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Author(s):
International Monetary Fund. African Dept.
Published Date:
May 2013
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    Études économiques et financières

    Perspectives économiques régionales

    Afrique subsaharienne

    Créer une dynamique dans une économie mondiale à plusieurs vitesses

    MAI 13

    FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL

    ©2013 International Monetary Fund

    Édition française ©2013 Fonds monétaire international

    Édition française

    Traduction réalisée par les services linguistiques du FMI

    sous la direction de Yannick Chevalier-Delanoue

    Correction:Monica Nepote-Cit et Van Tran

    PAO:Fernando Sole

    Cataloging-in-Publication Data

    Perspectives économiques régionales:Afrique subsaharienne. —

    Washington:Fonds monétaire international, 2003–

    p.; cm. — (Études économiques et financières)

    French translation of: Regional economic outlook. Sub-Saharan Africa. — Washington, D.C.:

    International Monetary Fund, 2003–

    v.; cm. — (World economic and financial surveys, 0258-7440)

    Twice a year.

    Began in 2003.

    Some issues have thematic titles.

    1. Economic forecasting — Africa, Sub-Saharan — Periodicals. 2. Africa, Sub-Saharan — Economic conditions — 1960- — Periodicals. 3. Economic development — Africa, Sub-Saharan — Periodicals. I. Title: Sub-Saharan Africa. II. International Monetary Fund. III. Series: World economic and financial surveys.

    HC800.A1 R445

    ISBN-13: 978-1-48434-503-0 (French)

    ISBN-13: 978-1-48436-515-1 (English)

    Les commandes peuvent être effectuées par Internet, télécopie ou courrier:

    International Monetary Fund, Publication Services

    P.O. Box 92780, Washington, DC 20090 (U.S.A.)

    Téléphone:(202) 623-7430 Télécopie:(202) 623-7201

    Courriel:publications@imf.org

    www.imf.org

    www.elibrary.imf.org

    Table des matières

    Sigles et acronymes

    AT

    Assistance technique

    AVD

    Analyse de la viabilité de la dette

    BRI

    Banque des règlements internationaux

    BRIC

    Brésil, Russie, Inde et Chine

    BRICS

    Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud

    CEMAC

    Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale

    CFA

    Zone franc (CEMAC et UEMOA)

    CO2

    Dioxide de carbone

    CPM

    Cadre de politique monétaire

    CVD

    Cadre de viabilité de la dette

    DMO

    Bureau de gestion de la dette (Debt Management Office)

    EPIN

    Évaluation de la politique et des institutions nationales

    GPL

    Gaz de pétrole liquéfié

    IADM

    Initiative d’allégement de la dette multilatérale

    IDE

    Investissement direct étranger

    IPC

    Indice des prix à la consommation

    MOAN

    Moyen-Orient et Afrique du Nord

    OMD

    Objectifs du Millénaire pour le développement

    PIB

    Produit intérieur brut

    PPTE

    Pays pauvres très endettés

    SACU

    Union douanière d’Afrique Australe

    SFI

    Société financière internationale

    UEMOA

    Union économique et monétaire ouest-africaine

    VAN

    Valeur actuelle nette

    VIX

    Indice de volatilité du marché des options de Chicago (Chicago Board of Options Exchange Volatility Index)

    Remerciements

    L’édition de mai 2013 des Perspectives économiques régionales:Afrique subsaharienne (PER) a été préparée par une équipe dirigée par Alfredo Cuevas, sous l’autorité de Seán Nolan.

    L’équipe était composée de Trevor Alleyne, Jorge Iván Canales-Kriljenko, Emily Forrest, Cheikh Anta Gueye, Anne-Marie Gulde-Wolf, Cleary Haines, Mumtaz Hussain, Promise Kamanga, Mauro Mecagni, Montfort Mlachila, Yibin Mu, Seok Gil Park, Jon Shields, Juan Treviño, Mauricio Villafuerte, Sebastian Weber et Masafumi Yabara.

    Ce rapport contient aussi des contributions de Isabell Adenauer, Tamon Asonuma, Sebastian Corrales, Sandra Donnally, Hamid Davoodi, Rodrigo Garcia-Verdu, Andrew Jonelis, Borislava Mircheva, Bakar Ould Abdallah, Alun Thomas et John Wakeman-Linn. L’équipe a bénéficié du concours de Jenny Kletzin DiBiase pour la mise en forme du rapport, de Natasha Minges, assistée d’Anne O’Donoghue, pour la production, et de Charlotte Vazquez pour la composition. L’édition finale du rapport a été supervisée par Joe Procopio avec le concours de Martha Bonilla du Département des communications.

    Les conventions suivantes sont utilisées dans la présente étude:

    • Dans les tableaux, un blanc indique que la rubrique correspondante est en l’occurrence «sans objet», (…) indique que les données ne sont pas disponibles, et 0 ou 0,0 indique que le chiffre est égal à zéro ou qu’il est négligeable. Les chiffres ayant été arrondis, il se peut que les totaux ne correspondent pas exactement à la somme de leurs composantes.

    • – entre des années ou des mois (par exemple 2009–10 ou janvier–juin) indique la période couverte, de la première à la dernière année ou du premier au dernier mois indiqué inclusivement; le signe / entre deux années (par exemple 2005/06) indique un exercice budgétaire (ou financier).

    • Sauf indication contraire, lorsqu’il est fait référence au dollar, il s’agit du dollar des États-Unis.

    • Par «point de base», on entend un centième de point (de pourcentage). Ainsi 25 points de base équivalent à ¼ de point (de pourcentage).

    En Bref

    Chapitre 1. Créer Une Dynamique Dans Une Économie Mondiale à Plusieurs Vitesses

    Avec 5 % de croissance en 2012, l’activité économique est restée vigoureuse en Afrique subsaharienne et n’a que légèrement ralenti par rapport à 2010–11. La croissance a été particulièrement forte dans les pays exportateurs de pétrole et les pays à faible revenu. Les pays à revenu intermédiaire qui ont des liens plus étroits avec la zone euro ont subi une nette décélération de l’activité, tandis que les États fragiles les plus petits sont restés en deçà de la moyenne régionale. Les troubles civils ont continué de brider la croissance dans quelques pays. L’inflation a reflué dans la plus grande partie de la région, sous l’effet de la stabilisation des prix mondiaux des produits de base, de l’amélioration des conditions météorologiques locales et d’une politique monétaire restrictive.

    La croissance économique de l’Afrique subsaharienne devrait s’accélérer modérément en 2013–14, et l’inflation devrait poursuivre son mouvement de baisse. Les projections de croissance de la région découlent, en partie, de l’amélioration progressive des perspectives de l’économie mondiale. Localement, l’investissement dans les secteurs axés sur l’exportation sera un moteur important de la croissance dans la période à venir. En 2013, la croissance sera en outre aidée par la disparition de facteurs négatifs ponctuels dans certains pays, tels que les inondations de 2012 au Nigéria et la sécheresse dans d’autres régions, ainsi que par la normalisation progressive de l’activité dans les pays qui sortent d’un conflit. Parmi les facteurs qui contribueront probablement à contenir l’inflation figurent le niveau modéré des prix des produits de base autres que le pétrole et les bonnes récoltes au niveau local; plus de la moitié des pays de la région pourraient afficher des taux d’inflation de 5 % ou moins d’ici fin 2014.

    La trajectoire de croissance vigoureuse dont font état les projections pour l’Afrique subsaharienne pourrait être influencée par des aléas négatifs qui pourraient trouver leur origine aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la région. Les menaces d’origine externe sont i) la possibilité que la stagnation économique de la zone euro se prolonge encore plusieurs années, et ii) une baisse prononcée de l’investissement dans les principaux pays émergents. Dans le premier cas, les effets sur l’Afrique subsaharienne seraient modestes mais durables, et ils se feraient sentir tout particulièrement dans les pays qui sont plus intégrés à l’économie mondiale. Dans le second cas, la croissance ralentirait de façon plus sensible, sans pour autant être remise en cause, et la région rebondirait rapidement. Les aléas négatifs d’ordre intérieur sont une évolution défavorable des conditions météorologiques et les conflits internes. Ces facteurs, qui peuvent avoir de graves conséquences pour le pays concerné et ses voisins immédiats, n’ont généralement pas d’effets très sensibles sur la région dans son ensemble.

    Compte tenu de ces risques, les pays dont les amortisseurs budgétaires sont restreints et qui continuent de connaître une croissance rapide devraient donner la priorité à la reconstitution des amortisseurs pour affronter d’éventuels chocs extérieurs, tout en préservant la croissance à long terme et en continuant de répondre aux besoins de développement. Les projections d’inflation étant relativement favorables et la croissance généralement vigoureuse (seul le bloc des pays à revenu intermédiaire est aux prises avec le problème d’une activité économique léthargique), les dirigeants de la région devraient saisir cette occasion de reconstituer les amortisseurs budgétaires, surtout là où les facteurs de vulnérabilité et l’exposition aux risques sont élevés et où l’espace budgétaire est restreint. À mesure que les risques mondiaux continueront de s’atténuer, les priorités pourront être redéfinies au profit de la constitution d’un espace budgétaire pour financer l’investissement public et les dépenses consacrées à la réduction de la pauvreté.

    Chapitre 2. ÉLargir La Marge De Manœuvre De La Politique Budgétaire

    Une crainte souvent exprimée est que les gouvernements d’Afrique subsaharienne aient aujourd’hui moins de latitude pour réagir avec des outils de politique budgétaire à d’éventuels chocs sur l’économie. Les soldes budgétaires se sont dégradés dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne pendant la crise mondiale, le creusement des déficits ayant été en partie compensé par l’effort de rééquilibrage des finances publiques engagé lorsque la croissance a redémarré. Compte tenu de ces circonstances, ce chapitre examine divers aspects de la situation financière des États, notamment le degré de risque et la viabilité de la dette du secteur public ainsi que la capacité à financer une hausse des déficits.

    Bien que la majorité des pays d’Afrique subsaharienne ne soient pas actuellement empêchés d’emprunter par un niveau de dette élevé, beaucoup pourraient éprouver des difficultés à lever des fonds suffisants pour financer un gonflement des déficits en période de récession. L’endettement public élevé représente dans plusieurs cas une contrainte pour la politique budgétaire, mais le niveau de la dette publique est relativement modéré dans la plupart des pays et, d’après les évaluations de la viabilité de la dette effectuées par le FMI et la Banque mondiale, la situation n’est inquiétante que dans un petit nombre de cas. La capacité de financer localement une augmentation du déficit s’avère restreinte dans une grande partie de la région en raison de l’étroitesse des marchés financiers nationaux. Cependant, la plupart des pays d’Afrique subsaharienne sont en mesure de dégager à terme un espace budgétaire en engageant des réformes pour rationaliser les dépenses et mobiliser davantage de recettes tout en poursuivant leurs objectifs sociaux et en matière de développement. Dans les pays où les amortisseurs budgétaires sont les plus minces, cette capacité devrait servir à renforcer les moyens budgétaires de l’État pour soutenir l’économie en cas de récession.

    Chapitre 3. L’émission D’obligations Souveraines Internationales:Défis Et Nouvelles Perspectives Pour L’afrique Subsaharienne

    L’accès de l’Afrique subsaharienne aux marchés de capitaux s’est sensiblement amélioré, grâce notamment aux conditions de financement favorables sur les marchés mondiaux. Fin mars 2013, un groupe varié de onze pays de la région avaient émis des obligations souveraines internationales, pour des raisons aussi diverses que la construction d’infrastructures, l’établissement d’une référence ou la restructuration de la dette. Les émissions d’obligations internationales dans la région ont surtout influé sur la composition de la dette publique plutôt que sur son niveau, et elles ont souvent conduit à une accentuation des risques de change. Actuellement, les prix de ces obligations sont relativement favorables, ce qui s’explique par les bonnes perspectives économiques des pays concernés et la forte demande des marchés. D’après les renseignements dont on dispose sur les marchés, d’autres pays d’Afrique subsaharienne pourraient avoir recours aux marchés internationaux dans un avenir proche et profiter ainsi des conditions favorables au niveau mondial.

    Ce chapitre examine les avantages potentiels d’une émission d’obligations souveraines internationales et les risques qu’elle comporte, dans le contexte plus large de la politique budgétaire. Les pays de la région devraient continuer d’appliquer des politiques budgétaires prudentes de nature à préserver la viabilité des finances publiques à long terme et élaborer des stratégies appropriées de gestion de la dette à moyen terme en appréciant les avantages et les inconvénients d’une émission d’obligations par rapport aux diverses autres possibilités de financement. Pour garantir les meilleures conditions d’accès possibles, la conception des obligations internationales devrait tenir compte de ces considérations et suivre les meilleures pratiques en matière d’accès aux marchés financiers. De cette manière, les pays pourraient profiter des taux d’intérêt bas tout en lissant la structure des échéances de toute la dette publique. Dans ce contexte, l’émission d’obligations souveraines internationales n’est pas forcément l’option la plus avisée pour financer les investissements d’infrastructure; d’autres solutions peuvent offrir un financement mieux adapté et plus efficient.

    Chapitre 4. La Réforme Des Subventions Énergétiques

    Dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, les subventions explicites et implicites à l’énergie et aux produits pétroliers continuent d’empêcher la réalisation de dépenses plus efficientes dans des projets sociaux et d’infrastructure dont ils ont pourtant bien besoin. Les subventions énergétiques, dont le total est estimé à environ 3 % du PIB, sont souvent mal ciblées, si bien qu’elles bénéficient surtout aux consommateurs les plus aisés. Les subventions énergétiques généralisées découragent l’investissement et l’entretien des installations dans le secteur de l’énergie de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, de sorte que l’approvisionnement en énergie est coûteux et inadapté, ce qui freine la croissance économique.

    En dépit de ces difficultés du secteur de l’énergie, l’expérience de divers pays d’Afrique subsaharienne permet d’identifier les principaux éléments d’une stratégie de réforme réussie:un travail de préparation rigoureux, des consultations avec les parties prenantes dès les tout premiers stades de la réflexion et une campagne d’information du public bien planifiée sont autant d’éléments qui se sont révélés essentiels. L’acceptation des réformes par le public est une composante fondamentale:l’expérience montre que cette acceptation est beaucoup plus probable si les réformes sont étalées dans le temps et comportent des mesures d’atténuation bien ciblées sur les populations pauvres et une refonte des entreprises d’État du secteur de l’énergie. Enfin, ce chapitre décrit un certain nombre d’actions qui peuvent aider à assurer la longévité des réformes dans le secteur de l’énergie, notamment la dépolitisation du processus de fixation des prix.

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