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Author(s):
International Monetary Fund. African Dept.
Published Date:
October 2008
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    Études économiques et financières

    Perspectives économiques régionales

    Afrique subsaharienne

    OCT 08

    Fonds Monétaire International

    ©2008 International Monetary Fund

    Édition française

    Traduction réalisée par les services linguistiques du FMI

    sous la direction de Yannick Chevalier-Delanoue

    Production: Martine Rossignol-Winner

    Cataloging-in-Publication Data

    Perspectives économiques régionales: Afrique subsaharienne—[Washington]:

    Fonds monétaire international, 2008.

    p. cm.—(Études économiques et financières)

    Octobre 08.

    French translation of: Regional Economic Outlook: Sub-Saharan Africa

    Includes bibliographical references.

    ISBN 978-1-58906-776-9

    1. Economic development—Africa, Sub-Saharan. 2. Inflation (Finance)—Africa, Sub-Saharan. 3. Africa, Sub-Saharan—Economic conditions—1960- 4. Africa, Sub-Saharan—Economic policy. I. Title: REO. II. International Monetary Fund. III. Series (World economic and financial surveys)

    HC800 .R44514 2008

    Les commandes doivent être adressées à:

    International Monetary Fund, Publication Services

    700 19th Street, N.W., Washington, DC 20431, U.S.A.

    Téléphone: (202) 623-7430 Télécopie: (202) 623-7201

    Messagerie électronique: publications@imf.org

    Internet: www.imfbookstore.org

    Table des matières

    Sigles et acronymes

    AfSS

    Afrique subsaharienne

    CAE

    Communauté de l’Afrique de l’Est

    CEMAC

    Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale

    COMESA

    Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe

    EPIN

    Évaluation de la politique et des institutions nationales

    FRPC

    Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance

    IADM

    Initiative d’allégement de la dette multilatérale

    IDE

    Investissement direct étranger

    IPC

    Indice des prix à la consommation

    OCDE

    Organisation de coopération et de développement économiques

    OMD

    Objectifs du Millénaire pour le développement

    PCD

    Pays à croissance durable

    PCEF

    Projet sur la croissance économique en Afrique

    PEM

    Perspectives de l’économie mondiale

    PPA

    Parité de pouvoir d’achat

    PPTE

    Pays pauvres très endettés

    PTF

    Productivité totale des facteurs

    SACU

    Union douanière d’Afrique australe

    SADC

    Communauté du développement de l’Afrique australe

    UEMOA

    Union économique et monétaire ouest-africaine

    Les conventions suivantes sont utilisées dans la présente étude:

    • Dans les tableaux, un blanc indique que la rubrique correspondante est en l’occurrence ≪sans objet≫, (…) indique que les données ne sont pas disponibles, et 0 ou 0,0 indique que le chiffre est égal à zéro ou qu’il est négligeable. Les chiffres ayant été arrondis, il se peut que les totaux ne correspondent pas exactement à la somme de leurs composantes.

    • – entre des années ou des mois (par exemple 2005–06 ou janvier–juin) indique la période couverte, de la première à la dernière année ou du premier au dernier mois indiqué inclusivement; le signe / entre deux années (par exemple 2005/06) indique un exercice budgétaire (ou financier).

    • Par ≪billion≫, il faut entendre mille milliards.

    • Par ≪point de base≫, on entend un centième de point (de pourcentage). Ainsi 25 points de base équivalent à ¼ de point (de pourcentage).

    Principaux messages

    Évolution en 2008 et perspectives pour 2009

    Dans un environnement mondial de plus en plus défavorable, la croissance économique de l’Afrique subsaharienne devrait ralentir en 2008 et 2009 pour s’établir autour de 6 %, contre 6½ % en 2007. Dans le même temps, l’inflation devrait atteindre 12 % en 2008 et 10 % en 2009. Les projections de croissance sont légèrement en retrait et les projections d’inflation nettement plus élevées par rapport à l’édition d’avril du rapport sur les Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne, surtout en ce qui concerne l’année 2008.

    Cette dégradation de la situation macroéconomique tient aux forces contraires que constituent l’envolée des prix des denrées alimentaires et des carburants, le ralentissement de la croissance mondiale et les turbulences financières dans le monde. Jusqu’à présent, les effets des turbulences financières semblent s’exercer de façon indirecte, par le biais du ralentissement de la croissance mondiale et de la volatilité des cours des produits de base. L’aggravation récente des turbulences accroît toutefois les risques d’une diminution des flux de ressources en direction de l’Afrique sous forme de capitaux privés, d’envois de fonds des travailleurs émigrés et même d’aide publique au développement.

    La flambée des cours des produits de base a poussé à la hausse l’inflation et les déficits extérieurs courants. En outre, le soutien des bailleurs de fonds n’a pas augmenté suffisamment pour couvrir le surcoût des importations dû à l’envolée des cours, obligeant les pays à opérer l’ajustement avec leurs ressources intérieures. Les réserves de change ont assez bien résisté au choc jusqu’à présent, mais on ne saurait s’attendre à ce qu’elles permettent d’absorber les conséquences à long terme de la flambée des prix de l’alimentation et de l’énergie. Ces préoccupations restent d’actualité malgré le reflux récent des cours du pétrole et, dans une moindre mesure, des prix alimentaires. Les cours des produits alimentaires et énergétiques demeurent très largement supérieurs à leurs niveaux de 2007, l’ajustement à cette hausse ne semble pas s’être complètement opéré, et il est possible que de fortes tensions inflationnistes subsistent dans de nombreux pays.

    Les décideurs sont confrontés à trois enjeux: gérer l’ajustement à l’envolée des cours des produits alimentaires et énergétiques, préserver la stabilité économique et protéger les plus pauvres. Il est nécessaire de répercuter à terme la hausse des cours des denrées alimentaires et des carburants sur l’économie afin d’encourager l’ajustement. Étant donné que l’alimentation représente une grande partie des dépenses des ménages, la perte de pouvoir d’achat des pauvres qui en résulte est extrêmement préoccupante. Pour protéger les moins fortunés, les autorités ont en général eu tendance jusqu’à présent à abaisser les taxes et les droits de douane sur les carburants et les denrées alimentaires et à augmenter les subventions pour ces produits. Or, non seulement ces mesures ont en général bénéficié à un segment plus large de la population et, par conséquent, n’ont guère profité aux pauvres, mais elles sont aussi, à terme, coûteuses pour le budget de l’État. Les mesures visant à amortir l’impact de la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants sur les pauvres doivent donc être mieux ciblées et aussi mieux soutenues par les bailleurs de fonds. Les pays exportateurs de pétrole sont, pour leur part, confrontés à la tâche particulièrement délicate d’utiliser de façon avisée leurs recettes pétrolières en tenant compte de la capacité d’absorption de l’économie.

    Un certain nombre de gouvernements ont peut-être ≪perdu pied≫ dans la lutte contre l’inflation. L’accélération de l’inflation tient non seulement à la flambée des cours du pétrole et des denrées alimentaires, mais aussi aux pressions de la demande dans certains pays. Par conséquent, dans beaucoup d’entre eux, il faudra sans doute durcir la politique monétaire pour préserver la stabilité des prix et la viabilité extérieure. Un resserrement budgétaire devrait appuyer cet effort, surtout lorsque les choix de politique monétaire sont limités par le régime de change et que les pressions budgétaires ont contribué à accroître l’inflation.

    Des risques sans précédent pèsent sur les perspectives économiques de la région, et la vigueur de la croissance et de la stabilité macroéconomique du continent est mise à l’épreuve. Plus que jamais, les pays doivent être prêts à réagir rapidement aux chocs exogènes inattendus. La tâche est particulièrement difficile pour les pays qui subissent les effets inflationnistes du renchérissement des importations, la dégradation de leurs termes de l’échange ainsi que la diminution des envois de fonds des travailleurs émigrés et des flux de capitaux privés; dans ce contexte, un manquement de l’aide serait une épreuve supplémentaire difficile à surmonter. De façon plus générale, la volatilité récente nous rappelle avec force que les pays jouissant d’une situation favorable devraient constituer des réserves de change suffisantes pour amortir les chocs éventuels.

    Décollage de la croissance

    La phase de volatilité actuelle intervient alors que, pour la première fois depuis les années 70, un grand nombre de pays d’Afrique subsaharienne affichent des taux de croissance élevés de leur revenu par habitant. Il est crucial de maintenir ce rythme de croissance rapide et même de l’accélérer—et de l’étendre aux pays à faible croissance—pour que la région parvienne à son objectif économique primordial, qui est de relever le niveau de vie et d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Le chapitre II présente une analyse du décollage économique en cours, et il en ressort cinq grandes conclusions:

    • L’Afrique subsaharienne connaît un décollage économique remarquable depuis le milieu des années 90. Les taux de croissance moyens sont proches de ceux des autres pays en développement et l’expansion actuelle de la région est, à certains égards, plus durable que dans toute période antérieure de l’après-guerre. Rien n’indique qu’il existe une trappe de pauvreté inextricable. Les pays les plus dynamiques constituent un groupe hétérogène où l’on retrouve des pays riches en ressources naturelles et enclavés aussi bien que des pays dotés de peu de ressources naturelles et dont les termes de l’échange ne se sont pas sensiblement améliorés.

    • Les pays à croissance durable ont bien assimilé les règles de base et évité les graves erreurs de politique économique. La plupart d’entre eux jouissent d’une stabilité macroéconomique, avec une inflation stable et faible ainsi qu’une dette soutenable, ont mené des politiques économiques saines et ont renforcé leurs institutions.

    • Les succès récents de l’Afrique montrent également que les États doivent jouer un rôle dynamique, mais qu’il n’y a pas de recette simple pour assurer une croissance élevée. Les pays doivent adopter des politiques qui leur permettent de tirer parti de la conjoncture internationale, de préserver la stabilité macroéconomique, de promouvoir des investissements publics et privés efficaces, et de faire en sorte que tout le monde profite de la croissance, ce qui signifie progresser sur le front de la santé, de l’éducation, des autres domaines relevant des OMD ainsi que du revenu. Évoluer vers un modèle de croissance axé sur les exportations non traditionnelles et la valeur ajoutée—caractéristique de la plupart des pays à croissance durable des autres régions—n’est certes pas facile, mais n’en est pas moins réalisable.

    • L’augmentation de l’aide a joué un rôle dans les pays à forte croissance qui ne bénéficient pas d’importantes rentes de ressources naturelles, en permettant une augmentation des dépenses sociales et des investissements publics, tout en nourrissant ou du moins en accompagnant la croissance économique. Mais, comme le fait remarquer le récent ≪Rapport sur la croissance≫ de la Commission sur la croissance et le développement, l’idée qu’un relèvement important de l’aide risque de pénaliser les exportations est ≪difficile à prouver, mais aussi difficile à réfuter≫ (page 77 du rapport, publié uniquement en anglais). Il importe donc que la répartition sectorielle de l’aide traduise les priorités nationales, en particulier les investissements qui améliorent la productivité.

    • La croissance forte ne peut être considérée comme acquise. Dans le passé, les phases successives d’expansions et de récessions, les chocs exogènes et les conflits, et l’incapacité à mettre les ressources naturelles au service d’une expansion durable et d’investissements productifs ont contribué à l’échec de ce que l’on considérait comme des trajectoires de croissance prometteuses. La période actuelle renferme de nombreux défis, comme l’indique le chapitre I, mais l’amélioration des politiques et des fondamentaux devrait permettre d’entretenir la croissance. Ainsi, le gonflement des réserves de change devrait aider les importateurs de pétrole d’Afrique subsaharienne à absorber, au moins temporairement, la hausse des cours.

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