Front Matter

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Author(s):
International Monetary Fund. African Dept.
Published Date:
April 2010
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    Études économiques et financières

    Perspectives économiques régionales

    Afrique subsaharienne

    Retour à une croissance forte

    AVR 10

    FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL

    ©2010 International Monetary Fund

    Édition française ©2010 Fonds monétaire international

    Édition française

    Traduction réalisée par les services linguistiques du FMI sous la direction de Yannick Chevalier-Delanoue Correction & PAO: Monica Nepote-Cit et Van Tran

    Cataloging-in-Publication Data

    Perspectives économiques régionales: Afrique subsaharienne—[Washington]:

    Fonds monétaire international, 2010.—(Études économiques et financières)

    p. ; cm.

    Avril 2010

    «Retour à une croissance forte?»

    French translation of: Regional Economic Outlook: Sub-Saharan Africa

    Includes bibliographical references

    ISBN 978-1-58906-964-0

    1. Economic forecasting—Africa, Sub-Saharan. 2. Global Financial Crisis, 2008–09. 3. Economic development—Africa, Sub-Saharan. 4. Fiscal policy—Africa, Sub-Saharan. I. International Monetary Fund. II. Series: World economic and financial surveys

    HC800 .R445 2010

    Les commandes doivent être adressées à:

    International Monetary Fund, Publication Services

    P.O. Box 92780, Washington, DC 20090 (U.S.A.)

    Téléphone: (202) 623-7430 Télécopie: (202) 623-7201

    Messagerie électronique: publications@imf.org

    Internet: www.imfbookstore.org

    Table des matières

    Sigles et acronymes

    AfSS

    Afrique subsaharienne

    APD

    Aide publique au développement

    CAD

    Comité d’aide au développement

    CAE

    Communauté de l’Afrique de l’Est

    CCG

    Conseil de coopération du Golfe

    CEMAC

    Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale

    COMESA

    Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe

    DTS

    Droit de tirage spécial

    IADM

    Initiative d’allégement de la dette multilatérale

    IDE

    Investissement direct étranger

    IPC

    Indice des prix à la consommation

    NaCSA

    Commission nationale pour l’action sociale (Sierra Leone)

    OCDE

    Organisation de coopération et de développement économiques

    OMD

    Objectifs du Millénaire pour le développement

    PEM

    Perspectives de l’économie mondiale

    PER

    Perspectives économiques régionales

    PIB

    Produit intérieur brut

    PPA

    Parité de pouvoir d’achat

    PPTE

    Pays pauvres très endettés

    SACU

    Union douanière d’Afrique australe

    SADC

    Communauté du développement de l’Afrique australe

    UEMOA

    Union économique et monétaire ouest-africaine

    Les conventions suivantes sont utilisées dans la présente étude:

    • Dans les tableaux, un blanc indique que la rubrique correspondante est en l’occurrence «sans objet», (…) indique que les données ne sont pas disponibles, et 0 ou 0,0 indique que le chiffre est égal à zéro ou qu’il est négligeable. Les chiffres ayant été arrondis, il se peut que les totaux ne correspondent pas exactement à la somme de leurs composantes.

    • – entre des années ou des mois (par exemple 2009–10 ou janvier–juin) indique la période couverte, de la première à la dernière année ou du premier au dernier mois indiqué inclusivement; le signe / entre deux années (par exemple 2005/06) indique un exercice budgétaire (ou financier).

    • Sauf indication contraire, lorsqu’il est fait référence au dollar, il s’agit du dollar des États-Unis.

    • Par «point de base», on entend un centième de point (de pourcentage). Ainsi 25 points de base équivalent à ¼ de point (de pourcentage).

    Préface

    L’édition d’avril 2010 des Perspectives économiques régionales: Afrique subsaharienne (PER) a été préparée par une équipe dirigée par Abebe Aemro Selassie, Robert Burgess et Montfort Mlachila, sous l’autorité de Saul Lizondo. L’équipe était composée de Duval Guimarães, Robert Keyfitz, Victor Lledó, Yanliang Miao, Gustavo Ramirez, Jon Shields et Irene Yackovlev, et a bénéficié de contributions spécifiques de Jiro Honda, Alexeï Kireyev, Amina Lahreche, Marcos Poplawski-Ribeiro, Geneviève Verdier et Charles Amo Yartey. Anne Grant a procédé à la mise en forme du rapport en anglais, dont la production a été supervisée par Joanne Blake et Martha Bonilla, du Département des relations extérieures, avec le concours de Natasha Minges, assistée d’Anne O’Donoghue, pour l’édition.

    Principales conclusions

    Tout porte à croire que le ralentissement économique en Afrique subsaharienne aura heureusement été de courte durée:

    • D’après les projections, la production devrait s’accroître de 4¾ % en 2010, contre 2 % en 2009. Après avoir connu une décélération de la croissance ou une contraction de la production pendant la récession mondiale, la plupart des pays de la région sont en train de rebondir. Si le ralentissement de l’activité a été bref, c’est surtout grâce à la bonne santé relative dont jouissaient les économies de la région en abordant la période 2008–09, aux politiques macroéconomiques expansionnistes qu’ont alors adoptées la plupart des pays ainsi qu’au redressement relativement rapide de l’activité économique mondiale.

    • Bien que la croissance économique n’ait que modérément fléchi dans la plupart des pays à faible revenu, le ralentissement a infligé des dommages durables à la région. La réduction de la pauvreté a marqué le pas. Certains des pays exportateurs de pétrole et à revenu intermédiaire de la région ont subi des ajustements considérables, notamment sous forme d’une forte aggravation du chômage.

    • Les perspectives pour 2011 et au-delà sont prometteuses. Il ressort des projections que la croissance de la production s’accélérera pour atteindre 5¾ % en 2011, en bénéficiant de l’amélioration de la conjoncture économique mondiale, qui devrait se poursuivre. On s’attend à ce que les taux de croissance de la plupart des pays subsahariens ne soient alors que légèrement inférieurs à ce qu’ils étaient au milieu de la décennie 2000.

    • Les principaux risques qui pèsent sur les perspectives tiennent à la possibilité que la reprise mondiale s’interrompe (ce qui entraînerait un repli de la demande et des prix des produits de base) ainsi que, sur le plan intérieur, à l’instabilité politique ou à la détérioration des systèmes financiers dans certains pays.

    L’un des aspects peut-être les moins remarqués de la récession mondiale a été la capacité de résistance dont a fait preuve l’Afrique subsaharienne. La faible intégration de nombreux pays de la région à l’économie mondiale a sans doute joué en leur faveur, mais seulement de façon limitée. Les ralentissements antérieurs (moins sévères) de l’économie mondiale ont eu des conséquences beaucoup plus dévastatrices. Cette fois, la récession mondiale a été nettement plus prononcée, mais elle a produit bien moins de bouleversements. La principale caractéristique qui distingue le dernier ralentissement en date des cycles précédents réside dans le fait que la plupart des pays de la région ont abordé la crise dans de meilleures conditions sur le plan macroéconomique.

    Lorsque la crise financière mondiale a commencé à se propager, les autorités ont réagi sans tarder et de façon efficace en axant leurs politiques économiques sur l’atténuation des chocs extérieurs. La plupart des gouvernements qui avaient anticipé le ralentissement ont pris des dispositions pour accélérer la croissance des dépenses publiques, alors même que les ratios recettes/PIB stagnaient ou étaient en baisse. Le creusement des déficits budgétaires a aidé à compenser l’essoufflement des dépenses privées. En ce qui concerne la politique monétaire, les taux d’intérêt directeurs ont été abaissés sauf là où cela aurait été contre-productif compte tenu des impératifs de taux de change ou des pressions inflationnistes.

    En outre, la plupart des pays ont été en mesure de préserver les dépenses publiques en faveur des pauvres et des secteurs générateurs de croissance. D’après les premières données dont on dispose sur les résultats budgétaires de 2009, les dépenses de santé et d’éducation ont augmenté en termes réels dans 20 des 29 pays à faible revenu de la région. Dans le même ordre d’idées, il apparaît aussi que, globalement, les dépenses publiques d’investissement se sont maintenues, progressant en termes réels dans plus de la moitié des pays de la région.

    Les contraintes en matière de financement extérieur se sont avérées bien moins fortes qu’on ne le craignait. Le cycle expansion–contraction des entrées de capitaux privés a été beaucoup moins marqué que dans d’autres régions en raison de la prédominance de l’investissement direct étranger en Afrique subsaharienne par rapport aux autres formes de capitaux privés, en général plus volatiles. Les envois de fonds des travailleurs expatriés n’ont aussi que légèrement diminué, et les flux de financement officiels ont augmenté grâce aux efforts déployés par le FMI et d’autres institutions pour accroître l’aide face à la crise. Les investisseurs étrangers commencent déjà à revenir dans les pays les plus avancés de la région, dont les politiques macroéconomiques devront tenir compte de cet afflux renouvelé de capitaux afin d’éviter une surchauffe de l’économie, une appréciation injustifiée de la monnaie et une envolée des prix des actifs.

    Plus d’un tiers des pays de la région restent toutefois à l’écart des marchés de capitaux internationaux et tributaires des sources officielles de financement extérieur. Pour ces pays, les réformes nécessaires pour libérer le potentiel productif de l’économie, à savoir la promotion du commerce et le développement du secteur financier, les mesures d’encouragement de l’épargne intérieure et de l’investissement, ainsi que l’amélioration de la gouvernance et le renforcement des institutions, sont aussi utiles pour attirer durablement les capitaux privés.

    Désormais, dans la plupart des pays de la région, la politique économique doit privilégier les objectifs de développement à moyen terme sans perdre de vue l’impératif de stabilité macroéconomique. La reprise étant déjà enclenchée, la politique budgétaire de ces pays doit maintenant être axée non plus sur des considérations de court terme et la stabilisation de la production, mais sur des objectifs plus traditionnels consistant notamment à renforcer les systèmes de santé et d’éducation ainsi qu’à remédier à l’insuffisance des infrastructures. Les pays dont les déficits budgétaires ont évolué selon une trajectoire intenable à moyen terme devraient revoir leur politique de manière à se reconstituer des marges de manœuvre. Cela dit, dans certains pays où la production est encore nettement en deçà du potentiel, il va de soi qu’il reste tout à fait légitime de recourir à la politique budgétaire pour soutenir la demande à court terme, pour autant que des financements soient disponibles.

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