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Finances et Développement, Mars 2011
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En Bref

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
April 2011
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Le chef du FMI prône une réforme systémique

Le Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a averti récemment que l’inaction face à la nécessité de réformer le système monétaire international pourrait faire le lit de la prochaine crise.

«Les déséquilibres mondiaux sont de nouveau avec nous et les questions qui nous préoccupaient avant la crise —l’ampleur et la volatilité des flux de capitaux, les tensions sur les marchés des changes, l’accroissement rapide des réserves excédentaires —sont revenues sur le devant de la scène», a dit M. Strauss-Kahn le 10 février lors d’une table ronde organisée au FMI à Washington.

«Or, a-t-il ajouté, une réforme du système monétaire international pourrait à la fois stimuler la reprise et rendre le système mieux à même d’empêcher de nouvelles crises.»

Des réformes s’imposent dans trois grands domaines en particulier: renforcer la coordination des politiques économiques, réduire la volatilité des flux de capitaux et des taux de change, et accroître les apports de liquidité en période d’extrême volatilité (au moyen par exemple des ligne de crédit modulable et ligne de crédit de précaution mises récemment en place par le FMI).

M. Strauss-Kahn a estimé que, à terme, l’avoir de réserve international du FMI, le DTS, pourrait être amené à jouer un plus grand rôle dans la stabilisation du système monétaire.

Un tigre du Parc national de Bandhavgarh, en Inde.

Un peu d’ombre

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement a annoncé que c’est l’Inde, une des économies les plus dynamiques du monde, qui accueillerait les manifestations marquant la Journée mondiale de l’environnement, le 5 juin 2011. Le thème de cette année, «Forêts: la nature à votre service», souligne le lien intrinsèque entre la qualité de la vie et la santé des forêts et de leurs écosystèmes.

Avec ses 1,2 milliard d’habitants, l’Inde continue de mettre à mal les forêts, surtout dans les zones les plus peuplées où les habitants cultivent les terres marginales et où le surpâturage contribue à la désertification.

Mais le gouvernement indien a trouvé des parades: il a institué un système de plantation d’arbres, qui servent d’écrans et de brise-vent, pour lutter contre l’appauvrissement et la désertification des terres, notamment pour protéger les terres agricoles.

Pour préserver ses écosystèmes vitaux, l’Inde a lancé des projets visant à surveiller l’état sanitaire des plantes, des animaux, de l’eau et des autres ressources naturelles du pays, notamment dans les Sundarbans, la plus grande mangrove deltaïque du monde qui abrite le tigre, l’un des animaux sauvages les plus emblématiques de l’Inde.

Une mère et son enfant à Guiyang, en Chine.

École maternelle

Selon une nouvelle étude, réalisée conjointement par la Banque mondiale et le gouvernement chinois, c’est en investissant dans l’épanouissement et l’éducation des enfants d’âge préscolaire qu’un pays a le plus de chances de se développer, de rompre le plus efficacement le cercle vicieux de la transmission de la pauvreté entre générations ainsi que d’améliorer la productivité et la cohésion sociale à long terme.

L’étude, intitulée Early Childhood Development and Education in China: Breaking the Cycle of Poverty and Improving Future Competitiveness, nous apprend que les soins prénatals et la qualité de vie d’un enfant pendant ses six premières années influent sur son développement physique et cérébral, et déterminent son évolution cognitive et socioémotionnelle. Les auteurs proposent des moyens de favoriser le développement humain en investissant dans l’éducation et l’épanouissement des jeunes enfants.

«En Chine, environ 16 millions de bébés naissent chaque année. Si l’on manque l’occasion pendant les premières années de la vie, il est beaucoup plus difficile et coûteux de construire une vie épanouissante par la suite», affirme Zhao Baige, vice-ministre chinois de la population nationale et du planning familial.

Le FMI lance un blog en espagnol

Le FMI vient de lancer Diálogo a Fondo, un blog en espagnol à l’intention de l’Amérique latine, consacré aux questions internationales et aux problématiques économiques touchant le continent. Ce dialogue vient s’ajouter au blog en anglais, iMFdirect, qui est un forum sur l’économie mondiale.

Les choses avancent à Paris

Lors de la réunion ministérielle du G-20 à Paris les 18 et 19 février, les dirigeants se sont entendus sur un jeu d’indicateurs pour mesurer les déséquilibres de l’économie mondiale.

C’est une nouvelle étape dans la mise en œuvre du processus dit «d’évaluation mutuelle» (PEM), conçu pour promouvoir la collaboration entre pays et réduire les déséquilibres mondiaux. L’idée du PEM a été lancée lors de la réunion de Pittsburgh du G-20 en septembre 2009, où les dirigeants avaient adopté le Cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée, qui repose sur un processus multilatéral permettant au G-20 de fixer des objectifs pour l’économie mondiale et de définir les politiques à appliquer pour les atteindre. À Pittsburgh, les pays se sont aussi engagés à procéder à une «évaluation mutuelle» pour mesurer les progrès accomplis dans la réalisation de ces objectifs communs.

Le G-20 entend arrêter d’ici à sa prochaine réunion, en avril, des directives devant servir de référence pour l’appréciation des indicateurs adoptés à Paris.

Le FMI apporte son soutien technique et analytique au déroulement de ce processus, avec l’aide d’autres organisations internationales. Si le PEM est appliqué convenablement, estime le Directeur général du FMI, il pourrait aboutir à des avancées considérables en matière de croissance, d’emploi et de réduction de la pauvreté.

Nemat Shafik rejoint le FMI

Le FMI a choisi Nemat Shafik pour succéder à Murilo Portugal, qui a quitté l’institution début mars, au poste de Directeur général adjoint.

Mme Shafik était Secrétaire permanente du Département du commerce international du Royaume-Uni depuis 2008, après avoir été Vice-Présidente à la Banque mondiale.

Ressortissante d’Égypte, du Royaume-Uni et des États-Unis, Mme Shafik détient un doctorat d’économie de l’université d’Oxford. Elle est l’auteur de nombreuses études, notamment sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, et elle a enseigné à la Wharton School of Business de l’université de Pennsylvanie ainsi qu’à l’université de Georgetown.

Nemat Shafik

Événements prévus en 2011

25–28 mars, Calgary, Canada

Session annuelle de la BID

16 et 17 avril, Washington, États-Unis

Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale

3–6 mai, Hanoï, Vietnam

Assemblée annuelle de la BAsD

20 et 21 mai, Astana, Kazakhstan

Assemblée annuelle de la BERD

26 et 27 mai, Deauville, France

Sommet du Groupe des Huit

6–9 juin, Montréal, Canada

Forum économique international des Amériques

9 et 10 juin, Lisbonne, Portugal

Assemblée annuelle de la BAfD

23 septembre, Washington, États-Unis

Assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale

3 et 4 novembre, Cannes, France

Sommet du Groupe des Vingt

De l’espoir pour Haïti

Haïti peut atteindre un taux de croissance de 6 % à 8 % par an au cours de la prochaine décennie si les bonnes politiques économiques sont appliquées, le secteur privé est mis davantage à contribution et le soutien de la communauté internationale ne se relâche pas.

Telle est la principale conclusion d’un rapport du Forum économique mondial intitulé Private Sector Development in Haiti: Opportunities for Investment, Job Creation and Growth, publié récemment en partenariat avec la Banque mondiale, la BID et la SFI.

Malgré des difficultés manifestes, il est possible d’effectuer des investissements rentables en Haïti et une plus grande participation du secteur privé aujourd’hui créera de nouvelles possibilités d’investissement à l’avenir, affirment les auteurs du rapport.

La Tour Digicel à Port-au-Prince: le marché des télécommunications pourrait doubler en cinq ans.

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