Article

Le conseil d’administration du FMI achève la cinquième revue de l’accord en faveur de Madagascar au titre de la facilité élargie de crédit

Author(s):
International Monetary Fund. African Dept.
Published Date:
September 2019
Share
  • ShareShare
Show Summary Details

Le 26 juillet, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la cinquième revue de l’accord en faveur de Madagascar au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’achèvement de cette revue permet de décaisser 31,428 millions de DTS (environ 43,7 millions de dollars), ce qui porte le montant total des décaissements au titre de l’accord à 219,12 millions de DTS (environ 304,5 millions de dollars).

L’accord en faveur de Madagascar, d’une durée de 40 mois et d’un montant de 220 millions de DTS (environ 305 millions de dollars, soit 90 % de la quote-part de Madagascar), a été approuvé le 27 juillet 2016 (voir communiqué de presse n° 16/370). Un accès supplémental de 12,5 % de la quote-part de Madagascar a été approuvé par le conseil d’administration le 28 juin 2017, ce qui a porté l’accès du pays aux ressources du FMI à 250,55 millions de DTS (environ 347 millions de dollars) à l’époque. Cet accord vise à appuyer les efforts déployés par le pays pour consolider la stabilité macroéconomique et réaliser une croissance durable et inclusive.

à Tissue des débats du conseil d’administration, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a prononcé la déclaration suivante :

« Les résultats obtenus par Madagascar dans le cadre de son programme économique appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit sont restés généralement solides. Sa croissance est dynamique, son inflation est modérée et sa position extérieure demeure robuste. II sera essentiel que les autorités restent déterminers à mener une politique économique solide et à exécuter un programme ambitieux de réformes structurelles pour atténuer les risques intérieurs et extérieurs, renforcer la stabilité macroéconomique et réaliser une croissance plus dynamique, durable et inclusive.

« Le programme de réformes économiques des autorités exige de continuer de renforcer les capacités d’investissement, qui sont essentielles pour augmenter les investissements prioritaires. II est également crucial d’accroître les dépenses sociales, comme le prévoit la loi de finances rectificative, et d’étoffer les dispositifs de protection sociale. Pour assurer le succès de cette stratégie, il est essentiel de continuer d’augmenter les recettes tirées des impôts, et à cet égard, il convient de redoubler d’efforts pour éviter d’éroder l’assiette fiscale.

« Il convient d’agir résolument pour maîtriser les risques qui pèsent sur la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, notamment les risques budgétaires découlant de la situation financière de JIRAMA, de la viabilité de la caisse de retraite des fonctionnaires et des passifs envers les distributeurs de carburants. Dans ce dernier domaine, il est encourageant de constater les progrès accomplis récemment vers la mise en œuvre d’un mécanisme automatique de tarification des carburants tout en limitant l’impact sur les populations pauvres.

« L’adoption récente de la loi sur le recouvrement des avoirs illicites rapproche davantage la législation en matière de lutte contre la corruption des normes internationales. Les autorités devraient continuer sur cette lancée. Il sera essentiel de poursuivre la modernisation de la gestion des finances publiques et l’amélioration du climat des affaires en vue de promouvoir la bonne gouvernance. Pour que l’exécution de ces mesures soit couronnée de succès, il convient de mettre à disposition des ressources humaines et financières suffisantes.

« Le programme de réformes en cours devrait continuer de bénéficier de l’assistance technique du FMI dans divers domaines, à savoir la politique budgétaire, la gouvernance, le secteur monétaire et le secteur financier. »

Other Resources Citing This Publication