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5. Finances, Organisation et Responsabilisation

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
October 2010
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Au cours de l’exercice 2010, le FMI a poursuivi la mise en œuvre des réformes internes décidées en 2008, notamment la restructuration des comptes de recettes et de dépenses. La vente d’une partie de l’or du FMI, prévue dans les réformes de 2008 pour permettre le passage à un nouveau mode de financement de l’institution et accroître les ressources à sa disposition pour accorder des crédits concessionnels, a été entamée après avoir été approuvée par le Conseil d’administration. En matière de dépenses, le FMI a continué d’aligner son budget à moyen terme sur les objectifs révisés, qui reposent sur des réductions permanentes de dépenses et d’effectifs.

En ce qui concerne le personnel de l’institution, deux changements intervenus au sein de la direction générale sont à noter: l’arrivée d’un nouveau Directeur général adjoint, Naoyuki Shinohara, et d’un Conseiller spécial du Directeur général, Min Zhu. Une cérémonie commémorative a eu lieu en avril pour rendre hommage à Jacques Polak, qui a participé à la fondation du FMI et contribué à le modeler tout au long de son histoire.

Comme il le fait depuis une dizaine d’années, le FMI a continué de réformer sa politique de transparence eu égard à ses activités. Enfin, face à la crise mondiale, il a développé et intensifié ses initiatives de communication et d’information, comme de nombreux autres aspects de ses activités.

Budget et Recettes

Ventes d’or à l’appui du nouveau mode de financement

L’une des composantes essentielles du nouveau schéma de financement du FMI, approuvé par le Conseil d’administration en avril 2008, consiste en la mise en place d’une dotation financée par le produit de la vente d’une partie de l’or du FMI (voir «Recettes, commissions, rémunération et répartition des charges», ci-dessous). En juillet 2009, le Conseil a décidé de consacrer une petite partie du produit des ventes d’or à l’augmentation des ressources du FMI destinées à des prêts concessionnels aux pays à faible revenu et a approuvé, en septembre de la même année, la vente d’un volume précis des avoirs en or du FMI (403,3 tonnes, soit un huitième du total de ses avoirs, voir encadré 5.1 sur le site Internet du Rapport annuel) à effectuer selon des modalités de nature à éviter toute perturbation du marché de l’or84 et conformément aux directives arrêtées par le Conseil en février 2008. Selon les modalités fixées, le FMI devait effectuer des ventes hors marché à des détenteurs officiels comme les banques centrales, avant de procéder, si besoin était, à des ventes sur le marché des métaux précieux85. Ainsi, en octobre et novembre 2009, trois banques centrales ont effectué des achats d’or portant au total sur 212 tonnes, à savoir la Banque centrale de l’Inde (200 tonnes), la Banque de Maurice (2 tonnes) et la Banque centrale de Sri Lanka (10 tonnes)86. Bien que ces transactions avec des détenteurs officiels aient été effectuées hors marché, elles l’ont été aux prix du marché en vigueur à la date de leur réalisation.

Avec un reliquat de 191,3 tonnes à vendre, le FMI a annoncé à la mi-février qu’il vendrait prochainement des avoirs en or sur le marché87, en étalant les ventes dans le temps, avec pour impératif majeur d’éviter toute perturbation du marché de l’or. Le lancement des ventes sur le marché n’empêche pas d’autres ventes hors marché directement aux banques centrales intéressées ou à d’autres détenteurs officiels, ce qui permet de réduire le volume des ventes effectuées sur le marché de l’or.

Au 30 avril 2010, 62,1 % des 403,3 tonnes d’or mises en vente avaient été placées.

Recettes, commissions, rémunération et répartition des charges

Recettes

Depuis sa création, le FMI est largement tributaire de ses activités de prêt pour financer ses frais administratifs. La réforme de son mode de financement approuvée par le Conseil des gouverneurs en mai 2008 permettra au FMI de diversifier ses sources de revenu avec la création d’une dotation financée par le produit de la vente d’une partie de ses avoirs en or (avalisée, on l’a vu, par le Conseil d’administration en septembre 2009), l’octroi au FMI d’un pouvoir d’investissement accru pour améliorer le rendement de ses placements et la reprise de la pratique consistant à rembourser au FMI les dépenses d’administration du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance.

L’expansion du pouvoir d’investissement du FMI nécessite un amendement de ses Statuts, dont un projet a été soumis à l’approbation des pays membres. Au 30 avril 2010, le seuil d’approbation requis pour que cet amendement puisse entrer en vigueur, à savoir 112 pays membres détenant 85 % du total des voix attribuées, n’avait pas été atteint; seuls 67 pays membres disposant de 74 % du total des voix attribuées y avaient donné leur consentement.

Commissions

Les principales sources de revenu du FMI restent les opérations de prêts et les placements. Le taux de commission de base (taux d’intérêt) applicable aux prêts est fixé au début de chaque exercice budgétaire et correspond au taux d’intérêt du DTS majoré d’une marge exprimée en points de base88. Pour l’exercice 2011, le Conseil a décidé de maintenir cette marge inchangée par rapport à l’exercice 2010, c’est-à-dire, à 100 points de base. Conformément à l’esprit du nouveau mode de financement, cette décision s’appuie sur un double principe: la marge doit couvrir les coûts d’intermédiation et de la constitution des réserves du FMI, et elle doit être globalement alignée sur les taux des marchés de capitaux. Cette méthode de détermination du taux de commission a pour principal objectif de le maintenir à un niveau stable et prévisible.

La nouvelle structure des commissions et échéances applicables aux prêts du FMI, approuvée en mars 2009, prévoit des majorations de 200 points de base, proportionnelles à l’encours des financements accordés (au-delà de 300 % de la quote-part du pays emprunteur) dans les tranches de crédit89 et au titre d’accords élargis. Le FMI applique aussi une majoration de 100 points de base en fonction de la durée en cas d’utilisation de montants de crédit élevés (même seuil que ci-dessus) qui restent non remboursés pendant plus de 36 mois.

Outre les commissions périodiques et les majorations, le FMI prélève aussi des commissions de tirage, des commissions d’engagement et des commissions spéciales. Une commission de tirage de 0,5 % est appliquée à chaque décaissement de prêt du compte des ressources générales. Une commission d’engagement remboursable sur les décaissements de ce compte – dans le cadre d’accords tels que les accords de confirmation, les accords élargis ou les accords au titre de la ligne de crédit modulable – est prélevée sur les montants qui peuvent être tirés dans le cadre d’un accord durant chaque période de douze mois. Une commission d’engagement de 15 points de base est prélevée sur les montants engagés à concurrence de 200 % de la quote-part; elle est de 30 points de base sur les montants compris entre 200 et 1.000 % de la quote-part, et de 60 points de base sur les montants supérieurs à 1.000 % de la quote-part. Ces commissions sont remboursées à mesure de l’utilisation du crédit et au prorata des tirages effectués. Le FMI prélève aussi des commissions spéciales sur le principal impayé et sur les commissions en arriérés de moins de six mois.

Rémunération

S’agissant des charges, le FMI verse des intérêts (rémunération) aux pays membres qui ont une position créditrice au compte des ressources générales («position dans la tranche de réserves»). Les Statuts stipulent que le taux de rémunération ne peut être supérieur au taux d’intérêt du DTS ni inférieur à 80 % de ce taux. Le taux de rémunération actuel est égal au taux d’intérêt du DTS, qui est aussi le taux d’intérêt des emprunts effectués par le FMI. En 2009, le Conseil d’administration a décidé d’accroître la capacité de financement du FMI par voie d’emprunt, dans le cadre de la riposte immédiate à la crise financière internationale (voir «Des moyens suffisants pour le travail du FMI», au chapitre 4). Au 30 avril 2010, le FMI avait emprunté 6,4 milliards de DTS à des pays membres par le biais de prêts bilatéraux et d’accords de souscription d’obligations, montant auquel s’ajoutent 167,4 milliards de DTS d’engagements qui n’ont pas encore été utilisés.

Répartition des charges

Les taux de commission et de rémunération sont ajustés par un mécanisme de répartition des charges mis en place au milieu des années 80, qui ventile équitablement la charge des obligations financières impayées entre les pays membres créanciers et débiteurs. Les charges d’intérêts trimestrielles en arriéré (impayées) depuis six mois ou plus sont compensées par le relèvement du taux de commission et l’abaissement du taux de rémunération (ajustements de répartition des charges). Les montants ainsi recueillis sont remboursés lorsque les commissions impayées sont réglées. Durant l’exercice 2010, les ajustements liés aux charges d’intérêt trimestrielles impayées ont été en moyenne de 1 point de base, en raison de l’augmentation de l’encours des crédits du FMI pour amortir l’impact de la crise mondiale sur les pays membres et d’une hausse similaire de la position des pays dans la tranche de réserve. Les taux de commission et de rémunération ajustés se sont établis en moyenne à 1,30 et 0,28 % respectivement durant l’exercice.

Revenu net

Le revenu net du FMI pour l’exercice, compte non tenu du produit de ses ventes d’or, s’est établi à 227 millions de DTS, grâce à la forte augmentation des activités de prêts et à la bonne tenue des placements du FMI. Le rendement net des placements ressort à 2,53 %, soit 31 points de base de plus que l’indice de référence approuvé par le Conseil qui repose sur l’indice Merrill Lynch des titres d’État de un à trois ans libellés en euros, en yen, en livres sterling et en dollars, pondéré en fonction du poids de chacune de ces monnaies dans le panier du DTS. Le produit des ventes d’or effectuées durant l’exercice, soit environ 3,8 milliards de DTS, sera transféré à une dotation au compte d’investissement du FMI comme convenu dans le cadre du nouveau mode de financement, après adoption du projet d’amendement aux Statuts qui rendra effective l’expansion du pouvoir d’investissement du FMI.

Budgets administratif et d’équipement

En avril de chaque année, le FMI adopte un budget à moyen terme glissant sur trois ans, qui se compose d’un budget administratif net et d’un budget d’équipement. Dans ce cadre triennal, le Conseil d’administration fixe le montant total des dépenses de fonctionnement nettes, un plafond des dépenses administratives brutes et une allocation aux projets d’équipement pour la première année du budget à moyen terme, et prend acte des enveloppes budgétaires indicatives pour les deux exercices suivants. Pour l’exercice 2010, les dépenses administratives nettes autorisées s’élevaient à 880 millions de dollars (tableau 5.1) avec un plafond de dépenses brutes fixé à 1.040 millions de dollars, consistant en un budget brut de 979 millions de dollars (tableau 5.1) et un montant à reporter approuvé de 60 millions de dollars au maximum au titre des ressources inutilisées du budget administratif 2009 (équivalant à 6 % du budget voté pour cet exercice)90. Le Conseil a aussi approuvé des dépenses d’équipement pour un montant de 45 millions de dollars (Tableau 5.2).

Tableau 5.1Budget administratif, par grandes catégories de dépenses, exercices 2008-13
200820092010201120122013
BudgetRésultatsBudgetRésultatsBudget’RésultatsBudget1BudgetBudget
(Millions de dollars)
Personnel723714697659710694739789823
Déplacements1019498778989104113118
Bâtiment et autres dépenses161158164150168162169180191
Assemblées annuelles000055005
Réserves10087048
Total des dépenses brutes9949679678859799501.0131.0861.144
Recettes−71−76−99−72−100−87−122−159−173
Total des dépenses nettes922891868813880863891927971
(Millions de dollars de 2008)
Personnel723714670633659644660677679
Déplacements1019494748382939797
Bâtiment et autres dépenses161158157144156151151155157
Assemblée annuelle000055005
Réserves10086036
Total des dépenses brutes994967929851909882904932943
Recettes−71−76−95−69−93−81−109−136−143
Total des dépenses nettes922891835782817801796796801
Source: Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes.

Le budget administratif ne comprend pas les provisions pour les dépenses liées à la crise qui sont payées sur le montant reporté.

Le montant reporté effectif s’élève à 52 millions de dollars pour l’exercice 2010 et à 62 millions de dollars pour l’exercice 2011.

Source: Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes.

Le budget administratif ne comprend pas les provisions pour les dépenses liées à la crise qui sont payées sur le montant reporté.

Le montant reporté effectif s’élève à 52 millions de dollars pour l’exercice 2010 et à 62 millions de dollars pour l’exercice 2011.

Tableau 5.2Dépenses d’équipement à moyen terme, exercices 2008–13(Millions de dollars)
200820092010201120122013
BudgetRésultatsBudgetRésultatsBudget’RésultatsBudget’BudgetBudget
Équipement des bâtiments211617171512172324
Technologie de l’information262832323033322924
Total des dépenses d’équipement474348494545485248
Source: Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes.
Source: Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes.

L’exercice 2010 recouvrait la deuxième année du programme de réformes, lancé avec le budget 2009, qui vise à remodeler le FMI de manière à ce qu’il puisse mener ses activités de façon mieux ciblée et plus économique. Dans le cadre de ces réformes, le nouveau budget structurel constant du FMI – le budget indicatif pour 2011 (et au-delà) – suppose une réduction permanente des dépenses de 100 millions de dollars en termes réels et une compression des effectifs de 380 postes par rapport au budget à moyen terme 2008–10.

Malgré la persistance de la crise économique et financière mondiale qui a éclaté peu après que le FMI eut lancé ses réformes, la réalisation des objectifs inscrits dans le budget à moyen terme a progressé. L’institution a pu répondre à la multiplication des demandes d’aide induites par la crise en prenant des mesures temporaires. Premièrement, une partie des agents qui s’étaient portés volontaires pour quitter le FMI sont restés en poste à titre temporaire afin d’apporter leur contribution pendant les premières phases de la crise. Deuxièmement, des ressources financières ont été déplacées d’un exercice à l’autre par un mécanisme de report des crédits budgétaires, qui permet d’affecter les ressources non utilisées d’un exercice au financement des dépenses temporaires d’un autre exercice. Un montant effectif de 52 millions de dollars a ainsi été reporté sur l’exercice 2010. Troisièmement, des experts sous contrat à durée déterminée ont été recrutés pour aider à faire face à la crise ou pour remplacer à titre temporaire le personnel expérimenté redéployé vers les départements aux avant-postes de la riposte à la crise. Enfin, des ressources ont été redistribuées entre départements pour donner des moyens financiers aux secteurs qui étaient le plus directement concernés par la crise.

Les dépenses administratives effectives nettes de l’exercice 2010 s’élèvent à 863 millions de dollars, soit 69 millions de moins que le montant inscrit au budget91, ce qui s’explique surtout par les retards dans le remplacement du nombre plus élevé que prévu d’employés à avoir décidé de partir au moment de la réduction des effectifs92. Dans ces conditions, la stratégie budgétaire pour la période 2011-13 consiste à continuer de financer les activités engendrées par la crise tout en réalisant les 100 millions de dollars d’économies convenues. Pour l’exercice 2011, le budget approuvé par le Conseil d’administration en avril 2010 continue par conséquent de distinguer les dépenses structurelles des dépenses temporaires, ces dernières étant financées par le report des crédits non utilisés de l’exercice 2010.

Dans les états financiers, les dépenses administratives du FMI sont comptabilisées selon les normes internationales d’information financière (IFRS) et non sur la base des décaissements des dépenses budgétaires. Ces normes exigent une comptabilisation sur la base des engagements ainsi que la comptabilisation et l’amortissement des prestations dues aux employés sur la base de leur valeur actuarielle. Le Tableau 5.3 rapproche de façon détaillée les résultats du budget administratif net pour l’exercice 2010, d’un montant de 863 millions de dollars, et les dépenses administratives comptabilisées selon les normes IFRS, d’un montant de 725 millions de DTS (1.132 millions de dollars), comme l’indiquent les états financiers vérifiés du FMI.

Tableau 5.3Dépenses administratives indiquées dans les états financiers(Millions de dollars, sauf indication contraire)
Résultats du budget administratif net pour l’exercice 2010863
Écart entre les dates:
Coûts liés aux retraites et autres prestations postérieures à l’emploi207
Dépenses d’équipement – amortissement des dépenses de l’exercice en cours et des exercices antérieurs41
Montants non inclus dans le budget administratif (budget d’équipement et de restructuration):
Dépenses d’équipement – postes immédiatement passés en charges conformément aux normes IFRS10
Coûts de restructuration selon les normes IFRS pour l’exercice 2010111
Total des dépenses administratives indiquées dans les états financiers vérifiés1.132
Pour mémoire:
Total des dépenses administratives indiquées dans les états financiers vérifiés (millions de DTS)725
Sources: Département financier et Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes. Les conversions ont été faites au taux moyen pour l’exercice 2010 de 1,56 dollar pour un DTS.

Représente les coûts pris en compte pendant l’exercice 2010. Conformément aux normes IFRS, certains coûts de restructuration ont été pris en compte avant que les dépenses n’aient effectivement lieu; les états financiers de l’exercice 2008 comprenaient une provision de 68 millions de DTS, équivalant à 111 millions de dollars.

Sources: Département financier et Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes. Les conversions ont été faites au taux moyen pour l’exercice 2010 de 1,56 dollar pour un DTS.

Représente les coûts pris en compte pendant l’exercice 2010. Conformément aux normes IFRS, certains coûts de restructuration ont été pris en compte avant que les dépenses n’aient effectivement lieu; les états financiers de l’exercice 2008 comprenaient une provision de 68 millions de DTS, équivalant à 111 millions de dollars.

Les dépenses administratives nettes approuvées pour l’exercice 2011 s’élèvent à 891 millions de dollars (Tableau 5.1), avec un plafond de dépenses brutes fixé à 1.079 millions de dollars consistant en un budget administratif brut de 1.013 millions de dollars (Tableau 5.1) augmenté de 66 millions de dollars au titre du report des crédits non utilisés de l’exercice 201093. Le budget à moyen terme du FMI pour la période 2011-13 et les plans d’action de ses départements ont été élaborés sur la base du nouveau cadre de prestations – domaines de responsabilité (voir Tableau 5.4 pour une ventilation détaillée)94 – et de nouveaux coûts standard par niveau de rémunération95. Les deux initiatives font partie intégrante d’un ensemble de réformes budgétaires envisagées dans le contexte de l’adoption d’un nouveau système analytique de quantification et d’estimation des coûts.

Tableau 5.4Dépenses budgétisées par domaines de responsabilité, exercices 2008–13(Pourcentage du total des dépenses brutes, hors réserves)
2008

Résultats
2009

Résultats
2010

Résultats
2011

Budget
2012

Budget
2013

Budget
Solutions de politique économique fondées sur la coopération internationale333233313030
Conduire le dialogue économigue mondial192017201919
Analyse de l’économie mondiale875777
Solutions de politigue fondées sur la coopération333333
Outils pour prévenir et résoudre les crises systémigues666666
Approches nationales de la stabilité économigue333443
Surveillance du système économigue et financier mondial141216121111
Élaboration d’une architecture financière internationale222222
Transparence des données444444
Rôle du FMI dans le système monétaire internationa779666
Services directs aux pays membres676867697070
Conseiller les pays membres en matière de politigue économigue262523222122
Évaluation des politigues économigues et des risgues222321191919
Évaluation de la solidité financière211222
Normes et codes211111
Soutien à l’ajustement de la politigue économigue171821201918
Accords appuyés par les ressources du FMI171517201918
Accords non appuyés par les ressources du FMI034000
Renforcement des capacités242524272931
Assistance technigue171819202224
Formation774777
Source: Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes. Les dépenses liées au soutien aux pays membres et à l’amélioration de la gouvernance sont réparties entre les diverses activités du FMI. Ne comprend pas les reports des départements sur l’exercice 2011.
Source: Bureau du budget et de la planification du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes. Les dépenses liées au soutien aux pays membres et à l’amélioration de la gouvernance sont réparties entre les diverses activités du FMI. Ne comprend pas les reports des départements sur l’exercice 2011.

Le plan d’action du FMI pour l’exercice 2010 dénotait les exigences liées à la crise financière, à savoir l’affectation d’une proportion accrue de ressources aux programmes nationaux et à l’appui financier des pays, ainsi qu’à la surveillance mondiale, en privilégiant les systèmes d’alerte avancée et les dispositifs de sécurité financière et une assistance technique mieux coordonnée et mieux ciblée. Le plan d’action pour 2011 est le reflet des priorités que le FMI s’est fixées sur la base des décisions prises à l’Assemblée annuelle de 2009. Durant l’exercice 2011, les interventions du FMI seront axées sur la recherche de solutions concertées au niveau mondial en vue d’élaborer des stratégies efficaces pour mettre fin aux mesures de relance, renforcer la supervision des systèmes économiques et financiers, et réformer l’architecture financière internationale. Dans le même temps, le FMI continuera de fournir des prestations directes aux pays membres sous forme d’assistance technique et de conseils de politique économique aux pays frappés par la crise ainsi qu’une assistance technique significative pour le renforcement des capacités des pays membres les moins développés.

Dans le budget de l’exercice 2010, les dépenses d’équipement effectives se sont élevées à 45 millions de dollars, dont 12 millions pour l’équipement des locaux et 33 millions pour les projets liés aux technologies de l’information (Tableau 5.2). La préparation de plans d’investissement à long terme détaillés est en cours concernant les actifs physiques du FMI; dans l’intervalle, seuls les projets d’équipement essentiels et quelques autres projets spécifiques seront exécutés. (Même en cette période de réduction des dépenses d’équipement, le FMI s’est vu décerner une récompense convoitée durant l’exercice pour la mise aux normes écologiques des bâtiments du siège; voir encadré 5.1). Les projets informatiques sont en bonne voie et contribuent aux efforts de rationalisation du FMI. À titre d’exemple, le dispositif eReview vient d’être mis en place pour moderniser la procédure de révision des documents internes du FMI et favoriser une collaboration plus étroite entre les départements géographiques et ceux qui sont chargés de cette révision (voir encadré 5.2 pour plus de précisions sur les économies résultant de la compression des dépenses administratives du FMI). En avril 2010, le Conseil d’administration a approuvé une enveloppe de près de 48 millions de dollars pour l’équipement des locaux et pour les projets informatiques durant l’exercice 2011 (Tableau 5.2). L’enveloppe proposée dans le budget d’équipement pour le plan d’équipement 2011-13 est de 148 millions de dollars.

Comme le précédent budget à moyen terme, celui qui couvre la période 2011-13 s’inscrit dans une conjoncture particulièrement incertaine et difficile. Pendant l’exercice 2011 et au-delà, le FMI devrait continuer à être de plus en plus sollicité, notamment pour apporter des concours financiers aux pays membres, travailler à l’amélioration de l’architecture financière internationale et renforcer la surveillance. En outre, l’issue des pourparlers en cours sur le mandat du FMI reste incertaine (voir le chapitre 4). Ces discussions devraient se poursuivre jusqu’au milieu de l’exercice 2011 et pourraient avoir un impact budgétaire qui devra être pris en compte dans la planification budgétaire à venir.

Encadré 5.1Médaille d’or environnementale pour les bâtiments du FMI

Le FMI est devenu, en décembre 2009, la première institution financière internationale à remporter la médaille d’or du Leadership in Energy and Environmental Design (LEED), décernée par le Conseil américain de certification des constructions «vertes», dans la catégorie «structures existantes». C’est l’une des plus hautes distinctions environnementales au monde1. Elle a été attribuée aux deux bâtiments composant le siège du FMI, qui ont rejoint ainsi les quatre immeubles déjà récompensés que comptait la ville de Washington en fin d’exercice.

Le système de classement LEED fait mondialement autorité en matière de construction écologique. La médaille LEED de la catégorie «structures existantes», validée par l’Institut de certification des constructions «vertes», est attribuée sur la base de plusieurs critères d’appréciation, à savoir la consommation d’eau et d’énergie, le recyclage et la réduction des déchets, ainsi que l’instauration d’un environnement de travail sain.

Plusieurs aménagements significatifs ont été apportés aux bâtiments du siège pour les rendre conformes aux normes LEED durant les mois qui ont précédé la certification. La plomberie a été mise à niveau, les valves d’évacuation et de ventilation ont été changées, et la politique d’espace non-fumeurs a été durcie dans les deux bâtiments, interdisant de fumer à moins de 8 mètres des entrées, des fenêtres et des bouches d’aération des bâtiments.

L’obtention du label LEED n’est que l’un des éléments du programme global de gestion durable du FMI lancé en 2008, qui suit trois grands axes: réduction continue de la consommation d’eau et d’énergie, meilleur approvisionnement en équipements durables et programme de recyclage. Parmi les autres grandes initiatives de gestion durable et dans le souci de réduire son empreinte carbonique, le FMI a acquis des crédits d’émission pour compenser les émissions de gaz à effet de serre résultant des déplacements en avion organisés par l’agence de voyages du FMI durant les exercices 2008, 2009 et 2010.

1 Voir Communiqué de presse 09/442, «IMF Wins Coveted Environmental Award for Headquarters Buildings» (www.imf.org/external/np/sec/pr/2009/pr09442.htm).

Encadré 5.2Réduction des frais administratifs

Lors de sa prise de fonctions, le Directeur général s’est engagé à réduire le budget administratif du FMI de 100 millions de dollars. Cet engagement a été tenu grâce à la réduction des effectifs et à la recherche constante de gains d’efficience et d’autres compressions des coûts administratifs. En appliquant à plusieurs grands contrats de sous-traitance les principes de la gestion stratégique des ressources, le FMI a été en mesure de réduire les coûts sans faire baisser le niveau des services essentiels. De nouvelles initiatives de sous-traitance (locale ou délocalisée) dans des domaines tels que les technologies de l’information et les services de traduction ont aussi permis de réaliser des économies significatives. Dans le même ordre d’idées, la renégociation des contrats avec les compagnies aériennes a permis au FMI d’obtenir des millions de dollars de réductions tarifaires. Afin de réaliser des gains d’efficience administrative, des initiatives ont aussi été engagées pour simplifier les documents et leur procédure de révision, ainsi que d’autres pratiques administratives.

Arriérés envers le FMI

Les obligations financières impayées envers le FMI (y compris les comptes fiduciaires qu’il administre) sont descendues de 1.326 millions de DTS fin avril 2009 à 1.309 millions de DTS à la fin avril 2010 (tableau 5.5). Le Soudan compte pour environ 75 % des arriérés restants, la Somalie et le Zimbabwe pour 18 % et 7 %, respectivement. Fin avril 2010, tous les arriérés envers le FMI étaient des arriérés prolongés (de plus de six mois), dont un tiers au titre du principal et deux tiers au titre des commissions et des intérêts. Plus des quatre cinquièmes de cette somme représentent des arriérés envers le compte des ressources générales, le solde étant dû au fonds fiduciaire et au fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (fonds fiduciaire RPC). Le Zimbabwe est le seul pays à avoir des arriérés prolongés vis-à-vis du fonds fiduciaire RPC. L’allocation générale de DTS effectuée en août 2009 (voir «Allocations de DTS» au chapitre 3) a permis à la Somalie d’apurer ses arriérés envers le département des DTS; de ce fait, la plainte formulée par le Directeur général à l’encontre de la Somalie en application de la règle S-1 a été retirée. L’allocation de DTS a également permis au Soudan et à la Somalie de rester en règle envers le département des DTS. Ces deux pays conservent des arriérés prolongés envers le Compte des ressources générales et le fonds fiduciaire.

Tableau 5.5Arriérés envers le FMI des pays ayant des impayés de six mois ou plus, ventilés par types(Millions de dollars; au 30 Avril 2010)
Ventilation par type
TotalDépartement général (y compris la facilité d’ajustement structurel)Compte de fiducieFonds fiduciaire RPC
Somalie230,0221,98,10,0
Soudan990,1909,580,60,0
Zimbabwe88,70,00,088,7
Total1.308,81.131,488,888,7
Source: Département financier du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes.
Source: Département financier du FMI.Note: Les chiffres ayant été arrondis, les totaux peuvent être différents de la somme des composantes.

Dans le cadre de la stratégie de coopération renforcée du FMI, des mesures correctrices sont appliquées pour remédier aux arriérés prolongés. À la fin de l’exercice, la Somalie et le Soudan n’étaient toujours pas autorisés à bénéficier de crédits du compte des ressources générales. En mai 2009, le Conseil d’administration a décidé de lever la suspension de l’assistance technique au Zimbabwe dans certains domaines; en février 2010, le Zimbabwe a recouvré son droit de vote et ses droits connexes, ainsi que son admissibilité à bénéficier de crédits du compte des ressources générales. Toutefois, le Zimbabwe ne pourra pas accéder aux ressources de ce compte tant qu’il n’aura pas apuré ses arriérés envers le fonds fiduciaire RPC. Une déclaration de non-coopération, la suspension partielle de l’assistance technique et la radiation de la liste des pays admis à bénéficier des ressources du fonds fiduciaire RPC restent en vigueur à titre de mesures correctrices en raison des arriérés du Zimbabwe vis-à-vis du fonds fiduciaire RPC.

Mécanismes d’audit

Le dispositif d’audit du FMI se compose d’un cabinet d’audit externe, d’une fonction d’audit interne et d’un Comité de vérification externe des comptes, qui est indépendant et assure la supervision générale de l’audit annuel.

Le cabinet d’audit externe, sélectionné par le Conseil d’administration en consultation avec le Comité de vérification externe des comptes et nommé par le Directeur général, est chargé de l’audit des états financiers annuels du FMI, qui comprend une opinion sur les états financiers du FMI, les comptes administrés en vertu de l’article V, section 2 b), et la caisse de retraite du personnel. Au terme de l’audit annuel, le Comité de vérification externe rend brièvement compte des conclusions de l’audit au Conseil d’administration et remet le rapport du cabinet d’audit externe au Directeur général et au Conseil d’administration, pour transmission au Conseil des gouverneurs. Deux séances de cette nature ont eu lieu durant l’exercice 2010, l’une en juillet 2009 et l’autre en janvier 2010.

La durée de la mission du cabinet d’audit externe est normalement de cinq ans. Actuellement, l’audit des comptes du FMI est assuré par Deloitte & Touche LLP, qui a émis une opinion sans réserve à l’issue de l’audit des états financiers du FMI pour l’exercice clos le 30 avril 2010.

La fonction d’audit interne est confiée au Bureau de la vérification et de l’inspection internes, qui est chargé d’évaluer en toute indépendance l’efficacité des méthodes de gestion des risques ainsi que des procédures de contrôle et de gouvernance du FMI. Le Bureau fait également office de secrétariat du Comité consultatif sur la gestion des risques. Il a mené à bien une trentaine de missions de vérification et d’inspection durant l’exercice 2010 dans les domaines suivants: audit financier pour évaluer l’adéquation du dispositif de contrôle et des procédures de sauvegarde et de gestion des avoirs et comptes financiers du FMI; audit des technologies de l’information pour évaluer l’adéquation des systèmes de gestion informatisés et l’efficacité des dispositifs de sécurité; évaluation du fonctionnement et de l’efficience des procédures de travail, des contrôles y afférents et de leur efficience au regard des objectifs généraux du FMI. Conformément aux meilleures pratiques en vigueur, le Bureau rend compte à la direction du FMI et au Comité de vérification externe, ce qui garantit son indépendance. Il informe en outre chaque année le Conseil d’administration de son programme de travail ainsi que des principales conclusions et recommandations qu’il formule au terme de ses missions de vérification et d’inspection.

Le Comité de vérification externe des comptes est composé de trois membres choisis par le Conseil d’administration et nommés par le Directeur général. Aux termes de la réglementation générale du FMI, il est chargé de la supervision générale de l’audit annuel suivant des modalités précisées par son mandat approuvé par le Conseil d’administration. Ses membres sont nommés pour trois ans dans le cadre de mandats échelonnés. Indépendants du FMI, ils sont ressortissants de différents pays membres et doivent posséder les qualifications et les aptitudes requises pour assurer la supervision de l’audit annuel. En règle générale, les membres du Comité disposent d’une solide expérience acquise au sein de cabinets internationaux d’expertise comptable, dans le secteur public ou dans le monde universitaire.

Le Comité désigne son (sa) président(e) parmi ses membres, fixe ses propres procédures et s’acquitte de sa mission de supervision de l’audit annuel en toute indépendance par rapport à la direction du FMI. Le Comité se réunit normalement à Washington en janvier, puis en juillet de chaque année une fois l’audit terminé, et en juillet pour faire rapport au Conseil d’administration. Les services du FMI et les auditeurs externes consultent les membres du Comité tout au long de l’année. En 2010, le Comité se composait de Thomas O’Neill, administrateur et ancien président de PricewaterhouseCoopers Consulting, Ulrich Graf, commissaire aux comptes chargé de la dette et de la politique financière fédérales à la Cour des comptes de la République fédérale d’Allemagne, et Amelia Cabal, ancienne associée principale de SyCip Gorres Velayo & Co., cabinet associé à Ernst & Young Global.

Information du Conseil sur les questions de contrôle et d’audit

Le Conseil d’administration est tenu périodiquement informé par le Département financier des questions de contrôle et d’audit. Chaque séance porte sur l’évaluation des questions de contrôle et des questions connexes qui se font jour. Comme on l’a vu, le Conseil est aussi tenu régulièrement informé du programme de travail et des activités du Bureau de la vérification et de l’inspection internes, ainsi que de la suite donnée à ses recommandations. Afin d’améliorer encore la circulation de l’information, la politique de communication du Bureau a été modifiée en avril 2010 pour permettre l’affichage de tous ses rapports de vérification et d’inspection sur un site intranet sécurisé dont l’accès est réservé aux administrateurs du FMI et à leurs suppléants.

Gestion des risques

Des initiatives sont en cours pour renforcer la gestion des risques au FMI. Le Conseil est régulièrement tenu informé des questions relatives à la gestion des risques; la dernière séance d’information en date a eu lieu en février 2010. En mai 2009, le FMI a organisé, en collaboration avec la Banque mondiale, la Société financière internationale et la Banque interaméricaine de développement, un forum sur les pratiques de gestion des risques auquel ont pris part quatorze institutions financières internationales. Une séance informelle a eu lieu en février 2010 pour informer le Conseil des risques généraux et spécifiques et faire le point de la procédure de notification d’incidents, récemment intégrée à l’évaluation globale des risques. La réunion du Conseil d’administration consacrée à l’évaluation des risques pour l’année 2010 a eu lieu en mai 2010. Les administrateurs ont souscrit pour l’essentiel à l’évaluation des principaux risques présentée dans le rapport du Comité consultatif sur la gestion des risques, en convenant que le rôle accru du FMI avait des conséquences pour les risques financiers, opérationnels et stratégiques inhérents à ses activités.

Ressources Humaines et Organisation

La gestion des ressources humaines du FMI vise à: 1) permettre au FMI d’atteindre ses objectifs en évolution constante en recrutant et en fidélisant un personnel hautement compétent et de diverses origines, qui possède les qualifications et l’expérience requises; 2) gérer le personnel de manière efficace et efficiente dans un environnement qui valorise l’excellence et le travail en équipe. Le FMI a accompli des progrès significatifs dans ces domaines au cours de l’exercice 2010, en poursuivant notamment sa vaste campagne de recrutement ainsi que la mise en œuvre des réformes essentielles en matière de ressources humaines.

Niveau et composition des effectifs

Recrutements

Les recrutements ont atteint un point culminant durant l’exercice 2010. La restructuration engagée en 2008 a abouti à un nombre de départs volontaires plus élevé que prévu, au moment même où le travail imposé par la crise exigeait des compléments d’effectifs. Après une première phase de redéploiement interne de personnel, la campagne de recrutement externe s’est accélérée durant l’exercice 2010. Le nombre de personnes recrutées à atteint le chiffre sans précédent de 281 en 2009.

Dotation en effectifs

Au 30 avril 2010, les effectifs du FMI se composaient de 1.844 cadres d’exécution et de direction, et de 568 agents à d’autres niveaux. Compte tenu de l’évolution de ses besoins, le FMI a recruté en 2009 une proportion plus élevée d’économistes et de spécialistes du secteur financier possédant une solide expérience. En outre, pour pourvoir les postes créés à titre temporaire pour faire face à la crise, il a été fait davantage recours aux contrats à durée déterminée de deux ans. La liste des cadres dirigeants et l’organigramme du FMI figurent respectivement aux pages 78 et 79 du présent rapport.

Des employés du Département des ressources humaines du FMI participent à un atelier sur les stratégies de recrutement et la sélection des candidats.

Takatoshi Kato, ancien Directeur général adjoint, s’adresse à l’auditoire lors de la réception d’adieu organisée en son honneur en février 2010 au siège du FMI.

Diversité

Soucieux de faire en sorte que la diversité de son personnel reflète celle des pays membres, le FMI recherche activement des candidats dans le monde entier. Sur les 186 pays membres que comptait le FMI fin avril 2010, 144 étaient représentés dans les effectifs de l’institution. Les tableaux 5.1 à 5.3 de la page Internet du Rapport annuel présentent la répartition du personnel par nationalité, sexe et origine (pays à faible revenu et pays industrialisés).

Les efforts déployés pour accroître la diversité au sein du FMI suivent plusieurs axes. La campagne menée durant l’exercice 2010 a comporté des missions en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie de l’Est; le recrutement de candidats d’horizons divers à la suite d’entretiens avec le panel chargé du recrutement de candidats en milieu de carrière pour pourvoir les postes d’économistes chevronnés; et des campagnes concertées d’information dans les régions sous-représentées au sein du personnel, qui ont donné des résultats encourageants mais contrastés. Par ailleurs, le FMI a récemment mis en place un «bilan diversité» pour mesurer de façon transparente les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de diversité.

Le FMI a en outre accueilli en septembre 2009 un sommet mondial sur la diversité qui a duré deux jours, intitulé «Le changement aux États-Unis et dans le monde: la diversité comme avantage compétitif». Quelque 400 participants, parmi lesquels de hauts dirigeants, des experts et des praticiens de la diversité du secteur privé, du secteur public et d’organisations non gouvernementales, ont pris part à cette manifestation qui a porté sur l’examen des meilleures pratiques en matière de diversité dans le monde et des études de cas, ainsi que sur les cadres législatifs visant à promouvoir la diversité en Asie, en Afrique, en Europe et en Amérique latine.

Grille des traitements des cadres de direction pour l’exercice 2010

La grille de rémunération des cadres de direction est revue périodiquement par le Conseil d’administration. Le salaire du Directeur général est approuvé par le Conseil des gouverneurs. Des ajustements annuels sont effectués sur la base de l’indice des prix à la consommation de la ville de Washington. Au 1er juillet 2009, la grille des traitements des hauts cadres de direction, qui est fonction des responsabilités de chacun, s’établissait comme suit:

Directeur général441.980 dollars96
Premier Directeur général adjoint384.330 dollars
Directeurs généraux adjoints366.030 dollars

La rémunération des administrateurs s’élevait à 230.790 dollars et celle de leurs suppléants à 199.650 dollars. Le salaire moyen des cadres de direction du FMI (voir page 78) a été de 291.578 dollars pour l’exercice 2010.

Principales réformes de la gestion des ressources humaines

Dans le souci de favoriser une culture positive axée sur les résultats et de mettre en place des mécanismes permettant de récompenser les employés les plus performants et d’ouvrir des possibilités d’avancement, le FMI a mis en œuvre une série de réformes clés pendant l’exercice 2010:

  • Revues des talents pour les décisions de promotion aux postes de direction. Offrant un cadre plus complet et plus structuré pour évaluer l’aptitude et le potentiel à occuper des fonctions de direction, ces revues servent aussi à orienter les actions de perfectionnement professionnel. Un poids accru est donné aux détachements en dehors du FMI comme expérience souhaitable pour occuper un poste de direction.
  • Réforme de la caisse de retraite du personnel (CRP). La réforme rendra la CRP plus attrayante pour le personnel dont la durée de service est relativement courte; elle actualise le calcul du montant des versements forfaitaires que peuvent recevoir, à titre de conversion de rentes, les personnes qui partent en retraite, ce qui a pour effet d’en accroître le montant; elle corrige la formule de calcul du montant brut correspondant aux salaires nets d’impôts, qui sert de base au calcul des prestations de retraite. En outre, la réforme de la CRP favorisera la mobilité extérieure des fonctionnaires du FMI dans la mesure où des conventions de transfert de droits à pension seront conclues avec d’autres institutions et où un plan d’épargne facultatif sera mis en place pour offrir aux membres du personnel un moyen d’épargne pratique et avantageux du point de vue fiscal.
  • Programme d’attribution de prix et de récompense. Pour valoriser les comportements exemplaires et les efforts exceptionnels, le FMI a mis en place un nouveau programme récompensant les personnes qui ont excellé dans des domaines tels que le travail d’équipe, l’innovation et le sens de l’initiative.
  • Nouveau système d’évaluation annuelle des performances professionnelles. Le nouveau système est fondé sur la fixation d’objectifs en début d’exercice, l’appréciation des résultats obtenus par rapport à ces objectifs, une interaction régulière avec les supérieurs tout au long de l’exercice et l’amélioration du cadre d’évolution des carrières.
  • Modernisation des prestations des services de ressources humaines. Le projet de gestion du capital humain, conçu pour simplifier les procédures en vigueur afin de réaliser des gains d’efficience, a permis d’améliorer encore la gestion des performances et l’administration des services de ressources humaines. Les principales avancées ont été l’automatisation de l’évaluation annuelle des performances professionnelles, l’élaboration d’une base de données des ressources humaines, et l’instauration de critères fondamentaux pour la gestion des postes. L’amélioration des procédures a notamment consisté à sous-traiter la vérification des diplômes et des états de service des candidats à un poste vacant au FMI.

Changements intervenus au sein du bureau du Directeur général

Après six années passées au FMI, Takatoshi Kato, Directeur général adjoint, a quitté ses fonctions en février 2010 pour retourner au Japon, son pays d’origine. Durant ses années de présence au FMI, Takatoshi Kato a eu 73 pays sous sa supervision et avait en charge les ressources humaines et le budget durant la restructuration de 2008 et, plus récemment, pendant la crise financière mondiale. Peu avant son départ, la direction, le Conseil d’administration et plusieurs centaines de membres du personnel ont rendu hommage à M. Kato lors d’une cérémonie d’adieu. Le Directeur général a mis en relief ses qualités personnelles, sa bonne humeur, son sens du compromis et son sens inné de l’équité et du respect envers le personnel. Shirley Siegel, Directrice du Département des ressources humaines, a salué son dévouement et la clarté de sa vision dans le cadre de la modernisation de la gestion des ressources humaines du FMI et, prenant la parole au nom du Conseil d’administration, M. Willy Kiekens a également salué M. Kato pour son «dévouement, son professionnalisme et son efficacité à toute épreuve». En hommage à son action, le Comité du personnel lui a remis au nom de l’ensemble du personnel du FMI, un certificat attestant de la contribution que le Comité du personnel a faite à l’hôpital d’Angkor, au Cambodge, au nom de M. Kato. Estimant avoir eu «la chance de vivre différentes facettes de l’existence du FMI, allant du plus bas au plus haut point de sa courbe de popularité», M. Kato a salué le personnel du FMI pour son «action innovante, axée sur des résultats tangibles et fondée sur le travail d’équipe» et s’est réjoui de figurer désormais parmi les membres de la grande famille du Fonds monétaire.

Pour succéder à M. Kato, le Directeur général a choisi Naoyuki Shinohara, ancien Vice-Ministre des finances du Japon, chargé des relations internationales97. M. Shinohara, de nationalité japonaise, est titulaire de plusieurs diplômes d’économie de l’université de Tokyo et d’un diplôme de relations publiques de l’université de Princeton. Annonçant la nomination de M. Shinohara, le Directeur général a souligné sa «vaste expérience de la finance internationale», en ajoutant qu’il a aussi une «connaissance approfondie du FMI et de tous les aspects de ses activités». Le Directeur général choisit et nomme les directeurs généraux adjoints du FMI avec l’aval du Conseil d’administration. Comme il est d’usage pour ce type de nomination, le Directeur général a consulté le Conseil d’administration avant de porter son choix sur M. Shinohara pour remplacer M. Kato. M. Shinohara a pris ses fonctions à la fin du mois de février 2010.

En février également, le Directeur général a annoncé son intention de nommer Min Zhu, Vice-Gouverneur de la Banque populaire de Chine, comme Conseiller spécial auprès du Directeur général98, en notant qu’il «jouera un rôle important» aux côtés de l’équipe de direction en aidant le FMI à «affronter les défis auxquels le monde sera confronté pendant la période à venir et approfondir sa connaissance des pays d’Asie et, plus généralement, des pays émergents». M. Zhu, qui détient une licence de l’université Fudan, est aussi titulaire de diplômes d’études supérieures des universités de Princeton et John Hopkins, et il a publié de nombreux articles sur des thèmes très divers liés à l’économie et à la finance internationales. Il a pris ses fonctions de Conseiller spécial du Directeur général au début de l’exercice 2011.

Jacques Polak

Lors d’une cérémonie commémorative organisée en avril 2010, un vibrant hommage a été rendu à Jacques Polak par des membres du personnel du FMI en activité ou retraités pour les multiples contributions tant personnelles que professionnelles qui ont jalonné sa longue et prestigieuse carrière au Fonds monétaire international (encadré 5.3).

Responsabilisation

Transparence

Réexamen de la politique de transparence du FMI

Depuis la fin des années 90, le FMI a publié un nombre croissant de rapports-pays et de documents de politique générale, entre autres, il a ouvert ses archives au public et développé sa politique de communication externe au moyen de son site Internet, de points de presse et de campagnes d’information générale. La communication et le dialogue avec le grand public constituent désormais une composante normale et essentielle des activités du FMI.

En décembre 2009, après environ une décennie marquée par plusieurs initiatives visant à rendre les activités du FMI plus transparentes, le Conseil d’administration a achevé sa dernière revue en date de la politique de l’institution en la matière99. À cette occasion, les administrateurs ont exprimé divers points de vue quant à l’arbitrage à opérer entre l’exigence de transparence et l’obligation de confidentialité qui s’impose au FMI dans son rôle de conseiller.

La plupart des administrateurs se sont déclarés favorables à ce que, comme le proposaient les services du FMI dans le document ayant servi de base aux discussions100, la politique de transparence du FMI soit régie par le principe fondamental selon lequel «le FMI s’efforce de rendre publics ses documents et informations en temps opportun à moins que des raisons impérieuses et spécifiques ne l’empêchent de le faire». La plupart d’entre eux ont aussi approuvé le changement de politique proposé, à savoir la publication de la plupart des documents relatifs aux pays et des documents énonçant les intentions des autorités selon le principe du consentement par défaut d’opposition, en considérant que cela encouragera la prise en compte d’emblée, par les services du FMI et par les autorités, des questions touchant à la publication des documents et en améliorerait le délai de diffusion.

Reconnaissant l’importance que revêt la publication des documents relatifs à l’utilisation des ressources du FMI et au recours à l’instrument de soutien à la politique économique (ISPE) (à des fins de signalisation et pour permettre l’examen public des programmes et de la conditionnalité), la plupart des administrateurs ont jugé souhaitable d’établir comme principe que les pays membres qui sollicitent l’accès aux ressources du FMI ou le recours à l’ISPE indiquent leur intention de consentir à la publication des documents du Conseil d’administration y afférents avant la réunion du Conseil, ou avant la date de l’adoption de la décision par défaut d’opposition, à laquelle ces documents se rapportent. Comme c’est déjà le cas pour l’accès exceptionnel aux ressources du FMI, de la ligne de crédit modulable et des facilités destinées aux pays à faible revenu, la décision d’un pays membre de ne pas autoriser la publication n’influerait en rien sur la décision de la direction de recommander ou non l’approbation de l’aide demandée.

Les administrateurs ont jugé digne d’intérêt la proposition que le régime de publication applicable aux rapports sur les programmes de référence et aux documents connexes présentant les intentions des autorités soit calqué sur celui des rapports de consultations au titre de l’article IV. Ils se sont aussi dits favorables à la proposition d’étendre le principe de la publication présumée, qui s’applique actuellement aux documents de politique générale ainsi qu’aux autres documents ne concernant pas de pays particulier et établis à l’attention du Conseil, aux documents qui ont trait aux recettes, au financement et au budget du FMI, à ceux qui sont diffusés en vue d’une prise de décision par défaut d’opposition et à ceux qui sont préparés pour les réunions informelles et les séminaires du Conseil, à moins que des raisons impérieuses et spécifiques ne s’y opposent, telles que la sensibilité des marchés aux informations en question.

Les administrateurs ont noté que, si la politique régissant les suppressions et les corrections dans les documents du Conseil restait adaptée, il était manifestement nécessaire de l’appliquer de façon plus cohérente et plus impartiale. Ils ont réaffirmé que les rapports des services du FMI ne devaient pas être négociés avec les autorités nationales, afin de garantir l’intégrité de l’analyse, et ils ont insisté sur la nécessité d’appliquer la politique de modification de façon cohérente et impartiale, en engageant les fonctionnaires et la direction du FMI ainsi que les pays membres à collaborer dans cet esprit. Il a été convenu de poursuivre la pratique actuelle qui consiste à inclure dans tous les documents publiés un avertissement concernant les suppressions.

Dans l’ensemble, les administrateurs se sont déclarés favorables aux propositions visant à améliorer les procédures de déclassification des documents et à permettre l’affichage sur le site Internet du FMI des documents d’archives, dans la limite des moyens disponibles pour ce faire. Ils se sont dits généralement favorables à la proposition d’écourter le délai de communication au public des documents d’archives du Conseil d’administration, dont les procès-verbaux de ses réunions.

Compte tenu de l’importance que revêt la transparence pour l’efficacité et la crédibilité du FMI, la plupart des administrateurs ont considéré qu’il était souhaitable de revoir de nouveau la politique de transparence dans un délai relativement court; il a été convenu que la prochaine revue aurait lieu en 2012. Au terme de discussions approfondies et dans un esprit de compromis, les administrateurs se sont déclarés généralement favorables aux propositions de modifications de la décision sur la transparence et de la politique régissant la gestion des archives (encadré 5.4). Les modifications approuvées par le Conseil d’administration ont pris effet à la mi-mars 2010.

Publication des rapports sur les consultations au titre de l’article IV

Les consultations du FMI au titre de l’article IV, qui ont lieu en général tous les ans avec chaque pays membre de l’institution (voir «Surveillance bilatérale» au chapitre 3), prévoit l’établissement d’un rapport, qui est remis au Conseil d’administration, sur les conclusions de l’équipe chargée de mener ces consultations. Afin de rendre ce processus aussi transparent que possible, avec l’accord du pays concerné, ces rapports sont affichés sur le site Internet du FMI. Le Tableau 3.5 qui figure sur ce site donne des renseignements sur les consultations, accompagnés des notes d’information au public et des rapports correspondants.

Auparavant, le rapport sur les consultations au titre de l’article IV n’était publié que si le pays concerné y avait consenti expressément. Après la révision de la politique de transparence du FMI, qui a pris effet en mars 2010, c’est le principe du défaut d’opposition qui s’applique: l’accord du pays est réputé acquis à moins que celui-ci demande expressément au FMI de ne pas rendre public son rapport.

Encadré 5.3Jacques Polak (1914–2010)

Des membres du personnel en activité ou retraités, des administrateurs ainsi que des membres de sa famille et des représentants de la communauté néerlandaise, dont le Prince héritier des Pays-Bas, étaient parmi les personnes venues rendre hommage en avril à un géant de l’histoire du FMI, Jacques Polak, décédé en février à l’âge de 95 ans. Lors de la cérémonie à sa mémoire orqanisée au siège du FMI, Jacques Polak a été honoré comme visionnaire et sommité intellectuelle qui a contribué à la création et à l’édification de l’institution, mais aussi comme père, ami et maître à penser.

Pendant six décennies, la vision de Jacques Polak a non seulement contribué à faire du FMI ce qu’il est aujourd’hui, mais aussi à établir les fondements du multilatéralisme et de la coopération économique tels que nous les connaissons aujourd’hui. Né en 1914, Jacques Polak faisait partie de la délégation des Pays-Bas à la Conférence de Bretton Woods en 1944. Il a rejoint le FMI en 1947, exerçant les fonctions de Directeur du Département des études de 1958 à son départ à la retraite en 1979 et, parallèlement, de Conseiller économique à partir de 1966. Après son départ à la retraite, il a été Conseiller spécial du Directeur général, puis, de 1981 à 1986, Administrateur représentant le groupe auquel appartiennent les Pays-Bas. Il était sans doute le dernier survivant des participants à la Conférence de Bretton Woods.

Dans ses remarques liminaires, le maître de cérémonie, Age Bakker, Administrateur du FMI pour les Pays-Bas, a dit combien il était honoré de rendre hommage à son ancien patron et ami dont la vision et la bonne humeur auront guidé sa propre carrière. Considérant Jacques Polak comme une personnalité «unique en son qenre», Dominique Strauss-Kahn, Directeur général du FMI, a précisé qu’outre sa participation active à la création même du FMI, Jacques Polak avait été au service de l’institution tout au long de son histoire, ajoutant «qu’il était non seulement un économiste hors pair, mais aussi un homme éminemment intègre».

James Boughton, historien du FMI, a pour sa part rappelé que Jacques Polak avait probablement contribué plus que quiconque à l’édification du FMI. «Il a apporté précision et clarté intellectuelle à l’action du FMI. Il est de ceux qui ont permis aux membres du personnel de se rendre dans les pays pour expliquer le bien-fondé des changements de politique nécessaires pour permettre à ces pays de bénéficier du soutien de la communauté internationale, et cela de manière convaincante parce que toute leur argumentation était adossée au modèle Polak.» «Avec la disparition de Jacques, le FMI perd le dernier des grands – des géants – qui ont forgé les années décisives de son histoire», a ajouté Sir Andrew Crockett, qui fut un collaborateur de Jacques Polak en tant que chef de la Division des études spéciales pendant trois ans. Bien que Jacques Polak ait continué à publier des travaux réputés bien après l’âge de 90 ans, Sir Andrew a signalé que l’histoire retiendra toujours qu’il fut l’inventeur du modèle Polak et du DTS, dont «nul autre que lui n’est habilité à revendiquer la paternité», avant de conclure par ces paroles: «Jacques Polak était une personnalité unique et il le restera à jamais.»

L’ancien Administrateur pour les Pays-Bas, Onno de Beaufort Wijnholds, qui fut aussi un collaborateur de Jacques Polak à trois reprises durant sa carrière au FMI, a résumé le vide immense que laisse Jacques Polak en ces termes: «Jacques était un géant; un géant s’en est allé, et il nous manquera énormément.»

Le Bureau indépendant d’évaluation

Rôle du Bureau indépendant d’évaluation et de ses rapports

Le Bureau indépendant d’évaluation (BIE) a été créé en 2001 pour évaluer de façon indépendante et objective les politiques et activités du FMI afin de rehausser la transparence et la responsabilisation de l’institution, de promouvoir une culture d’apprentissage en son sein et d’étayer les responsabilités institutionnelles du Conseil d’administration en matière de gouvernance et de surveillance. Pour l’essentiel, le BIE s’acquitte de sa mission en évaluant de manière indépendante les services que le FMI fournit à ses membres dans le cadre de son mandat. Ainsi, il évalue systématiquement les politiques générales du FMI, effectue des analyses comparatives internationales des conseils économiques que celui-ci dispense, tant dans le cadre de la surveillance que des programmes qu’il soutient, et procède à des évaluations ex post des activités de l’institution dans les pays. Aux termes de son mandat, le BIE est totalement indépendant de la direction du FMI et fonctionne de façon autonome vis-à-vis du Conseil d’administration, auquel il remet ses conclusions.

Le BIE publie un rapport annuel dans lequel il passe en revue les évolutions observées et ses activités au cours de l’exercice écoulé; le rapport 2010 est paru en juillet. Les évaluations effectuées, les documents de synthèse établis pour les évaluations en cours, les rapports annuels du BIE ainsi que d’autres documents qui ont trait à ses activités peuvent être consultés sur le site Internet du Bureau101.

En février 2010, après avoir été recruté sur concours par le Conseil d’administration, Moises Schwartz a pris ses fonctions comme troisième Directeur du BIE, succédant à Thomas Bernes, dont le mandat avait expiré en juillet 2009.

Programme de travail du BIE

En mars 2010, le BIE a publié les documents de synthèse finals se rapportant à deux évaluations en cours intitulées respectivement «Le rôle du FMI pendant la période qui a précédé la crise économique et financière» et «L’intérêt et l’utilisation des études réalisées par le FMI». Ces deux évaluations devraient être terminées et remises au Conseil d’administration dans le courant de l’exercice 2011.

Encadré 5.4Modifications apportées à la politique de transparence du FMI

DES INFORMATIONS À LA FOIS PLUS NOMBREUSES ET PLUS ACTUELLES

Pour renforcer les politiques en place et leur donner plus de cohérence, le Conseil d’administration a adopté une série de changements:

  • La plupart des documents sur les pays seront publiés à moins que les pays concernés n’émettent une objection; il n’est plus nécessaire d’obtenir l’autorisation explicite de publier comme cela était le cas jusqu’à présent.
  • La gamme des documents que les autorités sont encouragées à publier est élargie et couvrira aussi les rapports sur la santé du secteur financier du pays ainsi que sur son observation des normes et codes internationaux.
  • Le principe est établi que, lorsqu’il est fait appel aux concours financiers du FMI, les autorités nationales indiquent, avant la réunion du Conseil d’administration consacrée à leur dossier, leur intention de rendre publiques les informations concernant le pays.
  • Le principe de publication présumée s’étend désormais à la plupart des documents de politique générale, y compris les documents relatifs aux recettes du FMI, à son financement ou à son budget (sauf s’ils contiennent des informations de nature à influencer le marché).

ACCÈS PLUS RAPIDE AUX ARCHIVES

Les archives du FMI ont aussi suscité un intérêt grandissant ces dernières années. Parallèlement aux autres mesures visant à mettre en relief la responsabilisation du FMI, le Conseil d’administration a donc décidé de réduire le délai de communication au public des documents d’archives. Les principaux changements apportés en la matière auront pour effet:

  • de ramener de 5 à 3 ans le délai d’accès aux documents du Conseil d’administration.
  • de ramener de 10 à 5 ans le délai d’accès aux procès-verbaux du Conseil d’administration.
  • de permettre l’affichage sur Internet de certaines archives numérisées.
  • d’établir une règle générale selon laquelle les documents «strictement confidentiels» sont déclassifiés dès qu’a couru le délai d’accès aux archives1.
  • d’aider les internautes à naviguer sur le site du FMI, notamment grâce à un guide d’accès aux informations de l’institution2.
1 Cette disposition s’applique uniquement aux documents parus après le 17 décembre 2009.2 Pour plus d’informations sur les révisions apportées à la politique de transparence du FMI, voir IMF Survey, «IMF to Increase Amount and Timeliness of Information» (www.imf.org/external/pubs/ft/survey/so/2010/POL010810A.htm).

Alors que l’exercice 2010 touchait à sa fin, le BIE élaborait un nouveau programme de travail à moyen terme sous l’égide du Directeur récemment nommé (voir supra).

Examen par le Conseil d’administration des rapports et des recommandations du BIE

On l’a vu, le BIE fonctionne de façon autonome par rapport au Conseil d’administration du FMI, mais il lui communique ses conclusions. Peu après l’examen de ces conclusions par le Conseil, les services et la direction du FMI présentent à celui-ci un plan prospectif pour la mise en œuvre des recommandations du BIE approuvées par les administrateurs. Ce plan s’inscrit dans le cadre mis en place à la suite d’une évaluation externe du BIE, qui vise à assurer un suivi plus systématique de l’application des recommandations du BIE approuvées par le Conseil.

En juin 2009, le Conseil d’administration s’est réuni pour examiner les conclusions du rapport du BIE consacré aux travaux du FMI sur les questions relatives au commerce international. Dans cette évaluation, qui a été rendue publique peu après son examen par le Conseil102, le BIE formule plusieurs recommandations tendant à ce que les activités du FMI qui ont trait au commerce international soient classées par ordre de priorité. En se fondant sur les recommandations approuvées en juin par le Conseil, les services et la direction du FMI ont établi un plan de mise en œuvre, qui a été approuvé lors d’une réunion du Conseil en décembre 2009103. Les administrateurs sont alors convenus que le plan proposé était conforme au cadre mis en place pour donner suite aux recommandations du BIE.

En décembre 2009 également, le Conseil d’administration a examiné le rapport du BIE sur la communication du FMI avec les pays membres, qui a été publié en janvier 2010104. Les services du FMI ont ensuite établi un plan de mise en œuvre des recommandations du Conseil, que celui-ci a examiné pendant l’exercice 2011.

Application des recommandations du BIE approuvées par le Conseil d’administration

En 2007, le Conseil d’administration a institué le rapport de suivi périodique pour garantir que les recommandations du BIE approuvées par les administrateurs soient effectivement appliquées et fassent l’objet d’un suivi systématique. Les rapports déjà parus détaillaient les dispositions prises pour donner suite aux recommandations du BIE et soulignaient qu’un contrôle attentif de leur mise en œuvre était important pour assurer une véritable responsabilisation institutionnelle et promouvoir une solide culture d’apprentissage. Chaque rapport de suivi périodique faisait le point en ce qui concerne l’exécution du plan de mise en œuvre des recommandations établi par la direction du FMI et déterminait si les recommandations figurant dans des rapports antérieurs mais restées sans suite avaient été appliquées depuis.

Le Comité d’évaluation du Conseil d’administration s’est réuni en décembre 2009 pour examiner le troisième rapport de suivi périodique. Ce rapport faisait le point de la mise en œuvre du plan établi par la direction pour donner suite aux recommandations du BIE contenues dans son rapport d’évaluation sur la conditionnalité structurelle des programmes appuyés par le FMI, paru en mai 2008105. (Le rapport de suivi périodique ne portait pas sur les recommandations formulées par le BIE à la suite de son évaluation des travaux du FMI sur les questions commerciales et de la communication du FMI avec les pays membres.) Le Conseil d’administration a approuvé les conclusions du rapport selon lesquelles 1) les principaux repères de réalisation prévus par le plan de la direction faisant l’objet du rapport avaient tous été satisfaits ou devraient l’être prochainement, 2) aucune nouvelle mesure correctrice n’était proposée, et 3) il ne restait aucun repère de réalisation à examiner dans le prochain rapport. Cependant, le Comité d’évaluation a souligné que, dans plusieurs cas, des efforts étaient encore nécessaires pour atteindre l’objectif plus général qui sous-tend certaines recommandations du BIE. Le Comité a aussi noté que plusieurs recommandations du BIE approuvées par les administrateurs continueraient de faire l’objet d’un suivi dans le contexte de l’examen régulier de diverses questions générales par le Conseil.

Communication et information

Communication/dialogue avec les parties prenantes extérieures

Développement des actions de sensibilisation du FMI

La crise mondiale a amené le FMI à développer ses actions de communication, comme de nombreux autres aspects de ses activités. En particulier, pendant l’exercice 2010, les administrateurs et les membres de l’équipe de direction du FMI ont multiplié leurs visites dans divers pays membres, ce qui leur a permis de se familiariser avec les problèmes de ces pays et de les assurer du soutien résolu du FMI, rendu d’autant plus important par la crise.

Pendant l’exercice, ces visites ont concerné un grand nombre de pays à faible revenu (encadré 5.5), comme c’est généralement le cas compte tenu de l’engagement particulier du FMI à l’égard de ces pays (voir «Soutien aux pays à faible revenu» au chapitre 3). Outre ces voyages effectués en Afrique et en Asie par des membres de l’équipe de direction et des administrateurs, le Directeur général s’est aussi rendu dans deux pays européens, la Pologne et la Roumanie, en mars 2010. C’était la première fois qu’il effectuait une visite dans ces deux pays en tant que dirigeant de l’organisation. En Pologne, M. Strauss-Kahn a rencontré le Premier Ministre, Donald Tusk, le Ministre des finances, Jacec Rostowski, et le Président de la Banque nationale de Pologne, Slawomir Skrzypek (avant sa disparition subite lors de la catastrophe aérienne d’avril 2010 qui a coûté la vie à de nombreuses personnalités polonaises) pour analyser avec eux l’évolution de l’économie mondiale et régionale. Il s’est aussi entretenu avec des étudiants de l’École d’économie de Varsovie de la transition économique, politique et sociale de la région depuis la chute du mur de Berlin, ainsi que des avantages d’une intégration plus poussée dans l’Union européenne et des problèmes qu’elle pose. Il a aussi participé à une table ronde sur cette question. En Roumanie, M. Strauss-Kahn a rencontré le Président, Traian Bǎsescu, le Premier Ministre, Emil Boc, le Ministre des finances publiques, Sebastian Vladescu, et le Gouverneur de la banque centrale, Mugur Isarescu, pour passer en revue avec eux les progrès accomplis récemment dans le cadre du programme économique du gouvernement. Enfin, M. Strauss-Kahn a évoqué avec des étudiants de l’Académie des études économiques le rôle du FMI face à la crise mondiale, et il a prononcé devant le Parlement un discours sur les perspectives économiques de la Roumanie.

Akere Muna, de Transparency International, pose une question lors d’une réunion avec des dirigeants d’organisations de la société civile, des groupes de jeunes, de syndicats et de laboratoires de réfl exion, qui s’est tenue en mars 2010 à Nairobi.

Le Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, au milieu d’un groupe d’étudiants représentant huit universités du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, après un débat organisé en avril 2010 à Amman, en Jordanie, et télédiffusé en arabe par la BBC.

L’Assemblée annuelle de 2009, qui s’est tenue à Istanbul, a aussi été l’occasion de multiples activités de communication en direction des acteurs de la vie économique du monde entier. Un programme de séminaires organisé pendant les réunions sur le thème «La crise financière et ses retombées sur l’économie réelle et son redressement» a offert un forum de discussion de premier plan, où des cadres du secteur privé venus du monde entier, de hauts responsables économiques et d’autres personnalités internationales représentant le monde du développement et de la finance ont pu dialoguer en vue de renforcer la coopération économique mondiale. L’un des moments forts de cette manifestation a été la retransmission télévisée par la BBC d’une table ronde intitulée «La crise financière mondiale: serons-nous à la hauteur des défis à venir?», à laquelle a participé le Directeur général. Un Forum pour la société civile a réuni, entre autres, des fonctionnaires de la Banque mondiale et du FMI, des représentants de la société civile et des responsables gouvernementaux, qui ont échangé leurs points de vue sur des dossiers importants traités lors de l’Assemblée annuelle. En outre, le Directeur général a rencontré des représentants des organisations de la société civile dans le cadre du processus consultatif du quatrième pilier relatif à la gouvernance du FMI (voir l’encadré 4.6).

Les activités de communication du Département des relations extérieures

Les activités de communication du FMI relèvent officiellement du Département des relations extérieures. Elles s’adressent en priorité à trois groupes externes à l’institution: les organisations de la société civile (notamment les syndicats et les organisations professionnelles), les législateurs ainsi que les programmes civiques et communautaires. Par le biais des organisations de la société civile (OSC), le FMI dialogue avec ceux qui prennent publiquement position sur des sujets directement liés aux activités du FMI et qui influent sensiblement sur l’opinion et le débat publics. En intensifiant son dialogue avec les législateurs et en œuvrant avec eux au renforcement des capacités, le FMI reste en relation avec les instances décisionnelles, telles que les parlements et les congrès nationaux, qui influent directement sur les choix économiques du pays et pèsent sur le débat public. Dans le contexte de la crise financière mondiale, le FMI a multiplié en particulier les séminaires et les réunions avec les législateurs des pays européens touchés par la crise, et il a travaillé avec le Congrès des États-Unis, lequel a adopté un train de mesures concernant le FMI qui ont fortement accru les ressources internationales disponibles pour lutter contre la crise économique mondiale et développer l’aide du FMI aux pays à faible revenu. Enfin, le FMI mène aussi des activités à caractère humanitaire en entretenant des liens avec les programmes civiques et communautaires en place localement. Il s’efforce ainsi d’aider ses voisins à Washington ainsi que dans le monde entier au moyen de dons, de volontaires et d’un soutien aux initiatives locales. La pierre angulaire de cette action est la campagne de collecte de fonds «Helping Hands Campaign», par laquelle les employés du FMI peuvent effectuer des dons au profit d’organisations caritatives. Ces dons sont complétés par une contribution de 50 % du FMI.

Encadré 5.5Les activités de communication du FMI dans les pays à faible revenu

Les actions de communication du FMI ont pour but d’expliquer le rôle de l’institution ainsi que les raisons qui sous-tendent ses prises de position et ses recommandations en matière de politique économique. Le FMI s’efforce ainsi de faire passer ses principaux messages à un large éventail de parties prenantes extérieures. En général, il le fait lors de consultations avec les responsables nationaux et les principaux guides d’opinion, à savoir les autorités gouvernementales, des membres des organes parlementaires, des représentants de la société civile et des dirigeants du secteur privé; ces visites offrent aux membres du Conseil d’administration et à la direction du FMI l’occasion de souligner la volonté du FMI de soutenir les pays membres, en particulier les pays à faible revenu. Pendant l’exercice 2010, les missions de communication du FMI ont concerné surtout les pays à faible revenu d’Afrique et d’Asie et avaient essentiellement pour thème les moyens par lesquels le FMI pouvait aider au mieux ces pays à surmonter la crise mondiale.

Afrique. Pendant l’exercice, les activités de communication en Afrique ont mis à profit le succès de la conférence organisée conjointement en mars 2009 par le FMI et le gouvernement de Tanzanie intitulée: «Changer: nouveaux défis et nouveaux partenariats pour la croissance en Afrique», qui a été l’occasion pour le FMI et les dirigeants africains de former un partenariat renouvelé pour la croissance en Afrique. Quelques mois après la conférence de Tanzanie, en mai 2009, le Directeur général, Dominique Strauss-Kahn, a effectué une visite en République démocratique du Congo et en Côte d’Ivoire, où il a pu réagir à diverses suggestions concernant ce que pourrait faire le FMI pour aider au mieux les pays à affronter la crise mondiale. Lors d’une allocution à l’université de Cocody, le Directeur général a commenté la crise financière mondiale et ses effets sur l’Afrique. En février 2010, le Premier Directeur général adjoint, John Lipsky, s’est aussi rendu en Afrique, plus précisément au Libéria et au Ghana, pour participer à des réunions sur l’impact de la crise économique mondiale sur les pays africains, leur réaction à la crise et la manière dont le FMI pourrait les aider à retrouver une trajectoire de croissance et de développement durables. Pendant sa visite, il a rencontré des étudiants à l’université du Libéria et participé à une table ronde avec les OSC au Ghana. En mars, le Directeur général est retourné en Afrique, cette fois au Kenya, où il a participé à une table ronde sur le thème «Une feuille de route pour la transformation de l’Afrique», et en Zambie. Ce dernier voyage a été l’occasion pour le Directeur général de faire le point des réussites récentes du continent ainsi que des défis auxquels il est confronté, notamment les effets du changement climatique mondial, problème dont l’Afrique souffre de façon disproportionnée.

Asie. Le Directeur général a effectué en juin 2009 sa première visite en Asie centrale depuis qu’il a pris les rênes de l’organisation. Il s’est ainsi rendu au Tadjikistan, en République kirghize et en Ouzbékistan (ainsi qu’au Kazakhstan, que le FMI ne classe pas parmi les pays à faible revenu). À cette occasion, il a prononcé un discours sur la crise financière mondiale et ses effets sur l’Asie centrale à l’Université d’État kirghize, en République kirghize. En octobre, une mission composée de sept administrateurs du FMI s’est rendue en Asie centrale et dans le Caucase, où leur itinéraire incluait la Géorgie, l’Arménie et l’Ouzbékistan. Cette mission, qui faisait écho à la visite effectuée en juin par le Directeur général, a offert l’occasion au Conseil d’administration de mieux comprendre les difficultés auxquelles se heurtent ces pays. Le Premier Directeur général adjoint s’est rendu au Vietnam en mars 2010 pour participer à une conférence organisée conjointement par le FMI et la Banque d’État du Vietnam sur le thème «La croissance après la crise et la réduction de la pauvreté dans les pays en développement d’Asie», qui s’est tenue à Hanoï. Lors de cette conférence, de hauts fonctionnaires, des professionnels, des universitaires, des représentants d’organisations non gouvernementales et des membres des médias ont débattu de la croissance et de la réduction de la pauvreté dans les pays à faible revenu d’Asie après la crise mondiale. Lors de son allocution, le Premier Directeur général adjoint a noté que l’Asie ouvrait la voie à une croissance mondiale vigoureuse, mais qu’elle devrait déployer des efforts considérables pour faire en sorte que tous ses habitants bénéficient du dynamisme économique de la région.

Les groupes consultatifs régionaux

Les travaux ont commencé pendant l’exercice 2010 en vue de mettre sur pied des groupes consultatifs régionaux composés d’experts locaux susceptibles de conseiller les départements régionaux du FMI (Afrique, Asie et Pacifique, Europe, Hémisphère occidental, et Moyen-Orient et Asie centrale) pour les aider à être plus efficaces dans les régions dont ils sont responsables. Les premières réunions ont eu lieu pendant l’exercice 2010 avec les groupes mis en place pour les régions Moyen-Orient et Asie centrale, Asie et Pacifique, et Afrigue. Des réunions avec les groupes des deux autres régions (Hémisphère occidental et Europe) ont suivi pendant les premiers mois de l’exercice 2011. Il est aussi prévu de rassembler tous ces groupes à l’occasion de l’Assemblée annuelle 2011.

Le dialogue avec les jeunes

Le FMI a lancé le dialogue avec les jeunes pour associer la prochaine génération de dirigeants à la réflexion sur les questions économiques qui revêtent une importance particulière pour eux et aussi pour les sensibiliser très tôt aux mesures qu’il conviendra de prendre pour assurer une croissance économique durable dans leur région. Les tables rondes organisées dans les universités et animées par des fonctionnaires du FMI constituent une composante importante de ce dialogue. La première d’entre elles a eu lieu en février 2010 à l’École d’économie de Lahore, au Pakistan, après quoi plusieurs autres se sont étalées jusqu’à la mi-mars en Arabie Saoudite, en Égypte, aux Émirats arabes unis, en Jordanie, au Liban, au Maroc et en Tunisie. Le moment fort de cette première série de rencontres a été la réunion-débat tenue le 4 avril à Amman, en Jordanie, en présence d’étudiants de la région et du Directeur général du FMI, qui a été animée et retransmise en direct dans toute la région par la BBC en arabe. De nouvelles tables rondes sont prévues pendant l’exercice 2011 afin de poursuivre et d’approfondir ces échanges. Le dialogue avec les jeunes peut aussi avoir lieu en ligne, par l’intermédiaire d’un site Internet où les visiteurs peuvent échanger leurs points de vue et faire part de leurs réflexions106.

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