Front Matter

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Author(s):
Dalia Hakura, Adrian Alter, Matteo Ghilardi, Rodolfo Maino, Cameron McLoughlin, and Maximilien Queyranne
Published Date:
March 2015
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    FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL

    Département Afrique

    Entretenir une croissance plus inclusive en République du Congo

    Équipe des services du FMI dirigée par Dalia Hakura et composée d’Adrian Alter, Matteo Ghilardi, Rodolfo Maino, Cameron McLoughlin et Maximilien Queyranne

    Copyright ©2014

    Fonds monétaire international

    Édition française

    Services linguistiques du FMI, section française

    Cataloging-in-Publication Data

    Joint Bank-Fund Library

    Sustaining more inclusive growth in the Republic of Congo / prepared by an IMF staff team led by Dalia Hakura and composed of Adrian Alter … [et al.]. – Washington, DC: International Monetary Fund, 2014.

    pages; cm

    • Africa Department.

    • Includes bibliographical references and index.

    • ISBN: 978-1-49830-985-1 (version imprimée, français)

    • ISBN: 978-1-48439-571-4 (version PDF, français)

    • ISBN: 978-1-49831-770-2 (version imprimée, anglais)

    1. Economic development – Congo (Brazzaville) I. Hakura, Dalia S. II. Alter, Adrian. III. International Monetary Fund. IV. International Monetary Fund. African Department. V. International Monetary Fund. Research Department. VI. International Monetary Fund. Strategy, Policy, and Review Department. VII. International Monetary Fund. Fiscal Affairs Department.

    HC980.S87 2014

    Les Documents départementaux du Département Afrique rendent compte d’études des services du FMI sur l’Afrique subsaharienne, et notamment sur les questions présentant un intérêt pour l’ensemble de la région ou pour un groupe de pays. Les opinions exprimées dans ce document n’engagent que leurs auteurs et ne correspondent pas nécessairement à celles du FMI, de son Conseil d’administration ou de sa Direction.

    Les commandes peuvent être effectuées par Internet, télécopieur ou courrier:

    International Monetary Fund, Publication Services

    P.O. Box 92780, Washington, DC 20090, U.S.A.

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    www.imfbookstore.org

    www.elibrary.imf.org

    Remerciements

    Le présent document a été rédigé par une équipe des services du FMI dirigée par Dalia Hakura. Matteo Ghilardi (Département des études/Département de la stratégie, des politiques et de l’évaluation) a apporté la principale contribution au chapitre 1. Maximilien Queyranne (Département des finances publiques) a été le principal contributeur du chapitre 2, avec les précieux commentaires de Mario Mansour et Patrick Petit (tous deux du Département des finances publiques). Les principales contributions au chapitre 3 ont été celles d’Adrian Alter et de Rodolfo Maino (tous deux du Département Afrique). Zaki Dernaoui a apporté son appui aux travaux de recherche, et Maggie Attey et Light Koulefianou leur appui administratif. Le document a été préparé dans le cadre des consultations de 2014 au titre de l’article IV avec la République du Congo, et les résultats préliminaires ont été examinés avec les autorités congolaises lors de la mission organisée pour ces consultations du 13 au 26 mai 2014.

    Introduction

    La République du Congo se trouve à un tournant. Sa situation d’endettement s’est considérablement améliorée en 2010 grâce à l’allégement de la dette obtenu dans le cadre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés et de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale engagées par le FMI et la Banque mondiale. Le niveau élevé des cours du pétrole pendant plusieurs années successives a permis au pays d’engranger un vaste volume de recettes qui a servi à accroître les dépenses publiques tout en constituant une épargne budgétaire substantielle et en accumulant des réserves de change. Cependant, la pauvreté et l’inégalité restent comparativement élevées, en dépit d’une croissance économique robuste et d’un niveau élevé de dépenses publiques durant ces dernières années.

    • Entre 2005 et 2011, le taux de pauvreté n’a reculé que de 4 points de pourcentage pour se situer à 46,5 %, niveau nettement supérieur à l’objectif de 35 % que s’était fixé le Congo à l’horizon 2015 dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement. Qui plus est, le quintile supérieur de la population congolaise détient plus de 52 % du revenu total des ménages.

    • Compte tenu du niveau élevé de dépenses publiques de ces dernières années, il existe une marge importante pour réduire davantage la pauvreté. Par exemple, les dépenses publiques financées par les recettes pétrolières, nettes de l’épargne déposée à la Banque centrale des États d’Afrique centrale et en Chine, ont été en moyenne d’environ 700 dollars par an et par habitant. Si ce montant avait été distribué directement à la population, chaque citoyen aurait reçu près de 2 dollars par jour et la pauvreté aurait été éradiquée1. Cette solution extrême aurait initialement laissé l’État sans ressources suffisantes pour s’acquitter de ses activités primordiales, dont la fourniture de biens publics de base, mais elle illustre l’ampleur des recettes que l’État tire du pétrole, des dépenses publiques annuelles et du potentiel de relèvement des niveaux de vie grâce à des dépenses plus efficientes.

    Compte tenu des réserves pétrolières limitées du pays, le Congo doit impérativement réduire de manière graduelle sa dépendance à l’égard des recettes pétrolières et engager son économie sur une trajectoire de croissance hors pétrole plus forte, durable et inclusive à moyen terme. Il devra pour cela mettre en œuvre un vaste programme de réformes macroéconomiques et structurelles.

    Le document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) adopté par les autorités pour la période 2012-16 ambitionne de réduire la pauvreté, d’assurer une croissance et une création d’emplois inclusives et d’engager le pays sur la voie de l’émergence. Le Plan national de développement (PND), qui s’inscrit dans le DSRP, en est à sa troisième année de mise en œuvre. Au titre de ce plan, les autorités ont entrepris la réalisation d’un ambitieux programme d’investissement public qui vise à combler les considérables déficits sociaux et infrastructurels et à diversifier l’économie.

    Durant ces dernières années, les dépenses publiques ont été nettement supérieures à la moyenne des autres pays exportateurs de pétrole d’Afrique et du Moyen-Orient. En 2013, elles représentaient 91 % du PIB non pétrolier, et le solde budgétaire hors pétrole du Congo a atteint 61,8 % du PIB non pétrolier. Outre les dépenses relevant du PND—et qui visent à atteindre les objectifs de croissance et d’inclusion —, les autorités doivent faire face aux exigences liées à l’organisation des Jeux africains de 2015, des arriérés intérieurs, et des élections présidentielles de 2016.

    Le défi que doivent relever les autorités congolaises est d’autant plus important que les réserves pétrolières du pays sont limitées. Les réserves prouvées du Congo sont estimées à quelque 1,6 milliard de barils. La production a été en moyenne de 93 millions de barils annuels en 2012 et 2013. Selon les estimations des autorités congolaises, après avoir culminé à 118 millions de barils en 2017, la production devrait descendre aux alentours de 18 millions de barils à l’horizon 2030. Dans ces conditions, il serait impossible de maintenir le niveau élevé de dépenses publiques des dernières années. Autrement dit, pour préserver la stabilité macroéconomique, au vu de l’épuisement projeté des réserves pétrolières, les autorités doivent opérer un ajustement budgétaire dans le moyen à long terme. Le niveau actuellement très élevé du déficit budgétaire hors pétrole aura une profonde incidence sur les agrégats budgétaires. Les autorités ont cependant indiqué qu’elles étaient déterminées à réaliser cet ajustement budgétaire.

    Le présent document comprend trois sections qui examinent différents aspects des défis que doit relever le Congo pour gérer les recettes qu’il tire des ressources naturelles et assurer une croissance soutenue et inclusive.

    La section I analyse la conception des trajectoires d’investissement public qui pourront promouvoir la croissance économique tout en assurant la viabilité de la dette et des finances publique, vu la chute projetée des recettes pétrolières. Cette section applique le modèle dette, investissement, croissance et ressources naturelles (DIGNAR) élaboré par le Département des études du FMI. Elle examine les effets de différents profils d’investissement public, niveaux d’efficience de l’investissement et trajectoires des recettes pétrolières sur l’accumulation de capital public, d’épargne et de dette publique. La section met en lumière les risques pesant sur les finances publiques du fait de l’augmentation des investissements publics et des chocs liés aux cours du pétrole et à la production pétrolière, vu le déclin projeté du ratio recettes pétrolières/PIB. Elle montre également que les réformes structurelles et les réformes de gestion des finances publiques propres à renforcer l’efficience de l’investissement public peuvent accroître le stock de capital productif et doper la croissance sans porter préjudice à l’épargne publique, ni aux ratios dette publique/PIB.

    La section II examine le rôle que la politique budgétaire peut jouer dans la réduction de la pauvreté et de l’inégalité en République du Congo pendant un période de rééquilibrage budgétaire. Elle propose une stratégie qui permettrait d’atténuer les retombées négatives de l’ajustement budgétaire au regard de l’inégalité et de la pauvreté. L’important ajustement budgétaire qui s’impose devrait s’opérer avant tout par une rationalisation des dépenses. En outre, un travail devrait être fait pour relever les recettes non pétrolières de manière équitable.

    La section III examine les questions cruciales relatives à l’inclusion financière et au développement dont on a établi qu’elles avaient une profonde incidence sur la pauvreté et la croissance économique partagée. Le manque de garanties crédibles et la protection insuffisante des droits des créanciers sont signalés parmi les obstacles importants au développement du secteur financier. En outre, à la lecture de statistiques comparatives du Congo et d’autres pays semblables d’Afrique subsaharienne, il est évident qu’au Congo l’accès financier est toujours parmi les moins inclusifs de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et de la zone franc. La section met en relief le rôle des nouvelles technologies dans la promotion de l’inclusion financière, et notamment le potentiel de la banque mobile pour accroître davantage l’accès aux services financiers.

    Enfin, la section IV offre quelques conclusions.

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