La planète reste aux prises avec la pandémie de COVID-19 et avec une accélération apparente des changements climatiques, qui toutes deux soulignent la nécessité de renforcer la coopération et le dialogue à l’échelle mondiale. Les solutions à ces défis mondiaux doivent mobiliser tous les pays et toutes les régions, surtout l’Afrique subsaharienne, qui possède la population la moins vaccinée au monde, un potentiel très prometteur en matière d’énergies renouvelables et des écosystèmes critiques. La croissance de l’Afrique subsaharienne devrait s’établir à 3,7 % en 2021 puis à 3,8 % en 2022. Cette reprise suit la forte contraction observée en 2020 et est la bienvenue, mais elle reste la plus lente parmi toutes les régions. En particulier, les perspectives économiques présentent des divergences à trois niveaux : entre l’Afrique subsaharienne et les autres régions, au sein de l’Afrique subsaharienne et au sein des pays d’Afrique subsaharienne. Ces divergences tiennent à des campagnes de vaccination plus lentes, à un espace budgétaire plus restreint et à des disparités régionales sur le plan de la résilience. Les perspectives demeurent extrêmement incertaines et risquent d’être révisées à la baisse. La reprise dépend notamment du rythme de la pandémie mondiale et de la campagne de vaccination dans la région, ainsi que de la hausse des prix des denrées alimentaires, et est aussi exposée aux perturbations de l’activité mondiale et des marchés financiers. Le potentiel de l’Afrique subsaharienne reste intact. La région se trouve à un moment critique pour opérer des réformes audacieuses et porteuses de transformations afin d’exploiter ce potentiel.
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