Front Matter

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Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
April 2014
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    ©2014 International Monetary Fund

    Édition française ©2014 Fonds monétaire international

    Édition française

    Traduction réalisée par les services linguistiques du FMI

    sous la direction de Yannick Chevalier-Delanoue

    Correction : Monica Nepote-Cit et Van Tran

    PAO : Fernando Sole

    Cataloging-in-Publication Data

    Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne.—

    Washington : Fonds monétaire international, 2003–

    p. ; cm. — (Études économiques et financières)

    French translation of: Regional economic outlook. Sub-Saharan Africa. — Washington, D.C.:

    International Monetary Fund, 2003–

    v. ; cm. — (World economic and financial surveys, 0258-7440)

    Twice a year.

    Began in 2003.

    Some issues have thematic titles.

    1. Economic forecasting — Africa, Sub-Saharan — Periodicals. 2. Africa, Sub-Saharan — Economic conditions — 1960– — Periodicals. 3. Economic development — Africa, Sub-Saharan — Periodicals. I. Title: Sub-Saharan Africa. II. International Monetary Fund. III. Series: World economic and financial surveys.

    HC800.A1 R445

    ISBN-13 : 978-1-47557-894-2 (version imprimée)

    ISBN : 978-1-48434-925-0 (version PDF)

    Les commandes peuvent être effectuées par Internet, télécopie ou courrier :

    International Monetary Fund, Publication Services

    P.O. Box 92780, Washington, DC 20090 (U.S.A.)

    Téléphone : (202) 623-7430 Télécopie : (202) 623-7201

    Courriel : publications@imf.org

    www.imf.org

    www.elibrary.imf.org

    Table des matières

    Sigles et acronymes

    AFRITAC

    centres régionaux d’assistance technique en Afrique

    AfSS

    Afrique subsaharienne

    BCAE

    Banque centrale de l’Afrique de l’Est

    BRIC

    Brésil, Russie, Inde, Chine

    CEMAC

    Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale

    CFA

    zone franc (CEMAC et UEMOA)

    CI

    ciblage de l’inflation

    CM

    ciblage monétaire

    CPM

    comité de politique monétaire

    EMBI

    Emerging market bond index

    EMBIG

    Emerging market bond index global

    EPFR

    Emerging Portfolio Fund Research

    IADM

    initiative d’allégement de la dette multilatérale

    IDE

    Investissement direct étranger

    IDH

    indice de développement humain

    IMAE

    Institut monétaire de l’Afrique de l’Est

    IPC

    indice des prix à la consommation

    ISIMP

    Système d’information sur les instruments de politique monétaire

    OMD

    objectifs du Millénaire pour le développement

    PEM

    Perspectives de l’économie mondiale

    PER

    Perspectives économiques régionales

    PPTE

    pays pauvres très endettés

    PPA

    parité de pouvoir d’achat

    PTF

    productivité totale des facteurs

    SACU

    Union douanière d’Afrique Australe

    TEC

    tarif extérieur commun

    UEMOA

    Union économique et monétaire ouest-africaine

    Remerciements

    L’édition d’avril 2014 des Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne (PER) a été préparée par une équipe dirigée par Alfredo Cuevas et Michael Atingi-Ego, sous l’autorité de Abebe Aemro Selassie.

    L’équipe était composée de Isabell Adenauer, Adrian Alter, Jorge Iván Canales Kriljenko, Domenico G. Fanizza, Rodrigo Garcia-Verdu, Jesus Gonzalez-Garcia, Cleary Haines, Mumtaz Hussain, Emmanouil Kitsios, Montfort Mlachila, R. Armando Morales, Marco Pani, Bozena Radzewicz-Bak, George Rooney, Alun Thomas, Juan Treviño, S. Kal Wajid et Oral H. Williams.

    Ce rapport contient aussi des contributions de Dalmacio Benicio, Andrew Berg, Luisa Charry, Samba Mbaye, Clara Mira, Yibin Mu et Rafael Portillo. L’équipe a bénéficié du concours de Jenny Kletzin DiBiase pour la mise en forme du rapport, de Natasha Minges, assistée d’Anne O’Donoghue, pour la production, et de Charlotte Vazquez pour la composition. L’édition finale du rapport a été supervisée par Joanne Johnson du Département des communications, avec le concours de Martha Bonilla.

    Les conventions suivantes sont utilisées dans la présente étude :

    • Dans les tableaux, un blanc indique que la rubrique correspondante est en l’occurrence «sans objet», (…) indique que les données ne sont pas disponibles, et 0 ou 0,0 indique que le chiffre est égal à zéro ou qu’il est négligeable. Les chiffres ayant été arrondis, il se peut que les totaux ne correspondent pas exactement à la somme de leurs composantes.

    • – entre des années ou des mois (par exemple 2009–10 ou janvier–juin) indique la période couverte, de la première à la dernière année ou du premier au dernier mois indiqué inclusivement; le signe / entre deux années (par exemple 2005/06) indique un exercice budgétaire (ou financier).

    • Sauf indication contraire, lorsqu’il est fait référence au dollar, il s’agit du dollar des États-Unis.

    • Par «point de base», on entend un centième de point (de pourcentage). Ainsi 25 points de base équivalent à ¼ de point (de pourcentage).

    Résumé analytique

    Préserver la croissance face à la nouvelle donne mondiale

    La croissance économique de l’Afrique subsaharienne devrait s’accélérer et passer de 4,9 % en 2013 à environ 5½ % cette année, grâce à l’amélioration des perspectives dans un grand nombre de pays de la région, dont la plupart des pays exportateurs de pétrole et plusieurs pays à faible revenu et États fragiles. L’activité économique de la région continue de s’appuyer sur des investissements de grande ampleur dans les infrastructures et le secteur minier, et l’arrivée à maturité de certains investissements. L’inflation devrait rester contenue dans la plupart des pays, tandis que, compte tenu des politiques et des perspectives actuelles, les soldes budgétaires devraient en général s’améliorer en 2014. Les déficits extérieurs courants devraient rester prononcés, en raison notamment du niveau élevé des investissements d’infrastructure en cours et des importations liées aux investissements directs étrangers.

    Ces solides perspectives à court terme sont toutefois exposées à des aléas négatifs. Ce sont les facteurs extérieurs qui font peser de loin les plus graves menaces sur la région dans son ensemble, mais dans certains pays ce sont les risques d’origine interne qui sont prépondérants.

    • Le rôle des pays émergents en tant que source de croissance pourrait décliner. La croissance vigoureuse que de nombreux pays d’Afrique subsaharienne ont enregistrée ces dernières années s’est appuyée sur le dynamisme des plus grands pays émergents. Si le rythme de croissance de ces pays—en particulier de la Chine—venait à ralentir davantage qu’on ne le prévoit actuellement, cela pourrait avoir de lourdes conséquences pour la région. Beaucoup de pays de la région subiraient certainement une baisse de la demande d’exportations. Il est probable aussi que les perspectives concernant les prix de certains produits de base—en particulier le cuivre et le minerai de fer—seraient plutôt sombres, ce qui influerait de façon négative sur la poursuite des investissements dans l’extraction de ces produits. Au-delà de toutes ces considérations, le resserrement des conditions financières en Chine pourrait aussi inciter les entreprises chinoises à moins investir à l’étranger.

    • Resserrement des conditions financières mondiales. Les politiques monétaires fortement accommodantes adoptées par les pays avancés à la suite de la crise financière mondiale ont suscité ces dernières années un afflux de capitaux vers les pays émergents et les pays pionniers de la région. Avec l’abandon progressif de ces politiques, la région est confrontée à des conditions financières moins favorables et à un ralentissement, voire à un retournement, des flux de capitaux privés.

    • Accentuation des déséquilibres budgétaires dans certains pays. En 2009–10, un grand nombre de pays d’Afrique subsaharienne se sont servis de l’espace budgétaire dont ils disposaient pour contrer les effets de la crise financière mondiale sur leur économie. Or, quatre ans après la crise, la politique budgétaire de la région conserve une orientation expansionniste alors que la croissance a retrouvé ses niveaux d’avant la crise dans la plupart des cas. Les pays particulièrement vulnérables sont ceux qui se sont largement appuyés sur les entrées d’investissements de portefeuille pour financer le déficit élevé de leurs finances publiques et/ou de leur compte extérieur courant.

    • Les conditions de sécurité demeurent fragiles dans certaines régions. Les conflits qui sévissent en République centrafricaine et au Soudan du Sud provoquent des dommages considérables dans ces pays et risquent d’avoir des retombées sur certains pays voisins. D’autres pays du Sahel sont aussi confrontés à la menace terroriste, ce qui nuit à la stabilité et à la poursuite des objectifs de développement.

    Face à cette situation, il conviendra au cours des mois à venir de mettre davantage l’accent sur le maintien de la stabilité macroéconomique, pilier de la croissance vigoureuse dont la région a bénéficié ces dernières années. Particulièrement dans les pays qui sont fortement tributaires des flux d’investissements de portefeuille pour financer leurs importants déficits budgétaires et déficits extérieurs courants, il est nécessaire que l’action des pouvoirs publics soit axée sur le maintien de la stabilité pour éviter que la réalisation des objectifs de développement à long terme ne soit remise en question. Les pays doivent être prêts à adapter leurs programmes budgétaires en cas de chute des financements extérieurs tout en laissant leurs taux de change s’ajuster comme il se doit. Même lorsque l’accès aux financements extérieurs est relativement plus sûr, la politique budgétaire doit mettre l’accent sur la reconstitution des amortisseurs, à condition que la croissance soit à son potentiel, ce qui est le cas dans un grand nombre de pays. Cette période de croissance vigoureuse devrait être mise à profit pour faire en sorte que le rythme de recouvrement des recettes fiscales suive ou dépasse celui de l’augmentation des dépenses.

    Pour une croissance durable et plus solidaire

    Dans le deuxième chapitre, les auteurs s’interrogent sur les moyens de promouvoir une croissance économique plus solidaire dans la région. Grâce à des politiques économiques bien conçues, à des allégements de dette, au renforcement des institutions et à des investissements élevés, nombre de pays d’Afrique subsaharienne affichent régulièrement depuis maintenant plus d’une décennie des taux de croissance de l’ordre de 5 % à 6 %, qui leur ont permis de faire reculer la pauvreté et de relever les niveaux de vie. Pourtant, la transformation structurelle n’est pas allée assez loin pour que la pauvreté continue de diminuer. Par exemple, bien que le Mozambique ait connu le même rythme de croissance que le Viet Nam, la pauvreté a reflué bien plus vite dans ce dernier pays grâce à une transformation structurelle plus rapide, qui a permis à un plus grand nombre de travailleurs d’accéder à des emplois mieux payés dans l’industrie et les services.

    Les auteurs de ce chapitre recensent les domaines dans lesquels il conviendrait de redoubler d’efforts pour rendre la croissance plus solidaire à court terme. En plus des initiatives en cours dans un grand nombre de pays pour faire avancer les transformations structurelles—telles que l’investissement dans le capital physique et humain—, il est possible à court terme de répartir plus largement les fruits de la croissance en facilitant la création d’emplois, en assurant l’accès de tous aux services financiers et en rehaussant la productivité du secteur agricole, qui emploie la plus grande partie de la population. Ces objectifs peuvent être atteints en améliorant le climat des affaires, en fournissant une meilleure formation technique, en réduisant le coût des transactions financières et en exploitant les nouvelles technologies, par exemple les téléphones portables pour effectuer les transactions bancaires.

    Améliorer les cadres de politique monétaire

    Le dernier chapitre examine l’évolution récente de la politique monétaire dans un échantillon de pays d’Afrique subsaharienne, en soulignant que, pour atténuer les risques d’instabilité macroéconomique et financière, les autorités monétaires doivent faire preuve à la fois de vigilance et d’efficacité. Maintenant que l’inflation est descendue en dessous de 10 %, les banques centrales de beaucoup de pays d’Afrique subsaharienne sont confrontées à de nouveaux défis. La relation entre monnaie et inflation s’est affaiblie lorsque les pays ont ouvert leur compte de capital—et attiré ainsi davantage de capitaux—et qu’ils ont approfondi leurs marchés financiers. Avec le resserrement des politiques monétaires dans les pays avancés, les pays pionniers vont devoir faire face à une hausse des coûts de financement et à un risque accru de retournement des flux de capitaux.

    Pour que la politique monétaire soit plus efficace, il sera nécessaire de procéder à un certain nombre de réformes. Les autorités monétaires devront notamment avoir à leur disposition des instruments permettant de gérer la liquidité excédentaire, des données à haute fréquence pour déterminer le moment opportun des interventions, des modèles analytiques solides pour prévoir l’inflation et une stratégie de communication claire pour ancrer les anticipations. La politique monétaire accordera aussi moins d’attention aux cibles quantitatives et davantage à l’évaluation plus approfondie des conditions monétaires. Un certain nombre de pays d’Afrique subsaharienne ont déjà pris des mesures dans ce sens.

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