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Finances & Développement, Mars 2008
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Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
April 2008
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Mesurer les risques

L’adoption d’une bonne stratégie d’endettement permet d’immuniser un pays contre une évolution brusque et néfaste des marchés et contre des perturbations financières. Afin de faciliter l’analyse de la solidité du cadre de gestion de la dette, le FMI a élaboré des instruments qu’utilisent ses services et les autorités nationales pour mesurer les risques liés à la dette publique des marchés émergents.

Grâce à ces nouveaux outils d’évaluation, les gestionnaires de la dette publique sont mieux placés pour comprendre l’impact d’une variation de la situation économique et financière sur leurs obligations au titre de la dette et pour préparer sans délai une riposte judicieuse. Ces outils permettent également de minimiser les difficultés de gestion de la dette publique.

La mesure des risques liés à la dette publique est une première étape clé de la gestion de la dette. Un avantage crucial de cette étape réside dans la réduction des facteurs de vulnérabilité—notamment à des chocs financiers internationaux. Les petits pays et les pays émergents sont plus vulnérables à ces chocs, car leurs économies sont moins diversifiées, ont une épargne intérieure plus faible et des systèmes financiers moins développés, et sont plus vulnérables à la contagion financière.

Le cadre de mesure des risques—composé de deux matrices Excel—permet d’estimer le risque lié à la dette publique d’un pays par rapport à d’autres pays ayant un niveau de développement comparable. Il donne aussi une indication de la notation d’un pays, de son accès au marché international des capitaux et des perspectives de placement de sa dette auprès des investisseurs étrangers.

Les matrices permettent de calculer plusieurs mesures classiques et nouvelles, y compris des indicateurs qui rendent compte des risques de taux d’intérêt et de change (durée, convexité et valeur à risque—VAR), des risques de crédit (méthode des créances éventuelles) et des risques de liquidité attribuables à une échangeabilité insuffisante des instruments du marché de titres publics.

Pour obtenir un exemplaire des matrices de mesure des risques, veuillez communiquer avec Marcos Souto (msouto@imf.org) ou Michael Papaioannou (mpapaioannou@imf.org).

Le changement climatique menace la survie des récifs de corail.

Citation: 45, 1; 10.5089/9781451930009.022.A003

L’année du récif de corail

Les spécialistes et les amateurs du récif de corail ont désigné 2008 comme Année internationale du récif de corail et préconisé des efforts accrus pour combattre le changement climatique afin de protéger la biocomplexité de l’écosystème océanique mondial. Selon les scientifiques, la planète a déjà perdu 30 % de ses récifs de corail en raison principalement de la surpêche, de la pollution des nutriants et de la conversion de l’habitat, mais le blanchissement corallien et l’acidité croissante des mers—phénomènes associés au changement climatique—exacerbent ces effets et entraînent la disparition de nombreux récifs de corail.

D’après une étude menée par 17 scientifiques et publiée dans le numéro du 14 décembre 2007 de la revue Science, le seuil critique pour les récifs de corail serait une concentration de 450 parties par million (ppm) de CO2 dans l’atmosphère. Le niveau actuel de CO2 est d’environ 380 ppm. «Notre marge de manœuvre est limitée», affirme Marea E. Hatziolos, Spécialiste principale de l’environnement côtier et marin et coauteur de l’étude. «Les récifs de corail tels que nous les connaissons auront disparu d’ici à 2050 si des mesures ne sont pas prises dès maintenant pour réduire de façon spectaculaire les émissions de CO2

Aménagement des mangroves

Depuis 1980, le monde a perdu quelque 3,6 millions d’hectares de mangroves, soit l’équivalent de 20 % de leur superficie totale—une situation alarmante—, selon une récente étude-évaluation de la FAO. L’Asie a subi la plus grande perte nette de mangroves depuis 1980, plus de 1,9 million d’hectares ayant été détruits à cause notamment des changements survenus dans l’utilisation des terres. Parmi les causes principales de destruction des mangroves, la FAO cite la forte pression démographique, la conversion à grande échelle des zones de mangroves pour la production de crevettes et de poissons, l’agriculture, les infrastructures et le tourisme, ainsi que la pollution et les catastrophes naturelles.

Les mangroves—forêts à feuillage persistant et tolérantes au sel qui longent les côtes, les lagunes, les rivières et les deltas—sont d’importants écosystèmes fournissant du bois, des aliments, du fourrage, des médicaments et du miel. Ce sont aussi des habitats pour des animaux tels que les crocodiles, les serpents, les tigres, les cerfs, les loutres, les dauphins et les oiseaux. Pris ensemble, l’Australie, le Brésil, l’Indonésie, le Mexique et le Nigéria représentent quelque 50 % de la superficie totale des mangroves.

Les mangroves protègent les côtes contre l’érosion, les cyclones et le vent.

Citation: 45, 1; 10.5089/9781451930009.022.A003

Jeux de guerre

Enfants soldats au Soudan.

Citation: 45, 1; 10.5089/9781451930009.022.A003

Dans le monde entier, près de 250.000 enfants sont recrutés pour combattre dans des conflits armés en violation du droit international, selon le dernier rapport de l’ONU sur les enfants et les conflits armés portant sur la période octobre 2006–août 2007. Des enfants sont enrôlés en Afghanistan, au Burundi, en Colombie, au Myanmar, au Népal, en Ouganda, aux Philippines, en République Centrafricaine, en République démocratique du Congo, en Somalie, au Soudan, au Sri Lanka et au Tchad. Côté positif, note le rapport, aucun nouveau cas de recrutement d’enfants n’a été signalé en Côte d’Ivoire. En outre, la Sierra Leone et le Libéria, où foisonnaient naguère les enfants soldats, ne figurent plus sur la «liste de la honte» du rapport.

Niveau record d’IDE

En 2007, les investissements directs étrangers (IDE) ont atteint un nouveau record de 1.500 milliards de dollars, annonce la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), qui attribue cette performance à l’essor des sociétés multinationales et aux bons résultats économiques obtenus dans plusieurs régions du monde. Malgré la crise financière et du crédit qui a éclaté au second semestre de 2007, le niveau global d’IDE n’a pas changé.

L’an dernier, les flux d’IDE vers les pays développés ont augmenté pour la quatrième année consécutive et atteint 1.000 milliards de dollars, les États-Unis conservant le premier rang des pays bénéficiaires. En tant que région, l’Union européenne a été la première destination des IDE, attirant quelque 40 % des flux en 2007.

Les flux d’IDE vers les pays en développement et en transition ont grimpé l’année dernière de 16 % et 41 % respectivement, atteignant aussi des niveaux records. En Afrique, l’investissement est resté relativement important, avec un afflux sans précédent (36 milliards de dollars) étayé par l’expansion continue des marchés mondiaux de produits de base.

Les perspectives pour 2008 sont plus modestes. La persistance des déséquilibres extérieurs à l’échelle mondiale, les fluctuations marquées des taux de change, la hausse des taux d’intérêt et la montée des tensions inflationnistes, ainsi que l’envolée et l’instabilité des prix des matières premières, présentent des risques susceptibles d’avoir un effet inhibiteur sur les flux mondiaux d’IDE.

Événements en 2008

17–19 mai, Sharm el-Sheikh, Égypte

Forum économique mondial 2008 sur le Moyen-Orient

18–19 mai, Kiev, Ukraine

Assemblée annuelle 2008 de la BERD

3–4 juin, Paris, France

Changement climatique, prospérité et stabilité/OCDE

5 juin, Wellington, Nouvelle-Zélande

Journée mondiale de l’environnement PNUE 2008

7–9 juillet, Kokkaido, Japon

Sommet du Groupe des Huit principaux pays industrialisés, Hokkaido, Toyako

FMI LIBRAIRIE: Sub-Saharan Africa Forging New Trade Links with Asia

By Kevin Carey, Sanjeev Gupta, and Ulrich Jacoby

Quel est l’impact de l’essor récent de la Chine et de l’Asie, mais aussi de l’envolée des matières premières sur le commerce en Afrique subsaharienne? Cette étude présente l’évolution de la structure des échanges (destinations et composition) dans la région. Celle-ci a-t-elle réussi à diversifier et transformer ses produits? Il est temps pour l’Afrique d’ajouter de la valeur à ses produits de base et/ou de doper ses exportations en établissant un secteur manufacturier à forte intensité de main-d’œuvre.

27 dollars EU Anglais. © 2007. 64 pages Broché

ISBN 978-1-58906-667-0.

Code de référence # ISIEA2007002

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