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Author(s):
Marco Pani, and Mohamed El Harrak
Published Date:
June 2010
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    Annexe 1 Le modèle

    Production. La production dans les zones urbaines et rurales de l’économie emploie le facteur travail, ainsi que des capitaux publics et privés. La valeur ajoutée de chaque secteur est notée sous la forme d’une fonction de Cobb-Douglas :

    les exposants U et R représentant respectivement le secteur urbain et le secteur rural, h et k correspondant respectivement aux stocks de capital public et privé, At constituant un facteur d’échelle représentant la productivité totale des facteurs, et α, α’, β, et β’ étant des coefficients correspondant à la part de chaque facteur dans la production.

    Le secteur public produit des services gratuits et sa production est valorisée au coût des facteurs et égale à la masse salariale :

    Demande de travail. Dans chaque secteur, les entreprises embauchent de la main-d’œuvre jusqu’à ce que la productivité marginale du travail (égale à (1-a-β)yUt /LUt pour le secteur urbain et à (1-a’- β’)yRt/LRt pour le secteur rural) rejoigne le niveau des salaires. Dans le secteur rural, le niveau des salaires est flexible et s’ajuste de manière à égaliser la demande et l’offre de travail, ce qui donne l’équation suivante :

    LRt représentant l’offre de travail en zone rurale (qui est donnée à court terme). Les salaires sont donnés pour le secteur urbain, ce qui aboutit à la fonction de demande de travail urbaine ci-après :

    La demande de travail du secteur public est déterminée de manière exogène par l’État.

    Offre de travail. L’offre totale de travail augmente parallèlement à la croissance de la population :

    g représentant le taux de croissance naturel de la population. L’offre de travail de chaque secteur est fixe dans chaque période. Celle du secteur public n’est pas définie ; aux fins du modèle, nous supposons que les fonctionnaires sont engagés de façon aléatoire parmi l’ensemble de la population active (par exemple, par le biais d’une sélection des travailleurs aux compétences appropriées, supposées être équitablement distribuées entre les zones rurales et urbaines).

    Avec le temps, l’offre de travail dans les secteurs rural et urbain change en conséquence de la migration :

    LUt représentant l’offre de travail en zone urbaine à court terme et MIGt le nombre de travailleurs qui quittent la campagne pour la ville à la fin de la période t.

    La migration est fonction du différentiel de salaires entre les secteurs rural et urbain, comme le montre l’égalité ci-dessous :

    ξ étant un coefficient qui mesure la vitesse de migration et τ le taux d’impôt sur le revenu (on suppose que les impôts sur le revenu sont payés uniquement en zone urbaine et dans le secteur public).

    Le chômage correspond à la différence entre l’offre et la demande de travail en zone urbaine :

    En situation d’équilibre, il n’existe pas de migration et les salaires des deux secteurs répondent à l’égalité ci-dessous :

    Capital et investissement. Le stock de capital (soit privé que public) croît avec le temps, en fonction de l’investissement (privé et public) :

    δ représentant le taux d’obsolescence, tandis que IPR et IPB correspondent respectivement à l’investissement privé et public.

    L’investissement public en chaque secteur est décidé par l’État, tandis que l’investissement privé correspond à la somme de l’investissement direct étranger (IDE) et de l’investissement intérieur privé. Ce dernier dépend à son tour du revenu disponible et du taux de rendement marginal du capital :

    IPR = IPRU + IPRR correspondant à la somme de l’investissement privé dans les secteurs urbain et rural, ζ étant un coefficient, Y représentant le revenu disponible (net d’impôts), et rle taux de rendement marginal du capital, réparti équitablement entre les secteurs et noté sous la forme suivante :

    L’investissement privé est à son tour réparti entre les secteurs, de manière à égaliser le taux de rendement marginal.

    Le budget de l’État. Abstraction faite des autres postes, les dépenses publiques, notées PEt ci-dessous, correspondent à la somme de la masse salariale du secteur public et des investissements publics :

    Les dépenses publiques sont financées par les impôts sur le revenu et sur la consommation ainsi que par les dons extérieurs, dans un cadre de contrainte budgétaire rigide. Pour la présente étude, la valeur des recettes fiscales et des dons est supposée donnée.

    Recettes et impôts. Le produit intérieur brut (PIB) est mesuré aux prix de marché comme la somme des valeurs ajoutées des trois secteurs et des impôts intérieures sur la consommation :

    TAXC représentant le montant total des impôts intérieurs sur la consommation payés par les citoyens (recettes des impôts intérieures sur la consommation pour l’État).

    Les travailleurs urbains et les investisseurs, ainsi que les fonctionnaires, paient également un impôt sur leurs revenus salariaux ; le revenu disponible net (que les citoyens peuvent dépenser pour consommer ou pour investir) est ainsi égal à :

    ITAX représentant le montant total d’impôt sur le revenu payé par les citoyens (recettes des impôts sur le revenu pour l’État). Le taux moyen d’imposition sur le revenu est calculé comme le quotient des recettes de l’impôt sur le revenu sur l’assiette fiscale de cet impôt, laquelle est égale au revenu du secteur urbain et de la fonction publique (en supposant que le secteur rural ne paie pas d’impôt sur le revenu) :

    Annexe 2 Le marché du travail

    Dans la présente étude, nous avons formalisé le marché du travail selon le cadre proposé par Todaro (1969) et par Harris et Todaro (1970) (voir également Corden et Findlay, 1975), qui a aussi été utilisé en des modèles macroéconomiques plus récents appliqués aux pays en développement (voir, par exemple, Bodart et Le Dem, 1996; Agénor et al., 2006).

    Le marché du travail s’articule autour de deux grands secteurs «privés», le secteur «rural» et le secteur «urbain». En outre, la fonction publique peut être considérée comme un troisième secteur, «public», qui joue un rôle distinct des deux autres.

    À tout moment, chaque travailleur actif qui n’est pas un fonctionnaire public ne peut travailler que pour l’un des deux secteurs privés, en fonction de son lieu de résidence : les travailleurs qui vivent en zone urbaine (« ville ») ne peuvent être embauchés que dans le secteur urbain, et ceux qui habitent les zones rurales (la « campagne ») ne peuvent travailler que pour le secteur rural. Les actifs peuvent néanmoins changer de lieu de résidence (migrer) d’une période à l’autre. La migration entraîne des coûts d’adaptation; en conséquence, à chaque un moment, seule une partie de tous les travailleurs qui envisageraient de migrer le font effectivement.

    Le marché du travail rural est concurrentiel : les salaires (comprenant aussi les revenues des travailleurs autonomes et petits entrepreneurs) sont fixés au niveau qui équilibre le marché, et ils s’ajustent à chaque période au niveau qui égalise l’offre et la demande de travail. L’offre de travail est donnée pour chaque période, puisque les travailleurs ne migrent qu’entre une période et l’autre ; pour sa part, la demande de travail dépend de la productivité marginale du travail, liée au stock de capital privé et public investi dans ce secteur. Toutes choses égales par ailleurs, la productivité du travail recule avec l’augmentation du nombre de travailleurs, et en conséquence le niveau des salaires se réduit avec la hausse du nombre de travailleurs ruraux.

    De son côté, le marché du travail urbain est dominé par les syndicats. Les salaires sont fixés lors de négociations bilatérales entre les représentants des employeurs et des salariés, et ils n’entraînent généralement pas l’équilibre du marché du travail. La demande de travail, qui se maintient au niveau qui égalise la productivité marginale du travail et le salaire négocié, est généralement inférieure à l’offre de travail, laquelle est donnée pour chaque période. En conséquence, certains travailleurs urbains restent involontairement sans d’emploi, ou se lancent dans des activités «informelles» précaires, dont le revenu est bien moins élevé1.

    Le marché du travail public est encore différent. L’admissibilité à la fonction publique dépend moins du lieu de résidence que d’autres caractéristiques, telles que la formation. La demande de travail est déterminée par l’État, sur la base de ses besoins de personnel, qui dépendent moins directement de la productivité marginale. Les fonctionnaires sont généralement embauchés sur la base de contrats de longue durée, ce qui limite les nouveaux recrutements au taux de renouvellement naturel2. Aux fins de notre modèle, nous supposons que les nouveaux fonctionnaires sont recrutés de façon aléatoire à tout moment parmi les actifs de tout le pays, indépendamment de leur lieu de résidence.

    À tout moment, les travailleurs décident s’ils doivent migrer vers l’autre secteur pour la période suivante, en comparant le salaire qu’ils peuvent espérer recevoir dans l’un ou l’autre des deux secteurs privés. Sachant que tous les travailleurs ruraux sont toujours employés, l’espérance de salaire dans ce secteur est égale au salaire actuellement offert aux travailleurs ruraux. En revanche, dans le secteur urbain, certains travailleurs restent sans emploi et l’espérance de salaire est donc égale au salaire offert aux actifs employés, multiplié par la probabilité d’être embauché. En supposant que les travailleurs soient recrutés de manière aléatoire durant chaque période parmi la totalité du bassin d’actifs urbains (par des contrats de courte durée), la probabilité d’être embauché est égale au ratio entre la demande et l’offre de travail. Les travailleurs ne migrent ainsi du secteur rural au secteur urbain que si et seulement si la valeur attendue des salaires urbains dépasse les salaires ruraux, c’est-à-dire si et seulement si :

    wR représentant le niveau des salaires ruraux, wU celui des salaires urbains, LU la demande de travail urbaine et U le niveau de chômage (urbain), mesuré par le nombre de travailleurs sans emploi. Si wR > wU (LU / (LU + U)), alors les travailleurs décident de migrer du secteur urbain vers le secteur rural.

    Comme nous l’avons indiqué plus haut, seule une partie des travailleurs potentiellement désireux de migrer à un moment donné le font effectivement. À son tour, la migration réduit l’écart salarial et joue ainsi un rôle équilibrant. Si les salaires attendus en ville sont trop élevés, les travailleurs migrent vers les zones urbaines ; étant donné que la demande de travail urbaine ne change pas, la migration se traduit par une augmentation du chômage, qui réduit la valeur attendue des salaires urbains. Au même temps, la migration réduit l’offre de travail rurale, ce qui tire les salaires ruraux à la hausse. C’est l’inverse qui se produit lorsque les migrants vont des villes vers les campagnes. En situation d’équilibre, le nombre de travailleurs sans emploi est tout juste suffisant pour donner lieu à une égalisation de la valeur attendue des salaires urbains et des salaires ruraux, ce qui entraîne l’arrêt de la migration. Le différentiel salarial entre les deux secteurs donne lieu à un chômage urbain persistant.

    Le graphique A.1 illustre l’équilibre du marché du travail pour différents niveaux de salaires. Le segment OL mesure l’offre totale de travail du secteur privé, définie comme le nombre de travailleurs non employés dans la fonction publique. Chaque point de cette courbe représente une répartition différente de l’offre de travail entre les deux secteurs privés. L’offre de travail du secteur rural se mesure de gauche à droite, tandis que celle du secteur urbain est mesurée de droite à gauche. Par exemple, au point P, l’offre de travail du secteur rural est égale à OP tandis que celle du secteur urbain est égale à PL.

    Graphique A.1

    Les courbes RR’ et UU’ représentent respectivement la demande de travail rurale et urbaine, pour différents niveaux de salaires. Elles se croisent au point Q, à un niveau de salaire égal à wQ ; lorsque ce niveau de salaire est proposé dans les deux secteurs, la demande totale de travail est égale à l’offre totale de travail, et il n’y pas de chômage.

    Supposons à présent que, suite à une demande des syndicats ou à une décision réglementaire, les salaires du secteur urbain soient relevés de wQ à w* ; à ce niveau, la demande de travail dans le secteur officiel recule de PL à P1L le long de la courbe UU’. Avant la migration, un certain nombre P1P de travailleurs urbains restent sans emploi, tandis que l’offre de travail en zone rurale reste égale à OP et que les salaires ruraux restent à wQ. Avec le temps, la migration rétablit l’équilibre entre les deux secteurs le long de la courbe SS’, qui représente l’offre de travail à long terme correspondant au niveau de salaire urbain w*. Sur cette courbe, le différentiel de salaire entre les deux secteurs correspond à l’équation WR = w* (LU / (LU + U)) et aucun travailleur ne souhaite migrer. Si l’on prend pour hypothèse que les salaires ruraux sont égaux à w*, alors tous les travailleurs sans emploi migreront vers le secteur rural, où l’offre de travail sera égale à OP1; si au contraire les salaires ruraux sont inférieurs à w*, alors la migration s’arrêtera avant l’atteinte du plein emploi. À ce stade, le risque de rester sans emploi en ville est parfaitement compensé par la perspective de gagner un salaire supérieur en cas d’embauche, et aucun travailleur ne migre, dans un sens comme dans l’autre. L’équilibre est atteint au point E, à l’intersection des courbes de la demande de travail rurale et de l’offre de travail à long terme. À ce point, les salaires ruraux sont égaux à wE et la demande et l’offre de travail en zone rurale coïncident et sont égales à OPE; l’offre de travail urbaine correspond à PEL, mais la demande de travail urbaine n’est qu’égale à P1L, tandis que PEP1 travailleurs restent sans emploi. Le différentiel de salaires w* − wE suffit tout juste à compenser le risque de rester sans emploi dans le secteur urbain, ce qui signifie qu’aucun travailleur n’est désireux de migrer.

    Il convient de noter que la courbe d’offre de travail à long terme se déplace en suivant le niveau de salaire urbain (graphique A.2). Si ce dernier croît de w* à w**, alors la courbe de l’offre de travail à long terme se déplace de SS’ à S2S2, qui correspond à la nouvelle égalité w = w** (LU / (LU + U)). De manière générale, lorsque la migration s’arrête, l’offre de travail de chacun des deux secteurs satisfait l’égalité wR = wU (LU / (LU + U)). Si la demande de travail en zone urbaine est suffisamment rigide, alors la nouvelle courbe S2 S2 se situe à gauche de la courbe SS’ (graphique A.2). Au nouveau point d’équilibre E2, les salaires ruraux sont plus élevés (w2 > wE) mais le chômage s’accroît, puisque moins de travailleurs sont à présent employés dans le secteur rural, tandis que la demande de travail en zone urbaine est également moins élevée. Le différentiel de salaires plus marqué a attiré des travailleurs en ville malgré le risque accru de rester sans emploi.

    Graphique A.2

    Examinons à présent l’impact d’une variation exogène de la demande de travail, induite par exemple par une hausse de la productivité, résultant, pour exemple, du progrès technologique ou de l’accumulation de capital. Si la courbe de la demande de travail rurale se déplace de RR’ à R3R3 (graphique A.3), le marché du travail n’est plus en équilibre au point E : la demande de travail rurale en excès exerce des pressions à la hausse sur les salaires ruraux, ce qui attire les travailleurs venant des villes, réduisant donc le chômage. Le nouveau point d’équilibre se situe au point E3, à l’intersection de la nouvelle courbe de la demande de travail rurale R3R3 et de la courbe de l’offre de travail à long terme SS’ ; à ce point, le chômage est en baisse, tandis que l’emploi et les salaires en zone rurale sont supérieurs. L’emploi et les salaires urbains sont inchangés.

    Graphique A.3

    Si la courbe de la demande du secteur urbain se déplace vers la gauche (en conséquence d’une hausse de la productivité ou d’une accumulation de capital), pour un niveau de salaires inchangé, la demande de travail croît de LP1 à LP4 (graphique A.4). La courbe de l’offre de travail à long terme se déplace également vers la gauche, de SS’ à S4S4’, puisque les possibilités d’emploi accrues attirent davantage de travailleurs vers les villes. Le point E n’est pas un point d’équilibre, puisque l’espérance de salaire en ville à ce niveau d’offre de travail urbaine dépasse les salaires proposés à la campagne. De ce fait, les travailleurs migrent vers la ville jusqu’à ce que l’économie atteigne le nouveau point d’équilibre E4, où les salaires ruraux sont supérieurs, l’emploi rural inférieur, et où le nombre de travailleurs sans emploi est plus important alors que la proportion de travailleurs urbains sans emploi par rapport à ceux ayant un emploi est inférieure, ce qui reflète le resserrement de l’écart de salaires entre les deux secteurs.

    Graphique A.4

    Bibliographie

      Agenor, Pierre-Richard; Izquierdo, Alejandro et Jensen, HenningTarp (eds.) (2006) Adjustment Policies, Poverty, and Unemployment: The IMPPA Framework, Blackwell, pp. xii, 560.

      Bodart, Vincent et Le Dem, Jean (1996) Labor Market Representation in Quantitative Macroeconomic Models for Developing Countries: An Application to Côte d’Ivoire, IMF Staff Papers43 (2), pp. 41951.

      Corden, W. M. et Findlay, R. (1975) Urban Unemployment, Intersectoral Capital Mobility and Development Policies, Economica pp. 5978.

      Harris, John R. et Todaro, Michael P. (1970) Migration, unemployment and development: A two-sector analysis, American Economic Review60 (1), pp. 12641.

      Mongardini, Joannes et Samake, Issouf (2009) The Macroeconomics of Scaling Up Aid: The Gleneagles Initiative for Benin, IMF Working Paper09/115, pp. 32.

      Todaro, Michael P. (1969) A model of labor migration and urban unemployment in less developed countries, American Economic Review59 (1), pp. 13848.

    Le plus récent rapport des consultations au titre de le l’article IV pour le Benin (à venir) sera disponible sur http://www.imf.org/external/country/BEN/index.htm

    Estimations des services du FMI.

    Estimations des services du FMI.

    L’année 2008 a été exclue de l’estimation de certains paramètres en raison des conditions particulières liées à l’augmentation des prix des produits alimentaires et énergétiques à l’échelle mondiale.

    Les scénarios A et B entraînent une augmentation des dépenses publiques de 60 milliards de FCFA, soit l’équivalent de 2 % du PIB en 2010 ; les scénarios C et D engendrent une hausse (diminution) de 30 milliards de FCFA de la masse salariale et une réduction (augmentation) de même montant de l’investissement public ; la variation nette des dépenses publiques est de zéro, mais l’effet sur le reste de l’économie est égal à la somme des deux variations, soit 60 milliards de FCFA.

    Pour simplifier, nous prenons pour hypothèse que les chômeurs ne touchent aucun revenu ; bien sûr, chaque travailleur doit être en mesure de dépenser un montant minimum pour assurer sa subsistance pendant sa période de chômage, mais ces fonds pourront provenir d’autres sources que le travail, telles que de l’épargne accumulée ou des transferts de l’État, des ONG ou des membres de la famille salariés et expatriés.

    Le secteur public n’était pas inclus dans le modèle original de Harris-Todaro (1970) mais on le trouve dans des modèles plus récents construits à partir du cadre Harris-Todaro, comme celui de Bodart et Le Dem (1996) ou d’Agenor et al. (2006).

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