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Appendice IV. Relations du FMI avec les autres organisations internationales

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
September 1999
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Les enseignements tirés de la crise asiatique, ainsi que la nécessité de renforcer l’architecture du système financier mondial, ont amené le FMI et d’autres organisations internationales à poursuivre en 1998/99 leur vaste coopération. Le FMI a travaillé en étroite collaboration avec des organisations comme la Banque mondiale, les Nations Unies et leurs agences spécialisées, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la Banque des règlements internationaux (BRI) et d’autres institutions avec lesquelles il a des intérêts et objectifs communs dans plusieurs domaines de l’économie mondiale, y compris divers dossiers financiers, structurels ou sociaux importants pour le renforcement du système financier international.

Liaisons avec les autres organisations

Grâce à son Bureau européen, au Bureau de Genève, au Bureau régional Asie et Pacifique et à son Bureau aux Nations Unies, le FMI peut entretenir les relations qui s’imposent avec les autres organisations internationales. Le Bureau de Paris rend compte des activités des institutions internationales ou régionales qui ont leur siège en Europe—en particulier l’OCDE, la BRI, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Commission européenne. Il assure en outre la coordination avec les diverses autorités monétaires européennes et est responsable de l’organisation des réunions du Groupe des Dix. Le Bureau de Genève suit les activités, sur lesquelles il fait rapport, des organismes socioéconomiques dont le siège est dans cette ville, et plus précisément de ceux qui s’intéressent au commerce multilatéral et aux évolutions qui, dans l’Union européenne, affectent les échanges. Ces organismes sont notamment l’OMC, l’Organisation internationale du travail (OIT), la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

En coopération avec d’autres départements du FMI, le Bureau de Paris a préparé des documents sur l’évolution de l’Union européenne, et notamment sur la marche vers l’Union économique et monétaire (UEM). Le FMI et la BRI collaborent étroitement à la mise au point d’un code de bonnes pratiques sur la transparence des politiques monétaires et financières, qui a reçu l’appui du Groupe des Sept dans son communiqué du 20 février 1999. Le FMI a accordé à la Banque centrale européenne (BCE), avec effet à compter du 5 janvier 1999, le statut d’observateur à certaines réunions du Conseil d’administration où sont examinées des questions d’intérêt commun. Récemment, le premier numéro d’une nouvelle publication statistique trimestrielle sur la dette extérieure de 176 pays en développement ou en transition—préparée conjointement par la Banque mondiale, la BRI, le FMI et l’OCDE—a été diffusé (voir le chapitre 5). L’objectif est de permettre d’accéder à une seule source de données regroupant les informations qu’établissent et publient sur les composantes de la dette extérieure des pays les institutions participantes (auxquelles il faut également ajouter les Nations Unies, la BCE et l’Office statistique des Communautés européennes (Eurostat)).

Le Bureau Asie et Pacifique, situé à Tokyo, veille à ce que le FMI puisse suivre les évolutions économiques et financières dans la région et y participer. Il facilite le dialogue entre le FMI et les autorités régionales en organisant divers forums dans cette région. Il maintient des contacts étroits avec la Banque asiatique de développement (BAsD) et la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (Nations Unies), ainsi qu’avec le bureau de la Banque mondiale au Japon. Enfin, il participe aux réunions du Groupe consultatif des pays donateurs tenues dans la région.

Relations avec les Nations Unies

Le Bureau du FMI aux Nations Unies à New York coordonne la collaboration avec les Nations Unies et ses agences spécialisées partout dans le monde. Sa mission est de définir et de renforcer la coopération dans des domaines comme les aspects sociaux de l’ajustement, l’environnement ou un développement durable et dans ceux qui sont de nature à influer sur les politiques macroéconomique, financière et budgétaire. Il fait rapport au Conseil d’administration sur les délibérations annuelles de l’Assemblée générale et du Conseil économique et social (ECOSOC). Dans leur rapport sur la session annuelle de fond de leur institution (qui s’est tenue à New York en juillet 1998), les services de l’ECOSOC ont fait observer que la collaboration entre les institutions de Bretton Woods et les Nations Unies s’inscrit dans la logique des vastes efforts que déploient celles-ci pour harmoniser les objectifs et les programmes des institutions financières internationales avec leurs propres programmes. La récente crise financière mondiale et les propositions de réforme des systèmes monétaire et financier ont été les principaux thèmes de la cinquante-troisième Assemblée générale des Nations Unies (qui a eu lieu à New York du 17 septembre au 18 décembre 1998). Nul ne conteste que le FMI aide puissamment ses membres à concevoir des politiques et des réformes structurelles judicieuses pour l’économie mondiale.

Les bureaux du FMI extérieurs au siège fournissent tous des analyses de dossiers ou de politiques et représentent le FMI à des réunions consacrées à des sujets intéressant les pays en développement, des colloques d’experts et des conférences ou séminaires. Ils maintiennent des contacts effectifs avec la direction et les autres départements du FMI sur un certain nombre de dossiers et assurent les échanges de documents entre le FMI et les autres organisations internationales.

Relations avec l’Organisation mondiale du commerce

Le Bureau de Genève représente le FMI aux conférences et réunions ministérielles de l’OMC, et en particulier participe aux activités du Comité chargé des restrictions appliquées à des fins de balance des paiements. La coopération entre l’OMC et le FMI s’est intensifiée depuis la signature d’un accord à cet effet en décembre 1996. Des contacts ont lieu à tous les niveaux entre leurs directions et leurs services, qui participent aux réunions de l’autre institution et procèdent à des échanges de documents et d’informations, autant d’initiatives qui aident le FMI et l’OMC à mieux se comprendre. Après leur réunion du 3 octobre 1998 à Washington, les hauts responsables du FMI, de la Banque mondiale et de l’OMC ont publié une déclaration conjointe dans laquelle ils soulignent combien il est important que se poursuive la collaboration entre les organisations internationales concernées par l’économie mondiale.

Collaboration avec la Banque mondiale

Depuis des années, le FMI et la Banque mondiale coordonnent étroitement leurs activités, comme le prévoient leurs Statuts et le Concordat de 1989, qui précise leurs domaines de compétence (voir également le chapitre 5). À l’occasion des récentes crises financières et afin de suivre l’évolution du système financier, les deux institutions ont intensifié leur collaboration, surtout dans des domaines comme la surveillance, les conseils aux autorités, les opérations de prêt et la gestion des crises. Dans son communiqué du 4 octobre 1998, le Comité intérimaire du FMI a souligné qu’une coopération plus intense pouvait nettement aider les pays à appliquer des programmes intégrés de stabilisation et de réforme structurelle et à renforcer leur système financier. Un comité de liaison Banque-FMI pour le secteur financier, créé en septembre 1998, a pour mission de faire en sorte que la démarcation entre les travaux de la Banque et du FMI sur le secteur financier des différents pays soit de plus en plus nette et les compétences respectives de ces deux institutions de mieux en mieux exploitées. Il assurera en outre la promotion des bonnes pratiques et normes et aidera à résoudre les divergences d’opinions sur les problèmes du secteur financier.

Les deux institutions privilégient par ailleurs la collaboration dans le domaine social et dans celui de la réforme du secteur public. Le FMI a notamment participé à une conférence régionale de la Banque mondiale sur la dimension sociale de la crise asiatique, qui s’est tenue à Bangkok le 21 janvier 1999. Grâce à leurs efforts redoublés, le FMI et la Banque ont fait intégrer la réforme des dépenses publiques dans les programmes de stabilisation et d’ajustement appuyés par le FMI et amélioré la qualité des conseils et de l’assistance technique donnés aux pays membres. Les directions des deux organisations sont déterminées à poursuivre leur intense collaboration dans les domaines de la facilité d’ajustement structurel renforcée (FASR) et de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (Initiative PPTE) par des consultations périodiques entre hauts fonctionnaires, la participation aux missions et réunions de l’autre organisation et l’échange d’informations. La collaboration au niveau des services, tant pour les conseils à donner que pour les questions pratiques, est appuyée par le dialogue constant qu’elles entretiennent.

Coopération avec les banques régionales de développement

Dans le cadre de sa contribution au renforcement du système financier mondial, le FMI doit poursuivre sa collaboration avec les banques multilatérales ou régionales de développement, comme la Banque africaine de développement (BAfD), la Banque asiatique de développement (BAsD), la BERD et la Banque interaméricaine de développement (BID). Le 30 septembre 1998, les créanciers multilatéraux des pays pauvres très endettés (PPTE) ont participé à une réunion que présidait la Banque mondiale et au cours de laquelle les services du FMI ont fait un exposé sur divers aspects de l’Initiative en faveur des PPTE. L’approbation par le Conseil d’administration, en juillet 1997, d’une proposition visant à autoriser les représentants des créanciers multilatéraux à assister à ses réunions lorsqu’elles sont consacrées à des pays spécifiques et portent sur des questions concernant cette initiative a renforcé le partenariat entre le FMI et les banques de développement. La collaboration avec les banques multilatérales de développement se fait notamment à l’occasion de la formulation ou de l’exécution de mesures économiques ou financières ou prend la forme d’échanges d’informations, de visites des services du FMI ou de la participation aux réunions des diverses institutions. Les fonctionnaires du FMI assistent régulièrement à des colloques, séminaires ou forums parrainés par d’autres organisations régionales, économiques ou financières en Afrique, en Asie-Pacifique, en Amérique latine, aux Caraïbes et au Moyen-Orient. Le 22 janvier 1999, la BAfD, le FMI et la Banque mondiale ont créé l’Institut multilatéral africain (IMA), dont la mission sera de former des fonctionnaires ou autres participants venant des pays africains (voir le chapitre 9). Les cours porteront principalement sur la gestion et la politique macroéconomiques, ainsi que sur des sujets structurels, sociaux ou touchant aux projets comme la gouvernance, la lutte contre la pauvreté, la croissance et l’environnement.

Râle de la direction du FMI

Le Directeur général du FMI joue un rôle crucial dans la poursuite de la collaboration entre le FMI, les autres organisations internationales et les banques multilatérales ou régionales de développement. Dans une allocution qu’il a prononcée le 6 juillet 1998, lors de la réunion de haut niveau de l’ECOSOC, M. Camdessus a attiré l’attention sur les travaux en cours concernant la nouvelle architecture du système monétaire international, ainsi que la crise asiatique. Il a assisté aux réunions d’octobre 1998 et d’avril 1999 du Comité administratif de coordination (CAC) des Nations Unies. En outre, il a prononcé l’allocution d’ouverture de la conférence sur la transition que le FMI a organisée à Washington en février 1999 et à laquelle ont participé d’autres institutions financières internationales comme la BERD et la Banque mondiale. M. Camdessus a assisté à Paris, en mars 1999, à l’assemblée annuelle de la Banque interaméricaine de développement, au cours de laquelle il a pris la parole, et à New York, en avril 1999, à une session spéciale de l’ECOSOC.

Ces dernières années, les Directeurs généraux adjoints du FMI ont soutenu les efforts déployés par le Directeur général pour renforcer la collaboration avec les autres organisations internationales. Stanley Fischer, Premier Directeur général adjoint, a participé, en février 1999, à la réunion mensuelle de la BRI et, en mars 1999, au colloque sur la crise financière en Asie organisé par le conseil d’administration de l’OTI. Alassane Ouattara, Directeur général adjoint, a pris la parole devant les membres de la Deuxième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies et a rencontré le Secrétaire général de cette otganisation en juin 1998. Enfin, Shigemîtsu Sugisaki, l’autre Directeur général adjoint du FMI, a participé, en mars 1999, à un symposium de haut niveau sur le commerce et le développement organisé par l’OMC.

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