Journal Issue
Share
Finances et Developpement, Septembre 2009
Article

Gros Plan: Les flux vers l’Europe de l’Est: Les banques étrangères ont apporté leur soutien, mais la crise financière a inversé la tendance

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
October 2009
Share
  • ShareShare
Show Summary Details

Les Banques étrangères (d’Europe de l’Ouest, surtout) dominent le système bancaire est-européen. Le volume des financements extérieurs vers l’Europe de l’Est est passé de 96 milliards de dollars EU en décembre 2003 à 550 milliards en septembre 2008. Les quatre sous-régions (pays baltes, centre et est, CEI et Sud-Est) ont sensiblement accru leur dépendance envers les banques étrangères, tirée par la multiplication par neuf des engagements extérieurs du secteur bancaire de la CEI, portés à 280 milliards de dollars EU en cinq ans. Avec l’aggravation de la crise financière mondiale en septembre 2008, cette tendance s’est inversée dans toutes les sous-régions.

Les banques d’Europe de l’Est ont bénéficié d’apports massifs des banques étrangères.

(Engagements envers des non-résidents, milliards de dollars EU)

Les engagements extérieurs ont augmenté en moyenne de 12 à 19 % par rapport au total des engagements de l’ensemble des pays. Les pays baltes sont les plus tributaires de banques étrangères, avec un ratio passé de 33 % en décembre 2003 à 50 % en octobre 2008.

Les pays baltes ont le taux de dépendance le plus élevé à l’égard des banques étrangères.

(Engagements envers des non-résidents, pourcentage du total des passifs en fin de période)

1Les chiffres de 2009 renvoient à fin mai.

Cette poussée du financement extérieur est allée de pair avec une très forte expansion du crédit, en monnaie locale et devises, au secteur privé non financier, surtout aux entreprises non financières et aux ménages. Mais la détérioration de la situation financière mondiale depuis septembre 2008 a entraîné une contraction rapide du taux d’expansion du crédit, devenu négatif dès février 2009 dans les pays baltes et en Europe du Sud-Est.

Les taux de croissance du crédit en devises, élevés avant la crise, ont depuis chuté.

(Crédit en devises au secteur privé non financier, variation annuelle en pourcentage)

Au début de la crise, les entreprises et les ménages étaient les principaux bénéficiaires du crédit en devises.

(Créances sur les secteurs intérieurs en devises, septembre 2008, en pourcentage)

À propos de la base de données

Les données sont extraites des formulaires-types par lesquels 114 pays communiquent actuellement leurs données monétaires au FMI. Les pays ont été regroupés comme suit: CEI (Arménie, Azerbaïdjan, Bélarus, Géorgie, Moldova, Russie et Ukraine); Europe du Sud-Est (Albanie, Croatie, Macédoine (ex-Rép. yougoslave de); pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie); Roumanie, Serbie et Turquie); Europe centrale et orientale (Hongrie, Pologne, Rép. slovaque et Rép. tchèque). La plupart des données qui ont servi à la rédaction de cet article peuvent être consultées à la rubrique Statistiques financières internationales du site www.imfstatistics.org/imf/

Préparé par José C. Moreno et Ricardo Davico, du Département des statistiques du FMI.

Other Resources Citing This Publication