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Gros plan sur les régions

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
October 2018
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Voyage en Indonésie

Travailler ensemble à un objectif commun

L’Assemblée annuelle du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale se tiendra à Bali en octobre 2018. Cette assemblée est une occasion exceptionnelle pour l’Indonésie et l’Asie de faire connaître leurs réussites et de fournir des enseignements aux autres pays. L’Indonésie et ses partenaires de l’ASEAN ont réussi à créer des classes moyennes dynamiques, ouvrant ainsi la voie à une augmentation du niveau de vie de millions de personnes. En réalisant une croissance vigoureuse au cours des vingt dernières années, ces pays sont aussi devenus des moteurs importants de l’économie mondiale.

Christine Lagarde, directrice générale du FMI, au temple de Borobudur (page de gauche) ; rencontre avec le président Jokowi (en haut à gauche) ; visite du stand « Indonésie » aux Réunions de printemps 2018 (en bas à droite).

Gros plan sur les régions: Asie et Pacifique

Explorer les connexions et la coopération dans la région

Vingtième Anniversaire Du Bureau RéGional Asie Et Pacifique

Plus de 400 personnes, dont les gouverneurs des banques centrales de Mongolie et du Népal, ont assisté aux célébrations du 20e anniversaire du bureau régional Asie et Pacifique, organisées conjointement par le FMI et le ministère japonais des Finances en novembre à Tokyo.

Semblable à une réunion du bureau régional, la réception a réuni d’anciens directeurs du bureau, dont le tout premier d’entre eux, Kunio Saito, des membres du personnel ayant fait le voyage depuis l’étranger et d’anciens collaborateurs du FMI, qui ont tous beaucoup travaillé pour ouvrir le bureau à Tokyo en 1997. Le vice-premier ministre japonais, Taro Aso, et le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, ont prononcé des discours célébrant l’événement.

Dans son discours liminaire, Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a évoqué les gakuensai japonais, ces festivals universitaires extrêmement populaires organisés par les étudiants, qui sont « tournés vers l’avenir » et « fermement ancrés dans le partage des expériences », une description qui s’applique également au partenariat entre le Japon et le FMI.

Une séance de discussion ouverte, en présence de la directrice générale, a rassemblé plus de 60 bénéficiaires du programme de bourses d’études Japon–FMI pour l’Asie, qui ont cherché à connaître l’avis du FMI sur les risques pesant sur la croissance en Asie. Ce programme est financé par le ministère japonais des Finances et géré par le bureau régional Asie et Pacifique.

Le bureau régional Asie et Pacifique renforcera la présence du FMI dans la région en continuant de gérer le programme de bourses d’études Japon–FMI pour l’Asie, en organisant des séminaires de renforcement des capacités dans la région et en développant sur place les liens entre le FMI et les instances régionales, comme la Coopération économique Asie–Pacifique (APEC) et l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN).

La Nouvelle Route De La Soie

L’initiative « Une ceinture, une route », ou la Nouvelle Route de la soie (NRS), lancée par la Chine en 2013, vise à favoriser la connectivité, la coopération dans le domaine des infrastructures, du commerce et de la finance, et les échanges entre les peuples en reliant l’Asie à l’Europe et à l’Afrique via le Moyen-Orient et à l’Amérique latine en traversant l’océan Pacifique. Organisé par la Chine en mai 2017, le forum de haut niveau de la NRS pour la coopération internationale a présenté la feuille de route de l’initiative. La NRS devrait lever d’importants financements provenant de la Chine, mais aussi d’autres investisseurs, notamment privés, pour soutenir le développement et améliorer les perspectives de croissance.

En avril 2018, une conférence de haut niveau sur les cadres macroéconomiques et financiers de mise en oeuvre de la NRS a porté sur les moyens de tirer pleinement parti des possibilités et des avantages qu’offre la NRS tout en assurant la viabilité de la dette et une bonne sélection des projets. Dans son allocution, Christine

Lagarde, directrice générale du FMI, a noté qu’une augmentation de l’investissement dans les infrastructures peut rendre la croissance plus inclusive, attirer davantage d’investissements directs étrangers et créer un plus grande nombre d’emplois. Par ailleurs, elle a souligné qu’il est nécessaire de bien gérer les conditions de financement dans les pays ayant une dette publique élevée afin d’éviter des accords qui pourraient créer des difficultés financières tant pour la Chine que pour ses pays partenaires. Mme Lagarde a insisté aussi sur l’importance d’un processus décisionnel transparent.

Lors de cet évènement, la directrice générale et le gouverneur de la Banque populaire de Chine, Yi Gang, ont inauguré le Centre de développement des capacités Chine–FMI (CICDC), qui collaborera avec les pays en organisant des formations, des ateliers et des sessions d’apprentissage entre pairs dans le but de promouvoir une croissance inclusive et durable. Le centre soutiendra depuis Beijing des activités tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Chine, notamment dans les pays liés à la NRS.

Gros plan sur les régions: Afrique subsaharienne

Investir dans le développement durable

Potentiel De Recettes Inexploité

Le principal défi pour l’action publique en Afrique subsaharienne est d’améliorer les niveaux de vie en réalisant les objectifs de développement durable. Les recettes intérieures constituent la source la plus fiable de financement du développement. Grâce au soutien apporté par le développement des capacités et les prêts du FMI, la région a fait d’importants progrès au cours des deux dernières décennies (graphique 1.5), mais elle peut encore mobiliser beaucoup plus de recettes intérieures.

Graphique 1.1Le dispositif mondial de sécurité financière a triplé de taille depuis 2008

Montant et type de ressources mises à disposition des pays en milliards de dollars.

Sources : Banque d’Angleterre ; sites de banques centrales ; rapports annuels des accords de financement régionaux ; estimations des services du FMI.

1 Estimations reposant sur des utilisations antérieures ou, en cas de non-utilisation, sur les tirages maximums moyens réalisés par les autres banques centrales membres du réseau. Un accord bilatéral n’est comptabilisé qu’une fois.

2 Inclut l’ensemble des accords assortis d’un plafond clairement défini et exclut les accords de l’Initiative de Chiang Mai pour la mutualisation, qui sont compris dans les accords de financement régionaux. Un accord bilatéral n’est comptabilisé qu’une fois.

3 Montants calculés à partir de la capacité de prêt et de la limite de crédit clairement définies, lorsqu’elles sont connues ; des ressources engagées ; ou de la capacité de prêt estimée à partir des limites d’accès des pays ou du capital versé.

4 Après soldes prudentiels.

5 Après déduction des soldes prudentiels, pour les pays concernés par le programme de transactions financières.

Graphique 1.2Effet de la hausse des températures sur la production réelle par habitant dans le monde

Effet d’une augmentation de 1°C de la température sur la production réelle par habitant (en pourcentage) La hausse des températures a des effets très inégaux à travers le monde et les conséquences négatives se manifestent dans les régions de la planète où vit la majeure partie de la population mondiale.

Sources : Natural Earth ; ScapeToad ; Nations Unies, base de données des Perspectives de la population mondiale, révision de 2015 ; Banque mondiale ; calculs des services du FMI.

Graphique 1.3Les inégalités diminuent à l’échelle mondiale ...

Sources : Lakner et Milanovic, 2016 ; Milanovic, 2016 ; Banque mondiale, 2016. Note : La hauteur des barres indique le niveau des inégalités mondiales mesurées par l’écart logarithmique moyen (échelle de gauche). Le coefficient de Gini mesure la distribution des revenus entre les résidents d’un pays. Un ratio de 1 (ou de 100 %) correspond au niveau maximal d’inégalités (échelle de droite).

Graphique 1.4Numérisation de l’administration publique : nombre de pays disposant de certains services numériques en 2016

Sources : Enquête des Nations Unies sur l’administration en ligne, 2016 ; Banque mondiale, 2016. Note : Les Nations Unies analysent l’utilisation des services numériques dans leurs 193 pays membres.

Graphique 1.5Afrique subsaharienne : ratio recettes fiscales/PIB

(En pourcentage du PIB)

Source : FMI, département Afrique.

D’après une étude récente du FMI, les recettes fiscales supplémentaires mobilisables par l’Afrique subsaharienne pourraient représenter jusqu’à 5 % du PIB, un chiffre nettement supérieur aux montants que la région reçoit chaque année de l’aide au développement international. Pour exploiter ce potentiel, les pays doivent poursuivre leurs efforts visant à moderniser les administrations fiscales et à élargir l’assiette de l’impôt.

Redynamiser La Croissance Par L’Investissement Privé

L’investissement privé est plus faible en Afrique subsaharienne que dans d’autres régions (graphique 1.6). Il est essentiel d’augmenter l’investissement privé intérieur et extérieur pour parvenir à une croissance inclusive et durable. Une analyse empirique montre que les niveaux actuel et anticipé de l’activité économique sont les principaux déterminants des décisions d’investissement des entreprises privées. Par ailleurs, l’amélioration du régime des faillites et du cadre réglementaire, l’approfondissement des marchés financiers et la libéralisation des échanges accroissent l’effet de la croissance sur les décisions d’investissement privé.

Graphique 1.6Pays en développement : ratio investissement privé/PIB, 2000–16

(En pourcentage du PIB)

Source : FMI, base de données des Perspectives de l’économie mondiale.

Apprentissage Par Les Pairs En Afrique Subsaharienne

Un réseau composé de six centres régionaux, couvrant toute l’Afrique subsaharienne, coordonne l’essentiel des activités de développement des capacités sur le terrain, promouvant ainsi le développement des institutions économiques et la bonne gouvernance dans la région. Ces centres assurent une coordination étroite entre les représentants des pays membres et les partenaires du développement et sont financés par les partenaires du développement, les pays membres et le FMI. Les conseils pratiques, les formations régionales et les ateliers sur les politiques à adopter sont complétés par des activités d’apprentissage par les pairs permettant aux pays de partager les meilleures pratiques et de renforcer l’intégration régionale. Le réseau a notamment organisé en 2018 les événements suivants : un atelier sur la diversification économique et la croissance, avec le gouvernement sénégalais et le Pacte avec l’Afrique du G-20 ; une conférence sur la mobilisation des recettes intérieures pour mettre fin à la dépendance à l’égard de l’aide, avec le Centre africain pour la transformation économique et le gouvernement ghanéen ; enfin, une conférence sur la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes, avec le gouvernement rwandais et l’ONU Femmes. Les moyens d’exploiter les technologies numériques au profit de la fiscalité ont constitué un autre thème de premier plan.

Gros plan sur les régions: Europe

Stabiliser et renforcer l’économie européenne

Une Capacité Budgétaire Centralisée Pour La Zone Euro

La crise de la zone euro a mis en évidence des dysfonctionnements dans l’union monétaire. Les services du FMI ont estimé qu’un approfondissement de l’intégration accroîtrait la résilience de la zone euro face aux chocs et ont formulé une proposition dans une note du FMI : créer une capacité budgétaire centralisée, qui permettrait à la zone euro de lisser tant les effets des chocs spécifiques à un pays que ceux des chocs généralisés. Il s’agirait plus précisément de mettre en place un fonds de stabilisation macroéconomique financé par des contributions nationales annuelles. Ce fonds servirait à accumuler des actifs lorsque la conjoncture est favorable et à effectuer des transferts lorsqu’elle l’est moins, et ferait office de mécanisme de capacité d’emprunt si un choc important venait à épuiser ses actifs.

Les simulations montrent que, même avec des contributions relativement faibles, un tel dispositif apporterait une stabilisation macroéconomique appréciable en cas de ralentissement de l’activité. La capacité budgétaire centralisée suppose un partage des risques entre les pays. C’est pourquoi les transferts devraient être subordonnés au respect des règles budgétaires de l’Union européenne de façon à prévenir les problèmes d’aléa moral. La note étudie aussi différentes façons d’éviter un transfert de fonds permanent et de permettre un fonctionnement du dispositif aussi automatique que possible (afin de limiter les risques de litiges lors de sa mise en œuvre), deux points importants pour que le dispositif soit acceptable sur le plan politique.

Transformer L’économie Française

Une conférence sur le thème « Transformer l’économie française et approfondir l’intégration de la zone euro » a été organisée conjointement par le Trésor français et le FMI à Paris, en février 2018. Elle a rassemblé des décideurs, des économistes et des représentants du secteur privé de premier plan pour examiner les moyens d’accroître la résilience et le potentiel de croissance de la France et de la zone euro.

Lors d’un échange avec le ministre français des Finances, Bruno Lemaire, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a souligné l’importance de mettre à profit la reprise économique actuelle pour mener un ambitieux programme de réformes, à l’échelle tant nationale qu’européenne, afin de dynamiser l’emploi et la productivité.

Débat En Allemagne

Des économistes et des décideurs de haut vol venus d’Allemagne et d’autres pays se sont réunis en janvier 2018 pour analyser des questions de politique économique lors d’une conférence organisée conjointement par le FMI et la banque fédérale d’Allemagne (la Deutsche Bundesbank). Cette conférence portait principalement sur les thèmes qui avaient suscité les débats les plus vifs : l’évolution des salaires et de l’inflation, l’orientation souhaitable de la politique budgétaire, l’excédent courant de l’Allemagne et le plan d’action pour la zone euro et l’Allemagne dans l’après-crise. Christine Lagarde, directrice générale du FMI, et Jens Weidmann, président de la Deutsche Bundesbank, ont prononcé des allocutions liminaires durant cette conférence animée, qui a offert au FMI l’occasion d’approfondir ses relations avec l’Allemagne.

Pérenniser La Reprise En Espagne

Les mesures efficaces prises par l’Espagne en réponse à la crise financière ont été le thème central de la conférence « Spain: From Recovery to Resilience », coorganisée par le FMI et la Banque d’Espagne à Madrid en avril 2018. Les participants ont confronté les enseignements qu’ils ont tirés de leur expérience et réfléchi ensemble aux politiques publiques à mettre en place pour permettre un essor économique durable et inclusif. David Lipton, premier directeur général adjoint du FMI, a prononcé un discours liminaire. Les principaux défis pour l’économie espagnole abordés lors de cette conférence concernaient le niveau élevé de la dette publique, la réforme inachevée du marché du travail et la faiblesse de la productivité et des perspectives de croissance à moyen terme. La conférence a également porté sur les moyens de renforcer encore l’architecture européenne, notamment en parachevant l’union bancaire.

Gros plan sur les régions: Moyen-Orient et Afrique du Nord

Favoriser une croissance inclusive au moyen de réformes

Quelle Action Pour Les Pays Du Moyen-Orient ?

Sept ans après le Printemps arabe, les populations de la région continuent d’aspirer à davantage d’opportunités économiques et de prospérité. Dans une région où 60 % de la population a moins de 30 ans et où 27 millions de jeunes rejoindront le marché du travail dans les cinq prochaines années, les décideurs doivent répondre à l’appel à l’action lancé à l’issue de la conférence « Opportunités pour tous », qui s’est tenue à Marrakech, en janvier 2018. Organisée par le FMI, le Fonds arabe pour le développement économique et social et le Fonds monétaire arabe, cette conférence a engagé les pays à donner la priorité aux réformes dans les domaines suivants de façon à promouvoir une croissance inclusive :

Responsabilisation: accroître la transparence, renforcer les institutions et combattre la corruption.

Concurrence: rendre le secteur privé plus dynamique en améliorant l’accès aux services financiers et la réglementation.

Technologies et échanges: tirer parti des technologies et des échanges pour produire de nouvelles sources de croissance.

Lutte contre la marginalisation: mettre en place des dispositifs solides de protection sociale et renforcer les droits des jeunes, des femmes, des populations rurales et des réfugiés.

Opportunités: améliorer l’efficience des dépenses sociales et d’investissement et rendre la fiscalité plus équitable.

Travail: investir dans le capital humain et réformer l’éducation pour préparer les travailleurs à la nouvelle économie.

Christine Lagarde, directrice générale du FMI, se rend à l’Association Amal pour les arts culinaires en faveur des femmes nécessiteuses à Marrakech.

Le Programme De RéFormes Égyptien Concourt à La Stabilisation De L’économie

La transition politique et l’instabilité régionale prolongées qu’a connues l’Égypte après 2011 ont amplifié ses problèmes structurels anciens, ce qui s’est traduit par le ralentissement de la croissance, le creusement de la dette publique et l’épuisement des réserves officielles. En 2016, afin de restaurer la stabilité macroéconomique, les autorités ont défini un programme de mesures et de réformes structurelles, soutenu par un accord élargi de trois ans au titre du mécanisme élargi de crédit du FMI, visant à renforcer la compétitivité extérieure, diminuer la dette publique et promouvoir une croissance solidaire.

Accroître la mobilisation des recettes était un élément essentiel du programme. Une évaluation diagnostique des administrations fiscales a mis en évidence les domaines à améliorer, notamment la déclaration et le paiement des impôts. L’administration fiscale égyptienne a collaboré avec le METAC (le centre régional de développement des capacités du FMI situé à Beyrouth) en vue d’appliquer de nouvelles procédures dans des bureaux pilotes. Ces expériences ont donné des résultats encourageants. Les taux de déclaration et de paiement des impôts ont été deux fois plus importants, en moyenne, dans les bureaux pilotes que dans les autres. Le gouvernement égyptien prévoit d’étendre ces réformes afin de lutter contre la fraude fiscale et la corruption.

Un an après le début du programme, les déficits extérieur et budgétaire ont diminué et la croissance s’est accélérée. Le programme de réformes des autorités a joué un rôle essentiel dans la stabilisation de la situation, notamment en atténuant les pénuries de devises, en renforçant l’aide sociale et en stimulant l’investissement privé et la croissance.

Réparer Le Secteur Financier Au Caucase Et En Asie Centrale

Depuis 2014, des chocs extérieurs, tels que la baisse des prix des produits de base et le ralentissement de l’activité chez les principaux partenaires commerciaux, ont mis en difficulté le secteur bancaire des huit pays de la région Caucase et Asie centrale (CAC) et accentué les facteurs de vulnérabilité financière : faible qualité des actifs, forte dollarisation de l’économie, prêts de complaisance et faiblesses de la réglementation et du contrôle financiers, notamment. Tous les pays de la région CAC ont pris des mesures pour contrer ces chocs, mais beaucoup reste à faire pour rétablir la solidité du secteur bancaire.

La stratégie qui sera appliquée dépendra de la santé financière des banques et supposera d’établir des priorités. Les pays où les risques d’instabilité financière demeurent élevés doivent axer leur action sur l’évaluation de la situation financière des banques et la résolution des banques qui ne sont pas viables. Les mesures adoptées devront également viser à renforcer les cadres réglementaires et prudentiels dans l’ensemble des pays du CAC, ce qui supposera en particulier : de mettre en place une structure de gouvernance établissant des fonctions gestion des risques, conformité et audit interne indépendantes ; d’instaurer un contrôle axé sur les risques et sur une base consolidée efficace ; d’adopter des cadres macroprudentiels et d’améliorer l’évaluation du risque de crédit. Soutenues avec résolution par les autorités, ces réformes permettraient au secteur bancaire de contribuer pleinement à une croissance plus vigoureuse et plus inclusive.

Gros plan sur les régions: Hémisphère occidental

S’attaquer aux défis économiques

Forum Des Caraïbes : Libérer La Croissance Tout En Renforçant La Résilience

Le Forum caribéen de haut niveau, qui s’est tenu à Kingston, en Jamaïque, en novembre 2017, est arrivé à point nommé. La région fait face à de multiples difficultés (vulnérabilités financières et budgétaires, chômage des jeunes et exposition à des catastrophes naturelles fréquentes et coûteuses) dont l’effet conjugué freine la croissance dans la région. Les participants ont analysé les moyens de concilier dette et croissance au point actuel du cycle économique et politique.

À l’issue du forum, Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a participé à la séance de discussion ouverte avec des étudiants de l’université des Indes occidentales, lors de laquelle les services du FMI ont présenté l’ouvrage Unleashing Growth and Strengthening Resilience in the Caribbean. Rassemblant les dernières études sur les pays caribéens menées au FMI, cet ouvrage analyse les déséquilibres macroéconomiques de la région et examine les obstacles structurels qui pèsent sur la compétitivité et la croissance dans ces pays où le tourisme occupe une place prépondérante.

La Jamaïque collabore étroitement avec le FMI afin de mettre en place des institutions économiques solides capables de lever certaines de ces difficultés. L’essentiel des activités menées dans ce cadre sont coordonnées par le CARTAC (le centre régional de développement des capacités du FMI situé à la Barbade).

La Stabilité Macroéconomique Du Paraguay

En mars 2018, la directrice générale s’est rendue à Asunción pour rencontrer le président paraguayen Horacio Cartes et d’autres hauts responsables, découvrir des projets à caractère social et participer à plusieurs évènements de communication. Première directrice générale du FMI à visiter le Paraguay depuis 24 ans, Christine Lagarde a souligné le caractère remarquable de la croissance économique et des progrès sociaux du pays. Les discussions ont principalement porté sur l’importance de renforcer la stabilité macroéconomique du pays, de parvenir à une croissance inclusive et de tirer parti du « dividende démographique » du pays, dont la population est relativement jeune. Le plan de développement national du Paraguay donne la priorité aux investissements dans les infrastructures, la santé et l’éducation.

Le directeur adjoint du département Hémisphère occidental du FMI, Krishna Srinivasan (à gauche), s’entretient avec le président de la Stern School of Business de l’université de NewYork, Peter Blair Henry (à droite), à l’occasion du Forum des Caraïbes, à Kingston.

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