive.

Le taux de prévalence du VIH/sida devrait fortement diminuer aussi, grâce aux programmes de prévention et à l’amélioration de l’accès aux antirétroviraux. Cependant, le paludisme reste endémique dans la plupart des pays africains et demeure une des causes de mortalité principales sur le continent.

Les taux de prévalence du VIH/sida continueront de baisser.

Rédigé par Natalie Ramírez-Djumena. Sur la base de L’Afrique dans 50 ans—Vers la croissance inclusive, publié en septembre 2011 par une équipe des services de la Banque africaine de développement dirigée par Mthuli Ncube.

Other Resources Citing This Publication