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Côte d’Ivoire - Consultations de 2011 au titre de l’article IV et demandes d’accord triennal appuyé par la facilité élargie de crédit et d’assistance intérimaire additionnelle dans le cadre de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés — Rapport des services du FMI; note d’information au public et communiqué de presse sur les débats du Conseil d’administration; et déclaration de l’Administrateur pour la Côte d’Ivoire.
Article

Analyse conjointe de viabilité de la dette (AVD) selon le cadre de viabilité de la dette des pays à faible revenu1

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
November 2011
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I. Historique

1. La dernière AVD de la Côte d’Ivoire2, soumise au Conseil d’administration en juillet 2011 dans le cadre de la demande relative à un accord au titre de la FCR, avait conclu au surendettement de la Côte d’Ivoire3. La présente AVD maintient cette conclusion encore qu’elle constate une légère amélioration de la dynamique de la dette sur les cinq années à venir, la Côte d’Ivoire devant engager des négociations en vue d’un accord avec le Club de Paris, après approbation de l’accord à conclure avec le FMI au titre de la FEC.4 L’accord avec le Club de Paris permettrait d’apurer les arriérés de dette extérieure accumulés par la Côte d’Ivoire depuis décembre 2010 et fournirait un allègement de dette sur l’encours du service de la dette arrivant à échéance durant la période de consolidation (voir encadré 3).

Encadré 1– Ce qui a changé par rapport à l’AVD de juillet 2011

Les principaux écarts constatés entre les hypothèses de la précédente AVD effectuée pour l’approbation du décaissement de l’accord FCR de 2011 et l’AVD actuelle sont les suivants:

  • Le scénario de référence et les autres scénarios prévoient la conclusion d’un nouvel accord FEC assorti d’un niveau d’accès de 120 % de la quote-part. Auparavant, le nouvel accord FEC ne figurait que dans les autres scénarios.
  • Un nouvel accord avec le Club de Paris figura dans le scénario de référence et les autres scénarios, alors qu’il n’apparaissait que dans les autres scénarios précédemment.
  • Cet accord porterait sur le service de la dette arrivant à échéance sur la période 2012–14 et sur les arriérés à fin 2011. Il est supposé que les conditions de l’accord soient semblables à celles de l’accord conclu avec le Club de Paris en mai 2019. Des conditions similaires sont censées être obtenues des autres créanciers. La troisième année (avril 2011-mars 2012) de l’accord de mai 2019 n’a pas pris effet du fait de l’annulation du programme FEC de 2009.
  • Nouveaux arriérés au titre du service de la dette extérieure accumulés depuis décembre 2010 du fait de la crise politique (décembre 2010-avril 2011) et de son impact économique. L’État ivoirien a apuré ses arriérés envers la Banque mondiale, la BAD et d’autres créanciers multilatéraux entre mai et juillet 2011 et s’est mis en rapport avec d’autres créanciers pour conclure des accords de restructuration des arriérés et de reprise du service de la dette arrivant à échéance.
  • Un scénario de référence corrigé a été inclus avec des hypothèses de nouveaux financements plus réalistes que dans le scénario de référence initial, en ce sens qu’il prévoit des financements non concessionnels pour un montant semblable à celui des autres scénarios figurant à la section IV, ce qui donne un reflet plus fidèle de l’impact de l’allègement de la dette que le scénario de référence initial.

2. La dette publique contractée ou garantie par l’État (PPG) a diminué en raison de la restructuration de la dette. À fin 2008, la dette extérieure publique de la Côte d’Ivoire s’élevait à 13,4 milliards de dollars EU (62 % du PIB) dont 5 milliards de dollars EU en arriérés, mais à fin 2010, elle a été ramenée à 11,6 milliards de dollars EU (51 % du PIB soit un peu plus de 80 % du total de la dette publique) et les arriérés sont tombés à 0,3 milliard. Ce chiffre traduit l’apurement des arriérés lié à l’accord de restructuration de mai 2009 conclu avec le Club de Paris et le succès de l’échange d’obligations Brady intervenu en avril 2010.

Côte d’Ivoire – Structure de la dette extérieure publique
Dette nominale à fin 2010
Millions de dollars EUPourcentage du PIB
Total11,58450.6
Dette multilatérale2,71711.9
FMI3761.6
Banque mondiale1,7507.6
Groupe de la BAD3101.4
Autres créanciers multilatéraux2821.2
Dette bilatérale officielle6,23527.3
Membres du Club de Paris6,10126.7
Non membres du Club de Paris1340.6
Dette commerciale2,63211.5
Euro bonds2,35110.3
Autres créanciers commerciaux2811.2
Sources: autorités ivoiriennes, BAD, BM, estimations des services du FMI.
Sources: autorités ivoiriennes, BAD, BM, estimations des services du FMI.

3. La dette intérieure publique correspond à plusieurs créanciers. À juin 2011, l’encours de la dette intérieure publique ressortait à 14,5 % du PIB et composait surtout de titres d’État (8,9 % du PIB) émis sur le marché obligataire régional ou pour régler des arriérés antérieurs.

II. Hypothèses du Scénario de Référence

4. Les hypothèses macroéconomiques qui sous-tendent le scénario de référence sont les mêmes que celles de la dernière AVD à la seule différence du traitement de la dette vis-à-vis des membres du Club de Paris (Encadré 2). Le scénario de référence suppose la poursuite de la stabilisation politique, d’une gestion macroéconomique saine, de politiques d’endettement prudentes et des progrès au niveau des réformes structurelles sur le moyen terme. Elles tablent aussi sur un niveau accru de nouveaux emprunts destinés à financer des investissements accrus pour réaliser le potentiel de croissance à long terme de la Côte d’Ivoire. La capacité du pays à mobiliser le volume de ressources extérieures nécessaire serait toutefois renforcée par le passage du point d’achèvement de l’initiative PPTE comme il est indiqué dans les autres scénarios.

  • La croissance devrait connaître une forte accélération. Après le profond ralentissement de 2011 dû aux effets de la crise post-électorale de la fin 2010 au début 2011, l’activité économique devrait retrouver, en 2012, aux niveaux d’avant la crise. Cela suppose le retour de la confiance des investisseurs à la faveur de la poursuite du redressement économique consécutif à la crise post-électorale, du rétablissement de la loi et de l’ordre public, de la normalisation de la vie politique et du bon déroulement des élections législatives prévues à la fin 2011. La stagnation économique des 10 dernières années a créé des besoins d’investissements considérables dans l’infrastructure et dans bien d’autres secteurs. Leur satisfaction exige, entre autres choses, l’accès à des volumes significatifs de financements extérieurs et l’accroissement de l’IDE. Selon les projections, l’investissement public et privé devrait donc reprendre pour épauler la croissance. Le taux de croissance devrait atteindre 8,5 % en 2012, puis retomber progressivement à 5,2 % en 2016 avant de se stabiliser autour de 5 % sur le long terme5. L’hypothèse à long terme dénote le rôle économique stratégique de la Côte d’Ivoire pour l’Afrique de l’ouest, les perspectives de croissance des autres pays de la région et le potentiel de la Côte d’Ivoire proprement dite. La productivité des nouveaux investissements (financés principalement par de nouveaux emprunts) influencera la capacité du pays à rembourser sa dette et à rendre son niveau d’endettement viable.
  • Un nouvel accord avec le Club de Paris est supposé couvrir la période 2012–14. Cela offrirait un surcroît d’allègement de dette qui ne figurait pas dans le scénario de référence de l’AVD de juin 2011 mais uniquement dans les autres scénarios.
  • L’analyse table exclusivement sur des financements extérieurs concessionnels. À défaut d’atteindre le point d’achèvement du dispositif PPTE la Côte d’Ivoire resterait exposée à un risque élevé de surendettement et devrait s’abstenir d’emprunter à des conditions non concessionnelles. De ce fait, les besoins considérables de financement extérieur sont supposés être uniquement financés sur ressources concessionnelles. L’accès à ce type de financement serait néanmoins difficile si la Côte d’Ivoire ne parvenait pas au point d’achèvement et si les facteurs de vulnérabilité de la dette devaient persister.

III. Viabilité de la Dette Extérieure Dans le Scénario de Référence

5. Dans le scénario de référence, les indicateurs de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire restent au-dessus des seuils indicatifs à moyen terme (Tableau 1a, graphique 1). Le ratio de la VA de la dette publique contractée ou garantie par l’État (PPG) à la dette extérieure est estimé à 46,6 % du PIB en 2010 et reste au-dessus de l’objectif indicatif de 30 % jusqu’en 2015. Toutefois, comparés à la précédente AVD, les niveaux de la dette extérieure PPG sont beaucoup plus bas jusqu’en 2014, dénotant l’allègement potentiel de dette en cas d’accord avec le Club de Paris. Comme dans la précédente AVD, tous les nouveaux prêts sont supposés être concessionnels. La disponibilité de ressources concessionnelles de l’ampleur prévue dans le scénario de référence n’est pas absolument garantie, ce qui souligne l’importance de l’allègement de dette, y compris celui du dispositif PPTE pour créer l’espace nécessaire à de nouveaux financements concessionnels pour que la Côte d’Ivoire puisse atteindre ses objectifs d’investissement et de croissance à moyen terme. Le ratio VA de la dette extérieure publique contractée ou garantie par l’État/recettes publiques passe sous le seuil indicatif de 200 % en 2013 et le ratio VA de la dette extérieure/exportations passe sous son seuil indicatif à partir de 2011 (au lieu de 2012 dans l’AVD de juin 2011), du fait de niveaux d’endettement extérieur plus bas en 2012.

Encadré 2– Hypothèses macroéconomiques pour la période 2011–31

Croissance du PIB réel: La crise post-électorale de 2010-11 a ramené la croissance du PIB réel à 2,4 % en 2010 et devrait aboutir à une baisse du PIB réel de -5,8 % en 2011. La normalisation de la situation politique devrait redonner confiance aux investisseurs au cours des prochaines années. La croissance devrait atteindre 8,5 % en 2012 puis, en moyenne 5,7 % sur la période 2013–16 et 5 % sur la période 2017-31, en adéquation avec les projections du DSRP.

Inflation: L’inflation, mesurée par le déflateur du PIB (en dollar EU), devrait se stabiliser autour de 3 %. Ceci est conforme à l’inflation mesurée par l’IPC qui ne devrait pas dépasser 3 % d’après les critères de l’UEMOA.

Finances publiques: À moyen terme, le gouvernement entend dégager un excédent budgétaire primaire de 0,7 % du PIB. Les recettes totales (dons exclus) devraient être portées à 20,3 % du PIB en 2016 et 22,5 % du PIB d’ici 2031. Les dépenses publiques devraient augmenter de 23,9 % du PIB en 2016 et 25,3 % du PIB d’ici 2031. Les dépenses d’investissement devraient augmenter peu à peu pour passer de 3,1 % en 2010 à 6,4 % du PIB en 2016 et de 8,4 % du PIB en 2031.

Financement extérieur: La présente AVD reprend les hypothèses de nouveaux financements de celle de juin 2011, pour épauler le besoin d’investissement accru et le taux de croissance prévu. Dans le scénario de référence, seuls les prêts concessionnels sont envisagés en l’absence du passage du point d’achèvement de l’initiative PPTE. Les dons devraient se stabiliser à 1,0 % du PIB.

Solde extérieur courant: Le solde extérieur courant (hors transferts officiels) devrait passer d’un excédent de 0,4 % du PIB en 2010 à un déficit de 5,3 % du PIB en 2016. Le déficit atteindrait 6,5 % du PIB en 2031, avec une moyenne de 4,4 % du PIB sur la période 2017-31. Après une contraction en 2010, le volume des exportations devrait encore diminuer en 2011 puis augmenter de 5,7 % par an en moyenne par la suite. Le volume des importations devrait augmenter à un rythme annuel de 6,2 % après une chute en 2010 et devrait encore baisser en 2011. La dynamique des importations reflète surtout l’augmentation des niveaux d’investissement.

Le service de la dette arrivant à échéance et les arriérés envers les créanciers officiels bilatéraux et les créanciers commerciaux sont supposés être restructurés en 2012, comme indiqué à l’encadré 1. L’IDE est supposé augmenter progressivement sur la période de projection eu fait des rigidités structurelles. Selon les projections, les entrées nettes d’IDE devraient passer de 1,5 % du PIB en 2010 à 2,9 % en 2016 puis 4,2 % en 2031.

Table 1a.:Cadre de la Viabilité de la Dette Extérieure, Scénario de base, 2008-2031 1/(En pourcentage du PIB, sauf indication contraire)
Chiffres réelsMoyenne HistoriqueEcart-typeProjections
2008200920102011201220132014201520162011-2016 Moyenne202120312017-2031 Moyenne
Dette extérieure (nominale) 1/89.481.276.773.663.160.156.553.450.445.642.4
dont: dette publique et publiquement garantie (PPG)61.953.950.649.041.340.038.136.635.136.039.6
Variation de la dette extérieure−8.6−8.2−4.6−3.1−10.5−3.1−3.5−3.1−3.0−0.4−1.1
Flux créateurs de dette identifiés−19.2−4.5−4.21.9−5.7−1.4−0.9−0.4−0.20.20.1
Déficit du compte courant hors intérêts−4.5−8.9−2.8−5.52.7−3.3−0.12.22.93.13.54.65.95.0
Déficit de la balance des biens et services−7.5−11.8−7.3−7.8−5.1−2.1−1.3−0.6−0.3−1.3−6.5
Exportations48.750.951.551.648.445.945.044.543.644.745.1
Importations41.239.044.143.843.343.843.743.843.343.438.5
Transferts courants nets (négatifs = entrée)1.40.41.92.51.12.62.52.32.22.12.14.010.96.1
dont: transfers officiels−1.1−2.2−0.80.0−0.1−0.1−0.1−0.1−0.1−0.1−0.2
Autres flux du compte courant (négatifs = entrée nette)1.62.52.61.92.51.92.01.61.71.91.5
Investissements directs étrangers, net (négatifs = entrée de capital)−1.9−1.7−1.5−1.80.4−1.5−1.5−2.0−2.2−2.6−2.9−3.3−4.2−3.6
Dynamiques endogènes de la dette 2/−12.86.10.16.6−4.0−1.6−1.6−0.9−0.8−1.1−1.5
Contribution du taux d'intérêt nominal2.62.11.82.31.61.91.72.01.81.10.5
Contribution de la croissance du PIB réel−1.9−3.5−1.94.3−5.6−3.6−3.3−2.9−2.6−2.1−2.0
Contribution des variations de prix et des taux de change−13.47.50.3
Résiduel (3-4) 3/10.5−3.7−0.4−5.0−4.8−1.6−2.6−2.7−2.8−0.6−1.2
dont: financement exceptionnel−1.1−5.3−2.6−0.10.00.00.00.00.00.00.0
VA de la dette extérieure 4/72.770.360.957.654.149.144.432.926.1
En pourcentage des exportations141.2136.3125.7125.4120.1110.4101.773.558.0
VA de la dette extérieure PPG46.645.739.037.535.632.229.023.323.3
En pourcentage des exportations90.688.580.681.879.272.566.652.151.7
En pourcentage des recettes budgétaires243.3328.5219.3197.4182.0160.6143.1109.4103.4
Ratio du service de la dette/ exportations (en pourcentage)7.2−4.3−0.26.01.62.33.29.48.72.40.9
Ratio du service de la dette PPG/ exportations (en pourcentage)8.44.63.65.92.22.93.610.010.04.12.7
Ratio du service de la dette PPG / recettes budgétaires (en pourcentage)21.612.39.521.75.97.18.222.321.68.55.4
Besoins de financement brut (en Milliards de dollars EU)0.4−1.80.00.60.81.31.62.52.52.02.6
Déficit du compte courant hors intérêt stabilisant la dette en point de PIB4.2−0.71.7−0.210.45.26.46.26.55.06.9
Hypothèses clés macroéconomiques
Taux de croissance du PIB réel (en pourcent)2.33.82.41.11.7−5.88.56.06.05.55.24.25.05.05.0
Variation du déflateur du PIB exprimée en dollar EU (en pourcent)15.9−7.8−0.37.38.611.12.41.11.32.02.33.32.13.12.2
Taux d'intérêt effectif (en pourcent)5/3.12.22.33.61.33.22.43.33.03.83.63.22.51.22.1
Croissance des exportations de biens et services exprimées en dollar EU (en pourcent)20.9−0.13.211.29.64.84.31.65.26.35.64.67.08.27.5
Croissance des importations de biens et services exprimées en dollar EU (en pourcent)16.5−9.415.411.811.13.710.18.37.17.96.47.35.46.76.5
Elément don des nouveaux emprunts du secteur public (en pourcent)48.248.250.150.150.150.149.450.150.150.1
Recettes publiques (à l'exclusion des dons, en pourcentage du PIB)18.918.919.213.917.819.019.620.120.321.322.521.6
Apports d'aide (en Milliards de dollars EU) 7/0.40.10.10.20.20.80.81.71.82.44.2
dont: les dons0.40.10.10.00.10.30.30.30.40.51.0
dont: les prêts concessionels0.00.00.00.10.10.50.51.41.51.93.1
Financement équivalent en don (en pourcentage du PIB) 8/0.50.62.01.93.33.33.12.73.0
Financement équivalent en don (en pourcentage du financement extérieur) 8/61.065.466.568.258.959.159.761.660.1
Pour mémoire:
PIB nominal (en Milliards de dollars EU)23.522.523.024.026.728.630.733.035.550.1102.3
Croissance du PIB nominal en dollars EU18.6−4.32.14.611.17.27.37.67.67.67.28.37.3
VA de la dette extérieure PPG (en Milliards de dollars EU)10.711.010.410.710.910.610.311.723.8
(VAt-VAt-1)/PIBt-1 (en pourcent)1.5−2.71.20.7−0.9−1.0−0.21.31.51.4
Source: Simulations des fonctionnaires du FMI.

Comprend la dette extérieure des secteurs public et privé.

Dérivé de [r - g - r(1+g)]/(1+g+r+gr) multiplié par les ratios de dette antérieurs, où r = taux d’intérêt nominal; g = taux de croissance du PIB réel, et r = taux de croissance du déflateur du PIB (exprimé en dollars EU).

Inclut les financement exceptionnels (tels que les variations d’arriérés et d’allègement de la dette); variation des avoirs extérieurs bruts; et ajustements de valeur. Pour les projections, la contribution des variations de prix et des taux de change est aussi incluse.

La VA de la dette du secteur privée est supposée être égale à sa valeur nominale.

Paiement d’intérêts de l’année courante divisés par l’encours de la dette de la période précédente.

Moyennes historiques et écarts-types sont le plus souvent déterminés sur une période de 10 ans en fonction de la disponibilité des données.

Définis comme dons, prêts concessionnels et allègement de dette

Le financement équivalent en don inclut les dons accordés directement aux gouvernements et au travers des nouveaux emprunts (c’est à dire la différence entre la valeur nominale et la VA).

Source: Simulations des fonctionnaires du FMI.

Comprend la dette extérieure des secteurs public et privé.

Dérivé de [r - g - r(1+g)]/(1+g+r+gr) multiplié par les ratios de dette antérieurs, où r = taux d’intérêt nominal; g = taux de croissance du PIB réel, et r = taux de croissance du déflateur du PIB (exprimé en dollars EU).

Inclut les financement exceptionnels (tels que les variations d’arriérés et d’allègement de la dette); variation des avoirs extérieurs bruts; et ajustements de valeur. Pour les projections, la contribution des variations de prix et des taux de change est aussi incluse.

La VA de la dette du secteur privée est supposée être égale à sa valeur nominale.

Paiement d’intérêts de l’année courante divisés par l’encours de la dette de la période précédente.

Moyennes historiques et écarts-types sont le plus souvent déterminés sur une période de 10 ans en fonction de la disponibilité des données.

Définis comme dons, prêts concessionnels et allègement de dette

Le financement équivalent en don inclut les dons accordés directement aux gouvernements et au travers des nouveaux emprunts (c’est à dire la différence entre la valeur nominale et la VA).

Graphique 1.Scénarios Alternatifs, 2011-2031 1/

Sources: Les données des autorités des pays; et projections et estimations des fonctionnaires du FMI.

1/ Le test de résilience le plus extrême est celui qui génère le ratio d’endettement le plus élevé en 2021. Le test dans le graphique b., celui du choc de d épréciation ponctuelle; dans le graphique c., celui du choc d’exportation; dans le graphique d., celui du choc de dé préciation ponctuelle, dans le graphique e., celui du choc d’exportation, et dans le graphique f., celui du choc d é pré ciation ponctuelle.

6. Les ratios du service de la dette restent inférieurs à leurs objectifs indicatifs en raison du niveau élevé des exportations et des recettes ainsi que de l’abaissement du service de la dette qui serait consécutif à la conclusion d’un nouvel accord avec le Club de Paris. Toutefois, ils augmentent légèrement par rapport à leurs niveaux actuels avant de se stabiliser à leurs niveaux à long terme. La dynamique des ratios du service de la dette dénote trois facteurs: (i) la fin de la période de consolidation du nouvel accord avec le Club de Paris et l’augmentation du service de la dette qui suivra après 2014; (ii) le profil du service de la dette émise sur le marché des Euro bonds qui commence à augmenter en 2012 et pour plusieurs années; et (iii) le début des paiements relatifs au service de la dette liée au prêt d’urgence accordé par la France en 2011.

7. Les tests de résistance6montrent, dans le scénario de référence, que les perspectives de la dette extérieure s’accompagnent d’importantes vulnérabilités (Tableau 1b, graphique 1). Les tests donnent des niveaux d’endettement et du service de la dette élevés, comparés au scénario de référence. La Côte d’Ivoire est très sensible à une dévaluation ponctuelle de 30 % en 2012; ce choc relèverait les ratios VA de la dette/PIB, VA de la dette/recettes et service de la dette/recettes publiques par rapport au scénario de référence de 10, 44 et 3 points de pourcentage respectivement à la fin de la période de projection. Si les flux non générateurs d’endettement (transferts/dons) était inférieure d’un écart-type en 2012-13, le ratio VA de la dette/exportations serait supérieur de 7 points de pourcentage à sa valeur de référence à la fin de la période de projection.

Table 1b.:Analyse de Sensibilité pour les indicateurs fondamentaux de la dette publique et publiquement garantie, 2011-2031(En pourcentage)
Projections
20112012201320142015201620212031
Ratio de la VAN/PIB
Scénario de Référence4639383632292323
A. Scénarios alternatifs
A1. Croissance des variables clé revenant à leur moyenne historique de 2008 à 2028 1/4645474948485469
A2. Obtention de financement du secteur public à des conditions moins favorables de 2008 à 2028 2/4639383735333440
B. Tests de Résilience
B1. Croissance du PIB réel revenant à sa moyenne historique moins un écart-type en 2009-20104641403835312525
B2. Croissance des exportations revenant à leur moyenne historique moins un écart-type en 2009-2010 3/4640393733302423
B3. Déflateur du PIB (estimé en dollar EU) reflêtant sa moyenne historique moins un écart-type en 2009-20104643464439352828
B4. Flux nets non-créateur de dette en ligne avec leurs moyenne historique moins un écart-type en 2009-2010 4/4641424036332624
B5. Combinaison des scenarios B1 à B4 utilisant un demi écart-type sur les chocs4645464440362928
B6. Dévaluation de 30 pourcent du taux de change en 2009 5/4655535045413233
Ratio de la VAN/ exportations
Scénario de Référence8981827972675252
A. Scénarios alternatifs
A1. Croissance des variables clé revenant à leur moyenne historique de 2008 à 2028 1/8993103108109111121152
A2. Obtention de financement du secteur public à des conditions moins favorables de 2008 à 2028 2/8981838279777690
B. Tests de Résilience
B1. Croissance du PIB réel revenant à sa moyenne historique moins un écart-type en 2009-20108980817972665151
B2. Croissance des exportations revenant à leur moyenne historique moins un écart-type en 2009-2010 3/8984878477715553
B3. Déflateur du PIB (estimé en dollar EU) reflêtant sa moyenne historique moins un écart-type en 2009-20108980817972665151
B4. Flux nets non-créateur de dette en ligne avec leurs moyenne historique moins un écart-type en 2009-2010 4/8985928982765954
B5. Combinaison des scenarios B1 à B4 utilisant un demi écart-type sur les chocs8981797670645049
B6. Dévaluation de 30 pourcent du taux de change en 2009 5/8980817972665151
Ratio de la VAN/ recettes publiques
Scénario de Référence329219197182161143109103
A. Scénarios alternatifs
A1. Croissance des variables clé revenant à leur moyenne historique de 2008 à 2028 1/329254249248242238253304
A2. Obtention de financement du secteur public à des conditions moins favorables de 2008 à 2028 2/329220201189175165159180
B. Tests de Résilience
B1. Croissance du PIB réel revenant à sa moyenne historique moins un écart-type en 2009-2010329230213196173154117111
B2. Croissance des exportations revenant à leur moyenne historique moins un écart-type en 2009-2010 3/329222203187166148112104
B3. Déflateur du PIB (estimé en dollar EU) reflêtant sa moyenne historique moins un écart-type en 2009-2010329244241222196174133126
B4. Flux nets non-créateur de dette en ligne avec leurs moyenne historique moins un écart-type en 2009-2010 4/329231221204181162124109
B5. Combinaison des scenarios B1 à B4 utilisant un demi écart-type sur les chocs329250242223198176134124
B6. Dévaluation de 30 pourcent du taux de change en 2009 5/329309277255226201152145
Ratio du service de la dette/ exportations
Scénario de Référence6234101043
A. Scénarios alternatifs
A1. Croissance des variables clé revenant à leur moyenne historique de 2008 à 2028 1/6234121267
A2. Obtention de financement du secteur public à des conditions moins favorables de 2008 à 2028 2/6234101055
B. Tests de Résilience
B1. Croissance du PIB réel revenant à sa moyenne historique moins un écart-type en 2009-20106234101043
B2. Croissance des exportations revenant à leur moyenne historique moins un écart-type en 2009-2010 3/6234101043
B3. Déflateur du PIB (estimé en dollar EU) reflêtant sa moyenne historique moins un écart-type en 2009-20106234101043
B4. Flux nets non-créateur de dette en ligne avec leurs moyenne historique moins un écart-type en 2009-2010 4/6234101043
B5. Combinaison des scenarios B1 à B4 utilisant un demi écart-type sur les chocs62339943
B6. Dévaluation de 30 pourcent du taux de change en 2009 5/6234101043
Ratio du service de la dette/ recettes publiques
Scénario de Référence22678222295
A. Scénarios alternatifs
A1. Croissance des variables clé revenant à leur moyenne historique de 2008 à 2028 1/22681026261214
A2. Obtention de financement du secteur public à des conditions moins favorables de 2008 à 2028 2/2267823221110
B. Tests de Résilience
B1. Croissance du PIB réel revenant à sa moyenne historique moins un écart-type en 2009-201022689242396
B2. Croissance des exportations revenant à leur moyenne historique moins un écart-type en 2009-2010 3/22678222295
B3. Déflateur du PIB (estimé en dollar EU) reflêtant sa moyenne historique moins un écart-type en 2009-20102279102726107
B4. Flux nets non-créateur de dette en ligne avec leurs moyenne historique moins un écart-type en 2009-2010 4/22679232296
B5. Combinaison des scenarios B1 à B4 utilisant un demi écart-type sur les chocs2279102726107
B6. Dévaluation de 30 pourcent du taux de change en 2009 5/22810123130128
Pour mémoire:
Elément don projeté du financement résiduel (financement supplémentaire par rapport au scénario de référence) 6/4646464646464646
Sources: Projections et simulations des fonctionnaires du FMI.

Les variables sont la croissance du PIB réel, du déflateur du PIB exprimé en dollar américain, le compte-courant hors intérêt (en pourcentage du PIB) et les flux non-créateurs de dette.

On suppose le taux d’intérêt sur les nouveaux emprunts est supérieur de 2 points à celui du scénario de référence; le délai de grâce et la maturité restant identiques.

On suppose que les exportations demeurent définitivement à leur niveau le plus bas, mais le compte courant revient à son niveau initial après le choc (ce qui implique un ajustement automatique compensatoire sur les importations).

Inclut les transferts officiels et privés, et les investissements directs étrangers.

La dépréciation est définie comme la diminution en pourcentage de la valeur de la monnaie locale par rapport au dollar américain, et cette diminution ne peut excéder 100 pourcent.

S’applique aux scénarios de sensibilité, sauf pour le scénario A2 (financement sous termes moins favorable) dans lequel les termes des nouveaux financements sont ceux mentionnés à la note en bas de la page 2.

Sources: Projections et simulations des fonctionnaires du FMI.

Les variables sont la croissance du PIB réel, du déflateur du PIB exprimé en dollar américain, le compte-courant hors intérêt (en pourcentage du PIB) et les flux non-créateurs de dette.

On suppose le taux d’intérêt sur les nouveaux emprunts est supérieur de 2 points à celui du scénario de référence; le délai de grâce et la maturité restant identiques.

On suppose que les exportations demeurent définitivement à leur niveau le plus bas, mais le compte courant revient à son niveau initial après le choc (ce qui implique un ajustement automatique compensatoire sur les importations).

Inclut les transferts officiels et privés, et les investissements directs étrangers.

La dépréciation est définie comme la diminution en pourcentage de la valeur de la monnaie locale par rapport au dollar américain, et cette diminution ne peut excéder 100 pourcent.

S’applique aux scénarios de sensibilité, sauf pour le scénario A2 (financement sous termes moins favorable) dans lequel les termes des nouveaux financements sont ceux mentionnés à la note en bas de la page 2.

IV. Viabilité de la Dette du Secteur Public

8. Lorsque l’analyse intègre la dette intérieure publique, les indicateurs d’endettement de la Côte d’Ivoire se dégradent légèrement mais suivent la même évolution que la dette extérieure publique (Tableau 2a, graphique 2). Dans le scénario de référence, les indicateurs généraux de la dette fléchissent à long terme, du fait de l’amélioration projetée de la situation macroéconomique. Toutefois, le recours accru au financement intérieur pourrait se révéler coûteux. La disponibilité de liquidités sur le marché régional de la dette étant faible, elle pourrait accroître les taux d’intérêt par rapport aux niveaux actuels (6,5 % sur la dette publique).

Table 2a.:Cadre d’Analyse de la Viabilité de la Dette du Secteur Public, Scenario de Base, 2008-2031(En pourcentage du PIB, sauf indication contraire)
Chiffres réelsMoyenne historiqueEcart type 5/EstimationProjections
200820092010201120122013201420152016Moyenne 2011-1620212031Moyenne 2017-31
Dette du secteur public 1/75.366.566.464.455.753.851.850.348.850.254.5
dont la part libellée en devises61.953.950.649.041.340.038.136.635.136.039.6
Variation de la dette du secteur public−0.4−8.80.0−2.0−8.7−1.9−2.0−1.5−1.50.6−0.6
Flux créateurs de dette identifiés−3.0−7.6−1.03.6−1.6−0.3−0.9−1.0−1.00.4−2.4
Déficit primaire−1.20.71.3−0.10.94.33.52.01.50.90.92.22.50.61.7
Recettes et dons20.619.519.714.118.120.020.621.121.322.323.5
dont: dons1.70.60.50.20.31.01.01.01.01.01.0
Dépenses primaires (hors intérêt)19.320.221.018.421.622.022.122.022.224.824.2
Dynamiques endogènes de la dette−0.6−3.00.4−0.5−5.1−2.3−2.4−2.0−1.9−2.0−3.1
Contribution des différentiels entre taux d'intérêt et croissance−2.4−3.1−1.34.8−4.9−2.4−2.4−1.7−1.7−1.3−1.9
dont: contribution du taux d'intérêt réel moyen−0.7−0.40.30.70.10.80.61.00.81.10.7
dont: contributiondu taux de croissance réel du PIB−1.7−2.7−1.64.1−5.0−3.2−3.0−2.7−2.5−2.4−2.6
Contribution de la dépréciation du taux de change réel1.90.11.6−5.4−0.20.10.0−0.2−0.2
Autres flux créateurs de dette identifiés−1.2−5.3−2.6−0.10.00.00.00.00.00.00.0
Recettes de privatisation (négatives)−0.10.00.00.00.00.00.00.00.00.00.0
Reconnaissance de passifs éventuels ou implicites0.00.00.00.00.00.00.00.00.00.00.0
Allègement de dette (PPTE et autres allègement)−1.1−5.3−2.6−0.10.00.00.00.00.00.00.0
Autres (spécifier, ex: recapapitalisation bancaire)0.00.00.00.00.00.00.00.00.00.00.0
Résiduel, incluant des variations d'actif2.6−1.20.9−5.7−7.1−1.6−1.1−0.5−0.50.21.8
Autres Undicateurs de Soutenabilité
VAN de la dette du secteur public13.412.662.461.153.551.349.345.942.837.538.2
dont: la part libellée en devises0.00.046.645.739.037.535.632.229.023.323.3
dont: la dette extérieure46.645.739.037.535.632.229.023.323.3
VAN des passifs éventuels (exclus de la dette du secteur public)
Besoin de financement brut 2/3.53.64.28.65.44.13.86.16.05.12.7
Ratio de la VAN de la dette publique/ recettes budgétaires, incluant les dons (en po65.264.7316.9433.2295.1256.4239.5217.9200.8168.2162.2
Ratio de la VAN de la dette publique/ recettes budgétaires, excluant les dons (en po71.166.7325.7439.5300.4270.0251.9228.9210.7176.1169.4
dont: la dette extérieure 3/243.3328.5219.3197.4182.0160.6143.1109.4103.4
Ratio du service de la dette publique/ recettes budgétaires, incluant les dons (en pou22.914.914.630.610.810.611.424.824.111.78.6
Ratio du service de la dette publique/ recettes budgétaires, excluant les dons (en po25.015.315.031.011.011.112.026.025.312.29.0
Déficit primaire stabilisant la dette en point de PIB−0.99.51.46.312.13.93.52.42.41.81.3
Hypothèses clés macroéconomiques et budgétaires
Croissance du PIB réel (en pourcent)2.33.82.41.11.7−5.88.56.06.05.55.24.25.05.05.0
Taux d'intérêt nominal moyen de la dette publique intérieure (en pourcent)2.00.80.81.70.62.01.02.11.83.02.72.11.60.91.4
Taux d'intérêt réel moyen de la dette intérieure (en pourcent)−1.63.02.90.81.90.81.43.73.73.93.62.93.72.73.7
Dépréciation du taux de change réelle (en pourcent, + = dépréciation)3.00.23.1−3.29.5−9.9
Taux d'inflation (déflateur du PIB, en pourcent)8.00.01.93.22.44.32.51.92.12.02.32.52.13.12.2
Croissance des dépenses primaires réelles (application du déflateur du PIB, en pour0.00.10.10.00.1−0.20.30.10.10.10.10.10.10.10.1
Elément don des nouveaux emprunts extérieurs (en pourcent)48.248.250.150.150.150.149.450.150.1
Sources: Les autorités des pays; et estimations et projections des fonctionnaires du FMI.

Indiquer le champ d’application des données sur le secteur public (si les données couvrent par exemple l’ensemble des administrations publiques ou le secteur public non financier). Préciser aussi s’il s’agit de la dette publique nette ou brute.

Le besoin de financement brut est égal au déficit primaire plus le service de la dette plus l’encours de dette à court terme à la fin de la dernière période.

Recettes budgétaires hors dons.

Le service de la dette est égal à la somme des paiements d’intérêts et d’amortissements de la dette à moyen et long terme.

Moyennes historiques et écarts-type sont normalement calculés sur les 10 dernières années en fonction de la disponibilité des données.

Sources: Les autorités des pays; et estimations et projections des fonctionnaires du FMI.

Indiquer le champ d’application des données sur le secteur public (si les données couvrent par exemple l’ensemble des administrations publiques ou le secteur public non financier). Préciser aussi s’il s’agit de la dette publique nette ou brute.

Le besoin de financement brut est égal au déficit primaire plus le service de la dette plus l’encours de dette à court terme à la fin de la dernière période.

Recettes budgétaires hors dons.

Le service de la dette est égal à la somme des paiements d’intérêts et d’amortissements de la dette à moyen et long terme.

Moyennes historiques et écarts-type sont normalement calculés sur les 10 dernières années en fonction de la disponibilité des données.

Graphique 2.Cote d’Ivoire: Indicateurs d’Endettement Public Générés par les Scénarios Alternatifs, 2011-2031 1/

Sources: Les données des autorités des pays; et projections et estimations des fonctionnaires du FMI.

1/ Le test de résilience le plus extrême est celui qui génère le ratio d’endettement le plus élevé en 2021.

2/ Les recettes budgétaires incluent les dons.

9. L’endettement public est sensible aux chocs (Tableau 2b, graphique 2). Une baisse de la croissance du PIB serait le choc qui engendrerait le plus de conséquences. Ce résultat tient à la conjonction de la baisse du PIB nominal, de la hausse de l’encours de la dette et du service de la dette.

Table 2b.:Analyse de Sensibilité des Principaux Indicateurs de la Dette Publique 2011-2031
Projections
20112012201320142015201620212031
Ratio de la VA/ PIB
Scénario de Référence6153514946433738
A. Scénarios alternatifs
A1. Croissance du PIB réel et solde primaire budgétaire revenant à leur moyenne historique6155545351484357
A2. Solde primaire demeurant inchangé à partir de 20086154535352505060
A3. Plus faible croissance du PIB de façon permanente 1/6154525047444149
A4. Autre Simulation:[inscrire le titre]6149464441382615
B. Tests de Résilience
B1. Croissance du PIB réel revenant à sa moyenne historique moins 1 écart-type en 2009-20106159636260586073
B2. Solde primaire reflêtant sa moyenne historique moins 1 écart type en 2009-20106152494744413637
B3. Combinaison des scénarios B1-B2 en utilisant un demi écart-type sur les chocs6156555553515366
B4. Dépréciation réelle de 30 pourcent du taux de change en 20096172696560544237
B5. Augmentation de 10 pourcent des flux créateurs de dette en 20096160575551484140
Ratio de la VA/ recettes publiques 2/
Scénario de Référence433295256240218201168162
A. Scénarios alternatifs
A1. Croissance du PIB réel et solde primaire budgétaire revenant à leur moyenne historique433303268256239225187229
A2. Solde primaire demeurant inchangé à partir de 2008433298266257244236222254
A3. Plus faible croissance du PIB de façon permanente 1/433296259243223207184208
A4. Autre Simulation:[inscrire le titre]43118517816915814810259
B. Tests de Résilience
B1. Croissance du PIB réel revenant à sa moyenne historique moins 1 écart-type en 2009-2010433327311301284272268307
B2. Solde primaire reflêtant sa moyenne historique moins 1 écart type en 2009-2010433286245229208191161158
B3. Combinaison des scénarios B1-B2 en utilisant un demi écart-type sur les chocs433307275266250240238279
B4. Dépréciation réelle de 30 pourcent du taux de change en 2009433398343318283256188156
B5. Augmentation de 10 pourcent des flux créateurs de dette en 2009433330287267243225186172
Ratio du service de la dette/ recettes publiques 2/
Scénario de Référence311111112524129
A. Scénarios alternatifs
A1. Croissance du PIB réel et solde primaire budgétaire revenant à leur moyenne historique3112111228281411
A2. Solde primaire demeurant inchangé à partir de 20083111111226261514
A3. Plus faible croissance du PIB de façon permanente 1/3111111225251311
A4. Autre Simulation:[inscrire le titre]31899181774
B. Tests de Résilience
B1. Croissance du PIB réel revenant à sa moyenne historique moins 1 écart-type en 2009-20103112121430301817
B2. Solde primaire reflêtant sa moyenne historique moins 1 écart type en 2009-2010311110112423118
B3. Combinaison des scénarios B1-B2 en utilisant un demi écart-type sur les chocs3112121227271716
B4. Dépréciation réelle de 30 pourcent du taux de change en 20093112141534341712
B5. Augmentation de 10 pourcent des flux créateurs de dette en 2009311112142726129
Sources: Les données des autorités des pays; et projections et estimations des fonctionnaires du FMI.

On suppose que la croissance du PIB réel correspond au scénario de référence moins un écart-type divisé par la racine carrée de 20 (soit le nombre d’années de projection).

Les recettes budgétaires incluent les dons.

Sources: Les données des autorités des pays; et projections et estimations des fonctionnaires du FMI.

On suppose que la croissance du PIB réel correspond au scénario de référence moins un écart-type divisé par la racine carrée de 20 (soit le nombre d’années de projection).

Les recettes budgétaires incluent les dons.

V. Viabilité de la Dette Extérieure Sous Les Autres Scénarios, Intégrant un Complément D’allègement de Dette

A. Hypothèses des autres scénarios

10. Les services du FMI et de la Banque ont envisagé trois autres scénarios: le premier, un scénario de base assorti d’un autre dosage de nouveaux financements (scénario de base corrigé); le second, comportant un allègement au titre des initiatives PPTE et IADM; le troisième, intégrant outre le dispositif PPTE/IADM, des allègements bilatéraux, outre le dispositif PPTE/IADM7. La comparaison du scénario corrigé et des deux autres scénarios montre clairement l’impact de l’allègement de dette en éliminant l’influence de la modification de la composition des financements (par rapport au scénario de référence initial) sur les ratios de la dette. Le point d’achèvement de l’initiative PPTE devrait être atteint au troisième trimestre 2012 pour autant que la Côte d’Ivoire garde de bons antécédents de politique macroéconomique, ait conclu un nouvel accord FEC d’ici la fin 2011 et maintienne le cap des réformes structurelles programmées.

11. Les autres scénarios tablent sur un niveau de nouveaux emprunts identique à celui du scénario de référence mais sur des ressources concessionnelles disponibles à une échelle beaucoup plus réduite. Dans le scénario de référence, le niveau d’accès à des financements concessionnels est supposé relativement élevé parce que, sans l’allègement de dette escompté au moment où elle atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE, la Côte d’Ivoire n’aurait pas la capacité de service de la dette requise pour mobiliser des ressources non concessionnelles. Mais dans les autres scénarios, l’allègement de dette au point d’achèvement donnerait à la Côte d’Ivoire la marge de manœuvre nécessaire pour mobiliser un surcroît de ressources, non concessionnelles notamment, pour couvrir ses importants besoins d’investissement. Les autres scénarios prévoient par conséquent un niveau beaucoup plus réduit de prêts concessionnels et un recours croissant à des financements non concessionnels à partir de 2013, assortis d’échéances (6 ans) et de différés (1 an) plus courts et de taux d’intérêt plus élevés8. Dans le même temps, la croissance soutenue projetée sur les prochaines années porterait la Côte d’Ivoire dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire; de ce fait, les conditions des prêts de l’IDA se durciraient (ramenant surtout leur échéance de 40 à 20 ans). En effet, l’amélioration attendue de l’endettement après l’allègement de dette au point d’achèvement renforcerait la capacité de la Côte d’Ivoire à mobiliser des ressources suffisantes (y compris non concessionnelles) pour financer ses gros besoins d’investissement et de rendre donc plus certaine, la réalisation du taux de croissance projeté.

B. Effets des autres scénarios sur la viabilité de la dette ivoirienne

12. La situation de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire serait considérablement améliorée si le pays bénéficiait de l’allègement au titre des dispositifs PPTE et IADM (graphique 3). Les ratios de l’encours de la dette diminueraient immédiatement et seraient maintenus sous leurs seuils critiques, malgré d’importants prêts commerciaux9.

Graphique 3.Côte d’Ivoire: Indicateurs d’ Endettement Extérieur Générés par les Scénarios Alternatifs, 2011-2031 1/

Sources: Projections et simulations des fonctionnaires du FMI.

13. La situation de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire s’améliorerait davantage si elle obtenait des allègements bilatéraux, outre le bénéfice du dispositif PPTE. À moyen terme, tous les ratios de l’encours et du service de la dette seraient fortement abaissés par rapport au seul allègement PPTE et IADM et aucun ratio ne franchirait le seuil y afférent. À long terme, les ratios seraient comparables dans tous les autres scénarios.

VI. Gestion de la Dette Publique

14. Les autorités ivoiriennes ont demandé l’appui du FMI et de la Banque mondiale pour élaborer une stratégie de gestion de la dette publique. Cette stratégie tiendrait compte des budgets à moyen terme établis ou en préparation dans différents secteurs (éducation, santé, agriculture et transports).

VII. Conclusions

15. Au titre du service de la dette malgré les améliorations de la position d’endettement du pays depuis le point de décision. Dans le scénario de référence de l’analyse de viabilité de la dette extérieure (AVD), les ratios VA de la dette/PIB, VA de la dette/exportations et VA de la dette/recettes publiques devraient rester au-dessus de leurs seuils indicatifs au cours des années à venir avant de passer sous ces seuils sur la période de projection. Les tests de résistance signalent des facteurs de vulnérabilité de l’endettement extérieur qui entraînent des dépassements persistants des seuils pour certains indicateurs. Toutefois, les indicateurs du service de la dette sont en-dessous de leurs seuils indicatifs dans le scénario de référence, bien qu’il faille s’attendre à ce qu’ils augmentent à moyen terme. La prise en compte de la dette intérieure ne modifie pas l’AVD, bien qu’elle relève légèrement le niveau des indicateurs de la dette.

16. La viabilité de la dette extérieure ivoirienne peut être réalisée par l’obtention d’un allègement et la mise en œuvre de politiques macroéconomiques saines. Un allègement au titre de l’initiative PPTE, de l’IADM et à titre bilatéral au-delà du dispositif PPTE, améliore considérablement l’endettement extérieur de la Côte d’Ivoire à court et moyen terme. Il ouvre aussi au pays l’accès à quelques financements non concessionnels, accroît sa capacité à faire face à ses besoins significatifs d’investissement public et améliore ses perspectives de croissance. Mais l’augmentation projetée du service de la dette, immédiatement après le passage du point d’achèvement, souligne la nécessité d’une gestion de trésorerie rigoureuse dans le cadre de l’exécution budgétaire et d’une meilleure gestion de la dette, afin d’éviter l’accumulation de nouveaux arriérés de paiement et de garantir le financement continu des programmes essentiels pour la croissance et la réduction de la pauvreté. La Côte d’Ivoire reste vulnérable à divers chocs macroéconomiques. Ceci montre combien il importe que les autorités ivoiriennes prennent des mesures propices à une croissance forte, au développement des exportations, à de bons résultats d’exécution budgétaire et à une gestion prudente de la dette.

17. Les autorités ivoiriennes se félicitent d’avoir eu l’occasion de contribuer à l’AVD10. Elles ont fait part de leurs préoccupations quant à l’aptitude du pays à mobiliser et absorber les ressources extérieures nécessaires pour réaliser les investissements massifs qui s’imposent pour atteindre les objectifs de croissance de la Côte d’Ivoire. Elles considèrent l’AVD comme un outil pertinent de repérage des défis auxquels la Côte d’Ivoire sera sans doute confrontée après avoir atteint le point d’achèvement à savoir, l’augmentation du service de la dette et les flux d’investissement et les flux financiers massifs qui seront nécessaires pour soutenir la croissance projetée.

1L’AVD a été préparée conjointement par les services du FMI et de la Banque mondiale, en collaboration avec les autorités ivoiriennes. L’exercice budgétaire de la Côte d’Ivoire va de janvier à décembre.
2La précédente AVD peut être consultée via ce lien: www.imf.org/external/pubs/cat/longres.aspx?sk=25069.0
3L’AVD figurant dans le présent document repose sur le cadre d’analyse normalisé de la dette des pays à faible revenu. Dans le classement EPIN (Évaluation des politiques et institutions nationales) la Côte d’Ivoire se classe parmi les pays à faibles résultats, avec une note moyenne de 2,72 en 2008-10; l’AVD utilise les paramètres des seuils indicatifs pour les pays de cette catégorie. Voir Debt Sustainability in Low-Income Countries: Proposal for an Operational Framework and Policy implications www.imf.org/external/np/pdr/sustain/2004/020304.htm et IDA/SECM2004/0035, 2/3/04; Debt Sustainability in Low-Income Countries: Further Considerations on an Operational Framework, Policy Implications www.imf.org/external/np/pdr/sustain/2004/091004.htm et IDA/SECM2004/0629, 9/10/04; A Review of Some Aspects of the Low-Income Country Debt Sustainability Frameworkwww.imf.org/external/np/pp/eng/2009/080509a.pdf et Staff Guidance Note on the Application of the Joint Bank-Fund Debt Sustainability Framework for Low-Income Countries www.imf.org/external/np/pp/eng/2010/012210.pdf).
4Côte d’Ivoire Rapport des services du FMI sur les consultations de 2011 au titre de l’article IV et demandes d’accord au titre de la facilité élargie de crédit et d’aide intérimaire au titre de l’initiative PPTE. (www.imf.org)
5Ces hypothèses de croissance à moyen terme sont différentes de celles de l’AVD effectuée au point de décision de l’initiative PPTE en mars 2009 (www.imf.org/external/pubs/cat/longres.cfm?sk=23033.0).
6L’analyse de sensibilité des facteurs de vulnérabilité de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire a notamment consisté à établir les variables macroéconomiques à leurs niveaux historiques. Toutefois, compte tenu des distorsions des tendances induites par le conflit armé, l’analyse se fonde sur les moyennes régionales et les écarts-types pour tous les indicateurs pertinents. Outre le scénario historique, l’analyse de sensibilité intègre des tests normalisés pour les nouveaux emprunts publics à des conditions moins favorables, une dépréciation nominale ponctuelle de 30 % du franc CFA en 2012, et la diminution des transferts officiels et privés, de la croissance du PIB, du déflateur du PIB et des exportations.
7Consentis par les créanciers bilatéraux officiels dont l’essentiel des créances est détenu par l’Agence française de développement (AFD). Les allègements projetés reposent sur le traitement accordé dans d’autres cas de passage du point d’achèvement de l’initiative PPTE. En ce qui concerne l’AFD, on suppose que l’allègement accordé sur l’APD post-date butoir est sous forme d’aides au développement dans le cadre de C2D (contrats de désendettement et de développement). Avec ce traitement, la Côte d’Ivoire continuerait d’assurer le service de sa dette selon l’échéancier convenu, qui lui serait ensuite ristourné sous forme de dons à allouer à des projets de développement. Il est supposé que l’encours de la dette rééchelonnable soit amorti sur 15 ans par tranches d’égal montant.
8L’élément don des nouveaux prêts est négatif dans les autres scénarios (Graphique 3a), le taux d’intérêt des crédits commerciaux (8 %) étant supérieur au taux d’escompte (4 %).
9Bien que le scénario de référence table exclusivement sur des prêts concessionnels, les ratios d’endettement, sous ce scénario, se situent au-dessus de ceux des autres scénarios sur le long terme, car avec les échéances plus longues et des différés d’amortissement du scénario de référence, le remboursement des nouveaux prêts démarre beaucoup plus tard.
10Les résultats préliminaires ont été examinés avec les autorités à Abidjan en septembre 2011. Les services du FMI, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement ont pris par à ces discussions.

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