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Annexe 5. Bonnes Pratiques: Sélection et évaluation des Administrateurs, de Leurs Suppléants et de Leurs Conseillers

Author(s):
International Monetary Fund. Independent Evaluation Office
Published Date:
November 2008
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L’efficacité des membres du Conseil (administrateurs, suppléants et conseillers) dépend fortement des compétences et de l’expérience des personnes choisies pour occuper ces postes. Au-delà de ce qui figure dans les Statuts et la Réglementation générale du FMI, il n’existe aujourd’hui aucune description de poste normalisée pour les administrateurs ou leurs suppléants. En 2003, le Comité des affaires administratives du Conseil d’administration a cherché à établir des responsabilités et des qualifications de base minimales pour les cadres des bureaux des administrateurs «afin d’aider les autorités à identifier des candidats possédant toutes les compétences requises»43. Cependant, les administrateurs n’ont pu aboutir à un accord, même pas pour des règles facultatives. En conséquence, les critères et les procédures de sélection restent déterminés exclusivement par des méthodes propres à chaque groupe de pays et au choix des autorités nationales.

Comme il est important que le Conseil dispose d’un personnel qualifié et expérimenté, l’équipe d’évaluation du BIE a cherché des exemples de bonnes pratiques dans la sélection des membres d’un conseil. Ces bonnes pratiques passent par des qualifications clairement définies, une procédure transparente qui encourage la sélection des candidats les plus qualifiés et une méthode d’évaluation transparente. Les politiques et les pratiques varient largement d’un groupe de pays à l’autre. Certains groupes n’ont pas de règles précises pour la sélection de leur personnel, alors que d’autres, comme le groupe des pays nordiques et baltes, disposent de descriptions détaillées pour chaque poste. Les fonctions et les qualifications (par exemple, compétences en macroéconomie et en économie politique, connaissances des langues, et familiarité avec les politiques et les procédures du FMI) sont clairement énoncées.

Pour ce qui est des bonnes pratiques en matière de sélection des administrateurs et d’autres responsables, les directives adoptées en 2003 par le groupe des pays d’Afrique anglophone constituent une bonne référence. Elles sont décrites en détail dans une publication préparée par le bureau de l’administrateur44. Ce groupe applique un système de rotation selon lequel chaque pays, à son tour, nomme des candidats au poste de suppléant. Immédiatement après avoir rempli son mandat de suppléant, chacun remplit aussi un mandat d’administrateur. Trois candidatures sont soumises à un comité de six gouverneurs du groupe. Si aucun candidat n’est jugé apte, le même pays reçoit une deuxième et dernière chance de présenter trois candidats. Si aucun de ceux-ci n’est jugé apte, ce pays perd son tour au profit du pays suivant sur la liste. Les candidats acceptés sont ensuite recommandés à l’ensemble du groupe.

Pour ce qui est de l’évaluation, le groupe de pays dirigé aujourd’hui par l’administrateur de l’Australie constitue une bonne référence. Ce groupe applique un système informel d’évaluation à tous les cadres. Ce système est adapté à chaque poste et repose sur le modèle d’évaluation annuelle du FMI. Les évaluations préparées par les administrateurs peuvent être partagées avec les autorités de la personne évaluée. L’administrateur a convenu aussi d’être soumis à un examen sur la base des informations fournies par son personnel.

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