Front Matter

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Author(s):
International Monetary Fund. African Dept.
Published Date:
April 2009
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    ©2009 International Monetary Fund

    Édition française

    Traduction réalisée par les services linguistiques du FMI sous la direction de Yannick Chevalier-Delanoue Production: Roukia Aboud

    Cataloging-in-Publication Data

    Perspectives économiques régionales: Afrique subsaharienne—[Washington]:

    Fonds monétaire international, 2009.—(Études économiques et financières)

    p. ; cm.

    Avril 09.

    French translation of: Regional Economic Outlook: Sub-Saharan Africa

    Includes bibliographical references.

    ISBN 978-1-58906-839-1

    1. Economic forecasting—Africa, Sub-Saharan. 2. Economic indicators—Africa, Sub-Saharan. 3. Financial crises—Africa, Sub-Saharan. 4. Crisis management—Africa, Sub-Saharan. 5. Fiscal policy—Africa, Sub-Saharan. 6. Financial services industry—Africa, Sub-Saharan. 7. Banks and banking—Africa, Sub-Saharan. I. International Monetary Fund. II. Series: World economic and financial surveys.

    HC800 .R44514 2009

    Les commandes doivent être adressées à:

    International Monetary Fund, Publication Services

    700 19th St., N.W., Washington, DC.20431 (U.S.A.)

    Téléphone: (202) 623-7430 Télécopie: (202) 623-7201

    Messagerie électronique: publications@imf.org

    Internet: www.imfbookstore.org

    Table des matières

    Préface

    L’édition d’avril 2009 de Perspectives économiques régionales: Afrique subsaharienne a été préparée par une équipe dirigée par Norbert Funke et Paulo Drummond, sous l’autorité de Benedicte Vibe Christensen, Bernard Laurens, Saul Lizondo, Andrew Berg et Kal Wajid. Ce rapport tient compte des développements intervenus jusqu’en avril 2009. L’équipe était composée de Victor Lledó, Inutu Lukonga, Yanliang Miao, Gustavo Ramirez, Subramanian Sriram, Jérôme Vacher et Irene Yackovlev, et a bénéficié de contributions spécifiques de Philip Bartholomew, Jihad Dagher, Nikolay Gueorguiev, Plamen Iossifov, Joannes Mongardini, Sean Nolan, Rafael Portillo, Effie Psalida, Issouf Samake, Raju Singh, Yuri Sobolev, Wipada Soonthornsima, Jahanara Zaman et Mary Zephirin. Anne Grant et Martha Bonilla ont assuré la production du rapport en anglais, avec le concours de Natasha Minges, assistante d’administration.

    Sigles et acronymes

    AfSS

    Afrique subsaharienne

    BCEAO

    Banque centrale des États de l’Afrique l’Ouest

    BRI

    Banque des règlements internationaux

    CAE

    Communauté de l’Afrique de l’Est

    CEMAC

    Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale

    COMESA

    Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe

    EMBI

    JPMorgan Emerging Markets Bond Index

    IADM

    Initiative d’allégement de la dette multilatérale

    IDE

    Investissement direct étranger

    OMD

    Objectifs du Millénaire pour le développement

    PEG

    Position extérieure globale

    PEM

    Perspectives de l’économie mondiale

    PIB

    Produit intérieur brut

    PPA

    Parité de pouvoir d’achat

    PPTE

    Pays pauvres très endettés

    SACU

    Union douanière d’Afrique australe

    SADC

    Communauté du développement de l’Afrique australe

    UEMOA

    Union économique et monétaire ouest-africaine

    Les conventions suivantes sont utilisées dans la présente étude:

    • Dans les tableaux, un blanc indique que la rubrique correspondante est en l’occurrence ≪sans objet≫, (…) indique que les données ne sont pas disponibles, et 0 ou 0,0 indique que le chiffre est égal à zéro ou qu’il est négligeable. Les chiffres ayant été arrondis, il se peut que les totaux ne correspondent pas exactement à la somme de leurs composantes.

    • – entre des années ou des mois (par exemple 2005–06 ou janvier–juin) indique la période couverte, de la première à la dernière année ou du premier au dernier mois indiqué inclusivement; le signe / entre deux années (par exemple 2005/06) indique un exercice budgétaire (ou financier).

    • Par ≪billion≫, il faut entendre mille milliards.

    • Par ≪point de base≫, on entend un centième de point (de pourcentage). Ainsi 25 points de base équivalent à ¼ de point (de pourcentage).

    Principaux messages

    La crise financière mondiale frappe l’Afrique subsaharienne

    L’Afrique subsaharienne a accompli des progrès remarquables au cours des dix dernières années sur le front de la croissance et de la stabilité économique. La croissance—qui est indispensable à la réduction éminemment souhaitable de la pauvreté—a atteint un taux moyen de plus de 6 % pendant les cinq dernières années, l’inflation était tombée à moins de 10 % avant l’envolée des prix des carburants et des produits alimentaires en 2008, et des réserves ont été constituées. Ces évolutions positives ont reposé sur des politiques économiques solides, une conjoncture extérieure favorable résultant surtout de la hausse des cours des produits de base et les allégements de dette et l’aide consentis par la communauté internationale.

    Ces progrès économiques, fruits de tant d’efforts, risquent maintenant d’être remis en cause. Tout comme le reste du monde, l’Afrique subit les effets de la crise financière internationale. La demande d’exportations africaines a diminué, les cours des produits de base ont baissé, et il se pourrait que les envois de fonds des travailleurs émigrés fléchissent. Le resserrement mondial du crédit et l’aversion des investisseurs pour le risque ont provoqué une inversion des flux d’investissements de portefeuille, découragé l’investissement direct étranger (IDE) et rendu le financement des échanges plus coûteux. Le ralentissement de l’activité économique devrait également accroître le risque de crédit et les créances improductives et, partant, affaiblir le bilan des institutions financières et des sociétés.

    La riposte des pouvoirs publics doit être adaptée à la situation particulière de chaque pays. La priorité doit toutefois être, pour tous les pays d’Afrique subsaharienne, de limiter les effets négatifs de la crise sur la croissance économique et la lutte contre la pauvreté, tout en préservant les progrès accomplis ces dernières années au prix de grands efforts, notamment la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette. Face à la fragilisation des balances des paiements, il faut résister à la tentation de recourir au protectionnisme ou de rétablir les contrôles administratifs. En ces temps difficiles, la politique économique doit donc être guidée par les principes suivants:

    • Utiliser la marge de manœuvre budgétaire disponible. La crise financière mondiale va réduire les recettes publiques. S’ils peuvent financer l’accroissement du déficit budgétaire, les pays qui ont réussi à stabiliser leur situation macroéconomique et qui sont libres de contraintes liées à la soutenabilité de la dette peuvent laisser jouer les stabilisateurs automatiques. Quelques pays peuvent aussi recourir à une relance budgétaire discrétionnaire, en prenant notamment des mesures sociales pour protéger les populations pauvres. Les exportateurs de produits de base qui ont accumulé de l’épargne pendant la vague de prospérité pourront sans doute procéder progressivement aux ajustements nécessaires en puisant dans leurs réserves. Ceux dont les réserves sont moins importantes devront bénéficier d’un soutien accru des donateurs pour faciliter leur ajustement. Tous les pays devront toutefois finir par s’adapter au nouveau contexte extérieur.

    • Autant que possible, assouplir la politique monétaire et laisser le taux de change s’adapter à la conjoncture externe. La chute des prix des produits de base devrait donner une impulsion déflationniste. Cela pourrait permettre à certains pays d’assouplir leur politique monétaire. La monnaie devra se déprécier en termes réels dans les pays où les termes de l’échange se sont détériorés ou les flux de capitaux se tarissent. Les pays à taux de change souple devraient laisser leur monnaie se déprécier, tandis que, dans les pays à taux de change fixe, la politique budgétaire reste, avec des mesures visant à améliorer la compétitivité, le principal moyen d’intervention. Les pays appliquant de facto un régime de rattachement du taux de change pourraient envisager de l’assouplir un peu.

    • Surveiller de près les facteurs de vulnérabilité dans les institutions financières et être prêt à agir rapidement. Une surveillance rigoureuse des banques, fondée sur l’analyse des risques, sera indispensable pour déceler rapidement les faiblesses du système bancaire et y remédier.

    • Ne pas perdre de vue les objectifs à moyen terme. Les mesures budgétaires, en particulier, doivent tenir compte de la soutenabilité de la dette et appuyer les stratégies de développement.

    Pour maintenir et accélérer le rythme des réformes entreprises ces dix dernières années dans la conjoncture défavorable actuelle, l’Afrique aura besoin de davantage d’aide, dont au moins le doublement de l’aide promise par les chefs d’État du G-8 lors du sommet de Gleneagles en 2005. Bien que les pays donateurs subissent aussi des tensions, ils doivent honorer leurs engagements: sans un soutien renforcé de leur part, les fortes réductions de dépenses auxquelles il faudra procéder pourraient retarder de plusieurs années la lutte contre la pauvreté et la mise en place d’infrastructures en Afrique et pourraient même menacer la stabilité politique dans certains pays. En outre, l’aide ne constitue qu’une petite partie du budget des pays donateurs. Le FMI joue le rôle qui est le sien pour soutenir l’Afrique. Il révise actuellement ses instruments de prêt de manière à leur donner plus de souplesse et il vise à doubler ses prêts concessionnels en faveur des pays à faible revenu. Il continuera aussi à donner des conseils et à fournir une assistance technique étendue afin d’améliorer l’élaboration et la mise en œuvre de la politique économique dans les pays d’Afrique subsaharienne.

    Répercussions sur les systèmes financiers

    Les systèmes financiers des pays subsahariens ont jusqu’à présent fait preuve de résilience face à la tourmente financière mondiale. Malgré les pressions substantielles que la crise a exercées sur eux, les marchés monétaires, financiers et des changes ont continué de fonctionner normalement. Cette stabilité relative tient à plusieurs facteurs, dont une intégration limitée, quoique croissante, aux marchés financiers mondiaux, une exposition minime aux instruments financiers complexes, une liquidité bancaire assez élevée, une dépendance modérée à l’égard des financements étrangers et le faible endettement des institutions.

    Cependant, les tensions s’accentuent tandis que la crise mondiale fait sentir ses effets sur les pays subsahariens. Les effets d’engrenage de la dépression économique mondiale et de l’aversion croissante au risque des investisseurs intensifient la menace qui pèse sur leurs systèmes financiers. Étant donné les retombées de la crise sur l’économie réelle, la demande mondiale et les prix des produits de base sont inférieurs à la normale, les entrées de capitaux diminuent et les perspectives de croissance économique se sont assombries dans toute la région. Cette conjoncture défavorable, si elle se prolongeait, pourrait accroître le risque de crédit et le volume des prêts improductifs et réduire les liquidités. En particulier, face au tarissement des ressources extérieures, les marchés nationaux risquent d’être trop étroits pour répondre à la demande de crédit de l’État et du secteur privé.

    Que peuvent faire les pays subsahariens pour protéger leurs systèmes financiers et les progrès déjà accomplis? Ils devront éventuellement donner priorité aux mesures préventives de court terme pour freiner la contagion. Il leur faudra faire appel à des outils de résolution des crises pour atténuer les retombées de la crise financière mondiale. Des mesures utiles consisteraient à intensifier la surveillance pour favoriser la détection rapide des risques (par des tests de résistance des banques), à mettre en place des dispositifs d’intervention pour diminuer le risque de ruée sur les dépôts et protéger les déposants, à améliorer les modalités régissant les relations entre les pays d’origine et les pays d’accueil en matière de surveillance et de gestion internationale des crises, à procéder, le cas échéant, à des injections de liquidités dans le système bancaire, et à consolider des mécanismes d’intervention des autorités dans les banques pour assurer sans heurt la cessation d’activités des banques fragiles.

    Les priorités de court terme ne doivent cependant pas détourner les autorités des réformes nécessaires à plus longue échéance pour affermir et approfondir leurs systèmes financiers. Les réformes doivent viser à améliorer la réglementation des systèmes financiers et combler les lacunes réglementaires, notamment les déficiences en matière de surveillance internationale, corriger les défauts de l’infrastructure juridique et financière, développer les marchés des capitaux et remédier aux insuffisances des données sur lesquelles reposent les systèmes de surveillance des risques.

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