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Chapitre 8. Organisation, personnel et budget

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
September 2000
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L’exercice 2000 a été marqué par d’importants changements qui touchent la structure du personnel et l’organigramme du FMI, notamment son équipe de direction. Le 9 novembre 1999, le Directeur général, Michel Camdessus, a annoncé qu’il comptait remettre sa démission dans le courant du premier trimestre de l’année suivante, après treize ans de service à la tête de l’institution. Le Conseil d’administration a alors entamé le processus de désignation de son successeur, qui a abouti le 23 mars 2000 à la nomination de Horst Kôhler, qui est de nationalité allemande. Auparavant, le 14 décembre 1999, Eduardo Aninat, alors Ministre des finances du Chili, avait pris les fonctions de Directeur général adjoint pour un mandat de cinq ans, en remplacement d’Alassane D. Ouattara, qui avait quitté le FMI à l’expiration de son mandat, le 31 juillet 1999.

Les services internes ont été réorganisés de manière à regrouper au sein d’un même département un certain nombre de fonctions, pour permettre une meilleure planification des services de soutien et les rendre plus souples et efficaces; un Département des ressources humaines distinct a été créé par la même occasion. Le Conseil d’administration est convenu qu’il était justifié d’accroître les dotations en personnel et autres ressources pour mener à bien les nouvelles initiatives —renforcement de l’architecture financière mondiale, facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC), initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) —, sans que le programme de travail lié aux activités fondamentales du FMI n’en souffre.

Organisation

Le FMI comprend un Conseil des gouverneurs, un Conseil d’administration, un Directeur général, un Premier Directeur général adjoint, deux Directeurs généraux adjoints et un personnel composé de fonctionnaires internationaux. Aux termes des Statuts, le personnel nommé au FMI doit satisfaire aux critères les plus exigeants d’efficacité et de compétence technique et refléter la diversité géographique des pays membres.

Le Conseil d’administration

Instance décisionnelle permanente du FMI, le Conseil d’administration, composé de 24 membres, conduit les affaires courantes de l’institution. En 1999, il a tenu 137 réunions formelles, 6 séminaires et 6 séances informelles. Il utilise principalement pour ses travaux les études réalisées par la direction et les services du FMI. En 1999, il a consacré 59 % de son temps aux affaires concernant les pays membres (consultations au titre de l’article IV, examen et approbation d’accords), 29 % à la surveillance multilatérale ou à des questions de politique générale (perspectives de l’économie mondiale, évolution des marchés internationaux de capitaux, ressources financières du FMI, architecture du système monétaire international, situation de la dette, mécanismes de crédit du FMI et élaboration des programmes, entre autres) et le reste à des questions diverses, notamment administratives.

Les départements

Le personnel du FMI est organisé principalement en départements géographiques et fonctionnels, ou ayant des missions d’information et de liaison, et de soutien (graphique 8.1). Chaque département a à sa tête un directeur qui rend compte au Directeur général.

Graphique 8.1Fonds monétaire international: organigramme

Note: organigramme au 30 avril 2000,

1 Attaché au Bureau du Directeur général.

Départements géographiques

Six départements géographiques —Afrique, Asie et Pacifique, Europe I, Europe II, Moyen-Orient, et Hémisphère occidental—conseillent la direction et le Conseil d’administration sur l’évolution et la politique économiques des pays de la région dont ils s’occupent. En outre, ils négocient les accords concernant l’utilisation des ressources financières du FMI et suivent les résultats des programmes qu’appuie l’institution. Avec les départements fonctionnels, ils offrent aux pays membres des conseils, ainsi qu’une assistance technique, et assurent la liaison avec les organisations régionales ou multilatérales de leur ressort. Ils exécutent, également avec le concours des départements fonctionnels, une large part de la surveillance bilatérale du FMI par les contacts directs qu’ils entretiennent avec les pays membres. Enfin, 75 fonctionnaires des départements géographiques du FMI sont détachés auprès des pays membres en qualité de représentants résidents (voir encadré 8.1).

Départements fonctionnels et services spécialisés

Le Département des finances publiques est responsable de l’ensemble des activités du FMI touchant aux finances publiques des pays membres. Il se charge des questions budgétaires dans le cadre des missions des départements géographiques, examine le volet budgétaire des conseils donnés par le FMI et des programmes d’ajustement qu’appuie l’institution et apporte une assistance technique dans son domaine de compétence. Il effectue en outre des recherches et des études de fond sur les questions de finances publiques, la répartition des revenus et la pauvreté, la protection sociale, les dépenses publiques et l’environnement.

L’Institut du FMI offre une formation aux fonctionnaires des pays membres (des pays en développement, en particulier) dans des domaines tels que la programmation et la politique financières, la politique du secteur extérieur, la méthodologie de la balance des paiements, la comptabilité nationale et les statistiques financières de l’État ou les finances publiques.

Le Département juridique conseille la direction, le Conseil d’administration et les services du FMI sur les règles de droit applicables. Il préparé la majorité des décisions ou autres instruments juridiques dont le FMI a besoin pour exercer ses activités. Il agit en tant que conseil du FMI dans les litiges ou les cas d’arbitrage, apporte une assistance technique aux pays qui engagent une réforme législative et répond aux demandes de renseignements des pays ou des organisations internationales sur le droit du FMI. Il établit des conclusions sur la compétence du FMI au sujet des mesures et restrictions de change.

Le Département de la monnaie et des changes offre aux pays membres et aux départements géographiques une assistance technique et analytique —qui s’étend, entre autres, à la mise au point et à la diffusion de règles de bonne politique et de pratiques optimales dans les domaines suivants, en rapport avec la structure et la santé des systèmes financiers: réglementation prudentielle, contrôle, réorganisation systémique, banques centrales, politique et instruments monétaires et cambiaires, flux de capitaux et systèmes et mesures de change. Dans le cadre de la surveillance ou des demandes d’utilisation des ressources du FMI, il examine les points qui relèvent de sa compétence et prête son concours dans l’élaboration ou l’évaluation des politiques. Enfin, il prend en charge l’assistance technique dans ces divers domaines, assurant la coordination nécessaire avec les banques centrales, les organes de tutelle et les autres organisations internationales.

Le Département de l’élaboration et de l’examen des politiques joue un rôle essentiel dans la conception et la mise en œuvre des mécanismes de financement et l’exécution des opérations financières du FMI; ces dernières années, il a animé les travaux du FMI dans le domaine du renforcement de l’architecture du système financier international. Il apporte, en collaboration avec le Département des études, une contribution de premier plan à la surveillance multilatérale et à la coordination des politiques économiques, ainsi qu’aux activités de suivi et de soutien qui s’y rattachent. Avec les départements géographiques, il aide à mobiliser en faveur des pays membres qui bénéficient de l’appui du FMI d’autres ressources financières, dans le cadre notamment des travaux relatifs à la dette et au financement des programmes (par l’intermédiaire du Club de Paris et des banques internationales).

Encadré 8.1Représentants résidents du FMI

À la fin d’avril 2000, le FMI avait 75 représentants résidents couvrant 79 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe, de l’Hémisphère occidental et du Moyen-Orient. Ces missions résidentes, en général composées d’un seul fonctionnaire détaché, ont pour but de faciliter la communication des conseils du FMI aux autorités nationales et sont souvent établies en liaison avec un programme d’ajustement qu’il appuie. Les représentants résidents —qui disposent en général d’un accès exceptionnel auprès des décideurs nationaux de premier plan —peuvent apporter un plus significatif à la qualité du travail de terrain du FMI. En particulier, ils attirent l’attention du FMI et du pays d’accueil sur d’éventuels dérapages dans l’exécution de la politique économique, prêtent sur place leur concours pour l’exécution des programmes d’ajustement et peuvent promouvoir activement l’image du FMI dans les pays membres. Les représentants résidents aident les pays à élaborer leurs propres stratégies de lutte contre la pauvreté (chapitre 5): ils participent au débat sur ces stratégies, dont le pays a l’initiative, présentent le point de vue du FMI et en appuient le suivi et la mise en œuvre, en collaboration avec les diverses branches de l’État, les organisations de la société civile, les bailleurs de fonds et les autres parties prenantes.

Le Département des études effectue un travail d’analyse et de recherche dans les domaines qui sont du ressort du FMI. Il joue un rôle majeur dans la conception de la stratégie du FMI concernant le fonctionnement du système monétaire international et la surveillance et formule, en collaboration avec d’autres départements, les conseils dispensés aux pays membres. Il coordonne la rédaction, tous les semestres, des Perspectives de l’économie mondiale et prépare le rapport annuel sur les marchés internationaux de capitaux, ainsi que des analyses pour les débats relatifs à la surveillance au sein du G–7, du G–20 et de groupements régionaux tels que l’APEC (Forum de coopération économique Asie-Pacifique), ainsi que pour les séminaires du Conseil d’administration sur l’évolution de l’économie et des marchés mondiaux. Enfin, il entretient des contacts avec le monde universitaire et les instituts de recherche.

Le Département des statistiques gère une base de données économiques et financières nationales, régionales et mondiales et contribue à la surveillance du FMI en examinant les données communiquées par les pays membres. C’est à lui qu’incombe l’élaboration des concepts statistiques relatifs à la balance des paiements, aux finances publiques et aux agrégats monétaires et financiers, ainsi que la rédaction de manuels méthodologiques. Par ses actions d’assistance technique et de formation, le Département aide les pays membres à se doter de systèmes statistiques. Il s’occupe aussi des publications statistiques du FMI. Enfin, il est responsable de la mise au point et du suivi des normes concernant la diffusion des données par les pays membres.

Le Département de la trésorerie arrête la stratégie et les pratiques financières du FMI. Il conduit et contrôle les opérations et transactions financières du département général, du département des DTS et des comptes administrés. Il contrôle les dépenses imputées au budget administratif et au budget d’équipement. Il tient les comptes et les états financiers du FMI. Ses attributions couvrent également la révision des quotes-parts, le financement et la liquidité du FMI, les emprunts, les placements et les revenus de l’institution, ainsi que les règles pratiques concernant le DTS.

Information et liaison

Le Département des relations extérieures rédige, produit et diffuse les publications autres que statistiques, informe la presse et le grand public, assure la liaison avec les organisations non gouvernementales et les parlements des pays membres, et anime le site Internet du FMI (voir également l’appendice V).

Les bureaux que le FMI a ouverts pour les régions Asie-Pacifique et Europe, ainsi qu’à Genève et auprès des Nations Unies, maintiennent un contact étroit avec les autres organisations internationales ou régionales (voir appendice IV).

Services de soutien

Comme il était indiqué dans le Rapport annuel 1999, la plupart des fonctions de service ont été regroupées au sein de deux nouveaux départements.

Le Département de la technologie et des services généraux administre et assure la prestation de tous les services essentiels au fonctionnement du FMI: l’information (technologie de l’information, télécommunication, gestion documentaire et bibliothèque); les installations et services généraux (entretien des installations, projets de construction ou d’aménagement des bâtiments; voyages, arts graphiques et passation des marchés) et les services linguistiques (traduction, interprétation et publications en langues autres que l’anglais). Le regroupement de tous ces services au sein d’un seul et même département facilite la planification en vue de répondre aux besoins futurs du FMI, permet des gains d’efficacité en réduisant le chevauchement de fonctions connexes et aide à mettre au point et en application des instruments pour mesurer et évaluer les services. Cela permet donc des décisions et des arbitrages mieux concertés pour l’affectation des ressources en fonction des services requis.

Le nouveau Département des ressources humaines a été organisé de la même manière que le service précédemment chargé de la gestion du personnel, avec un secrétariat central et quatre divisions: recrutement, formation et plan de carrière des fonctionnaires, prestations (allocations, indemnités, retraites…) et service de la paie. Le FMI aura fort à faire dans les années qui viennent pour conserver un personnel sans surnombre, hautement motivé, bien formé et diversifié, afin de répondre aux besoins de ses pays membres. La création d’un Département des ressources humaines autonome aura l’avantage manifeste de permettre à cette entité de se consacrer entièrement à l’importante tâche qu’est la gestion des ressources humaines.

Le Département du Secrétariat organise le travail des organes directeurs du FMI et assure leur secrétariat. Il aide en particulier la direction à préparer et coordonner le programme de travail du Conseil d’administration et des autres organes officiels, notamment en arrêtant le calendrier de ces travaux et en veillant au bon déroulement des réunions du Conseil. Il organise aussi l’Assemblée annuelle, en collaboration avec la Banque mondiale.

Les bureaux et secrétariats du FMI sont chargés de la vérification et de l’évaluation internes, des méthodes de travail, des questions budgétaires, de l’assistance technique et des placements de la caisse de retraite.

Personnel

Le Directeur général nomme les fonctionnaires, qui n’ont d’obligations qu’envers le FMI et doivent faire montre d’une efficacité et d’une compétence technique du «plus haut niveau»; pour que la diversité du personnel reflète celle des pays membres, il «doit tenir dûment compte de l’importance d’un recrutement effectué sur une base géographique aussi large que possible». A cet effet, et afin de favoriser la continuité et la mémoire institutionnelles indispensables pour maintenir des relations de travail étroites avec les pays membres, la politique d’emploi est conçue de façon à recruter et à conserver un corps de fonctionnaires internationaux souhaitant faire carrière, du moins en grande partie, au FMI. Cependant, le FMI a conscience qu’il est bon d’offrir des carrières courtes et de recruter des cadres en milieu de carrière afin de tenir compte de l’évolution du marché du travail et d’apporter du sang neuf à l’institution. Pour un certain nombre de fonctions et de qualifications ayant trait surtout à la technologie, à divers services ou à des spécialités très pointues en économie, le FMI a été amené par des considérations pratiques à opter pour des recrutements à court terme ou la sous-traitance.

Au 31 décembre 1999, le FMI comptait 2.297 employés: 693 agents auxiliaires et 1.604 cadres (dont les deux tiers environ étaient des économistes). Il employait en outre 444 contractuels (experts, consultants et autres employés à court terme) rémunérés sur un budget spécial. Sur les 182 pays membres du FMI, 127 étaient représentés dans ses rangs. (Voir la section «Diversité» ci-après.)

Durant l’exercice 2000, le FMI a utilisé 3.082 annéespersonnes, contre 3.006 pour l’exercice 1999. Sur ce total, 2.069 années-personnes ont été assurées par les fonctionnaires de l’organisation (1.990 en 1999), auxquelles se sont ajoutées les ressources du programme-économistes, les heures supplémentaires, les services des contractuels et autres temporaires, pour un total de 2.728 années-personnes (2.641 en 1999), les ressources du Bureau des administrateurs, pour un total de 233 annéespersonnes (comme en 1999) et l’assistance technique assurée par des experts rémunérés grâce à des financements extérieurs (ainsi que les frais généraux y afférents), pour un total de 121 années-personnes (132 en 1999).

Pour l’exercice 2001, le Conseil d’administration a approuvé une augmentation d’effectifs de 108 personnes.

Recrutement et rétention du personnel

En 1999, 218 fonctionnaires ont été recrutés (104 économistes, 41 cadres de divers niveaux dans les filières spécialisées et 73 agents auxiliaires), contre 170 en 1998 (soit une augmentation de 48 personnes). Parmi ces recrues, 67 étaient des économistes en milieu de carrière et 37 sont entrées au FMI dans le cadre du programme-économistes, programme d’une durée de deux ans, qui a pour but de familiariser des économistes en début de carrière avec les travaux de l’organisation en les plaçant pendant deux périodes de douze mois dans deux départements différents. En général, les candidats à ce programme terminent un doctorat en macroéconomie ou dans un domaine apparenté, ou ont déjà achevé leurs études de troisième cycle et possèdent une expérience professionnelle d’un ou de deux ans. Au terme de leurs deux périodes de douze mois, les bénéficiaires du programme dont le rendement est satisfaisant se voient proposer un engagement à titre permanent.

En 1999, 128 fonctionnaires ont quitté le FMI. Le taux de départ des cadres est retombé à 5,9 % (92 personnes), après avoir atteint des sommets en 1998 (8,1 %, soit 122 personnes) et en 1997 (7,0 %, soit 104 personnes). La rotation élevée des deux années précédentes était due en grande partie à une augmentation soudaine et marquée des démissions d’économistes recrutés par des sociétés financières privées et à un nombre plus élevé de départs en retraite, suscités dans certains cas par les incitations données à cet effet. Le taux de départ des cadres est donc revenu en 1999 plus près de la tendance à moyen terme (sans compter 1997 et 1998), soit 5,2 %.

État de stress du personnel

Le personnel du FMI est sujet à une fatigue et une tension nerveuse liées à une charge de travail excessive qui augmentent constamment depuis quelques années en raison de facteurs à la fois internes et externes. Sur le plan interne, l’excès de stress tient à ce que les cadences sont élevées, qu’il est nécessaire de porter plus d’attention à la gestion des ressources humaines et qu’il n’y a pas moyen d’obtenir suffisamment de ressources supplémentaires —ou de modifier l’ordre de priorité des activités en cours —lorsqu’une nouvelle tâche vient s’ajouter au programme de travail. Sur le plan externe, les principaux facteurs sont les nouvelles missions dont le FMI est constamment chargé, du fait qu’il doit s’adapter à une situation économique mondiale en perpétuelle mutation.

Les administrateurs se sont inquiétés de la charge de travail qui pèse sur le FMI et, à la fin de 1999, le groupe de travail sur le stress créé par la direction a rendu son rapport, proposant un plan concret de réduction du stress. En outre, le Bureau de la vérification et de l’inspection internes a achevé en mars 2000 une enquête sur les pratiques de gestion du personnel dans les différents départements du FMI. Enfin, une étude du comité de l’Association du personnel a proposé des mesures visant à remédier au stress affectant les fonctionnaires qui prennent part à des missions dans les pays membres. Sur la base de ces recommandations, le Département des ressources humaines a préparé un vaste plan pour le lancement et le suivi d’initiatives de réduction du stress:

  • définition plus claire du travail dans l’ensemble de l’institution;

  • nouvelle méthode d’élaboration et de définition des priorités du programme de travail, avec un souci d’assurer aux départements des ressources suffisantes pour faire face à la charge de travail;

  • amélioration des pratiques de gestion, ce qui suppose davantage d’effectifs, l’embauche de spécialistes, un programme de gestion de la charge de travail et une gestion budgétaire au niveau des départements, et la révision de la politique du personnel pour les adapter aux normes observées ailleurs;

  • aménagement plus souple du temps de travail;

  • meilleure information du personnel sur les moyens de maîtriser le stress.

Grille des salaires

Pour recruter et retenir le personnel dont il a besoin, le FMI a établi un système de rémunération et d’avantages annexes qui vise à être compétitif, à récompenser les fonctionnaires performants et à tenir compte des besoins particuliers d’un personnel multinational et en majorité expatrié. La grille des salaires du FMI est réexaminée tous les ans et ajustée, le cas échéant, sur la base d’une comparaison des traitements versés dans certains établissements privés financiers ou industriels et d’organismes publics aux États-Unis, en France et en Allemagne. A partir d’analyses actualisées des traitements de référence, la grille des salaires a été relevée de 4,1 % pour l’exercice 2000 et le Conseil d’administration a approuvé une hausse de 4,5 % pour l’exercice 2001 (voir tableau 8.1).

Tableau 8.1Grille des salaires du FMI, au ler mai 20001

(Dollars)

GradeMinimum de la trancheMaximum de la trancheTitres illustratifs
Al20.39030.590Chauffeur
A222.84034.240Assistant (bibliothèque)
A325.56038.340Assistant aux écritures
A428.63042.970Assistant de secrétariat (débutant)
A532.11048.130Assistant de secrétariat (expérimenté)
A635.89053.870Assistant de secrétariat principal, autres assistants (de rédaction, des systèmes informatiques, des ressources humaines, etc.)
A740.25060.370Assistant de recherche, assistant d’administration
A845.08067.620Assistant principal d’administration (comptabilité, ressources humaines)
A947.94071.920Libraire, traducteur, agent de recherche, agent du service des ressources humaines
A1055.14082.700Comptable, agent de rccherchc, agent d’administration
Ail63.32095.000Économiste (débutant, niveau doctorat), avocat, spécialiste (comptabilité, systèmes informatiques, ressources humaines, etc.)
A1270.920106.360Économiste, avocat, spécialiste (comptabilité, systèmes informatiques, ressources humaines, etc.)
Al 379.440119.120Économiste, avocat, spécialiste (comptabilité, systèmes informatiques, ressources humaines, etc.)
A1488.950133.450Chef de division adjoint, économiste principal
A15/B1100.530150.810Chef de division, chef de division adjoint
B2115.900168.140Chef de division
B3137.720179.020Sous-directeur de département, conseiller
B4160.490200.590Directeur adjoint de département, conseiller principal
B5188.990226.850Directeur de département

‘La grille des salaires ci-dessus vise à être compétitive, de manière à permettre au FMI de recruter du personnel hautement qualifié dans tous les pays membres. Elle est réexaminée tous les ans par le Conseil d’administration. Les rémunérations sont maintenues à un niveau comparable à celles qu’offrent pour des grades et postes équivalents des sociétés financières et industrielles et des organismes publics représentatifs, principalement aux États-Unis. Comme les fonctionnaires non américains sont habituellement exemptés de l’impôt sur le revenu sur leur rémunération, celle-ci s’entend net d’impôt, ce qui équivaut généralement aux salaires net après impôt des employés des secteurs privé et public d’après lesquels la grille des salaires du FMI est établie.

‘La grille des salaires ci-dessus vise à être compétitive, de manière à permettre au FMI de recruter du personnel hautement qualifié dans tous les pays membres. Elle est réexaminée tous les ans par le Conseil d’administration. Les rémunérations sont maintenues à un niveau comparable à celles qu’offrent pour des grades et postes équivalents des sociétés financières et industrielles et des organismes publics représentatifs, principalement aux États-Unis. Comme les fonctionnaires non américains sont habituellement exemptés de l’impôt sur le revenu sur leur rémunération, celle-ci s’entend net d’impôt, ce qui équivaut généralement aux salaires net après impôt des employés des secteurs privé et public d’après lesquels la grille des salaires du FMI est établie.

Rémunération des directeurs généraux

Au milieu de l’année 1999, le Conseil d’administration a créé un groupe de travail sur la rémunération des directeurs généraux chargé de réexaminer et de modifier, le cas échéant, le mode de fixation de la rémunération du Directeur général du FMI. Ce groupe de travail était présidé par Thomas A. Bernes et comptait en outre cinq autres administrateurs: Stilaiman M. Al-Turki, Roberto F. Cippa, Riccardo Faini, Stephen Pickford et Hernán Oyarzábal.

Ce groupe de travail a été constitué pour répondre à la préoccupation suivante: selon le système en vigueur, les administrateurs examinaient séparément et à des moments différents la rémunération des quatre directeurs généraux, ce qui ne leur permettait pas de former une opinion générale et homogène de la rémunération de l’équipe de direction et du personnel, ni d’établir et de maintenir en place un barème approprié et cohérent de rémunération des directeurs généraux. Par ailleurs, les deux éléments de la rémunération du Directeur général —salaire de base et indemnité pour frais de représentation —n’étaient plus équilibrés, et l’indemnité représentait une part excessive du total.

Le Conseil d’administration a examiné les propositions du groupe de travail en mars 2000. Il a décidé de maintenir la rémunération totale du nouveau Directeur général, Horst Kôhler, à 363.660 dollars, soit au même niveau que celle de son prédécesseur, Michel Camdessus. La rémunération totale se décomposera en un salaire de 308.460 dollars et une indemnité de 55.200 dollars; par rapport à la formule précédente, l’indemnité a été réduite et le salaire de base a été relevé d’autant. Ces montants seront maintenus constants en valeur réelle pendant les cinq ans de la durée du mandat par le biais d’ajustements annuels.

Pour prendre convenablement en compte les responsabilités de chacun des directeurs généraux et la relation entre la grille des salaires du personnel et de l’équipe de direction, le barème des salaires des directeurs généraux sera le suivant, à compter du ler mai 20001:

Directeur général308.460 dollars
Premier Directeur général adjoint257.050 dollars
Directeurs généraux adjoints244.810 dollars

Ce nouveau barème fera l’objet de réexamens périodiques sur le fond par le Conseil d’administration et de révisions annuelles. Il sera autonome et sans lien avec la grille des salaires d’autres organisations.

Lorsque le contrat du nouveau Directeur général a été approuvé, le Conseil a adopté les autres recommandations du groupe de travail, prescrivant notamment plus de transpaence s’agissant de la rémunération des directeurs généraux. C’est pourquoi des détails à ce sujet figureront désormais dans le Rapport annuel,à commencer par l’édition 2000.

Rémunération des membres du Conseil d’administration

Sur recommandation du comité du Conseil des gouverneurs sur la rémunération des administrateurs, les gouverneurs ont approuvé, avec effet au ler juillet 1999, une augmentation de 3,5 % de la rémunération des administrateurs et de 4,1 % de celle de leurs suppléants. La rémunération des administrateurs est de 160.630 dollars, et se décompose en un salaire de 151.630 dollars et une indemnité complémentaire de 9.000 dollars. Celle des suppléants est de 138.140 dollars, soit un salaire de 130.940 dollars et une indemnité complémentaire de 7.200 dollars2.

Diversité

Le FMI estime que la diversité du personnel constitue un atout majeur pour améliorer son efficacité en tant qu’institution internationale. La Conseillère spéciale chargée de la diversité, qui fait directement rapport au Directeur général, a lancé un certain nombre d’initiatives et conçu divers indicateurs afin d’assurer une meilleure répartition, par nationalité et par sexe, du personnel dans l’organisation (tableaux 8.2 et 8.3) et de mieux gérer la diversité dans l’organisation. Elle travaille en étroite collaboration avec les départements pour examiner les problèmes qui se posent et les moyens de promouvoir la diversité et appliquer des plans d’action, qui sont établis chaque année et font l’objet d’un suivi depuis 1996. Durant l’exercice 2000, les départements ont continué d’appliquer ces plans —qui comportent en général des dispositions visant à garantir l’équité des grades et des traitements, des initiatives en matière de recrutement et de gestion des carrières, ainsi que des programmes d’orientation et de mentorat pour les nouveaux fonctionnaires et des mesures pour améliorer la communication et donner plus de transparence à l’information et pour aménager les conditions de travail de manière à ne pas pénaliser la vie de famille.

Tableau 8.2Ventilation des cadres du FMI par région et par nationalité

(Pourcentage)

Région1198019901999
Afrique3,85,85,7
Asie12,312,714,7
Japon1,41,91,6
Autres pays10,910,813,1
Europe39,535,134,3
Allemagne3,74,35,0
France6,95,54,7
Italie1,71,42,8
Royaume-Uni8,28,06,6
États baltes, Russie, autres pays issus de l’ex-URSS1,4
Autres pays19,015,913,8
Moyen-Orient5,45,55,6
Hémisphère occidental39,141,039,7
Canada2,62,83,9
États-Unis25,925,925,2
Autres pays10,612,310,6
Total100,0100,0100,0

Les régions sont déterminées en fonction de la ventilation par pays retenue pour les départements géographiques du FMI. La région Europe regroupe les pays qui relèvent des Départements Europe I et Europe II. La région Moyen-Orient comprend les pays d’Afrique du Nord.

Les régions sont déterminées en fonction de la ventilation par pays retenue pour les départements géographiques du FMI. La région Europe regroupe les pays qui relèvent des Départements Europe I et Europe II. La région Moyen-Orient comprend les pays d’Afrique du Nord.

Tableau 8.3Ventilation du personnel par sexe
1980199019991
PersonnelEffectifsPourcentageEffectifsPourcentageEffectifsPourcentage
Ensemble du personnel
Total1.444100,01,774100,02.2751100,0
Femmes67646,882746,61.06046,6
Hommes76853,294753,41.21553,4
Personnel auxiliaire
Toral613100,0642100,06851100,0
Femmes49280,354084,158685,5
Hommes12119,710215,99914,5
Cadres d’exécution
Total646100,0897100,01.2721100,0
Femmes17326,827430,543634,3
Hommes47373,262369,583665,7
Économistes
Total362100,0529100,0814100,0
Femmes4211,67013,217321,3
Hommes32088,445986,864178,7
Non-économistes
Total284100,0368100,0458100,0
Femmes13146,120455,426357,4
Hommes15353,916444,619542,6
Cadres de direction
Total185100,0235100,03181100,0
Femmes115,9135,53811,9
Hommes17494,122294,528088,1
Économistes
Total99100,0184100,0251100,0
Femmes44,094,9239,2
Hommes9596,017595,122890,8
Non-économistes
Total86100,051100,067100,0
Femmes78,147,81522,4
Hommes7991,94792,25277,6

Personnel en service actif seulement.

Personnel en service actif seulement.

Par ailleurs, lors de l’évaluation des cadres de direction et des décisions de promotions, le FMI donne plus de poids aux compétences en matière de gestion des ressources humaines, qui revêtent une importance particulière dans une institution dont les fonctionnaires viennent d’horizons différents.

Les rapports d’étape soumis au Directeur général par les différents départements au cours de l’exercice 2000 dénotent des progrès continus sur le plan de la sensibilisation aux questions de diversité, des efforts systématiques pour la promouvoir et des pratiques de gestion. La situation s’est également améliorée dans les domaines du recrutement, des promotions et de la représentativité globale des groupes de fonctionnaires sous-représentés ou identifiés comme ne bénéficiant pas de perspectives de carrière égales. Cette tendance favorable est surtout constatée au niveau des cadres subalternes. Ce n’est qu’au prix d’efforts persistants que l’on parviendra à un meilleur équilibre au niveau des cadres de direction. Cela prendra nécessairement du temps pour réaliser une diversité satisfaisante du personnel dans une institution qui souhaite qu’on y fasse carrière.

Budget administratif et budget d’équipement

Le budget administratif et le budget d’équipement du FMI s’inscrivent dans le cadre de perspectives budgétaires —triennales et à moyen terme (cinq ans) —à horizon mobile, que réexamine tous les ans le Conseil d’administration. Juste avant l’Assemblée annuelle de l’automne 1999, le Conseil a examiné et approuvé plusieurs nouvelles initiatives qui ont ensuite été entérinées par le Comité monétaire et financier international et sont venues s’ajouter au programme de travail du FMI:

  • établissement de documents de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) qui doivent servir de base aux prêts concessionnels au titre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (qui a remplacé la facilité d’ajustement structurel renforcée) et renforcement de l’initiative commune Banque-FMI en faveur des PPTE;

  • programme d’évaluation du secteur financier, qui est également une entreprise commune Banque-FMI;

  • travaux sur les normes et codes internationaux, avec la collaboration active d’autres organisations internationales, dont la Banque mondiale, et de divers organismes de normalisation.

Les administrateurs ont par ailleurs reconnu qu’il fallait améliorer la prestation de certaines des activités traditionnelles du FMI, telles que la surveillance, l’assistance technique et les communications extérieures.

L’horizon quinquennal du budget d’équipement continue de cadrer avec la stratégie visant à achever les grands projets de construction déjà approuvés (voir ciaprès) et à poursuivre les autres investissements en cours pour réaliser des économies, satisfaire aux règlements d’urbanisme ou assurer l’entretien des immeubles et équipements existants.

Les perspectives à moyen terme

Compte tenu des nouvelles grandes initiatives, la planification du budget pour le moyen terme a été problématique, en raison de la quantité de ressources supplémentaires nécessaires dans l’avenir immédiat pour faire face aux incertitudes des années suivantes. Le processus a commencé en novembre 1999 avec une série de réunions de la commission du budget, qui a étudié les plans à moyen terme et les implications en termes de ressources d’un certain nombre d’initiatives dont le principe était acquis, et dont la mise en œuvre avait débuté. Il s’est achevé en janvier et février 2000 par des réunions où le Conseil est convenu qu’il y avait de bonnes raisons de doter le FMI d’effectifs et d’autres ressources supplémentaires pour mener à bien les nouvelles initiatives sans aggraver encore la charge de travail. Compte tenu de l’incertitude qui pèse sur la situation économique mondiale et de la difficulté de jauger les ressources requises pour les nouvelles initiatives, les administrateurs ont centré leur réflexion sur l’avenir immédiat. Dans ce contexte, les grands objectifs budgétaires du FMI pour l’exercice 2001 sont les suivants:

  • préserver et développer ses capacités d’exécution de ses missions essentielles: surveillance, concours financiers et assistance technique;

  • doter l’organisation des ressources nécessaires pour assurer les activités nouvelles et plus vastes requises pour améliorer le fonctionnement du système financier international —notamment accroître la transparence et développer la communication avec les pays membres, les marchés et la société civile; encourager l’établissement de secteurs financiers sains et la transparence de la politique monétaire et des finances publiques grâce aux normes et à la diffusion des données —ainsi que pour contribuer à promouvoir la croissance et la réduction de la pauvreté dans les pays pauvres admis au bénéfice de l’initiative renforcée en faveur des PPTE et de la FRPC;

  • continuer de rehausser l’efficience et l’efficacité du fonctionnement interne du FMI face à une demande croissante, en affinant les processus internes, en partageant les tâches si possible avec d’autres organisations et en améliorant la gestion de la charge de travail.

Budgets et dépenses de l’exercice 2000

Le budget administratif approuvé pour l’exercice clos le 30 avril 2000 (exercice 2000) était de 575,8 millions de dollars, net des remboursements; il a été révisé en janvier 2000 à la suite d’une dotation supplémentaire qui a porté le total à 585,1 millions de dollars, net des remboursements. Dans le cadre du budget d’équipement, un montant de 67,3 millions de dollars a été approuvé pour les projets à engager au cours de l’exercice 2000 (18,0 millions pour l’aménagement de locaux, 29,3 millions de dollars pour le traitement électronique des données et les projets d’informatique et 20,0 millions de dollars pour les plans et les travaux préparatoires du nouveau bâtiment). Le coût estimé des principales activités du FMI est présenté au tableau 8.4. Les dépenses administratives effectives de l’exercice se sont élevées à 583,0 millions de dollars et les décaissements au titre des projets d’équipement à 39,3 millions de dollars, dont 8,5 millions pour les grands projets de construction (tableau 8.5).

Tableau 8.4Coût estimé des principales activités du FMI, exercices 1999–20011

(Millions de dollars)

ActivitéExercice 1999Pourcentage du totalExercice 2000Pourcentage du totalExercice 2001: budgetPourcentage du total
Personnel et direction
Surveillance135,626,0151,726,0181,027,9
Utilisation des ressources du FMI102,719,7123,321,1132,220,3
Assistance technique109,321,0109,318,7131,620,3
Relations extérieures24,04,630,55,233,95,2
Services administratifs98,518,9114,219,6113,217,4
Total partiel470,190,3529,090,7591,991,1
Conseil des gouverneurs et Conseil d’administration250,59,754,09,357,98,9
Total520,6100,0583,0100,0649,8100,0
Note: Les chiffres étant arrondis, il se peut que la somme des composantes ne corresponde pas au total.

Pour les exercices 1999 et 2000, les chiffres reposent sur des données de fin d’exercice et sont estimés en utilisant la nouvelle méthode d’allocation des coûts.

Salaires et avantages des administrateurs et de leurs suppléants, conseillers et assistants; fiais de déplacements officiels ou autres; communication; occupation des locaux; publications et travaux d’imprimerie; fournitures et matériels; services informatiques; fonctionnement des bureaux des administrateurs et services de soutien apportés par le personnel du FMI. Frais de déplacements et indemnités des gouverneurs, services de soutien apportés par le personnel du FMI au Conseil des gouverneurs, y compris pour l’Assemblée annuelle, et autres frais administratifs divers.

Note: Les chiffres étant arrondis, il se peut que la somme des composantes ne corresponde pas au total.

Pour les exercices 1999 et 2000, les chiffres reposent sur des données de fin d’exercice et sont estimés en utilisant la nouvelle méthode d’allocation des coûts.

Salaires et avantages des administrateurs et de leurs suppléants, conseillers et assistants; fiais de déplacements officiels ou autres; communication; occupation des locaux; publications et travaux d’imprimerie; fournitures et matériels; services informatiques; fonctionnement des bureaux des administrateurs et services de soutien apportés par le personnel du FMI. Frais de déplacements et indemnités des gouverneurs, services de soutien apportés par le personnel du FMI au Conseil des gouverneurs, y compris pour l’Assemblée annuelle, et autres frais administratifs divers.

Tableau 8.5Budget administratif et budget d’équipement, exercices 1998—20011

(Milliers de dollars)

Exercice clos le 30 avril 1998: dépenses effectivesExercice clos le 30 avril 1999: dépenses effectivesExercice clos le 30 avril 2000: dépenses effectivesExercice clos le 30 avril 2001: budget
Budget administratif
I. Dépenses de personnel
Salaires229.150249.171267.723297.475
Autres dépenses117.213122.039149.397153.666
Total partiel346.363371.210417.120451.141
II. Autres dépenses
Frais de déplacement46.83147.12848.84559.983
Autres frais de déplacement28.01028.07235.63336.819
Communication10.50610.96311.57114.708
Occupation de locaux42.87744.92748.07154.696
Livres et travaux d’imprimerie9.6699.70411.56612.939
Fournitures et matériel8.1649.5428.47410.114
Services informatiques25.76526.01824.98630.147
Divers12.93013.56018.00418.220
Total partiel184.752189.914207.149237.625
III. Remboursements–35.836–40.506–41.279–38.975
Total du budget administratif495.279520.619582.991649.790
Moins: Frais occasionnés par l’administration du département des DTS–6.000–4.767–4.533
Frais occasionnés par l’administration de la FAS/FRPC234
Dépenses nettes du budget administratif5489.279515.852578.458
Budget d’équipement
Budgets des projets627.24014.44067.33050.600
Décaissements au titre des projets56.15043.90339.339

Budget administratif approuvé par le Conseil d’administration pour l’exercice s’achevant le 30 avril 2001, comparé aux dépenses effectives pour les exercices clos les 30 avril 1998, 30 avril 1999 et 30 avril 2000, et budget d’équipement approuvé pour les projets engagés pendant les exercices 1998, 1999, 2000 et 2001. Les chiffres étant arrondis, il se peut que la somme des composantes ne corresponde pas au total.

Par décision du Conseil d’administration, le remboursement de 55.500 dollars n’a pas été porté au budget administratif.

Par décision du Conseil d’administration, le remboursement de 56.180 dollars n’a pas été porté au budget administratif.

Par décision du Conseil d’administration, le remboursement de 62.651 dollars n’a pas été porté au budget administratif.

Les dépenses nettes du budget administratif ne comprennent pas les plus-values ou moins-values sur les avoirs en monnaies détenus à des fins administratives.

Budgcts d’équipement pluriannuels au titre des projets engagés au cours de chaque exercice.

Budget administratif approuvé par le Conseil d’administration pour l’exercice s’achevant le 30 avril 2001, comparé aux dépenses effectives pour les exercices clos les 30 avril 1998, 30 avril 1999 et 30 avril 2000, et budget d’équipement approuvé pour les projets engagés pendant les exercices 1998, 1999, 2000 et 2001. Les chiffres étant arrondis, il se peut que la somme des composantes ne corresponde pas au total.

Par décision du Conseil d’administration, le remboursement de 55.500 dollars n’a pas été porté au budget administratif.

Par décision du Conseil d’administration, le remboursement de 56.180 dollars n’a pas été porté au budget administratif.

Par décision du Conseil d’administration, le remboursement de 62.651 dollars n’a pas été porté au budget administratif.

Les dépenses nettes du budget administratif ne comprennent pas les plus-values ou moins-values sur les avoirs en monnaies détenus à des fins administratives.

Budgcts d’équipement pluriannuels au titre des projets engagés au cours de chaque exercice.

Au cours de l’exercice 2000, les ressources du budget administratif affectées aux diverses activités des services du FMI ont été réparties entre les postes suivants: la surveillance et l’utilisation des ressources du FMI, avec 130 pays faisant l’objet de programmes intensifs, et l’assistance technique (66 % des dépenses); les relations extérieures, qui visent à continuer d’assurer une plus grande transparence aux politiques et activités du FMI (5 %); les services administratifs, où les investissements dans la technologie et l’amélioration des méthodes de travail ont permis de réaliser encore des économies dans les diverses activités relevant de cette catégorie (20 %); le Conseil des gouverneurs et le Conseil d’administration (9 %). La ventilation des coûts administratifs estimés pour les principales activités du FMI figure au graphique 8.2.

Graphique 8.2Coût estimé des principales activités, exercice 2000

(Pourcentages)

Note: Chiffres établis sur la base des dépenses effectives de l’exercice 2000. Les coûts imputés à la supervision générale, au recyclage et à la formation professionnelle et aux congés ont été répartis proportionnellement entre les diverses catégories. Les chiffres étant arrondis. Il se peut que la somme des composantes ne corresponde pas au total.

Budgets et dépenses de l’exercice 2001

Le Conseil d’administration a approuvé en avril 2000 un budget administratif pour l’exercice 2001 se montant à 649,8 millions de dollars, net des remboursements, soit une hausse de 11,1 % par rapport au budget révisé de l’exercice précédent. Il a également approuvé un budget d’équipement de 50,6 millions de dollars pour l’aménagement des locaux, les équipements informatiques et les grands projets d’installation de logiciels. Le budget administratif pour l’exercice 2001 prévoit une augmentation de 108 postes au titre des effectifs autorisés (130 nouveaux postes au total, dont 22 sont économisés à la suite d’une étude des services internes et redéployés). La plupart des nouveaux postes sont affectés aux grandes initiatives:

  • préparation, en collaboration avec la Banque mondiale, d’évaluations et de programmes pour les pays membres, dans le cadre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC), ce qui comprend le travail sur l’allégement de la dette dans le cadre de l’initiative en faveur des PPTE;

  • programme d’évaluation du secteur financier, également en collaboration avec la Banque mondiale (PESF); le PESF deviendra, dans le cadre de la surveillance un instrument dont le FMI se servira pour promouvoir l’établissement d’un secteur financier sain et réduire les risques de crise en détectant les facteurs de vulnérabilité et en définissant très tôt les mesures correctrices à mettre en place;

  • travaux sur les normes et codes, centrés sur l’évaluation des pratiques en matière de diffusion des données, de transparence des finances publiques et de la politique monétaire ou financière, et de supervision bancaire.

Pour le reste, les nouveaux effectifs serviront à renforcer les équipes affectées aux activités traditionnelles:

  • programme de travail sur la surveillance étoffé conformément aux recommandations de récentes évaluations externes;

  • renforcement du lien entre la surveillance et l’assistance technique au moyen de consultations techniques et de plans d’action pour la coopération technique; les activités de formation à l’intention des cadres des pays membres seront aussi étendues et des ressources seront réservées à l’assistance technique en rapport avec la FRPC;

  • refonte de la stratégie de communication externe du FMI; les buts principaux sont d’appuyer l’effort général d’ouverture et de plus grande transparence, ce qui permettra à l’opinion publique de mieux comprendre en quoi consiste le travail du FMI et d’améliorer les circuits de communication avec le secteur financier privé;

  • programme expérimental d’évaluation des garde-fous mis en place par les banques centrales pour assurer le bon usage des ressources du FMI; amélioration des données sur les finances publiques dans les pays à programme.

Le budget d’équipement s’inscrit dans le droit fil des plans prévus pour mener à bien les grands projets de construction, remplacer les installations et le matériel informatique obsolètes et poursuivre les grands projets d’équipement en logiciels.

Bâtiments

La nouvelle aile du bâtiment du siège correspondant à la phase III, achevée vers la fin de l’année 1998, a servi de cadre à un grand nombre de réceptions à l’occasion de l’Assemblée annuelle de 1999. Le Conseil a approuvé vers la fin de 1999 une proposition visant la construction d’un nouvel édifice sur un terrain appartenant au FMI et adjacent au bâtiment du siège. Les travaux doivent être achevés en 2005. Sur la base de l’évolution prévue des effectifs, le FMI n’aura plus besoin alors de louer des locaux dans le centre de Washington, le coût d’occupation global sera alors réduit et les objectifs de la stratégie immobilière à long terme du FMI, consistant à regrouper l’ensemble de son personnel dans ses propres locaux, seront atteints.

Sélection du nouveau Directeur général

Michel Camdessus ayant annoncé en novembre 1999 son intention de quitter la direction du FMI, le Conseil d’administration s’est engagé dans le processus de sélection de son successeur. Les administateurs sont convenus d’opérer un choix par consensus, qui demanderait une série de discussions et d’étapes souplement aménagées de manière à réduire à un seul candidat la liste des personnalités proposée.

Le Conseil a tenu plusieurs réunions sur le sujet, sous la présidence de son doyen (à l’ancienneté). Au fil de ces délibérations et de consultations de leurs mandants, les administrateurs ont progressivement réduit le choix à un seul candidat. Le 23 mars 2000, le Conseil a approuvé à l’unanimité la nomination de Horst Kôhler.

M. Kôhler, de nationalité allemande, est âgé de 57 ans. Avant d’entrer en fonction au FMI le ler mai 2000, il était Président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, poste auquel il a été nommé en septembre 1998. Il a été Président de l’Association allemande des caisses d’épargne de 1993 à 1998. De 1990 à 1993, il a été Vice-Ministre des finances de l’Allemagne, chargé des relations financières et monétaires internationales. Pendant cette période, il a mené au nom du gouvernement allemand les négociations sur l’accord qui allait devenir le Traité de Maastricht sur l’Union économique et monétaire européenne, a participé activement au processus de l’unification allemande et était Gouverneur suppléant de la Banque mondiale pour l’Allemagne. Il était le représentant personnel du Chancelier allemand dans la préparation des sommets économiques du Groupe des Sept à Houston (1990), à Londres (1991), à Munich (1992) et à Tokyo (1993).

M. Kohler possède un doctorat en économie et en sciences politiques de l’université de Tübingen, où il a été assistant à l’Institut de recherche économique appliquée de 1969 à 1976. Après avoir achevé ses études, il a occupé, entre 1976 et 1989, plusieurs postes aux ministères de l’économie et des finances de l’Allemagne.

La rémunération des trois directeurs généraux adjoints se compose uniquement d’un salaire.

Ccs chiffres ne s’appliquent pas à l’administrateur pour les États-Unis et à son suppléant, dont les salaires sont plafonnés par décret du Congrès.

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