Front Matter

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Author(s):
International Monetary Fund. African Dept.
Published Date:
October 2009
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    Études économiques et financières

    Perspectives économiques régionales

    Afrique subsaharienne

    Surmonter la tourmente

    OCT 09

    ©2009 International Monetary Fund

    Édition française ©2009 Fonds monétaire international

    Édition française

    Traduction réalisée par les services linguistiques du FMI

    sous la direction de Yannick Chevalier-Delanoue

    Correction & PAO: Anne Rousseau et Van Tran

    Cataloging-in-Publication Data

    Perspectives économiques régionales: Afrique subsaharienne—[Washington]:

    Fonds monétaire international, 2009.—(Études économiques et financières)

    p. ; cm.

    Oct. 2009

    ≪Surmonter la tourmente≫

    French translation of: Regional Economic Outlook: Sub-Saharan Africa

    Includes bibliographical references

    ISBN 978-1-58906-900-8

    1. Economic forecasting—Africa, Sub-Saharan. 2. Economic indicators—Africa, Sub-Saharan. 3. Fiscal policy—Africa, Sub-Saharan. I. International Monetary Fund. II. Series: World economic and financial surveys

    HC800 .R44514 2009

    Les commandes doivent être adressées à:

    International Monetary Fund, Publication Services

    700 19th Street, N.W., Washington, DC 20431 (U.S.A.)

    Téléphone: (202) 623-7430 Télécopie: (202) 623-7201

    Messagerie électronique: publications@imf.org

    Internet: www.imfbookstore.org

    Table des matières

    Préface

    L’édition d’octobre 2009 des Perspectives économiques régionales: Afrique subsaharienne (PER) a été préparée par une équipe dirigée par Abebe Aemro Selassie et Norbert Funke, sous l’autorité de Saul Lizondo. Ce rapport tient compte des développements intervenus jusqu’en septembre 2009. L’équipe était composée de Duval Guimarães, Robert Keyfitz, Alexeï Kireyev, Victor Lledó, Yanliang Miao, Gustavo Ramirez, Jon Shields et Irene Yackovlev, et a bénéficié de contributions spécifiques de Christian Beddies, Paulo Drummond, Nir Klein, Lamin Leigh et François Painchaud. Anne Grant a assuré la mise en forme du rapport en anglais, avec le concours de Natasha Minges, assistante d’administration. La correction du texte a été réalisée par Martha Bonilla, du Département des relations extérieures, qui a supervisé la production du rapport.

    Sigles et acronymes

    AfSS

    Afrique subsaharienne

    CAE

    Communauté de l’Afrique de l’Est

    CEMAC

    Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale

    COMESA

    Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe

    DTS

    Droit de tirage spécial

    EMBI

    JPMorgan Emerging Markets Bond Index

    EPIN

    Évaluation de la politique et des institutions nationales

    FGF

    Fonds pour les générations futures

    IADM

    Initiative d’allégement de la dette multilatérale

    IBO

    Indice du budget ouvert

    IDE

    Investissement direct étranger

    IFS

    Institutions financières spéciales

    OCDE

    Organisation de coopération et de développement économiques

    OMD

    Objectifs du Millénaire pour le développement

    PEM

    Perspectives de l’économie mondiale

    PER

    Perspectives économiques régionales

    PIB

    Produit intérieur brut

    PPA

    Parité de pouvoir d’achat

    PPTE

    Pays pauvres très endettés

    SACU

    Union douanière d’Afrique australe

    SADC

    Communauté du développement de l’Afrique australe

    UEMOA

    Union économique et monétaire ouest-africaine

    VAN

    Valeur actuelle nette

    Les conventions suivantes sont utilisées dans la présente étude:

    • Dans les tableaux, un blanc indique que la rubrique correspondante est en l’occurrence ≪sans objet≫, (…) indique que les données ne sont pas disponibles, et 0 ou 0,0 indique que le chiffre est égal à zéro ou qu’il est négligeable. Les chiffres ayant été arrondis, il se peut que les totaux ne correspondent pas exactement à la somme de leurs composantes.

    • –entre des années ou des mois (par exemple 2009–10 ou janvier–juin) indique la période couverte, de la première à la dernière année ou du premier au dernier mois indiqué inclusivement; le signe / entre deux années (par exemple 2005/06) indique un exercice budgétaire (ou financier).

    • Par ≪billion≫, il faut entendre mille milliards.

    • Par ≪point de base≫, on entend un centième de point (de pourcentage). Ainsi 25 points de base équivalent à ¼ de point (de pourcentage).

    Principaux messages

    La grande récession et l’Afrique subsaharienne

    Après une dizaine d’années de dynamisme économique, l’Afrique subsaharienne devrait enregistrer en 2009 une croissance de 1 % seulement. La grande récession a considérablement réduit les exportations d’un grand nombre de pays de la région et perturbé les flux de capitaux. Les pays exportateurs de pétrole et les pays à revenu intermédiaire ont été particulièrement touchés, les pays à faible revenu, un peu moins. Cependant, grâce aux politiques relativement prudentes qu’ils ont menées pendant la période d’expansion, les pays disposent d’une marge de manœuvre pour amortir en partie les chocs, avec parfois l’appui de mesures anticycliques.

    En comparant la récession actuelle aux périodes antérieures de ralentissement mondial, il est possible d’entrevoir l’évolution future et les ripostes possibles. Si les ralentissements précédents de l’activité mondiale ont freiné presque tout de suite la croissance de la production dans les pays d’Afrique subsaharienne, la région s’est souvent laissé devancer lors des reprises mondiales qui ont suivi. Ce retard semble imputable en partie aux mesures dommageables qui ont été prises, telles que les restrictions commerciales, et au manque de latitude dans la conduite des politiques budgétaires et monétaires conventionnelles. Cette fois, le recours aux mesures protectionnistes a largement été évité, et la meilleure situation des finances publiques au début de la crise offre une certaine marge de manœuvre pour assouplir les politiques budgétaires et monétaires.

    La reprise naissante de l’économie mondiale devrait faire remonter la croissance des pays d’Afrique subsaharienne à 4 % en 2010 et à plus de 5 % les années suivantes. Cela dit, les risques de dégradation de la situation demeurent prépondérants; aussi les politiques économiques devraient-elles viser à soutenir la reprise jusqu’à ce qu’elle ait acquis un certain élan. Dans les pays qui ne subissent aucune contrainte de financement et dont la production est nettement inférieure au potentiel, il pourrait être nécessaire que les déficits budgétaires restent élevés pendant un certain temps encore et que soient maintenues les mesures budgétaires anticycliques éventuelles. Dans de nombreux pays, il serait possible de réduire encore les taux d’intérêt. En revanche, certains pays qui se heurtent à des contraintes de financement devront s’efforcer de contenir les déséquilibres macroéconomiques.

    Au fur et à mesure que la reprise s’amplifiera, la politique budgétaire devra être recentrée sur ses objectifs traditionnels de croissance et de viabilité de la dette. Cette question est traitée en détail au chapitre 2, qui examine le rôle que la politique budgétaire peut jouer, à trois égards, pour aider les pays d’Afrique subsaharienne à obtenir de bons résultats économiques: i) améliorer l’efficacité des mesures budgétaires anticycliques; ii) préserver la stabilité de la dette; et iii) promouvoir la croissance et le développement à long terme.

    Dans le passé, les politiques budgétaires anticycliques menées par les pays d’Afrique subsaharienne ont produit des résultats contrastés. Pour en accroître l’efficacité, il faudra renforcer les stabilisateurs automatiques, affermir les institutions budgétaires, assouplir les contraintes de financement et améliorer les données et les capacités d’analyse. Des instruments spéciaux, tels que des règles budgétaires et des fonds de stabilisation des prix des matières premières, pourraient être utiles, mais ils doivent s’appuyer sur des institutions solides et une ferme volonté d’observer les normes de bonne gouvernance.

    Les effets directs de la crise sur la viabilité de la dette varient d’un pays à l’autre, en fonction notamment du montant des nouveaux emprunts. Une comparaison entre des analyses de viabilité de la dette réalisées avant et après l’éclatement de la crise ainsi que des simulations font ressortir que, si la croissance se redresse comme prévu, la crise n’aggravera pas significativement le risque de surendettement pour la plupart des pays. Cependant, pour limiter autant que possible les risques à moyen terme, les pays doivent revenir progressivement à des déficits moins élevés une fois que la reprise se sera confirmée.

    À moyen terme, la politique budgétaire devrait être fermement axée sur les objectifs de croissance et de développement. Le financement adéquat des dépenses en capital devrait figurer au premier rang des priorités afin de combler les besoins énormes en infrastructures et en capital humain. Cela dit, pour obtenir des résultats (par opposition à la simple allocation des ressources budgétaires), il faudra aussi rehausser l’efficience et l’efficacité du secteur public. Cela nécessitera un renforcement institutionnel, la mise en place des moyens nécessaires pour évaluer et gérer les projets, et l’amélioration des normes de gouvernance.

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