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République Démocratique du Congo: Programme de Référence et Demande de Décaissement au Titre de la Facilité de Crédit Rapide—un Communiqué de Presse; le Rapport des Services du FMI; et Une Déclaration de L’administrateur du FMI Pour la République Démocratique du Congo

Author(s):
International Monetary Fund. African Dept.
Published Date:
January 2020
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Le conseil d’administration du FMI approuve en faveur de la République démocratique du Congo un décaissement de 368,4 millions de dollars au titre de la facilité de crédit rapide

Le 16 décembre 2019, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé en faveur de la République démocratique du Congo un décaissement de 266,5 millions de DTS (environ 368,4 millions de dollars, ou 25 % de la quote-part du pays) au titre de la facilité de crédit rapide (FCR)1 afin de permettre aux autorités de faire face à leurs besoins urgents de financement de la balance des paiements.

En outre, le conseil d’administration a été informé de l’approbation par la directrice générale du FMI d’un programme de référence2 qui courra jusqu’en mai 2020. Le programme de référence a pour objectifs d’orienter l’exécution de la politique économique et d’offrir aux autorités plus de temps pour définir, hiérarchiser et opérer des réformes visant à accroître les recettes, à combattre la corruption et à améliorer la gouvernance.

Le contexte économique demeure difficile et vulnérable aux chocs. La croissance du PIB réel devrait ralentir à 4,5 % en 2019, contre 5,8 % en 2018. La baisse récente des prix des produits de base, de nouvelles initiatives en matière de dépenses et un relâchement de la surveillance des dépenses pendant la période de transition politique ont affaibli la position budgétaire, qui est financée principalement par la banque centrale. Dans ce contexte, les réserves internationales sont tombées à des niveaux critiques, ce qui a créé d’urgents besoins de financement de la balance des paiements.

Le nouveau gouvernement est déterminé à mettre en œuvre des mesures et des réformes qui consolideraient la stabilité économique, renforceraient les réserves internationales et s’attaqueraient aux problèmes liés à la mauvaise gouvernance, à un climat des affaires difficile et à la pauvreté omniprésente. Les autorités ont également l’intention d’accroître les recettes intérieures en rétablissant le fonctionnement de la TVA et en appliquant l’impôt sur le revenu des personnes physiques, tout en améliorant la prévision des recettes minières. En outre, le gouvernement compte mettre en place des plafonds de dépenses stricts, accroître l’efficacité de la politique monétaire, ainsi que promouvoir une croissance inclusive et le développement du secteur privé, notamment grâce à des projets d’infrastructures et à la gratuité de l’enseignement de base.

À l’issue des débats du conseil d’administration, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a fait la déclaration suivante :

« La République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à une situation de balance des paiements difficile en raison de la baisse récente des prix des matières premières, de nouvelles initiatives en matière de dépenses et d’un relâchement de la surveillance des dépenses pendant la récente période de transition politique. Bien que la politique macroéconomique ait réussi à rétablir une certaine stabilité macroéconomique ces dernières années, la RDC demeure un pays fragile : la situation économique est précaire et la pauvreté est omniprésente, les besoins de développement sont gigantesques, et le pays est sujet aux conflits et aux crises humanitaires.

« Le nouveau gouvernement travaille sur un ambitieux programme de politique économique et de réforme à moyen terme. Il faudra du temps pour résoudre les problèmes profondément ancrés de la RDC et un appui coordonné de la communauté internationale sera nécessaire. L’accent doit être mis sur des réformes qui rétablissent la discipline budgétaire en renforçant la maîtrise des dépenses et en mettant fin au financement du déficit par la banque centrale. Pour réaliser durablement les plans ambitieux du gouvernement sur le plan du développement et sur le plan social, il conviendra de prendre des mesures résolues pour accroître les recettes intérieures.

« Il est essentiel aussi de renforcer les réserves internationales et d’améliorer la gouvernance, la transparence et le climat des affaires. Il s’agit notamment de s’engager à publier tous les nouveaux contrats miniers. Une mission d’évaluation de la gouvernance, actuellement en cours aidera à formuler des mesures qui s’attaquent à la corruption et améliorent la gouvernance, et une mise à jour de l’évaluation des sauvegardes de la banque centrale est prévue l’an prochain.

« Le FMI appuie les efforts déployés par le pays au moyen de ressources de la facilité de crédit rapide. En outre, les engagements forts pris dans le cadre du programme de référence offriront aux autorités une occasion d’établir, avec l’aide de leurs partenaires, un programme de réformes structurelles ambitieux, quoique réaliste, qui constituera la base de réformes structurelles plus profondes pour promouvoir une croissance soutenue et inclusive, et ouvrira la voie à un éventuel accord de financement avec le FMI en 2020. »

1

La FCR (https://www.imf.org/external/np/exr/facts/fre/rcff.htm) est un mécanisme de prêt qui offre un soutien financier rapide sous la forme d’un décaissement unique et immédiat aux pays à faible revenu qui ont des besoins de financement urgents.

2

Un programme de référence est un accord informel entre les autorités d’un pays et les services du FMI, en vertu duquel ces derniers conviennent de suivre l’exécution du programme économique des autorités. Il n’implique pas d’aide financière, ni d’approbation par le conseil d’administration du FMI.

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