Journal Issue
Share
Article

République Islamique de Mauritanie: Analyse de viabilité de la dette

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
August 2012
Share
  • ShareShare
Show Summary Details

La présente mise à jour de l’analyse conjointe FMI-Banque mondiale de la viabilité de la dette des pays à faible revenu (PFR) révèle que la Mauritanie reste exposée à un risque de surendettement modéré13. Dans le scénario de référence, les indicateurs de la charge de la dette ne dépassent pas les seuils indicatifs liés aux politiques mises en œuvre, à l’exception d’un léger et bref dépassement du seuil fixé pour le ratio valeur actualisée (VA) de la dette/PIB. L’AVD du secteur public laisse penser que la dette globale de ce secteur demeure à un niveau soutenable à moyen terme. La vulnérabilité du pays à des chocs sur les finances publiques, les investissements directs étrangers, le taux de change et la croissance met en évidence qu’il importe de continuer à constituer des volants de sécurité sur le plan budgétaire et extérieur, de suivre une politique d’emprunt prudente et d’améliorer la gestion de la dette. L’absence d’un accord sur un allégement de la dette de la part du Koweït accroîtrait la vulnérabilité de la Mauritanie à un choc extérieur mais n’aurait pas d’effet sur le risque de surendettement, qui resterait modéré.

IV. Généralités et Hypothèses

21. Le présent rapport fait suite à l’AVD établie en juin 2011 pour la deuxième revue du programme de la Mauritanie dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC)14. L’analyse qu’il contient s’inscrit dans le cadre macroéconomique à moyen terme présenté dans le rapport pour les consultations de 2012 au titre de l’article IV et la quatrième revue du programme au titre de la FEC. Par rapport à l’AVD précédente, la présente analyse inclut:

  • Une meilleure position de départ. Les moyennes historiques pour les principales variables macroéconomiques (exportations de biens et services, solde extérieur courant, déficit budgétaire primaire) dans l’AVD actuelle sont légèrement meilleures en partie grâce aux résultats exceptionnels de ces deux dernières années (2010 et 2011), caractérisées par un niveau record des prix des produits de base exportés et par le fait que les autorités sont parvenues à constituer des volants de sécurité sur le plan budgétaire et extérieur, aidées en cela par les dividendes élevés reçus de la société nationale d’exploitation du minerai de fer. Le profil d’évolution de la plupart des ratios d’endettement s’en est trouvé modifié, aussi bien dans le scénario de référence que dans les autres scénarios.

  • Une mise à jour de l’encours de la dette. L’AVD actuelle s’appuie sur l’encours de la dette à fin 2011 (encadré 1), alors que la précédente était fondée sur son encours à fin 2009. Les paiements d’amortissement et de principal pour 2012 et les années suivantes ont été eux aussi révisés sur la base des données les plus récentes.

Encadré 1.Évolution de la dette extérieure

À fin 2011, la dette extérieure totale représentait 90 % du PIB1. La dette extérieure brute contractée ou garantie par l’État (CGE) constituait environ 76,8 % du PIB, contre environ 55 % d’après les projections de l’AVD précédente, en raison de retards dans le règlement de la question de la dette de longue durée envers le Koweït. À ce jour, la Mauritanie n’a jamais eu accès au marché obligataire international, et 85 % du total de sa dette extérieure ont été contractés envers des créanciers officiels extérieurs, mulitatéraux et bilatéraux. La composition de la dette a été relativement stable au fil des ans et a fait apparaître un léger déplacement vers les bailleurs de fonds multilatéraux.

Graphique 1.Évolution et composition de la dette extérieure et de la dette totale en 2011

1/ Y est inclue la dette de l’administration centrale et des entreprises publiques (non compris l’allocation de DTS par le FMI et à l’exclusion de la société nationale industrielle et minière (SNIM), qui est considérée dans l’analyse comme une société privée à gestion commerciale).
  • Un cadre macroéconomique révisé (encadré 2). La position budgétaire continuera à se renforcer sous l’effet de la poursuite de l’effort de rééquilibrage budgétaire—ancré sur le solde budgétaire hors produits miniers—et de l’amélioration de la gestion des finances publiques et du suivi de la dette. Le déficit des transactions courantes se détériorera au cours des deux prochaines années du fait de vastes opérations exceptionnelles, mais il se stabilisera à un niveau soutenu à plus long terme par suite de l’expansion de la capacité d’exportation du secteur minier15. Le taux de croissance global pour la période 2012–32 reste quasiment inchangé, quoique le développement continu du secteur minier et les investissements du pays dans le secteur de l’énergie pourraient stimuler la croissance.

Encadré 2.Hypothèses macroéconomiques de référence

Croissance du PIB réel: la croissance du PIB réel devrait se maintenir à 5,8 % par an en moyenne sur la période 2012–17, sous l’effet d’une reprise de l’activité dans l’agriculture et du dynamisme du secteur minier. Des programmes d’investissement importants accroîtront la capacité de production de la société nationale d’exploitation du minerai de fer, ainsi que la production privée de cuivre et d’or. Une fois ces projets achevés, nous nous attendons à une croissance moyenne d’environ 4,4 % par an d’ici à 2032 (niveau légèrement supérieur à la moyenne historique de 4 %). Parmi les facteurs de risque à court terme figurent la volatilité des prix des produits de base, une baisse de la demande extérieure et des conditions climatiques défavorables. Côté positif, l’accélération des réformes structurelles visant à améliorer le climat des affaires et un rendement plus élevé des investissements en cours pourraient stimuler la croissance des secteurs autres que les industries extractives traditionnelles.

Inflation: la conduite de politiques monétaire et budgétaire prudentes aura pour effet de faire converger le taux d’inflation vers un niveau d’environ 5 % en 2018 et dans les années suivantes.

Solde des transactions courantes: après une hausse en 2012 sous l’effet d’une baisse des prix à l’exportation des métaux et d’une augmentation des importations due à la sécheresse et à l’exécution de gros projets miniers et d’infrastructure, le déficit des transactions courantes devrait tomber à environ 4,7 % du PIB en 2017. À plus long terme, son évolution suit l’accroissement de la capacité d’exportation des sociétés minières et il correspond à peu près à la norme estimée pour le solde des transactions courantes (un déficit d’environ 6 % du PIB) de la Mauritanie à l’aide de la méthodologie mise au point par le Groupe consultatif sur les taux de change (CGER) du FMI.

Soldes des opérations de l’État: le cadre repose sur les hypothèses suivantes: a) les recettes non pétrolières restent stables, à environ 27 % du PIB hors pétrole pendant toute la période; et b) les dons se stabilisent autour de ½ % du PIB à long terme. Le solde des opérations de l’État hors pétrole, dons inclus, devrait s’améliorer peu à peu, passant d’un déficit de 5,4 % à un excédent de 0,3 % du PIB non pétrolier pendant la période 2012-32. Les projections du solde primaire devraient elles aussi faire apparaître une amélioration, le déficit de 1,8 % du PIB prévu pour 2012 faisant place à un excédent d’environ 0,1 % du PIB en 2032.

Financement extérieur: le scénario de référence suppose que, à l’exception du prêt non concessionnel contracté pour financer l’usine de production d’électricité (105 millions de dollars EU), la Mauritanie aura essentiellement recours à des emprunts concessionnels dans le moyen terme. Cependant, il est prévu que les nouveaux emprunts seront assortis de conditions de moins en moins concessionnelles à long terme. En conséquence, l’élément de don moyen des nouveaux emprunts se situera à 10 % à l’horizon 2032.

La dette intérieure, principalement sous forme de bons du Trésor détenus par le secteur bancaire et la société nationale d’exploitation du minerai de fer, était juste au-dessous de 6,7 % du PIB à fin 2011 et devrait baisser à mesure que s’améliore la position budgétaire.

Taux d’intérêt réels. Le taux d’intérêt réel sur les nouveaux emprunts intérieurs à court terme se rapproche de 4 % en 2017 et baisse graduellement par la suite.

1/ Le cadre du CGER sert à évaluer la cohérence du taux de change de la monnaie d’un pays avec les fondamentaux économiques à moyen terme, à l’aide de trois méthodologies complémentaires. Deux de ces trois approches consistent à estimer un solde courant d’équilibre ou « norme ».
  • Des projets d’infrastructure. L’AVD précédente incorporait déjà l’expansion du système de production et de distribution d’électricité de la Mauritanie. Les emprunts extérieurs pour le projet d’électricité portent sur la période 2012-14 et se composent d’un prêt non concessionnel et d’un prêt concessionnel, d’un montant de 105 millions de dollars chacun16. L’AVD continuera à intégrer des hypothèses prudentes quant au dividende de croissance résultant de l’expansion du réseau électrique17 et d’autres projets pour tenir compte des risques potentiels associés aux retards dans l’exécution de ces projets et à d’autres goulets d’étranglement internes. Le recours aux prêts concessionnels de bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux restera sur le moyen terme le grand axe de la stratégie d’endettement des autorités—les emprunts non concessionnels demeurant l’exception. À long terme, les nouveaux emprunts seront assortis de conditions de moins en moins concessionnelles (encadré 2), mais la dette du pays restera soutenable, sous l’effet d’une meilleure gestion et de politiques macroéconomiques cohérentes. En outre, la dette extérieure privée s’accroîtra légèrement aux fins du financement du nouvel aéroport (les services des deux institutions ont supposé un accroissement de 200 millions de dollars EU de la dette du secteur privé au titre de ce projet (dont les décaissements devraient s’effectuer, à raison de 40 % en 2012 et de 60 % en 2013) et de la modernisation de la société nationale d’exploitation du minerai de fer.

  • Un allégement de la dette par le Koweït. Le scénario de l’AVD précédente était fondé sur l’hypothèse selon laquelle la dette envers le Koweït serait annulée en 2011; cependant, cette question est toujours en cours de négociation. Le scénario actuel suppose que le pays bénéficiera en 2012 d’un allégement complet de sa dette à des conditions comparables à celles de l’initiative PPTE (environ 1 milliard de dollars). À ce jour, les négociations avec le Koweït sont à un stade avancé pour ce qui est de la part due à la banque centrale du Koweït (environ 17 % du total). Un certain nombre de propositions ont été formulées par le gouvernement mauritanien en conformité avec la dernière lettre en date du Club de Paris, et les négociations sur divers scénarios d’allégement se poursuivent. Le traitement de la dette à des conditions comparables à celles de l’initiative PPTE représenterait la meilleure option, mais les services des deux institutions ont néanmoins établi des estimations de l’impact de divers scénarios sur la viabilité de la dette (voir paragraphe 8).

V. Viabilité de la dette extérieure

22. Le scénario de référence montre que la plupart des indicateurs d’endettement restent bien au-dessous des seuils indicatifs liés aux politiques mises en œuvre, sauf pendant un bref intervalle, durant lequel il y a dépassement du seuil fixé pour le ratio valeur actualisée (VA) de la dette/PIB. La dette extérieure devrait baisser sensiblement dans le moyen terme, tombant d’un niveau estimé à 91 % du PIB en 2011 à environ 67 % en 2017, à supposer que la dette envers le Koweït est annulée et que les emprunts diminuent parallèlement à l’amélioration prévue des positions budgétaire et extérieure (AVD, tableau 1). L’encours de la dette extérieure totale devrait baisser davantage à long terme pour se situer à 26 % du PIB en 2032. La dette extérieure se compose en majeure partie de dettes contractées ou garanties par l’État. Après une forte hausse initiale sous l’effet de nouveaux investissements de vaste ampleur, presque tous les indicateurs de la charge de la dette sont en baisse et restent au-dessous des seuils indicatifs liés aux politiques mises en œuvre pendant toute la période, à l’exception du ratio VA de la dette/PIB, qui dépasse légèrement et brièvement son seuil entre 2012 et 2016 (graphique 1). Les ratios du service de la dette, qui prennent en compte les risques de liquidité, demeurent au-dessous de leurs seuils indicatifs.

Tableau 1.Mauritanie: cadre de viabilité de la dette extérieure, scénario de référence, 2009-2032 1/(En pourcentage du PIB, sauf indication contraire)
Chiffres effectifsMoyenne 0ÉcartProjections
200620072008200920102011historique 0type2012201320142015201620172013-2017

Moyenne
202220322018-2032

Moyenne
Dette extérieure (nominale) 1/89.389.288.6106.795.490.6-7.383.384.681.376.373.466.776.545.725.939.8
dont: dette contractée ou garantie par l’État (CGE)86.982.980.896.583.776.8-14.462.460.661.558.056.751.557.638.521.933.2
Variation de la dette extérieure-86.8-0.2-0.618.1-11.3-4.7-7.31.3-3.3-5.0-2.9-6.7-3.3-2.5-0.8-2.7
Fux générateurs de dette identifiés-59.30.5-5.125.9-7.4-10.212.11.6-0.9-3.1-4.4-5.5-2.4-2.1-1.2-1.9
Déficit des transactions courantes, hors intérêts0.516.314.810.87.16.116.714.717.916.310.85.94.42.98.03.94.13.9
Déficit de la balance des biens et services4.722.422.216.711.26.015.013.98.63.82.92.26.32.54.03.0
Exportations53.651.154.550.259.371.574.064.461.157.956.153.958.747.940.445.7
Importations58.373.476.666.970.477.589.078.269.761.759.056.165.050.544.448.7
Transferts courants nets (négatifs = entrées)-5.9-5.0-5.6-4.3-4.4-2.8-6.22.3-3.8-2.7-2.8-2.4-2.3-2.5-2.6-1.3-0.9-1.2
dont: officiels-3.4-2.5-3.5-2.1-2.8-2.0-2.7-1.7-1.8-1.5-1.3-1.6-1.6-0.5-0.3-0.4
Autres flux de transactions courantes (négatifs = entrées nettes)1.7-1.1-1.9-1.50.42.86.75.14.94.63.73.24.32.71.02.1
IDE nets (négatifs = entrées)-5.7-10.8-5.0-1.33.2-6.0-11.013.9-8.3-10.5-8.9-6.1-5.3-4.6-7.1-5.0-4.8-4.9
Dynamique endogène de la dette2/-54.1-5.1-14.816.4-17.7-10.22.5-4.2-2.7-2.9-3.5-3.7-3.4-1.0-0.5-0.9
Contribution du taux d’intérêt nominal0.81.41.01.61.61.51.61.61.82.02.12.01.91.10.60.9
Contribution de la croissance du PIB réel-13.9-0.8-2.61.3-4.4-3.3-5.2-5.4-4.6-4.2-3.9-3.6-4.3-2.1-1.1-1.8
Contribution des variations de prix et de taux de change-41.1-5.6-13.213.5-14.8-8.46.0-0.40.1-0.7-1.7-2.0-0.9-0.7-0.7
-27.5-0.64.5-7.9-3.95.4-19.4-0.3-2.5-1.91.4-1.2-0.9-0.40.4-0.8
dont: financement exceptionnel1.21.21.20.7-5.10.3-20.50.30.30.30.20.20.30.10.10.1
VA de la dette extérieure4/73.968.069.565.961.759.053.661.936.221.632.0
En pourcentage des exportations103.491.9107.9107.8106.5105.399.4105.475.653.469.1
VA de la dette extérieure CGE60.047.145.446.043.442.338.343.129.017.625.4
Enpourcentage des exportations84.063.670.675.374.975.471.173.460.543.554.9
Enpourcentage des recettes publiques224.7159.9174.0178.4171.2169.7155.7169.8117.472.7103.1
Ratio service de la dette/exportations (en pourcentage)2.82.75.86.05.74.24.55.36.58.110.210.18.07.65.87.0
Ratio service de la dette CGE/exportations (en pourcentage)2.21.84.53.73.82.93.34.05.05.15.55.65.05.04.95.0
Ratio service de la dette CGE/recettes (en pourcentage)1.93.810.59.09.47.78.29.811.811.712.312.211.59.78.29.3
Total des besoins de financement bruts (milliards de dollars EU)0.00.30.50.50.70.30.70.70.60.50.50.40.50.40.50.5
Déficit des transactions courantes, hors intérêts, qui stabilise le ratio d’endettement87.316.515.3-7.218.410.825.215.014.110.97.39.511.46.44.96.6
Principales hypothèses macroéconomiques
Croissance du PIB réel (en pourcentage)11.41.03.5-1.25.14.04.13.55.77.05.75.45.55.45.84.64.24.4
Déflateur du PIB en dollars EU (variation en pourcentage)30.46.717.4-13.216.29.610.311.6-6.30.4-0.10.92.32.81.32.62.52.6
Taux d’intérêt effectif (pourcentage)5/0.71.71.31.61.81.81.00.71.82.12.22.73.02.92.62.42.22.3
Croissance des exportations de biens et services (en dollars EU, en %)105.22.829.6-20.944.037.526.736.32.6-6.60.30.94.44.30.75.05.25.1
Croissance des importations de biens et services (en dollars EU, en %)-12.935.826.9-25.128.425.421.228.013.8-5.6-5.9-5.83.23.1-2.25.86.95.5
Élément de don des nouveau emprunts du secteur public (en pourcentage)32.632.933.634.334.134.133.827.510.921.1
Recettes publiques (hors dons, en pourcentage du PIB)62.125.023.420.623.826.729.426.125.825.324.924.625.424.724.224.6
Flux d’aide (en milliards de dollars EU)7/0.10.10.00.00.00.10.10.10.10.10.10.10.10.10.10.1
dont: dons0.10.10.00.00.00.00.10.00.00.00.00.00.00.00.10.0
dont: prêts concessionnels0.00.00.00.00.00.10.10.10.10.10.10.00.00.00.00.0
Financement équivalent à des dons (en pourcentage du PIB)8/3.83.12.52.21.91.62.31.10.50.9
Financement équivalent à des dons (en % du financement extérieur)8/43.243.345.544.944.845.644.841.124.034.9
Pour mémoire:
PIB nominal (milliards de dollars EU)2.72.93.53.03.74.24.24.54.75.05.45.98.516.7
Croissance du PIB nominal en dollars45.37.821.5-14.322.114.0-0.97.55.66.47.98.47.27.36.87.2
VA de la dette extérieure CGE(en milliards de dollars EU)2.51.92.02.12.22.22.32.42.9
(VAt-VAt-1)/PIBt-1 (en pourcentage)-13.73.21.81.51.10.61.60.40.30.5
Sources: autorités mauritaniennes; et estimations et projections des services des deuxinstitutions.

Dette extérieure des secteurs public et privé.

Égale à [r - g - ρ(1+g)]/(1+g+ρ+gρ) fois le ratio d’endettement de la période précédente, où r = taux d’intérêt nominal; g = croissance du PIB réel, et ρ = tauxde croissance du déflateur du PIB en dollars EU.

Inlcut le financement exceptionnel (c’est-à-dire les variations des arriérés et l’allégement de la dette); les variations des actifs extérieurs bruts; et les ajustements de valeur. Pour les projections, inclut également la contribution des variations de prix et de tauxde change.

À supposer que la VA de la dette du secteur privé est égale à sa valeur nominale.

Paiements d’intérêts de l’année en cours divisés par l’encours de la dette de la période précédente.

Les moyennes historiques et les écarts types sont généralement calculées sur les dix dernières années, sous réserve de la disponibilité des données.

Dons, prêts concessionnels et allégement de la dette.

Le financement équivalent à des dons inclut les dons accordés directement à l’État et par le biais de nouveaux emprunts (différence entre la valeur nominale et la VA de la nouvelle dette).

Sources: autorités mauritaniennes; et estimations et projections des services des deuxinstitutions.

Dette extérieure des secteurs public et privé.

Égale à [r - g - ρ(1+g)]/(1+g+ρ+gρ) fois le ratio d’endettement de la période précédente, où r = taux d’intérêt nominal; g = croissance du PIB réel, et ρ = tauxde croissance du déflateur du PIB en dollars EU.

Inlcut le financement exceptionnel (c’est-à-dire les variations des arriérés et l’allégement de la dette); les variations des actifs extérieurs bruts; et les ajustements de valeur. Pour les projections, inclut également la contribution des variations de prix et de tauxde change.

À supposer que la VA de la dette du secteur privé est égale à sa valeur nominale.

Paiements d’intérêts de l’année en cours divisés par l’encours de la dette de la période précédente.

Les moyennes historiques et les écarts types sont généralement calculées sur les dix dernières années, sous réserve de la disponibilité des données.

Dons, prêts concessionnels et allégement de la dette.

Le financement équivalent à des dons inclut les dons accordés directement à l’État et par le biais de nouveaux emprunts (différence entre la valeur nominale et la VA de la nouvelle dette).

Graphique 1.Mauritanie: indicateurs de la dette extérieure contractée ou garantie par l’État dans divers scénarios, 2012-2032 1/

Sources: autorités mauritaniennes; et estimations et projections des services des deux institutions.

1/ Le test de résistance le plus extrême est celui qui donne le ratio le plus élevé pour 2022. Il correspond à un choc sur les flux non générateurs d’endettement dans les graphiques b, c, d, e et f.

23. Les risques pesant sur les perspectives d’endettement extérieur sont dans l’ensemble équilibrés. Côté positif, le maintien de la discipline budgétaire et une croissance économique plus vigoureuse amélioreraient davantage le profil de la dette extérieure. Côté négatif, des chocs commerciaux défavorables, le retour de catastrophes naturelles et une politique budgétaire laxiste porteraient la dette extérieure à un niveau supérieur aux projections des services des deux institutions.

Autre scénario et tests de résistance

24. Les indicateurs d’endettement extérieur de la Mauritanie restent sensibles aux tendances historiques et à une dégradation des modalités de prêt (graphique 1, tableau 2). Dans les deux scénarios, le ratio VA de la dette/PIB se situe en un premier temps à un niveau de 7 points de pourcentage supérieur au seuil et baisse peu à peu par la suite. En revanche, les ratios VA de la dette/exportations et VA de la dette/recettes restent au-dessous de leur seuil pendant toute la période de projection. En outre, il se peut que les tendances historiques—qui incluent deux sécheresses, des prix élevés pour les produits énergiques et alimentaires, l’instabilité politique et une crise mondiale—ne soient pas le facteur à retenir pour expliquer la dynamique de la dette à long terme.

Tableau 2.Mauritanie: analyse de sensibilité des principaux indicateurs de la dette publique et de la dette contractée ou garantie par l’État, 2012-2032(En pourcentage)
Projections
201220132014201520162017201820192020202120222032
Ratio VA de la dette/PIB
Scénario de référence474546434238373433302918
A. Autres scénarios
A1. Principales variables à leur moyenne historique en 2012-20321/474037363534343434323227
A2. Nouveaux emprunts du secteur public à des conditions moins favorables en 2012-20322/474748474644424039373628
B. Tests paramétrés
B1. Croissance du PIB réel à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-2014474849484542403735333118
B2. Croissance de la valeur des exportations à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-2014 3/474752514845424038353319
B3. Déflateur du PIB en dollars EU à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-2014474646454239373532302917
B4. Flux non générateurs d’endettement nets à leur moyenne historique moins un écart typeen 2013-20144/475664625956535047444221
B5. Combinaison B1-B4 avec chocs d’un demi-écart type474029282624222019171613
B6. Dépréciation nominale exceptionnelle de 30% par rapport au niveau de référence en 20135/476463615854514845423924
Ratio VA de la dette/exportations
Scénariode référence647175757571716665616144
A. Autres scénarios
A1. Principales variables à leur moyenne historique en 2012-20321/646361616263666667666766
A2. Nouveaux emprunts du secteur public à des conditions moins favorables en 2012-20322647378828282817978767569
B. Tests paramétrés
B1. Croissance du PIB réel à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-2014647073747371686563605841
B2. Croissance de la valeur des exportations à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-20143/6475981009996939086838052
B3. Déflateur du PIB en dollars EU à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-2014647073747371686563605841
B4. Flux non générateurs d’endettement nets à leur moyenne historique moins un écart typeen 2013-20144/64871051081061031019794918752
B5. Combinaison B1-B4 avec chocs d’un demi-écart type645438383736343230292725
B6. Dépréciation nominale exceptionnelle de 30% par rapport au niveau de référence en 20135/647073747371686563605841
Ratio VA de la dette/recettes
Scénariode référence16017417817117015615013713212111773
A. Autres scénarios
A1. Principales variables à leur moyenne historique en 2012-20321/160154144140140138139136136131129111
A2. Nouveaux emprunts du secteur public à des conditions moins favorables en 2012-20322/160180184187185179171164157151146115
B. Tests paramétrés
B1. Croissance du PIB réel à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-201416018319118918217216015014013212476
B2. Croissance de la valeur des exportations à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-20143/16018020320119418317216115214313577
B3. Déflateur du PIB en dollars EU à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-201416017717817617016014914013112311671
B4. Flux non générateurs d’endettement nets à leur moyenne historique moins un écart typeen 2013-20144/16021424924623822621320119018016988
B5. Combinaison B1-B4 avec chocs d’un demi-écart type16015511110910497908276706653
B6. Dépréciation nominale exceptionnelle de 30% par rapport au niveau de référence en 20135/16024724624223422020619218016916098
Ratio service de ladette/exportations
Scénariode référence345556655555
A. Autres scénarios
A1. Principales variables à leur moyenne historique en 2012-20321/344444444333
A2. Nouveaux emprunts du secteur public à des conditions moins favorables en 2012-20322/345555556556
B. Tests paramétrés
B1. Croissance du PIB réel à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-2014345556655555
B2. Croissance de la valeur des exportations à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-20143/346677777666
B3. Déflateur du PIB en dollars EU à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-2014345556655555
B4. Flux non générateurs d’endettement nets à leur moyenne historique moins un écart typeen 2013-20144/345666666676
B5. Combinaison B1-B4 avec chocs d’un demi-écart type334344444333
B6. Dépréciation nominale exceptionnelle de 30% par rapport au niveau de référence en 20135/345556655555
Ratio service de la dette/recettes
Scénariode référence8101212121212111110108
A. Autres scénarios
A1. Principales variables à leur moyenne historique en 2012-20321/8910999887766
A2. Nouveaux emprunts du secteur public à des conditions moins favorables en 2012-2032281011111212111111101010
B. Tests paramétrés
B1. Croissance du PIB réel à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-20148101313141313121211119
B2. Croissance de la valeur des exportations à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-20143/8101213131312121211119
B3. Déflateur du PIB en dollars EU à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-20148101212131312111110108
B4. Flux non générateurs d’endettement nets à leur moyenne historique moins un écart typeen 2013-20144/81013141414141313121311
B5. Combinaison B1-B4 avec chocs d’un demi-écart type810111010101099876
B6. Dépréciation nominale exceptionnelle de 30% par rapport au niveau de référence en 20135/81417171717171615141411
Pour mémoire:
élément de don supposé du financement résiduel (financement requis au-dessus du niveauderéférence)6/181818181818181818181818
Sources: autorités mauritaniennes; et estimations et projections des services des deux institutions.

Les variables incluent la croissance du PIB réel, celle du déflateur du PIB (en dollars EU), le solde des transactions courantes, hors intérêts, en pourcentage du PIB et les flus non générateurs d’endettement.

On suppose que le taux d’intérêt des nouveaux emprunts est de 2 points de pourcentage supérieur à celui retenu dans le scénario de référence et que la période de grâce et les échéances sont les mêmes que dans ce scénario.

Par hypothèse, la valeur des exportations reste constamment au niveau inférieur, mais le solde des transactions courantes retourne à son niveau de référence après le choc (ce qui suppose implicitement un ajustement compensatoire du niveau des importations).

Y compris les transferts officiels et privés ainsi que les IDE.

Par dépréciation, on entend une baisse en pourcentage du taux dollar/monnaie nationale telle qu’elle ne dépasse jamais 100%.

S’applique à tous les scénarios de résistance, sauf dans le cas de A2 (conditions de financement moins favorables), où les modalités de tous les nouveaux financements sont celles indiquées à la note 2.

Sources: autorités mauritaniennes; et estimations et projections des services des deux institutions.

Les variables incluent la croissance du PIB réel, celle du déflateur du PIB (en dollars EU), le solde des transactions courantes, hors intérêts, en pourcentage du PIB et les flus non générateurs d’endettement.

On suppose que le taux d’intérêt des nouveaux emprunts est de 2 points de pourcentage supérieur à celui retenu dans le scénario de référence et que la période de grâce et les échéances sont les mêmes que dans ce scénario.

Par hypothèse, la valeur des exportations reste constamment au niveau inférieur, mais le solde des transactions courantes retourne à son niveau de référence après le choc (ce qui suppose implicitement un ajustement compensatoire du niveau des importations).

Y compris les transferts officiels et privés ainsi que les IDE.

Par dépréciation, on entend une baisse en pourcentage du taux dollar/monnaie nationale telle qu’elle ne dépasse jamais 100%.

S’applique à tous les scénarios de résistance, sauf dans le cas de A2 (conditions de financement moins favorables), où les modalités de tous les nouveaux financements sont celles indiquées à la note 2.

25. Les tests paramétrés mettent en relief la forte vulnérabilité du pays aux chocs sur les flux financiers non générateurs d’endettement et le taux de change. Les tests de résistance montrent qu’un choc d’un écart type sur les flux financiers non générateurs d’endettement en 2013–14 représente le scénario le plus extrême dans lequel l’indicateur VAN de la dette/PIB dépasserait vite son seuil avant de retomber rapidement à des niveaux soutenables. Ce résultat contraste avec celui des AVD précédentes, qui mettaient en lumière la prédominance des chocs sur les exportations1. Les tests de résistance montrent également qu’une dépréciation nominale non récurrente de 30% par rapport au niveau de référence accroît le ratio VA de la dette/PIB de 20 % du PIB, qui dépasse ainsi le seuil lié aux politiques mises en œuvre jusqu’à 2021, avant de baisser sensiblement. En ce qui concerne les autres indicateurs d’endettement (les ratios VA de la dette/exportations et VA de la dette/recettes), les tests paramétrés ne font pas apparaître un dépassement des seuils.

VI. Viabilité de la dette publique

Scénario de référence

26. Les perspectives d’évolution de la dette publique suivent celles de la dette extérieure du fait de la part prédominante qu’elle représente dans cette dernière. La dette publique devrait tomber de 70 % du PIB en 2012 à 54 % du PIB en 2017 et resterait sur une trajectoire descendante à long terme. Cette évolution représente une grande différence par rapport à celle que fait apparaître la mise à jour de l’AVD de 2011, qui laissait attendre une augmentation de la dette du secteur public sous l’effet de l’accroissement du déficit budgétaire. Les projections révisées font donc entrevoir une baisse même plus forte du ratio d’endettement public après 2020, due à un solde budgétaire relativement plus vigoureux et à une croissance économique soutenue. La VA de la dette publique devrait continuer à diminuer, tombant de 54,7 % du PIB en 2012 à 18,3 % du PIB en 2032.

Autre scénario et tests de résistance

27. Les tests de résistance mettent en lumière un certain degré de vulnérabilité à une croissance en permanence plus faible, aux dérapages budgétaires et à des chocs considérables sur le taux de change. Dans le scénario d’une croissance en permanence plus faible2, la VA de la dette publique atteindrait 44 % du PIB en 2032, contre 18 % du PIB dans le scénario de référence. Le profil d’évolution de la dette publique est également sensible aux chocs sur le solde budgétaire primaire et à la volatilité du taux de change, ce qui laisse penser qu’un rééquilibrage budgétaire, une politique monétaire prudente et une politique de change appropriée sont essentiels au maintien de la dette à un niveau soutenable à moyen terme. Par exemple, si le déficit primaire demeurait autour de 1,4 % du PIB (comme en 2012), le ratio VA de la dette publique/PIB doublerait quasiment pour se situer à 36 % du PIB à la fin de la période de projection. En 2032, ce ratio resterait à un niveau presque inchangé, au-dessous des moyennes historiques pour le PIB réel et le solde primaire.

28. L’absence d’allégement de la dette envers le Koweït ne donnerait pas lieu à un dépassement prolongé de l’indicateur de seuil applicable. L’AVD actuelle suppose jusqu’à présent que les autorités du Koweït consentent à l’annulation de tous les arriérés et à un allégement complet de la dette de la Mauritanie en 2012 (environ 1 milliard de dollars, soit près de 40 % de l’encours de la dette nominale extérieure à 2011). Il ressort de l’analyse des services des deux institutions que le ratio VA de la dette extérieure CGE/PIB dépasse brièvement le seuil lié aux politiques mises en œuvre (dans un intervalle de cinq ou six ans à moyen terme avant de retomber au-dessous de ce seuil) dans divers scénarios3.

Ratio VA de la dette extérieure CGE/PIB

(pas d’allégement total de la dette de la part du Koweït 1/)

Citation: 2012, 246; 10.5089/9781475505924.002.A003

1/ (a) Annulation de 84 % des arriérés d’intérêts et de principal (1 milliard $EU) et rééchelonnement du reste sur 23 years (période de grâce de 6 ans et taux d’intérêt de 0,5%). (b) Remboursement de 1 milliard $EU sur 20 ans sans période de grâce.

VII. Conclusion

29. Les services des deux institutions sont d’avis que la Mauritanie est exposée à un risque de surendettement modéré4. Cette conclusion est fondée sur la présomption que, dans la plupart des cas, les seuils fixés pour l’encours et le service de la dette seraient respectés dans le scénario de référence et les tests de résistance. Les ratios VA de la dette/recettes et VA de la dette/exportations resteraient bien au-dessous des seuils liés aux politiques mises en œuvre pendant toute la période, tandis que le ratio VA de la dette/PIB dépasserait temporairement le seuil indicatif jusqu’à 20165. Les autorités souscrivent à cette évaluation.

30. La dynamique de la dette reste exposée à des risques. La vulnérabilité du pays à des chocs sur les finances publiques et les IDE, le taux de change (fortes fluctuations) et la croissance met en évidence qu’il importe de continuer à constituer des volants de sécurité sur le plan budgétaire et extérieur, de suivre une stratégie d’emprunt et une politique monétaire prudentes et d’améliorer la gestion de la dette. Côté positif, les gros projets d’investissement en cours d’exécution, dans le secteur minier aussi bien que hors de ce secteur, devraient avoir pour effet d’accélérer la croissance, ce qui n’a pas été pleinement pris en compte dans le cadre macroéconomique.

Graphique 2.Mauritanie: indicateurs de la dette publique dans divers scénarios, 2012-2032 1/

Sources: autorités mauritaniennes; et estimations et projections des services des deux institutions.

1/ Le test de résistance le plus extrême est celui qui donne le ratio le plus élevé pour 2022.

2/ Les dons sont inclus dans les recettes.

Tableau 3.Mauritanib: cadre de viablité de la dette cu secteur pitìtìc, scénario cb reference;, 200£-2Q32(En ptxrcertagp cb. FIB, sauf indicatiai contraire)
Chiffres effectifsEstimationsProjections
200920102011MoyenneEcart type2012201320142015201620172012-17

Moyenne
202220322018-32

Moyenn e
Dette dusecteur public1/106.192.883.570.067.467.863.460.954.564.039.222.634.1
dont: libellée en devises96.583.776.862.460.661.558.056.751.558.438.521.933.2
6.7
Variation de la dette du secteur public15.8-13.3-9.4-13.5-2.60.4-4.4-2.5-6.4-4.8-1.3-0.9-2.1
Fluxgénérateurs d’endettement identifiés16.9-19.8-10.1-16.4-3.50.4-4.2-2.4-6.3-5.4-1.5-0.8-2.1
Déficit primaire7.10.8-0.2-0.413.51.41.10.5-0.1-0.9-1.50.1-0.5-0.3-0.4
Recettes et dons21.325.027.430.827.226.826.125.625.227.025.224.525.0
dont: dons0.81.10.71.41.11.00.80.70.60.90.50.30.5
Dépenses primaires (hors intérêts)28.425.827.232.228.327.226.024.723.827.124.724.224.6
Dynamique automatique de la dette9.1-15.4-10.33.3-5.0-0.4-4.3-1.8-5.0-2.2-1.1-0.6-1.8
Contribution de l’écart entre les tauxd’intérêt et de croissance3.7-5.7-4.4-3.2-3.3-2.6-2.8-2.8-2.9-2.9-2.0-0.9-1.7
dont: contribution du taux d’intérêt réel moyen2.6-0.5-0.91.31.31.10.70.40.20.8-0.20.0-0.1
dont: contribution de la croissance du PIB réel1.1-5.1-3.5-4.5-4.6-3.7-3.5-3.3-3.1-3.8-1.8-0.9-1.6
Contribution de la dépréciation de la monnaie en termes réels5.4-9.7-5.96.5-1.72.2-1.61.1-2.10.7-0.3
Autres fluxgénérateurs d’endettement identifiés0.7-5.20.4-21.20.30.30.30.30.2-3.30.10.10.1
Produit de la privatisation (négatif)0.00.00.00.00.00.00.00.00.00.00.00.00.0
Reconnaissance des passifs implicites ou conditionnels0.00.00.00.00.00.00.00.00.00.00.00.00.0
Allégement de la dette (initiative PPTE et autres)0.7-5.20.4-21.20.30.30.30.30.2-3.30.10.10.1
Autres (spécifier, par exemple recapitalisation bancaire)0.00.00.00.00.00.00.00.00.00.00.00.00.0
Résiduel, y compris variations des actifs-1.06.50.72.90.90.0-0.2-0.1-0.20.60.20.00.0
2.31.60.20.0-0.3-0.7
Autres indicateurs de viabilité
VA de la dette du secteurpublic9.69.166.754.752.252.348.746.541.349.329.718.326.3
dont: libellée en devises0.00.060.047.145.446.043.442.338.343.729.017.625.4
dont: dette extérieure60.047.145.446.043.442.338.343.729.017.625.4
VA des passifs conditionnels (non inclus dans la dette du secteur public
Besoins de financement bruts2/25.316.210.811.411.510.69.37.75.99.42.72.53.0
Ratio VA de la dette du secteur public/recettes et dons (en %)45.036.6243.9177.6191.9195.5186.5181.6163.7182.8117.974.7104.8
Ratio VA de la dette du secteur public/recettes (en %)46.738.4249.8185.9200.0202.9192.3186.7167.9189.3120.375.7106.8
dont: dette extérieure3/224.7159.9174.0178.4171.2169.7155.7168.2117.472.7103.1
Ratio service de la dette/recettes et dons (en %)4/37.731.411.511.513.014.514.214.414.013.69.88.49.6
Ratio service de la dette/recettes (en%)5/39.132.911.812.113.515.014.614.814.314.110.18.59.7
Déficit primaire stabilisant leratio dette/PIB-8.714.19.214.93.80.14.31.65.04.90.80.51.7
Principales hypothèses macroéconomiques et budgétaires
Croissancedu PIB réel (en%)-1.25.14.04.13.55.77.05.75.45.55.45.84.64.24.4
Taux d’intérêt nominal moyen de ladetteen devises (en%)0.81.11.10.60.41.31.71.71.71.71.61.61.61.91.7
Taux d’intérêt réel moyen de ladette intérieure(en%)20.8-5.1-0.85.910.515.29.89.48.47.68.49.81.61.7
Dépréciation delamonnaieen termes réels (en %, + indique unedépréciation)6.5-10.6-7.4-7.87.88.9
Taux d’inflation (déflateur du PIB, en %)-5.921.812.110.911.2-0.94.13.23.94.94.93.35.05.35.1
Croissance des dépenses primaires réelles (corrigéedudéflateur du PIB, en%)-2.2-4.79.5-2.08.925.3-5.91.60.60.51.33.95.03.44.6
Élément dedondes nouveaux emprunts extérieurs (en%)32.632.933.634.334.134.133.627.510.9
Sources: autorités mauritaniennes et estimations et projections des services des deux institutions.

Cette brute du secteur public non financier.

On entend par besoins de financement bruts le déficit primaire plus le service de la dette plus l’encours de la dette à court terme à la fin ce la période précédente.

Recettes hors dons.

Le service de la dette est égal à la sonne des paiements d’intérêts et damrtissercent au titre de la dette à moyen et à long terne.

L. es moyennes historiques et les œarts types sont généralement calculés sur les 10 dernières années, sous réserve de la disponibilité des données.

Sources: autorités mauritaniennes et estimations et projections des services des deux institutions.

Cette brute du secteur public non financier.

On entend par besoins de financement bruts le déficit primaire plus le service de la dette plus l’encours de la dette à court terme à la fin ce la période précédente.

Recettes hors dons.

Le service de la dette est égal à la sonne des paiements d’intérêts et damrtissercent au titre de la dette à moyen et à long terne.

L. es moyennes historiques et les œarts types sont généralement calculés sur les 10 dernières années, sous réserve de la disponibilité des données.

Tableau 4.Mauritanie: analyse de sensibilité des principaux indicateurs de la dette publique, 2012-2032
Projections
20122013201420152016201720222032
Ratio VA de la dette/PIB
Scénariode référence5552524947413018
A. Autres scénarios
A1. La croissance du PIB réel et le solde primaire sont à leur moyenne historique5552534948443421
A2. Le solde primaire est inchangé depuis 20125552535049464136
A3. La croissance du PIB est en permanence plus faible 1/5553535049443844
B. Tests paramétrés
B1. La croissance du PIB réel est à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-20145556615958544948
B2. Le solde primaire est à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-20145560696462554126
B3. Combinaison B1-B2 avec chocs d’un demi-écart type5558646160544741
B4. Dépréciation réelle exceptionnelle de 30%en 20135570706461544026
B5. Croissance de 10%du PIB des autres fluxgénérateurs d’endettement en 20135559595552473421
Ratio VA de la dette/recettes2/
Scénariode référence17819219518718216411875
A. Autres scénarios
A1. La croissance du PIB réel et le solde primaire sont à leur moyenne historique17819219618818717313384
A2. Le solde primaire est inchangé depuis 2012178192198192193182161146
A3. La croissance du PIB est en permanence plus faible 1/178193198191189174149177
B. Tests paramétrés
B1. La croissance du PIB réel est à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-2014178207228225227213194197
B2. Le solde primaire est à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-2014178222258246241219164105
B3. Combinaison B1-B2 avec chocs d’un demi-écart type178213238232232215185168
B4. Dépréciation réelle exceptionnelle de 30%en 2013178258260245239214159108
B5. Croissance de 10%du PIB des autres fluxgénérateurs d’endettement en 201317821722021020518513586
Ratio service de la dette/recettes 2/
Scénariode référence121314141414108
A. Autres scénarios
A1. La croissance du PIB réel et le solde primaire sont à leur moyenne historique1213151515151110
A2. Le solde primaire est inchangé depuis 20121213141415141111
A3. La croissance du PIB est en permanence plus faible 1/1213151415151112
B. Tests paramétrés
B1. La croissance du PIB réel est à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-20141214161617161314
B2. Le solde primaire est à sa moyenne historique moins un écart type en 2013-20141213151617161110
B3. Combinaison B1-B2 avec chocs d’un demi-écart type1214161617161213
B4. Dépréciation réelle exceptionnelle de 30%en 20131215191920191513
B5. Croissance de 10%du PIB des autres fluxgénérateurs d’endettement en 2013121315151515109
Sources: autorités mauritaniennes, et estimations et projections des services des deux institutions.

ON suppose que la croissance du PIB réel est à son niveau de référence moins un écart type divisé par la racine carrée de la longueur de la période de projection.

Les recettes incluent les dons.

Sources: autorités mauritaniennes, et estimations et projections des services des deux institutions.

ON suppose que la croissance du PIB réel est à son niveau de référence moins un écart type divisé par la racine carrée de la longueur de la période de projection.

Les recettes incluent les dons.

L’analyse de viabilité de la dette extérieure et de la dette du secteur public contenue dans le présent document est fondée sur le cadre de viabilité de la dette établi pour les pays à faible revenu (PFR). Les données allant jusqu’à fin 2011 sur lesquelles repose l’analyse ont été fournies par les bailleurs de fonds et les autorités. Pour la période commençant en 2012, les projections illustrent le point de vue des services des deux institutions ainsi que des autorités.

Voir le rapport des services du FMI pour la deuxième revue à: http://www.imf.org/external/pubs/cat/longres.aspx?sk=25060.0

Le cadre macroéconomique de référence tient compte de l’effet positif des gros projets d’expansion de la capacité minière (minerai de fer et or) en cours d’exécution, dont l’achèvement est fixé à 2015 au plus tard, et qui accroîtraient les capacités de production et d’exportation du pays. Ce résultat compenserait dans une certaine mesure l’effet de la baisse des prix des produits de base prévue pour le moyen terme.

Le plafond fixé dans le programme aux emprunts non concessionnels a été relevé pour permettre l’exécution de ce projet stratégique prioritaire. Ce dernier, jugé d’une importance critique pour l’accroissement de la production d’électricité, a été évalué dans une étude du Fonds arabe de développement et n’aggrave pas le risque de surendettement.

Le prêt concessionnel comporte un élément de don de 35 %, et de 18 % pour le prêt non concessionnel. Les prêts sont décaissés sur la période 2012–14.

Ceci s’explique par le niveau beaucoup plus élevé du déficit des transactions courantes en 2013–14, qui tient aux projets d’expansion minière autofinancés par les IDE. La simulation d’une forte contraction des IDE aurait un effet sensible sur la dette, mais ce résultat devrait être nuancé car le scénario ne tient pas compte du fait que les importations liées à ces projets miniers n’auraient probablement pas lieu s’il n’y avait pas d’IDE.

Ce scénario suppose que la croissance du PIB réel est à son niveau de référence moins un écart type.

Scénario 1: pas d’allégement aux conditions de l’initiative PPTE mais annulation de 84 % de l’encours des arriérés accumulés sur les paiements d’intérêts et de principal, et rééchelonnement du montant restant sur 23 ans, assorti d’une période de grâce de six ans et d’un taux d’intérêt de 0,5 %; scénario 2: remboursement de l’encours total des arriérés (environ 1 milliard de dollars EU) sur une période de 20 ans.

Conformément aux directives de l’AVD pour les PFR, l’existence d’arriérés pourrait signaler qu’un pays est en situation de surendettement, à moins que celui-ci n’assure pas le service de sa dette pour des raisons sans rapport avec la charge que représente ce service. En dépit du niveau élevé de ses arriérés à l’égard de créanciers extérieurs, la Mauritanie n’est pas jugée en situation de surendettement car ses arriérés sont liés à des dettes qui étaient précédemment considérées comme « passives ».

Dans le cadre de l’AVD pour les PFR, la qualité des politiques et institutions d’un pays est mesurée par l’indice d’évaluation de la politique et des institutions nationales (CPIA) et les pays sont classés en trois groupes: pays très performants, pays moyennement performants et pays peu performants. La Mauritanie fait partie des « pays moyennement performants » dans ce classement, sa moyenne CPIA révisée sur la période 2008-11 étant de 3,24 (contre un seuil de 3,25). La notation de la performance du pays ne changera pas car le dépassement n’a duré qu’un an (2010) et les données du CPIA pour 2011 ne sont pas encore disponibles. Les seuils liés aux politiques mises en œuvre sont fixés sur la base du classement du pays d’après le CPIA.

Other Resources Citing This Publication