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Chapitre 11. Organisation, dotation en personnel et budget

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
September 1999
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Le FMI comprend un Conseil des gouverneurs, un Conseil d’administration, un Directeur général, un Premier Directeur général adjoint, deux Directeurs généraux adjoints et un personnel composé de fonctionnaires internationaux. Aux termes des Statuts, le personnel nommé au FMI doit assurer à l’institution les concours les plus efficaces et les plus compétents sur le plan technique et refléter la diversité géographique des pays membres.

Le Conseil d’administration

Instance décisionnelle permanente du FMI, le Conseil d’administration, composé de 24 membres, conduit les affaires courantes de l’institution. En 1998, il a tenu 131 réunions formelles, 6 séminaires et 4 séances informelles. Il utilise principalement pour ses travaux les études réalisées par la direction et les services du FMI. En 1998, il a consacré 59 % de son temps aux affaires concernant les pays membres (consultations au titre de l’article IV, examen et approbation d’accords), 28 % à la surveillance multilatérale ou à des questions de politique générale (perspectives de l’économie mondiale, évolution des marchés internationaux de capitaux, ressources financières du FMI, architecture du système monétaire international, situation de la dette, mécanismes de crédit du FMI et élaboration des programmes, entre autres) et le reste à des questions diverses, notamment administratives.

Les départements

Le personnel du FMI est organisé principalement en départements, qui remplissent des missions géographiques, fonctionnelles, d’information et de liaison, et de soutien (graphique 8). Les départements ont à leur tête un directeur qui rend compte au Directeur général.

Graphique 8Fonds monétaire international: organigramme

Note: Organigramme au 30 avril 1998. Entre parentheses, nombre de postes permanents inscrits au budget.

1 L’Institut apporte aussi son concours a deux centres de formation; I’lnstitut multilateral de Vienne et l’Institut regional de Singapour.

2 Dans le cadre des efforts actuels de rationalisation du budget et du redeploiement des ressources, le Secretariat de I’assistance technique a ete rattache en octobre 1998 au Bureau du budget et de la planification.

Départements géographiques

Six départements géographiques—Afrique, Asie et Pacifique, Europe I, Europe II, Moyen-Orient, et Hémisphère occidental—conseillent la direction et le Conseil d’administration sur l’évolution et la politique économiques des pays de leur région. En outre, ils négocient les accords concernant l’utilisation des ressources financières du FMI et suivent les résultats des programmes qu’appuie l’institution. Avec les départements fonctionnels, ils offrent aux pays membres des conseils, ainsi qu’une assistance technique, et assurent la liaison avec les organisations régionales ou multilatérales de leur ressort. Ils exécutent, également avec le concours des départements fonctionnels, une large part de la surveillance bilatérale du FMI par les contacts directs qu’ils entretiennent avec les pays membres. Enfin, 75 fonctionnaires des départements géographiques du FMI sont détachés auprès des pays membres en qualité de représentant résident (voir l’encadré 18).

Départements fonctionnels et services spéciaux

Le Département des finances publiques est responsable de l’ensemble des activités du FMI touchant aux finances publiques des pays membres. Il se charge des questions budgétaires dans le cadre des missions des départements géographiques, examine le volet budgétaire des conseils donnés par le FMI et des programmes d’ajustement qu’appuie l’institution et apporte une assistance technique dans son domaine de compétence. Il effectue en outre des recherches et des études de fond sur les questions de finances publiques, la répartition des revenus et la pauvreté, la protection sociale, les dépenses publiques et l’environnement.

L’Institut du FMI offre une formation aux fonctionnaires des pays membres (des pays en développement, en particulier) dans des domaines tels que la programmation et la politique financières, la politique du secteur extérieur, la méthodologie de la balance des paiements, la comptabilité nationale et les statistiques financières de l’État ou les finances publiques.

Le Département juridique conseille la direction, le Conseil d’administration et les services du FMI sur les règles de droit applicables. Il prépare la majorité des décisions ou autres instruments juridiques dont le FMI a besoin pour exercer ses activités. Il agit en tant que conseil du FMI dans les litiges ou les cas d’arbitrage, apporte une assistance technique aux pays qui engagent une reforme législative et répond aux demandes de renseignements des pays ou des organîsarions internationales sur le droit du FMI. Il établit des conclusions sur la compétence du FMI en matière de mesures et de restrictions de change.

Le Département de la monnaie et des changes offre aux pays membres et aux départements géographiques une assistance technique et analytique—qui s’étend entre autres à la mise au point et à la diffusion dans le public de bonnes politiques et de pratiques optimales—dans les domaines suivants: banques centrales, politique et instruments monétaires et cambiaires, structure et santé des systèmes financiers (réglementation prudentielle, contrôle et réorganisation, notamment), flux de capitaux et systèmes et mesures de change. Dans le cadre de la surveillance ou des demandes d’utilisation des ressources du FMI, il examine les points qui relèvent de sa compétence et prête son concours dans l’élaboration ou l’évaluation des politiques. Enfin, il prend en charge l’assistance technique dans ces divers domaines, assurant la coordination nécessaire avec les banques centrales, les organes de tutelle et les autres organisations internationales.

Le Département de l’élaboration et de l’examen des politiques joue un rôle essentiel dans la conception et la mise en oeuvre des mécanismes de financement et l’exécution des opérations financières du FMI; ces dernières années, il a animé les travaux du FMI dans le domaine du renforcement de l’architecture du système financier international. Il apporte, en collaboration avec le Département des études, une contribution de premier plan à la surveillance multilatérale et à la coordination des politiques économiques, ainsi qu’aux activités de suivi et de soutien qui s’y rattachent. Avec les départements géographiques, il aide à mobiliser en faveur des pays membres qui bénéficient de l’appui du FMI d’autres ressources financières dans le cadre notamment des travaux relatifs à la dette et au financement des programmes (par l’intermédiaire du Club de Paris et des banques internationales).

Le Département des études effectue un travail d’analyse et de recherche dans les domaines qui sont du ressort du FMI. Il joue un rôle majeur dans la conception de la stratégie du FMI concernant le fonctionnement du système monétaire international et la surveillance et formule, en collaboration avec d’autres départements, les conseils que donne l’institution aux pays membres. Il coordonne la rédaction, tous les semestres, des Perspectives de l’économie mondiale et prépare le rapport annuel sur les marchés internationaux de capitaux, ainsi que des analyses pour les travaux de coordination des politiques économiques au sein du G-7 et les séminaires du Conseil d’administration sur l’évolution de l’économie et des marchés mondiaux. Enfin, il entretient des contacts avec le monde universitaire et les instituts de recherche.

Encadré 18Représentants résidents du FMI

À la fin de 1998/99, le FMI avait 75 représentants résidents dans 68 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe, du Moyen Orient et de l’Hémisphère occidental. En général occupés par un seul membre du personnel, ces postes ont pour but de faciliter la communication des conseils du FMI aux autorités nationales et sont souvent établis en liaison avec un programme d’ajustement qu’il appuie. Il ressort d’une récente évaluation que les représentants résidents—qui disposent en général d’un accès exceptionnel auprès des décideurs nationaux de premier plan—peuvent apporter un plus significatif à la qualité du travail de terrain du FMI; en particulier, ils attirent l’attention du FMI et du pays d’accueil sur d’éventuels dérapages dans l’exécution de la politique économique, prêtent sur place leur concours pour l’exécution des programmes d’ajustement et peuvent promouvoir activement l’image du FMI dans les pays membres.

Le Département des statistiques gère une base de données économiques et financières nationales, régionales et mondiales et contribue à la surveillance du FMI en examinant les données communiquées par les pays membres. C’est à lui qu’incombe l’élaboration des concepts statistiques relatifs à la balance des paiements, aux finances publiques et aux agrégats monétaires et financiers, ainsi que la rédaction de manuels méthodologiques. Par ses actions d’assistance technique et de formation, le Département aide les pays membres à se doter de systèmes statistiques. Il s’occupe aussi des publications statistiques du FMI. Enfin, il est responsable de la mise au point et du suivi des normes concernant la diffusion des données par les pays membres.

Le Département de la trésorerie arrête la stratégie et les pratiques financières du FMI. Il conduit et contrôle les opérations et transactions financières du Département général, du Département des DTS et des comptes administrés (y compris le Compte de fiducie de la FASR et les comptes annexes). Il contrôle les dépenses imputées au budget administratif et au budget d’équipement. Il tient les comptes et les états financiers du FMI. Ses attributions couvrent également la révision des quotes-parts, le financement et la liquidité du FMI, les emprunts, les placements et les revenus de l’institution, ainsi que règles pratiques concernant le DTS.

Information et liaison

Le Département des relations extérieures rédige, produit et diffuse les publications autres que statistiques, informe la presse et le grand public, assure la liaison avec les organisations non gouvernementales et les parlements des pays membres, et anime le site Internet du FMI (voir également l’appendice V).

Encadré 19Évaluations internes des services du FMI

Au début de 1999, le Bureau de la vérification et de l’inspection internes a mené à son terme, avec le concours d’experts extérieurs, une étude—qui a duré deux ans—sur l’efficacité des services de soutien du FMI. Treize catégories de services (regroupés sous les rubriques ci-après), comptant plus de 900 personnes (fonctionnaires permanents, contractuels et sous-traitants), ont été évaluées:

  • information (technologies, télécommunications, langues, gestion des documents et bibliothèque);

  • équipements et services connexes (gestion des équipements, projets de construction, transports et passation des marchés);

  • soutien et contrôle financiers (comptabilité et rapports financiers, dépenses et contrôle administratifs, budget et vérification interne).

La conclusion est que les services internes du FMI apporte un soutien de qualité aux activités ≪essentielles≫ de l’institution. Cette qualité a été maintenue malgré une alourdissement de la charge de travail qui a nettement dépassé l’augmentation très faible des ressources budgétaires affectées à ces services ces dernières années. Les coûts sont dans les normes des comparateurs utilisés pour un certain nombre de services, et sont supérieurs dans les autres cas.

L’étude fait état d’une série d’améliorations qu’il est possible d’effectuer au niveau tant de l’institution que des départements, et qui consistent à encourager la définition de grandes stratégies, à redistribuer les fonctions administratives, à aplatir l’organigramme et à simplifier les opérations tout en en augmentant l’efficacité par un recours accru à la technologie, et à en améliorer le suivi. Elle a amené la direction à annoncer une réorganisation des activités de services et des fonctions de gestion du personnel avec effet au 1er juillet.

Pendant l’exercice, la direction a diligente une évaluation interne de l’assistance technique du FMI, qui doit être examinée au cours de l’exercice 1999/2000 (chapitre 9).

Les quatre bureaux que le FMI a ouverts pour les régions Asie-Pacifique et Europe, ainsi qu’à Genève et auprès des Nations Unies, maintiennent un contact étroit avec les autres organisations internationales ou régionales (voir l’appendice IV).

Services de soutien

Le Département de l’administration s’occupe du recrutement des fonctionnaires, ainsi que de leur formation et de leur plan de carrière. Il veille à ce que l’immeuble du siège et les locaux loués soient opérationnels, assure à l’institution les services administratifs dont elle a besoin et administre la bibliothèque commune au FMI et à la Banque mondiale.

Le Département du secrétariat aide la direction à préparer et à coordonner le programme de travail du Conseil d’administration et des autres organes officiels, notamment en arrêtant le calendrier de ces travaux et en veillant au bon déroulement des réunions du Conseil. Il organise aussi l’Assemblée annuelle, en collaboration avec la Banque mondiale, et est responsable de la communication et de la sécurité au FMI, ainsi que des archives de l’institution.

Les bureaux, services et secrétariats du FMI sont chargés des services informatiques, de la traduction, de la vérification interne, de l’évaluation, des méthodes de travail, des questions budgétaires, de l’assistance technique et des placements de la Caisse de retraite.

Suite à une évaluation interne des services de soutien(voir l’encadré 19), la direction a annoncé une réorganisation de ces services afin d’en améliorer l’efficacité et de réaliser des économies budgétaires à compter de l’exercice 1999/2000. Cette réorganisation, qui prendra effet le 1er juillet 1999, aboutira à la création de deux départements:

  • un Département de la technologie et des services généraux, composé du Bureau des services informatiques, du Bureau des services linguistiques, de la Division des services administratifs, de la Bibliothèque commune et de certaines unités du Département du secrétariat assurant des prestations de services;

  • un Département des ressources humaines, auquel seront transférées les fonctions et attributions en matière de personnel de l’actuel Département de l’administration.

Se reporter au graphique 8 pour la dotation en personnel au 30 avril 1999.

Personnel

Le Directeur général nomme les fonctionnaires, qui n’ont d’obligations qu’envers le FMI et assurent à l’institution les concours ≪les plus efficaces et les plus compétents≫ sur le plan technique; pour que la diversité du personnel reflète celle des pays membres, il ≪doit tenir dûment compte de l’importance d’un recrutement effectué sur une base géographique aussi large que possible≫. À cet effet, et afin de favoriser la continuité et la mémoire institutionnelles indispensables pour maintenir des relations de travail étroites avec les pays membres, la politique d’emploi est conçue de façon à recruter et à conserver un corps de fonctionnaires internationaux souhaitant faire carrière, du moins en grande partie, au FMI. Plusieurs administrateurs ont toutefois fait valoir que le FMI reconnaît de plus en plus l’intérêt que présente le recrutement et l’emploi de cadres en milieu de carrière afin de tenir compte de l’évolution du marché du travail et d’apporter du sang neuf à l’institution. Pour un certain nombre de fonctions et de qualifications ayant trait surtout à la technologie, à divers services ou à des spécialités très pointues en économie, des considérations d’ordre administratif ont amené le FMI à recourir à des recrutements à court terme ou à la sous-traitance.

Lors d’une réunion tenue en juin 1998 pour examiner la politique des ressources humaines du FMI, les administrateurs sont convenus que cette politique avait bien répondu aux besoins de l’institution, mais que d’importants défis devaient être relevés, compte tenu en particulier de l’accroissement de la charge de travail, de l’évolution des compétences requises et de la nécessité de renforcer le développement des ressources humaines, ainsi que de l’environnement extérieur, marqué par une flexibilité de plus en plus grande du marché de l’emploi. Ces éléments méritent qu’on y prête attention, même s’il n’est pas indispensable de modifier en profondeur la stratégie globale suivie.

Les administrateurs ont souligné l’importance d’assurer la diversité du personnel du FMI. Bien que, depuis quelques années, le nombre des femmes et celui des nationalités représentées aient augmenté, des progrès restent à faire surtout en ce qui concerne la nomination de femmes à des postes élevés et le recrutement de fonctionnaires venant de pays ou de régions (le Moyen-Orient, notamment) qui continuent d’être sous-représentés.

Il est indispensable pour les économistes, qui représentent la vaste majorité des cadres, d’avoir une formation de haut niveau en macroéconomie et dans les méthodes quantitatives, ainsi qu’une expérience professionnelle. Les administrateurs ont estimé que les stratégies de formation et de recrutement actuellement suivies pouvaient dans une large mesure permettre de trouver les nouvelles compétences dont le FMI a besoin (par exemple, dans les secteurs bancaire et financier). Un certain nombre d’entre eux jugent nécessaire de procéder à une rotation plus fréquente des effectifs, à l’intérieur et à l’extérieur de l’institution, afin de favoriser une mise à jour des compétences et de lui apporter du sang neuf.

Les administrateurs ont signalé qu’un nombre élevé d’économistes, qui étaient parmi les plus performants, ont récemment rejoint des sociétés financières privées. Le FMI doit tenir compte, lors de l’examen de certains aspects de sa stratégie en matière de ressources humaines, notamment son système de rémunération, de cette augmentation de la demande de compétences dont disposent ses économistes, encore qu’il ne puisse, ni ne doive, concurrencer les niveaux de rémunération du secteur privé. Les administrateurs se sont dans l’ensemble inquiétés de la grave érosion, ces dernières années, de la compétitivité des traitements pour les cadres intermédiaires et supérieurs de son personnel par rapport au marché américain. Ils ont rappelé qu’il avait été convenu en 1998, lors de la discussion sur les rémunérations, de réexaminer l’échelle des salaires, les comparateurs, les fonctions et les pondérations au FMI, étant donné la possibilité que la Banque mondiale adopte une échelle différente. (En décembre 1998, la Banque a mis en place un nouveau système de rémunération et abandonné le système appliqué en commun avec le FMI depuis 1989.)

En ce qui concerne la politique de l’emploi, plusieurs administrateurs se sont inquiétés de ce que son application au coup par coup aux contractuels et aux sous-traitants risquait de conduire à une certaine forme de discrimination. Lors d’un examen de cette politique et de son application en janvier 1999, le Conseil a accepté, afin d’en éliminer les incohérences, de réviser les conditions d’emploi et a souligné que seules des pratiques équitables et transparentes devaient être utilisées.

Lors de leur réunion de juin 1998, les administrateurs se sont dits préoccupés par la charge de travail au FMI, qui a encore été accrue par la crise asiatique. Il sont convenus de l’alléger, ce qui revient avant tout à établir les bonnes priorités, à la rationaliser et à prévoir des ressources humaines et financières suffisantes. Afin d’aider le personnel à faire face à une situation qui continuera sans doute d’être difficile et d’évoluer rapidement, ils ont préconisé la mise à l’étude de formules de travail plus souples. Ils ont également insisté sur l’importance de suivre de près un précédent rapport sur la santé du personnel. Par ailleurs, le Conseil a jugé vital, pour une organisation où l’accumulation de connaissances joue un rôle fondamental, d’accorder au personnel suffisamment de temps pour récupérer et la possibilité de se ressourcer intellectuellement, au moyen notamment de congés sabbatiques ou de détachements. Ils ont en outre encouragé vivement les fonctionnaires à effectuer une partie de leur carrière en dehors du FMI afin d’acquérir un savoir-faire supplémentaire et une expérience utile. Ils ont approuvé les initiatives visant à améliorer les compétences en matière de gestion et d’encadrement et à étoffer les programmes de développement des carrières et accueilli avec satisfaction le programme approfondi de formation magistrale en économie.

Au 31 décembre 1998, le FMI comptait 671 agents auxiliaires et 1.525 cadres (dont les deux tiers environ étaient des économistes). Quelque 428 postes supplémentaires entrent dans la catégorie ≪autres effectifs autorisés≫ (experts, conseillers, participants au Programme-Économistes et autres employés non permanents). Sur les 182 pays membres du FMI, 123 étaient représentés dans ses rangs. (Se reporter au tableau 16 pour l’évolution de la ventilation par nationalité des cadres du FMI depuis 1980.)

Tableau 16Ventilation des cadres du FMI par région et par nationalité(Pourcentage)
Region1198019901998
Afrique3,85,85,5
Asie12,312,715,1
Japon1,41,91,6
Autres pays10,910,813,5
Europe39,535,133,2
Allemagne3,74,34,2
France6,95,54,6
Italie1,71,42,7
Royaume-Uni8,28,06,6
États baltes, Russie et autres pays issus de l’cx-URSS1,3
Autres pays19,015,913,8
Moyen-Orient5,45,55,7
Hémisphère occidental39,141,040,3
Canada2,62,84,1
Ètats-Uïnis25,925,925,3
Autres pays10,612,310,9
Total100,0100,0100,0

Durant l’exercice 1998/99, le FMI a utilisé 3.006 années-personnes, contre 2.946 en 1997/98. Mille neuf cent quatre-vingt-dix années-personnes ont été assurées par les fonctionnaires de l’organisation (1.988 en 1997/98), auxquelles se sont ajoutés les ressources du Programme-Économistes, les heures supplémentaires, les services des contractuels et autres temporaires, pour un total de 2.641 années-personnes (2.592 en 1997/98). Les ressources du Bureau des administrateurs ont représenté 233 années-personnes (230 en 1997/98) et l’assistance technique offerte par des experts rémunérés grâce à des financements extérieurs (et d’autres ressources) 132 années-personnes (123 en 1997/98).

Recrutement et rétention du personnel

En 1998, 170 fonctionnaires ont été recrutés (104 économistes, 28 cadres non économistes et 38 agents auxiliaires), contre 149 en 1997 (soit une augmentation de 21 ersonnes). Parmi ces recrues, 63 étaient des économistes en milieu de carrière et 41 sont entrées au FMI dans le cadre du Programme-Économistes, programme d’une durée de deux ans, qui a pour but de familiariser des économistes en début de carrière avec les travaux de l’organisation en les plaçant pendant deux périodes de douze mois dans deux départements différents. En général, les candidats à ce programme terminent un doctorat en macroéconomie ou dans un domaine apparenté, ou ont déjà achevé leurs études de troisième cycle et possèdent une expérience professionnelle d’un ou deux ans. Au terme de leur deux périodes de douze mois, les bénéficiaires du programme dont le rendement est satisfaisant se voient proposer un engagement à titre permanent.

En 1998, 162 fonctionnaires ont quitté le FMI. Le taux de départ des cadres est passé de 7 % (104 personnes) en 1997 à 8 % (122 personnes) en 1998, taux nettement supérieur à la moyenne à long terme (5 %). Cette rotation accrue est due en grande partie à une augmentation soudaine et marquée des démissions d’économistes recrutés par des sociétés financières du secteur privé et à un nombre plus élevé de départs en retraite, suscités dans certains cas par les incitations données à cet effet.

Grille des rémunérations

Pour recruter et retenir le personnel dont il a besoin, le FMI a établi un système de rémunération et d’avantages sociaux qui vise à être compétitif, à récompenser les fonctionnaires performants et à tenir compte des besoins particuliers d’un personnel multinational et en majorité expatrié. La grille des rémunérations du FMI est réexaminée tous les ans et ajustée, le cas échéant, sur la base d’une comparaison des traitements versés dans certains établissements privés (financiers ou industriels) et organismes publics aux États-Unis, en France et en Allemagne. À partir d’analyses actualisées des traitements de référence, la grille des rémunérations a été relevée de 4,3 % pour l’exercice 1998/99 et le Conseil d’administration a approuvé une hausse de 4,1 % pour l’exercice 1999/2000.

Diversité

Le FMI estime que la diversité du personnel constitue un atout majeur pour améliorer son efficacité en tant qu’institution internationale (voir supra). Avec l’appui du Directeur général, la Conseillère spéciale chargée de la diversité a lancé un certain nombre d’initiatives et conçu divers indicateurs afin de mieux répartir, par nationalité et par sexe, le personnel dans l’organisation (tableaux 16 et 17) et de renforcer la gestion de la diversité dans l’organisation. Elle travaille en étroite collaboration avec les départements pour examiner les problèmes qui se posent et les perspectives d’amélioration de la diversité et formuler les plans d’action voulus. En 1998/99, les départements ont continué d’appliquer ces plans—qui comportent en général des initiatives en matière de recrutement, la reconnaissance des besoins de diversité au niveau du personnel et dans la gestion des carrières, ainsi que des dispositions visant à garantir l’équité dans les grades et les traitements, des programmes d’orientation et de mentorat pour les nouveaux fonctionnaires, des mesures pour améliorer la communication et donner plus de transparence à l’information et pour promouvoir des conditions de travail ne pénalisant pas la vie de famille. Le FMI accorde davantage d’importance aux compétences en matière de gestion des ressources humaines dans l’évaluation du personnel de direction et dans les promotions, ces compétences revêtant une importance particulière dans une institution dont les fonctionnaires viennent de nombreux pays.

Tableau 17Ventilation du personnel par sexe et par catégorie professionnelle
198019901998
EffectifsPourcentageEffectifsPourcentageEffectifsPourcentage
Ensemble du personnel
Total (toutes catégories)1.444100,01.774100,02.1961100,0
Femmes67646,882746,61.01746,3
Hommes76853,294753,41.17953,7
Personnel auxiliaire
Total613100,0642100,0671100,0
Femmes49280,354084,157786,0
Hommes12119,710215,99414,0
Cadres d’exécution
Total646100,0897100,01.238100,0
Femmes17326,827430,539732,0
Hommes47373,262369,584168,0
Économistes
Total362100,0529100,0788100,0
Femmes4211,67013.215319,4
Hommes32088.445986,863580,6
Non-économistes
Total284100,0368100,0450100,0
Femmes13146,120455,424454,2
Hommes15353,916444,620645,8
Cadres de direction
Total185100,0235100,0287100,0
Femmes115,9135,54315,0
Hommes17494,122294,524485,0
Économistes
Total99100,0184100,0245100,0
Femmes44,094,92711,0
Hommes9596,017595,121889,0
Non-économistes
Total86100,051100,042100,0
Femmes78,147,81638,1
Hommes7991,94792,22661,9

Les rapports d’étape soumis au Directeur général en 1998/99 font ressortir une sensibilisation beaucoup plus forte aux questions de diversité et une nette amélioration des pratiques de gestion. La situation s’est également améliorée dans les domaines du recrutement, des promotions et de la représentativité globale des groupes de fonctionnaires sous-représentés ou identifiés comme ne bénéficiant pas de perspectives de carrière égales. Cette tendance favorable est surtout constatée au niveau des débutants, mais, si elle se poursuit, elle atteindra un jour celui des cadres de direction. Réaliser une diversité satisfaisante du personnel dans une institution qui souhaite qu’on y fasse carrière prendra nécessairement du temps.

Budget administratif et budget d’équipement

Le budget administratif et le budget d’équipement du FMI s’inscrivent dans le cadre de perspectives budgétaires—triennales et à moyen terme (cinq ans)—à horizon mobile, que réexamine tous les ans le Conseil d’administration. Lors de l’examen de janvier 1999, le Conseil a admis que, l’exercice précédent, l’économie mondiale avait connu un degré élevé d’incertitude. Cela étant, les perspectives budgétaires à moyen terme ont été considérées comme provisoires et les travaux ont essentiellement porté sur l’immédiat et les travaux en cours.

L’horizon quinquennal du budget d’équipement continue de cadrer avec la stratégie visant à achever les grands projets de construction déjà approuvés par le Conseil et à poursuivre les autres investissements en cours pour réaliser des économies, satisfaire aux règlements d’urbanisme ou assurer l’entretien des immeubles et équipements existants. Le Conseil a approuvé la proposition de la direction de transférer les grands projets pluriannuels de logiciels du budget administratif au budget d’équipement dans le cadre du plan quinquennal de stratégie des technologies de l’information.

Les perspectives budgétaires

Lors de l’examen de janvier 1999, le Conseil a reconnu qu’il y avait de fortes chances que les risques constants que présente l’économie mondiale et les décisions à prendre sur la forme précise de la nouvelle architecture du système monétaire et financier international, ainsi que la répartition des tâches entre les organisations internationales et le secteur privé qui allait en résulter, aient des répercussions sur la charge de travail du FMI. En conséquence, la stratégie budgétaire à suivre pour 1999/2000 doit prévoir:

  • d’affecter des ressources au renforcement des moyens dont dispose le FMI pour assumer les missions qui ont été définies ou ont pris de l’ampleur ces deux dernières années;

  • de continuer de donner la priorité la plus élevée à la qualité et au degré d’actualité des travaux du FMI, ainsi qu’à la nécessité d’être prêt à remplir toute mission imprévue;

  • de resserrer le partenariat avec les autres organisations, la Banque mondiale notamment, afin de profiter des avantages comparatifs qui peuvent résulter d’un partage des fonctions et attributions ou d’une sélection des programmes de travaux;

  • de s’attaquer à l’objectif impérieux de ramener la charge de travail à un niveau plus tolérable;

  • de continuer de réaliser des économies en exploitant avec plus d’efficience la structure et les procédures internes, en redéployant les ressources humaines ou autres afin de respecter les nouvelles priorités, en investissant dans les technologies de l’information, en améliorant les méthodes de travail et en en contrôlant l’efficacité;

  • d’évaluer les conséquences budgétaires de tout ce qui peut modifier les missions et la charge de travail du FMI.

Les administrateurs ont en général admis qu’après plusieurs années de rééquilibrage budgétaire, les nouvelles tâches s’étaient traduites par une charge de travail excessive et un nombre inacceptable d’heures supplémentaires non rémunérées. Ils ont jugé nécessaire de ramener la charge de travail à un niveau plus tolérable et d’accroître les moyens dont dispose le FMI pour remplir les missions nouvelles qui ont été définies ou ont pris de l’ampleur ces deux dernières années. La plupart d’entre eux ont soutenu la proposition de la direction d’augmenter les effectifs autorisés en 1999/2000 (voir infra), encore que les opinions aient divergé sur les proportions de cette augmentation. Les administrateurs ont insisté sur la nécessité de parvenir à une répartition efficace des tâches avec les autres organisations pour procéder aux travaux pouvant résulter des discussions sur la nouvelle architecture financière mondiale, de consacrer un niveau suffisant de ressources à l’assistance technique et de continuer à déceler les économies susceptibles d’être réalisées au moyen d’études sur les méthodes de travail et grâce à l’utilisation des nouvelles technologies.

Budgets et dépenses en 1998/99

Le budget administratif du FMI pour l’exercice clos le 30 avril 1999 était de 519,5 millions de dollars. Dans le cadre du budget d’équipement, un montant de 14,4 millions de dollars a été approuvé pour les projets à engager au cours de l’exercice 1999 (6,5 millions pour les locaux et 7,9 millions pour l’informatique). Le coût estimé des principales activités du FMI est présenté au tableau 18. Les dépenses administratives effectives durant l’exercice se sont élevées à 520,6 millions de dollars et les décaissements au titre des projets d’équipement à 43,9 millions de dollars, dont 25,3 millions pour les grands projets de construction (tableau 19).

Tableau 18Coût estimé des principales activités du FMI, exercices 1998-20001(Millions de dollars)
ActivitéExercice 1998Pourcentage du totalExercice 1999Pourcentage du totalExercice 2000: budgetPourcentage du total
Personnel et direction
Surveillance141,128,5147,428,3172,730,0
Utilisation des ressources du FMI104,321,1114,322,0131,422,8
Assistance technique81,616,588,417,096,316,7
Relations extérieures23,24,726,25,029,65,1
Services administratifs90,118,286,816,794,616,4
Total partiel440,388,9463,189,0524,691,1
Conseil d’administration235,47,137,47,237,16,4
Conseil des gouverneurs319,64,020,13,914,12,4
Subtotal55,011,157,511,051,28,9
Total495,3100,0520,6100,0575,8100,0
Note: Les chiffres étant arrondis, il se peut que la somme des composantes ne corresponde pasau total.
Tableau 19Budget administratif et budget d’équipement, exercices 1997-20001(Milliers de dollars)
Exercice clos le 30 avril 1997: dépenses effectivesExercice dos le 30 avril 1998: dépenses effectivesExercice dos le 30 avril 1999: dépenses effectivesExercice s’achevant le 30 avril 2000: budget
Budget administratif
I. Dépenses de personnel
Traitements216.350229.150249.171270.060
Autres dépenses129.550117,213122.039147.925
Total partiel345.901346,363371.210417.985
II. Autres dépenses
Frais de déplacement39.30246.83147.12846.940
Autres frais de déplacement26.96028.01028.07233.025
Communication10.69310.50610.96311.274
Occupation de locaux41.89942.87744.92747.450
Livres et travaux d’imprimerie8.5799.6699.70412.192
Fournitures et matériel7.9418.1649.5427.609
Services informatiques19.73525.76526.01824.600
Divers9.92412.93013,56016.276
Total partiel165.033184.752189.914199.365
III. Remboursements−39.368−35.836−40.506−41.566
Total du budget administratif471.564495.279520.619575.784
Moins: Frais occasionnés par l’administration du Département des DTS−5.914−6.000−1.767
Frais occasionnés par l’administration de la FAS et de la FASR−43.78823
Dépenses nettes du budget administratif4421.862489.279515.852
Budget d’équipement
Budgets des projets520.12327.24014.44047.330
Décaissements au titre des projets150.51256.15043.903

En 1998/99, les ressources du budget administratif affectées aux diverses activités des services du FMI ont été réparties entre les postes suivants: la surveillance et l’utilisation des ressources du FMI, avec plus de 121 pays faisant l’objet d’un programme ou de travaux intensifs, et 302 années-personnes consacrées à l’assistance technique (67,3 % des dépenses); les relations extérieures (5 %), qui visent à continuer d’assurer une plus grande transparence aux politiques et activités du FMI; les services administratifs (16,7 %), où l’investissement dans la technologie et l’amélioration continue des méthodes de travail ont permis de réaliser encore des économies dans les diverses activités relevant de cette catégorie, le Conseil des gouverneurs (3,9 %) et le Conseil d’administration (7,2 %). Laventilation des coûts administratifs estimés pour les principales activités du FMI figure au graphique 9.

Graphique 9Coûts estimés des principales activités, exercice 1999

(Pourcentages)

Note; Chiffres établis sur la base des dépenses effectives de l’exercice 1999, Les coûts Imputés à la supervision générale, au recyclage et à la formation professionnelle et aux congés ont été répartis proportionnellement entre les diverses catégories. Les chiffres étant arrondis. Ils se peut que la somme des composantes ne corresponde pas ou total.

Budgets et dépenses en 1999/2000

À l’appui de la stratégie budgétaire, le Conseil a approuvé, en avril 1999, un budget administratif pour 1999/2000 d’un montant de 575,8 millions de dollars, en hausse de 10,8 % par rapport à l’exercice précédent (11,8 % si l’on tient compte du transfert au budget d’équipement des grands projets de logiciels). Il a également approuvé un budget d’équipement de 47,3 millions de dollars pour l’aménagement des locaux, les équipements informatiques et les grands projets de logiciels. Le budget administratif pour 1999/2000 prévoit une augmentation de 98,5 postes au titre des effectifs autorisés afin d’intensifier: les travaux de surveillance (ceux en particulier qui concernent le secteur financier et les questions connexes, dont la mise au point de codes et de normes); les travaux relatifs à l’emploi des ressources du FMI—notamment ceux qu’entraînent l’exécution des programmes FASR et les revues y afférentes, l’Initiative en faveur des PPTE et la collaboration avec les autres institutions financières internationales; les actions d’assistance technique, dans les secteurs à la fois traditionnels et non traditionnels, y compris la transparence des finances publiques, et dans le cadre du programme de formation avec la création de l’Institut multilatéral africain et la mise sur pied du Programme de formation pour le Moyen-Orient; enfin, les travaux dans divers autres domaines, des ressources étant notamment allouées au programme de relations extérieures, à la stratégie des ressources humaines et au Programme-Économistes du FMI afin d’en accroître le nombre de participants. La progression des effectifs autorisés permettra en outre au FMI d’abaisser le nombre très élevé d’heures supplémentaires non rémunérées et de réduire les congés accumulés.

Le budget d’équipement s’inscrit dans le droit fil des plans prévus pour mener à bien les grands projets de construction, remplacer les installations et le matériel informatique obsolètes et (voir supra) transférer les grands projets pluriannuels de logiciels du budget administratif au budget d’équipement. Ce transfert renforce le plan quinquennal de stratégie des technologies de l’information en ce sens qu’il permet d’améliorer la façon dont les informations et les documents économiques, financiers et administratifs sont établis, stockés, analysés et communiqués.

Les locaux du siège correspondant à la phase III sont maintenant achevés et occupés. Diverses solutions en ce qui concerne l’immeuble PEPCO (phase IV), qui se trouve à côté de celui du siège, sont étudiées en fonction des besoins actuels; à cet égard, une proposition sera soumise au Conseil pour examen et approbation. Lorsque les travaux de la phase IV seront terminés, l’ensemble des services du FMI seront regroupés dans deux bâtiments adjacents appartenant à l’institution, le coût d’occupation global sera alors réduit et les objectifs de la stratégie immobilière à long terme du FMI seront atteints.

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