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Sénégal: Deuxième revue de l’instrument de soutien à la politique économique et demande de modification des critères de réalisation Annexe d’information

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
January 2012
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Senegal—Relations avec le FMI

(au 31 octobre 2011)

I. Statut: date d’admission: 31 août 1962; régime: article VIII depuis le 1er juin 1996

II. Compte des ressources générales:

Millions de DTSPourcentage de la quote-part
Quote-part161,80100,00
Avoirs du FMI en monnaie du Sénégal159,9998,88
Position de réserve au FMI1,821,13

III. Département des DTS:

Millions de DTSPourcentage de l’allocation
Allocation cumulative nette154,80100,00
Avoirs130,2384,13

IV. Encours des achats et prêts:

Millions de DTSPourcentage de la quote-part
Accords FCE121,3575,00
Accords FEC14,909,21

V. Accords financiers les plus récents:

TypeDate de l’accordDate d’expirationMontant approuvé (millions DTS)Montant tiré (millions DTS)
FCE19 décembre 200818 juin 2010121,35121,35
FEC28 avril 200327 avril 200624,2724,27
FEC20 avril 199819 avril 2002107,0196,47

VI. Projections des obligations financières envers le FMI2/ (en millions de DTS; calculées sur la base des ressources utilisées et des avoirs actuels en DTS):

À échoir
20112012201320142015
Principal3,473,4711,5624,15
Commissions/intérêts0,020,410,400,390,35
Total0,023,883,8711,9524,51

Lorsqu’un pays membre a des obligations financières impayées pendant plus de trois mois, le montant des arriérés apparaît dans cette section.

Lorsqu’un pays membre a des obligations financières impayées pendant plus de trois mois, le montant des arriérés apparaît dans cette section.

VII. Mise en œuvre de l’initiative PPTE:

I.Aide promise au titre de l’initiative PPTECadre renforcé
Date du point de décisionJuin 2000
Aide promise par tous les créanciers (millions de dollars EU) 1488,30
Dont: aide du FMI (millions de dollars EU)42,30
(équivalent en millions de DTS)33,80
Date du point d’achèvementAvril 2004
II.Décaissement de l’aide du FMI (millions de DTS)
Aide décaissée au pays membre33,80
Aide transitoire14,31
Solde au point d’achèvement19.49
Décaissement supplémentaire du revenu d’intérêt 24,60
Total décaissements38,40

VIII. Mise en œuvre de l’initiative au titre de l’allégement de la dette multilatérale (IADM):

I.Dette admissible à l’IADM (millions de DTS) 3100,32
Financement par le compte de fiducie de l’IADM94,76
Reliquat des ressources de l’initiative PPTE5,56
II.Allégement de la dette par facilité (millions de DTS)
Dette admissible
Date de décaissementCRGFonds FRPCTotal
Janvier 2006sans objet100,32100,32

L’aide engagée dans le cadre de l’initiative initiale est exprimée en valeur actualisée nette (VAN) au point d’achèvement, et l’aide engagée dans le cadre de l’initiative renforcée, en VAN au point de décision. Ces deux montants ne peuvent donc pas s’additionner.

En vertu du cadre renforcé, un décaissement supplémentaire est effectué au point d’achèvement; il correspond aux revenus d’intérêts réalisés sur le montant engagé au point de décision mais non encore décaissé durant la période intérimaire.

L’IADM fournit un allègement de dette intégral aux pays qui remplissent les conditions requises. L’aide sous forme de dons provenant du fonds fiduciaire IADM et des ressources PPTE porte sur l’intégralité de l’encours de la dette envers le FMI à la fin de 2004, non encore remboursée au moment où le pays remplit les conditions nécessaires pour en bénéficier.

L’aide engagée dans le cadre de l’initiative initiale est exprimée en valeur actualisée nette (VAN) au point d’achèvement, et l’aide engagée dans le cadre de l’initiative renforcée, en VAN au point de décision. Ces deux montants ne peuvent donc pas s’additionner.

En vertu du cadre renforcé, un décaissement supplémentaire est effectué au point d’achèvement; il correspond aux revenus d’intérêts réalisés sur le montant engagé au point de décision mais non encore décaissé durant la période intérimaire.

L’IADM fournit un allègement de dette intégral aux pays qui remplissent les conditions requises. L’aide sous forme de dons provenant du fonds fiduciaire IADM et des ressources PPTE porte sur l’intégralité de l’encours de la dette envers le FMI à la fin de 2004, non encore remboursée au moment où le pays remplit les conditions nécessaires pour en bénéficier.

IX. Évaluation des sauvegardes:

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) est une banque centrale commune des États membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA), parmi lesquels figure le Sénégal. La dernière évaluation en date des sauvegardes de la BCEAO a été achevée le 1er mars 2010. La mise à jour de 2010 fait apparaître que la BCEAO a toujours des contrôles en place au niveau opérationnel. Son cadre global de gouvernance devait toutefois être renforcé par l’adjonction d’un comité d’audit pour faire en sorte que le conseil d’administration exerce une surveillance appropriée de la structure de contrôle incluant les mécanismes d’audit et les états financiers. La réforme des institutions de l’UEMOA et de la BCEAO, réalisée après approbation du rapport sur les sauvegardes, stipulait la création du comité d’audit qui devrait maintenant débuter ses travaux. Les efforts entrepris pour mettre totalement en œuvre le cadre de communication d’informations reposant sur les normes internationales d’information financière (IFRS) devraient aussi être poursuivis.

X. Régime de change

Le Sénégal est membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le système de change, commun à tous les pays membres de l’Union, n’impose pas de restrictions aux paiements et transferts afférents aux transactions internationales courantes. La monnaie commune, le franc CFA, a été rattachée au franc français au taux de 0,02 franc français pour 1 franc CFA. Le 12 janvier 1994, le FCFA a été dévalué et la nouvelle parité fixée à 0,01 franc français pour 1 FCFA. Le 31 décembre 1998, le franc CFA a été rattaché à l’euro au taux de 655,96 FCFA = 1 euro.

Les autorités ont confirmé que le Sénégal n’a imposé aucune mesure susceptible d’entraîner des restrictions de change au sens des statuts du FMI. Elles informeront le FMI si une mesure de ce type est mise en place.

Le rapport de février 2010 sur l’évolution économique et les enjeux régionaux de l’UEMOA a abordé également certains aspects du régime de change.

XI. Consultations au titre de l’article IV

Les dernières consultations au titre de l’article IV ont été achevées par le Conseil d’administration le 24 mai 2010 (rapport no. 10/165). Lorsqu’ils ont achevé les consultations de 2010 au titre de l’article IV, les administrateurs ont noté avec satisfaction que le programme économique des autorités sénégalaises appuyé par l’ISPE et la FCE était exécuté de manière globalement satisfaisante. Le risque de surendettement du Sénégal demeurait faible, mais les administrateurs ont souligné qu’il était nécessaire de retirer progressivement l’impulsion budgétaire temporaire et de ramener le déficit budgétaire à un niveau compatible avec la viabilité de la dette. Les administrateurs ont noté que les autorités avaient l’intention de continuer de renforcer le recouvrement des recettes et souligné la nécessité de contenir la pression des dépenses pour préserver la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, ainsi que respecter les critères de convergence de l’UEMOA, tout en préservant les dépenses prioritaires. Les administrateurs ont soutenu les efforts déployés pour réformer la gestion des finances publiques et souligné qu’il était nécessaire de maintenir la dynamique de réforme. Ils ont encouragé les autorités à améliorer la gestion des liquidités et de la dette pour compléter l’intégrité croissante de leur cadre budgétaire, et exprimé leur préoccupation devant des dérapages du programme et, en conséquence, souligné la nécessité d’accorder plus d’attention aux procédures et au mécanisme de contrôle des dépenses. Les administrateurs étaient d’avis qu’il est indispensable de renforcer davantage la planification et l’évaluation de l’investissement pour veiller à ce que les dépenses publiques soient très productives. Les administrateurs ont noté la nécessité d’améliorer les faibles performances des exportations et de renforcer la compétitivité en mettant en place un climat des affaires plus favorable et en améliorant la gouvernance afin de stimuler une croissance tirée par le secteur privé. Les administrateurs ont souligné que des mesures complémentaires s’imposaient pour relancer la dynamique de la croissance au Sénégal et pour que l’économie retrouve les trajectoires de croissance qu’elle a connues dans le passé. Des efforts soutenus devraient être déployés en vue de rehausser la contribution du secteur financier à l’économie. Les administrateurs ont encouragé aussi les autorités à exécuter leur plan de réforme du secteur énergétique pour limiter les goulets d’étranglement qui pèsent sur l’appareil productif ainsi que les risques budgétaires.

XII. Programme d’évaluation du secteur financier (PESF) et participation à la préparation du rapport sur l’observation des normes et codes (RONC):

Une mission PESF a été effectuée conjointement par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international en novembre 2000 et en janvier 2001. L’évaluation de la stabilité du système financier a été achevée en août 2001 (Rapport des services du FMI sur les économies nationales no 01/189). Une mise à jour du PESF, entamée en juin 2004, a mis l’accent sur les questions de développement, (notamment la disponibilité à l’échelle nationale de services financiers de base et l’accès des PME au crédit), conformément aux priorités établies dans le DSRP (Rapport des services du FMI sur les économies nationales no 05/126). Un PESF régional pour l’UEMOA a été effectué au second semestre 2007.

Un RONC sur les données, fondé sur les observations de la mission de septembre 2001, a été publié le 2 décembre 2002. Une mission du Département des finances publiques a préparé en janvier 2005 un rapport du module sur la transparence des finances publiques du RONC.

XIII. Assistance technique:

A. AFRITAC Ouest

AnnéeDomaineObjet
2003Gestion de la dette et marchés financiers

Microfinance
Mise à jour des systèmes d’information, techniques de gestion de la dette extérieure

Engager les travaux avec la BCEAO et les donateurs
2004Gestion des dépenses publiques

Gestion de la dette et marchés financiers

Gestion des dépenses publiques

Gestion de la dette et marchés financiers
Travaux pratiques

Évaluation des logiciels pour améliorer la gestion de la dette, travaux pratiques sur LBC/FT

Décentralisation ; évaluation des besoins d’assistance technique

Évaluation des besoins d’amélioration des capacités
2005Statistiques macroéconomiquesRendre les données budgétaires conformes aux normes de l’UEMOA et autres normes internationales
MicrofinanceInspection et contrôle ; travaux pratiques sur la bonne gouvernance ; formation du personnel de supervision public
2006Administration des douanesRisques en matière de logiciels
Administration de l’impôtRéformes et besoins d’assistance technique
Statistiques macroéconomiquesÉvaluation de l’application de l’assistance technique fournie précédemment et des besoins futurs
Comptes nationauxProgramme de travail pour amélioration et plan d’action statistique
MicrofinanceSupervision
2007Administration des douanesAnalyse du risque et contrôle
Administration de l’impôtModernisation
Gestion de la dette et marchés financiersÉvaluation des besoins d’assistance technique; travaux pratiques régionaux sur les statistiques de la dette extérieure
Statistiques macroéconomiquesStatistiques de finances publiques
Comptes nationauxSecteurs institutionnels et comptes nationaux trimestriels; travaux pratiques régionaux sur les comptes publics
MicrofinanceSupervision
2008Gestion de la dette et marchés financiersTravaux pratiques sur l’AVD
Comptes nationauxSecteurs institutionnels et comptes nationaux trimestriels
MicrofinanceSupervision et organisation
2009Comptes nationauxComptes nationaux trimestriels
Administration de l’impôtÉtat d’avancement de la réforme et possibilités d’assistance technique
Gestion de la detteRenforcement de la gestion de la dette publique
MicrofinanceRenforcement de la supervision de la microfinance
Statistiques macroéconomiques et financièresRenforcement de la production et de la diffusion des statistiques de finances publiques
2010Gestion de la detteRenforcement de la gestion de la dette publique
Comptes nationauxComptes nationaux trimestriels
Administration des douanesMission de suivi
Administration de l’impôtModernisation de l’administration de l’impôt
Administration des douanesMission de suivi
2011Comptes nationauxComptes nationaux trimestriels

B. Siège

DépartementDateTypeObjet
Finances publiques (FAD)Septembre 2001Services FMI/consultantÉvaluation des capacités de suivi des dépenses de réduction de la pauvreté
Février 2004Services FMIInformation budgétaire
Novembre 2004Services FMIAIPS—analyse des impacts sur la pauvreté et le social
Janvier 2005Services FMIRONC
Janvier 2008Services FMIPartenariats public-privé
Février 2008Services FMIAIPS—analyse des impacts sur la pauvreté et le social
Octobre 2008Services FMI/AFRITACGestion des finances publiques
Avril 2009Expert FADGestion des finances publiques
Nov. 2009Serv. FMI/AFRITACAdministration des recettes
Janvier 2010Expert FADRevue de la chaîne de la dépense
Février 2010Serv. FMI/AFRITACGestion des finances publiques
Juil./Août 2010Expert FADGestion des finances publiques (compte unique du Trésor et prévisions de trésorerie)
Octobre 2010Services FMI/Expert/AFRITAAdministration des recettes
Nov. 2010C

Services FMI/Expert
Examen de la politique et des dépenses fiscales
Déc. 2010Services FMIGestion des finances publiques et comptabilité (État, entreprises publiques, organismes)
Janvier 2011Expert FAD (long terme)Gestion des finances publiques et comptabilité
Janvier 2011Expert FAD (long terme)Administration fiscale (procédures informatiques)
Mai 2011Expert FADGestion des finances publiques
Juin 2011AFRITACAdministration fiscale
Septembre 2011Services/ExpertAdministration des recettes
Marchés monétaires et de capitaux (MCM)Septembre 2006Services FMIContrôle et réglementation bancaire
Septembre 2010
Services FMIÉvaluation des besoins
Jan.-Fév. 2011Services FMI/Expert/Banque mondialeStratégie d’endettement à moyen terme
StatistiquesSeptembre 2001Services FMIRONC évaluation des données
Juillet 2002AFRISTATÉvaluation des statistiques du secteur réel dans le cadre du projet de mise en vigueur du SGDD en Afrique de l’Ouest
Août 2002AFRISTATAssistance sur la comptabilité nationale dans le cadre du projet de mise en vigueur du SGDD en Afrique de l’Ouest
Août 2002Conseiller régionalPoursuite de l’assistance sur les données budgétaires dans le cadre du projet de mise en vigueur du SGDD en Afrique de l’Ouest
Décembre 2002AFRISTATPoursuite de l’assistance sur la comptabilité nationale et les statistiques des prix dans le cadre du projet de mise en vigueur du SGDD en Afrique de l’Ouest
Février 2003Conseiller régionalPoursuite de l’assistance sur les données budgétaires dans le cadre du projet de mise en vigueur du SGDD en Afrique de l’Ouest.
Mars 2006Services FMIStatistiques du secteur réel
Mars 2006Services FMIStatistiques de finances publiques
Novembre 2008Services FMIÉvaluation NSDD
Avril 2009Services FMIStatistiques de finances publiques
Novembre 2011ServicesStatistiques monétaires et financières

XIV. Représentant résident

Un représentant résident du FMI est en poste à Dakar depuis le 24 juillet 1984. Mme Valeria Fichera occupe ce poste depuis septembre 2009.

XV. Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT)

La visite sur place pour l’évaluation du dispositif LBC/FT s’est déroulée en juillet/août 2007 dans le cadre du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) de la CEDEAO. Le rapport a été adopté début mai 2008 en séance plénière du GIABA à Accra, au Ghana. Le rapport soulignait plusieurs lacunes dans le dispositif LBC/FT, qui sont confirmées par 12 notations de non-conformité et 16 de conformité partielle pour les Recommandations 40+9 du GAFI. Le premier rapport de suivi du GIABA sur l’application des recommandations figurant dans le rapport d’évaluation mutuelle, daté de 2009, indique que l’adoption par le Sénégal de la loi uniforme no 2009–16 du 2 mars 2009 contre le financement du terrorisme permet au pays de se conformer dans l’ensemble à toutes les recommandations et recommandations spéciales en la matière, y compris le devoir de vigilance (en particulier pour ce qui est des personnes politiquement exposées). Le rapport note aussi que les mesures législatives prises par le Sénégal pour éviter l’utilisation abusive des technologies nouvelles, à savoir la loi no 2008–11 du 25 janvier 2008 sur la cybercriminalité, permettent au pays d’adapter son système pénal et les procédures y afférentes aux infractions liées aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le Sénégal a rejoint le Groupe Egmont des cellules de renseignements financiers en mai 2009. Depuis la fin de juin 2011, la cellule de renseignements financiers CTIF (cellule de traitement des informations financières) publie sur son site web des statistiques sur les rapports relatifs aux cas de transactions suspectes, le nombre de cas transmis aux tribunaux ainsi que le nombre de condamnations. Le Secrétariat du GIABA conclut que le Sénégal mérite d’être encouragé pour les efforts qu’il déploie en vue de renforcer son dispositif LBC/FT et recommande, au stade actuel, de maintenir le Sénégal dans le processus de suivi régulier, dans l’attente des résultats des mesures prises et de l’adoption de nouvelles mesures visant à modifier le dispositif susmentionné. L’examen du troisième rapport de suivi a été reporté à mai 2012 de manière à donner aux autorités l’occasion de fournir des détails sur les progrès accomplis face aux déficiences qui subsistent.

Execution du plan d’action conjoint

Collaboration entre la Banque mondiale et le FMI(Mise à jour)
TitreProduitsCalendrier provisoire des missionsDate escomptée de livraison
A. Information réciproque sur les programmes de travail pertinents
Banque mondialeRevue des dépenses publiquesContinu
FMIProgramme appuyé par le FMI
Deuxième revue du programme ISPESeptembre 2011Décembre 2011 (Conseil)
Assistance technique
Administration des recettesJuillet 2011
Examen de la politique fiscaleOctobre 2011
Gestion des dépenses publiquesMai, juillet, septembre 2011, janvier 2012
B. Demandes de contributions au programme de travail
Demande du FMI à la Banque mondiale (accompagnée d’une justification sommaire)Projet de soutien à la réforme du secteur énergétique, y compris les options de restructuration de la SENELEC.Décembre 2011 (Conseil)
Demande de la Banque mondiale au FMI (accompagnée d’une justification sommaire)
C. Accord concernant les activités et missions conjointes
Produits conjointsNote consultative conjointe des services (JSAN)Avril 2012

QUESTIONS STATISTIQUES

Sénégal—Appendice sur les questions statistiques(au 15 novembre 2011)
I. Évaluation de l’adéquation des données aux fins de la surveillance
Général: Les données communiquées par les autorités présentent certaines lacunes, mais elles sont globalement suffisantes pour assurer la surveillance et le suivi du programme. Il y a des insuffisances dans les données, en particulier pour les comptes nationaux, la production et les indicateurs sociaux. Les autorités sont décidées à améliorer la qualité et la disponibilité des indicateurs économiques, financiers et sociaux; elles compteront pour cela en partie sur l’assistance technique du FMI, des autres organisations internationales et des donateurs.
Comptes nationaux: Les comptes nationaux sont généralement établis suivant le Système de comptabilité nationale 1993 (SCN 1993). En dépit des compétences des services sénégalais, le manque de ressources financières entrave les opérations de collecte et de traitement des données. Les sources de données présentent des carences dans certains domaines, et notamment dans le secteur informel. En raison de contraintes financières, les enquêtes auprès des entreprises et des ménages ne sont pas organisées régulièrement. Cependant, les autorités s’emploient à améliorer les techniques de collecte, à resserrer la coordination entre les organismes statistiques et à raccourcir les délais de diffusion. Le Centre régional d’assistance technique du FMI pour l’Afrique de l’Ouest (AFRITAC de l’Ouest) aide les pays membres, dont le Sénégal, à améliorer leurs statistiques du secteur réel, en particulier les comptes nationaux annuels et trimestriels. Parmi les progrès mentionnés par le conseiller: i) achèvement des comptes nationaux pour 1980–2004, avec 1999 comme année de référence; ii) diffusion des séries de 1980–2003 sous forme papier et sur Internet; iii) production des comptes par secteur institutionnel (la première série porte sur les comptes de 2004) ; et iv) production des comptes nationaux conformément au calendrier de diffusion. Les autorités prévoient de commencer à produire des comptes nationaux trimestriels étant donné leur intention de souscrire à la NSDD. Les récentes missions de l’AFRITAC de l’Ouest ont fourni une formation qui contribuera à l’établissement des comptes nationaux trimestriels pour la période 1990-2007. L’AFRITAC de l’Ouest et les autorités ont arrêté un programme de travail détaillé qui visera initialement à commencer à diffuser régulièrement les comptes nationaux trimestriels en mars 2010. Une mission s’est déroulée en avril 2010 pour faire le bilan de la situation.
Statistiques de finances publiques (SFP): Les SFP sont établies par le Ministère de l’économie et des finances à partir de données provenant des services des douanes, de l’impôt et du Trésor. Les dernières données communiquées au Département des statistiques pour rediffusion électronique et publication dans le Government Finance Statistics Yearbook de 2007 portaient sur l’exercice 2001. Des données à fréquence plus élevée ne sont pas fournies pour rediffusion dans SFI, mais le ministère établit et diffuse des tableaux opérations financières de l’État (TOFE) dans ses propres publications. Une mission du Département Afrique a travaillé avec les autorités en février 2004 pour améliorer la communication des informations relatives aux finances publiques dans le cadre du dernier programme appuyé par la FRPC. Les travaux ont mis l’accent sur i) les comptes publics qui ne relèvent pas directement du Trésor; ii) le traitement des comptes de correspondants dans le TOFE; iii) l’uniformisation des données du Trésor et du système bancaire qui portent sur les opérations de l’État. Les changements proposés sont actuellement en phase d’exécution. Ils ont amélioré la présentation des opérations financières de l’État et constituent la première étape en vue de rendre le TOFE conforme au TOFE UEMOA élargi. Parmi les autres mesures figurant l’application des directives budgétaires de l’UEMOA qui sont en cours de révision. Un conseiller régional en SFP a organisé des missions d’assistance technique visant à améliorer la cohérence de l’information budgétaire et à adopter les méthodologies du Manuel des statistiques de finances publiques 2001. Il a aussi soutenu les efforts déployés pour reprendre la communication de données annuelles et à fréquence plus élevée aux fins de leur publication dans International Financial Statistics (IFS) et de leur diffusion électronique dans le GFS Yearbook.
Statistiques monétaires et financières: Les données monétaires préliminaires sont établies par l’agence nationale de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et publiées officiellement (y compris communiquées au FMI) par son siège. Les autorités notifient désormais les données monétaires au Département des statistiques de façon régulière, le décalage ayant été abaissé d’environ six mois à quelque trois à quatre mois. Le délai de déclaration des taux d’intérêt et des données sur les institutions de dépôt (banque centrale, banques commerciales et centre des chèques postaux) a été amélioré aussi. Une page pour l’ensemble de la zone UEMOA a été créée dans SFI en janvier 2003. En 2005, la BCEAO a procédé à de notables révisions des estimations des billets en circulation dans les pays membres du fait de mouvements transfrontaliers de billets. Ces révisions découlaient des changements introduits dans la méthode de calcul de la monnaie en circulation dans les pays de l’UEMOA. La méthode révisée, fondée sur l’actualisation des coefficients de tri, a été appliquée rétroactivement à compter de décembre 2003. En août 2006, dans le cadre des efforts des autorités pour appliquer la méthodologie recommandée dans le Manuel de statistiques monétaires et financières, la BCEAO a transmis au Département des statistiques des données monétaires tests pour tous ses pays membres pour juin 2006, en utilisant les formulaires-navettes types. À la suite des commentaires du Département des statistiques, la BCEAO a fait parvenir un formulaire banque centrale 1SR révisé, ainsi que des données tests sur d’autres institutions de dépôt (2SR) pour examen par le Département des statistiques. Une mission du Département des statistiques s’est rendu à Dakar du 15-28 Novembre 2011 pour aider l’agence nationale de la BCEAO au processus de migration vers l’utilisation des formulaires-navettes types. La mission sera effectuée entant que pilotage au projet pluriannuel visant l’amélioration de la pertinence et la régularité des statistiques monétaires et financières compilées par la banque centrale régionale.
Statistiques du secteur extérieur: Les statistiques de la balance des paiements sont établies par la Direction nationale sénégalaise de la BCEAO. Plusieurs mesures ont été prises, avec l’aide du Département des statistiques ces dernières années, pour corriger certaines lacunes, notamment: i) adoption de la méthodologie du Manuel de la balance des paiements (cinquième édition, 1993); ii) modification et simplification des protocoles d’enquêtes auprès des entreprises et des banques; iii) amélioration de l’informatisation des procédures; et iv) amélioration sensible de la formation du personnel. Néanmoins, d’autres mesures pourraient être prises pour améliorer la qualité et la couverture des statistiques de balance des paiements. Bien que des statistiques définitives de balance des paiements puissent maintenant être communiquées dans un délai inférieur à un an, il y a des retards importants dans la communication des données au Département des statistiques.
II. Normes et qualité des données
Le Sénégal a engagé le processus d’harmonisation régionale des méthodes statistiques dans le cadre de l’UEMOA. Il participe au Système général de diffusion des données (SGDD) et ses métadonnées ont été enregistrées au Tableau d’affichage des normes de diffusion des données (TAND) le 10 septembre 2001. En septembre 2006, les autorités ont exprimé leur volonté de souscrire à la norme spéciale de diffusion des données (NSDD) et ont nommé un coordinateur national. La mission de novembre 2008 a évalué les pratiques de diffusion par rapport aux exigences de la NSDD en matière de champ d’application, de périodicité et de délais de diffusion, et, en coopération avec les autorités, a établi un plan d’action pour s’attaquer aux lacunes qui ont été recensées.Un RONC sur les données a été publié sur le site du FMI le 2 décembre 2002.
Sénégal—Tableau des indicateurs communément requis aux fins de la surveillance(Au 15 mai 2011)
Date de la dernière observationDate de réception des donnéesFréquence de la collecte des donnéesFréquence de la communication des données6Fréquence de la publication des données6Pour mémoire:
Qualité des données – fiabilité de la méthode7Qualité des données—Exactitude et fiabilité8
Taux de changeActuelActuelQQQ
Avoirs et engagements de réserve internationale des autorités monétaires12/20114/2011MMM
Monnaie centrale1/20114/2011MMMLO, LO, O, OLO, O, O, LO
Monnaie au sens large1/20114/2011MMM
Bilan de la banque centrale2/20114/2011MMM
Bilan consolidé du système bancaire1/20114/2011MMM
Taux d’intérêt22/20114/2011MMM
Indice des prix à la consommation3/20114/2011MMMO, LO, O, OLO, O, O, NA
Recettes, dépenses, solde et composition du financement3 – administrations publiques4NANAO, LNO, LO, OLO, LO, O, LO
Recettes, dépenses, solde et composition du financement3 – administration centrale12/20103/2011MMM
Encours de la dette garantie par les administrations publiques et l’administration centrale51120103/2011
Solde des transactions extérieures courantes 101120103/2011AAAO, O, O, OO, O, O, O
Exportations et importations de biens et services 101120103/2011AAA
PIB/PNB 101120103/2011AIALO, LO, LO, LNOLNO, LNO, LNO, LNO
Dette extérieure brute 1120103/2011AIA
Position extérieure globale 620103/2011AAA

Inclut les avoirs de réserves offerts en caution ou autrement grevés, ainsi que les positions nettes sur dérivés.

Comprend les taux de marché et les taux officiels, y compris les taux d’escompte, les taux du marché monétaire, les taux des bons du trésor, des billets et des obligations.

Financement bancaire extérieur et intérieur et financement intérieur non bancaire.

Le secteur des administrations publiques comprend l’administration centrale (fonds budgétaires, fonds extrabudgétaires et fonds de sécurité sociale) et les administrations des États et collectivités locales.

Y compris la ventilation par monnaie et échéance.

Y compris les positions extérieures brutes d’actif et de passif financier envers des non-résidents.

Quotidienne (Q); Hebdomadaire (H); Mensuelle (M); Trimestrielle (T); Annuelle (A); Irrégulière (I); Non disponible (ND).

Rend compte de l’évaluation fournie dans le RONC sur les données publié en novembre 2002 et fondée sur les conclusions de la mission organisée en septembre 2001 pour la série de données correspondant à la variable indiquée à chaque rangée. L’évaluation indique si les normes internationales ayant trait (respectivement) aux concepts et définitions, à la portée, au classement et à la sectorisation, et à la méthode de comptabilisation sont totalement observées (O), largement observées (LO), largement inobservées (LI), inobservées (I) ou non disponibles (ND).

Mêmes explications qu’à la note 8, mais ayant trait cette fois aux normes internationales relatives (respectivement) aux données de base, aux techniques statistiques, à l’évaluation et à la validation des données de base et aux études de révision.

Estimation.

Communiqué aux services du FMI pendant la mission.

Inclut les avoirs de réserves offerts en caution ou autrement grevés, ainsi que les positions nettes sur dérivés.

Comprend les taux de marché et les taux officiels, y compris les taux d’escompte, les taux du marché monétaire, les taux des bons du trésor, des billets et des obligations.

Financement bancaire extérieur et intérieur et financement intérieur non bancaire.

Le secteur des administrations publiques comprend l’administration centrale (fonds budgétaires, fonds extrabudgétaires et fonds de sécurité sociale) et les administrations des États et collectivités locales.

Y compris la ventilation par monnaie et échéance.

Y compris les positions extérieures brutes d’actif et de passif financier envers des non-résidents.

Quotidienne (Q); Hebdomadaire (H); Mensuelle (M); Trimestrielle (T); Annuelle (A); Irrégulière (I); Non disponible (ND).

Rend compte de l’évaluation fournie dans le RONC sur les données publié en novembre 2002 et fondée sur les conclusions de la mission organisée en septembre 2001 pour la série de données correspondant à la variable indiquée à chaque rangée. L’évaluation indique si les normes internationales ayant trait (respectivement) aux concepts et définitions, à la portée, au classement et à la sectorisation, et à la méthode de comptabilisation sont totalement observées (O), largement observées (LO), largement inobservées (LI), inobservées (I) ou non disponibles (ND).

Mêmes explications qu’à la note 8, mais ayant trait cette fois aux normes internationales relatives (respectivement) aux données de base, aux techniques statistiques, à l’évaluation et à la validation des données de base et aux études de révision.

Estimation.

Communiqué aux services du FMI pendant la mission.

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