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Author(s):
International Monetary Fund. Research Dept.
Published Date:
July 1998
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    Perspectives de l’économie mondiale, questions d’actualité, 1992–98

    I. Méthodologie: agrégats, modèles et prévisions

    Précisions des projections des Perspectives de l’économie mondiale relatives aux principaux pays industrialisésMai 1992, annexe VIII
    Révision des coefficients de pondération des PerspectivesMai 1993, annexe IV
    Indicateurs de budgets structurels pour les principaux pays industrialisésOctobre 1993, annexe I
    Le nouveau Manuel de la balance des paiementsMai 1994, encadré 13
    L’art difficile de la prévisionOctobre 1996, annexe I
    Discordance statistique des soldes courantsOctobre 1996, annexe III
    Hypothèses de taux de change pour le Japon: autre scénarioOctobre 1997, encadré 2

    II. Études rétrospectives

    Les succès économiques de l’après-guerreOctobre 1994, chapitre VI
    Les cours des produits de base non pétroliersOctobre 1994, encadré 10
    Hauts et bas de l’inflation: analyse du bilan de l’après-guerreOctobre 1996, chapitre VI

    III. Croissance économique: facteurs et évolution

    Pays en développement: convergence et divergenceMai 1993, chapitre IV
    Le commerce extérieur, moteur de la croissanceMai 1993, chapitre VI
    Nouvelles théories de la croissance et du commerceMai 1993, encadré 9
    Pourquoi certains pays en développement ne rattrapent-ils pas leur retard?Mai 1994, chapitre IV
    Les succès économiques de l’après-guerreOctobre 1994, chapitre VI
    Cycle économique et production potentielleOctobre 1994, encadré 5
    Convergence économiqueOctobre 1994, encadré 11
    L’épargne et l’expansion de l’économie mondialeMai 1995, chapitre V
    Les retombées Nord-Sud de la recherche-développementMai 1995, encadré 6
    Croissance potentielle à long terme dans les pays en transitionOctobre 1996, chapitre V
    La mondialisation et ses possibilités pour les pays en développementMai 1997, chapitre IV
    Quantification des gains de productivité dans les économies d’Asie de l’EstMai 1997, encadré 9
    Cycle économique, mécanismes de diffusion internationaux et taux de changeMai 1998, chapitre III

    IV. Inflation et déflation; marchés des produits de base

    Baisse des valeurs des actifs patrimoniaux, ajustement des comptes de patrimoine et fragilité financièreOctobre 1992, annexe I
    Politique monétaire, libéralisation financière et hausse des prix des actifsMai 1993, annexe I
    Stabilité des prixMai 1993, encadré 2
    Pétrole: demande et offre à moyen termeMai 1993, encadré 5
    Hyperinflation et inflation chroniqueOctobre 1993, encadré 8
    Les conséquences de la baisse des prix du pétroleMai 1994, encadré 3
    Les cours des produits de base non pétroliersOctobre 1994, encadré 10
    Prix des produits de base autres que les combustiblesOctobre 1995, encadré 2
    Hauts et bas de l’inflation: analyse du bilan de l’après-guerreOctobre 1996, chapitre VI
    Marché mondial du pétrole: évolution récente et perspectivesOctobre 1996, annexe II
    Objectifs d’inflationOctobre 1996, encadré 8
    Obligations indexées et inflation attendueOctobre 1996, encadré 9
    Effets de l’inflation élevée sur la répartition des revenusOctobre 1996, encadré 10
    Indépendance de la banque centrale et inflationOctobre 1996, encadré 11
    Hausse des prix du pétrole en 1996Mai 1997, encadré 3
    Évolution récente des prix des produits de baseMai 1998, annexe II

    V. Politique budgétaire

    Indicateurs de budgets structurels pour les principaux pays industrialisésOctobre 1993, annexe I
    Les avantages économiques d’une réduction des dépenses militairesOctobre 1993, annexe II
    La TreuhandanstaltOctobre 1993, encadré 9
    Soldes budgétaires structurels dans les petits pays industrialisésMai 1995, annexe III
    Une compression budgétaire peut-elle avoir un effet expansionniste à court terme?Mai 1995, encadré 2
    Réforme des retraites dans les pays en développementMai 1995, encadré 11
    Les effets de l’accroissement de la dette publique illustrés par quelques calculsMai 1995, encadré 13
    Subventions et arriérés d’impôtsOctobre 1995, encadré 8
    Spécial: Politique budgétaireMai 1996
    Répercussions extérieures de la dette publiqueMai 1996, annexe I
    Usages et limites de la comptabilité générationnelleMai 1996, encadré 5
    Le Pacte de stabilité et de croissance de l’Union européenneOctobre 1997, encadré 3
    Progrès de la réforme budgétaire dans les pays en transitionMai 1998, chapitre V
    La réforme des retraites dans les pays en transitionMai 1998, encadré 10
    Transparence des opérations des administrations publiquesMai 1998, annexe I

    VI. Politique monétaire; marchés financiers; flux de ressources

    Politique monétaire, libéralisation financière et hausse des prix des actifsMai 1993, annexe I
    Chronologie de la crise récente du Système monétaire européenOctobre 1993, encadré 3
    L’information donnée par la courbe des rendementsMai 1994, annexe II
    L’épargne et l’expansion de l’économie mondialeMai 1995, chapitre V
    Épargne et taux d’intérêt réels dans les pays en développementMai 1995, encadré 10
    Turbulences des marchés financiers et politique économique des pays industrialisésOctobre 1995, chapitre III
    La libéralisation financière en Afrique et en AsieOctobre 1995, encadré 4
    Pays industrialisés: les défis de la fin des années 90Octobre 1996, chapitre III
    La courbe des rendements comme outil d’estimation des décalages dans le mécanisme de transmission de la politique monétaireOctobre 1996, encadré 2
    La répression financièreOctobre 1996, encadré 5
    Stratégies de restructuration des banques dans les États baltes, en Russie et dans les autres pays de l’ex-Union soviétique: enjeux et défisOctobre 1996, encadré 7
    Politiques monétaires et financières des pays en transitionOctobre 1997, chapitre V
    La dollarisationOctobre 1997, encadré 6
    Crises monétaires et bancaires: caractéristiques et indicateurs de la vulnérabilitéMai 1998, chapitre IV
    Rôle des fonds spéculatifs sur les marchés financiersMai 1998, encadré 1
    Réduire le risque de crises dans le système monétaire internationalMai 1998, encadré 3
    Résolution des problèmes du secteur bancaireMai 1998, encadré 6
    Pour une réglementation prudentielle efficace des banquesMai 1998, encadré 7

    VII. Marché du travail

    Mots d’ordre des pays industrialisés: création d’emplois, croissance et stabilité des prixMai 1994, chapitre III
    Formation de capital et emploiMai 1995, encadré 4
    Les conséquences des réformes structurelles dans le cadre de l’UEMOctobre 1997, annexe II

    VIII. Taux de change

    Évolution récente du mécanisme de change européenOctobre 1993, chapitre III
    Chronologie de la crise récente du Système monétaire européenOctobre 1993, encadré 3
    A la recherche de la stabilité: le réalignement du franc CFAMai 1994, encadré 8
    Régimes de change des États de l’ex-URSS et des Etats baltesMai 1994, encadré 10
    Stabilisation fondée sur le taux de changeMai 1994, encadré 11
    Les réformes des marchés des changes en AfriqueOctobre 1994, encadré 3
    Convertibilité monétaireOctobre 1994, encadré 7
    Substitution monétaire dans les pays en transitionOctobre 1994, encadré 8
    Les effets du rééquilibrage des finances publiques sur le taux de changeOctobre 1995, annexe
    Régimes de change et résultats économiques des pays en développementOctobre 1997, chapitre IV
    Les chocs asymétriques: comparaison entre l’Union européenne et les États-UnisOctobre 1997, encadré 4
    Les caisses d’émissionOctobre 1997, encadré 5
    Cycle économique, mécanismes de diffusion internationaux et taux de changeMai 1998, chapitre III
    Évaluation des taux de changeMai 1998, encadré 5

    IX. Paiements extérieurs; commerce; mouvements de capitaux; dette extérieure

    Le commerce extérieur, moteur de la croissanceMai 1993, chapitre VI
    Nouvelles théories de la croissance et du commerceMai 1993, encadré 9
    La crise de la dette est-elle finie?Octobre 1993, encadré 5
    Le Cycle de l’Uruguay: résultats et implicationsMai 1994, annexe I
    Le nouveau Manuel de la balance des paiementsMai 1994, encadré 13
    L’afflux récent de capitaux dans les pays en développementOctobre 1994, chapitre IV
    Convertibilité monétaireOctobre 1994, encadré 7
    Le commerce entre pays en transitionOctobre 1995, encadré 7
    Discordance statistique des soldes courantsOctobre 1996, annexe III
    Origines et traitement des afflux de capitaux dans les pays en développement ou en transitionOctobre 1996, annexe IV
    Mondialisation—Enjeux et défisMai 1997
    Aléa moral et prêts du FMIMai 1998, encadré 2
    Le compte des transactions courantes et la viabilité extérieureMai 1998, encadré 8

    X. Études régionales

    L’Accord de Maastricht sur l’Union économique et monétaireMai 1992, annexe II
    Évolution récente du mécanisme de change européenOctobre 1993, encadré 3
    Résultats économiques et besoins de financement des pays d’AfriqueOctobre 1993, encadré 6
    Stabilisation et réformes économiques dans les États baltesOctobre 1993, encadré 7
    Ajustement et redressement en Amérique latine et aux CaraïbesMai 1994, annexe III
    L’intégration économique européenneOctobre 1994, annexe I
    L’ajustement en Afrique subsaharienneMai 1995, annexe II
    L’ajustement macroéconomique et structurel au Moyen-Orient et en Afrique du NordMai 1996, annexe II
    Stabilisation et réforme dans les pays anciennement planifiées d’Asie de l’EstMai 1997, ncadré 10
    L’UEM et l’économie mondialeOctobre 1997, chapitre III
    Les conséquences des réformes structurelles dans le cadre de l’UEMOctobre 1997, annexe II
    Le Pacte de stabilité et de croissance de l’Union européenneOctobre 1997, encadré 3
    Les chocs asymétriques: comparaison entre l’Union européenne et les États-UnisOctobre 1997, encadré 4

    XI. Études de cas

    Privatisation par bons dans la République fédérative tchèque et slovaqueOctobre 1992, encadré 2
    La réforme des changes en EstonieOctobre 1992, encadré 3
    Chine: réformes économiques, croissance et commerce extérieurMai 1993, encadré 4
    Dispositions économiques relatives à la scission tchécoslovaqueMai 1993, encadré 6
    Le rétablissement économique de l’IndeOctobre 1993, encadré 1
    L’excédent commercial du JaponOctobre 1993, encadré 2
    La TreuhandanstaltOctobre 1993, encadré 9
    Ajustement et redressement en Amérique latine et aux CaraïbesMai 1994, annexe III
    Le redressement économique de la PologneMai 1994, encadré 9
    L’investissement direct étranger en ChineOctobre 1994, encadré 6
    L’origine de la crise financière mexicaineMai 1995, annexe I
    Nouvelle-Zélande: réformes structurelles et réveil économiqueMai 1995, encadré 3
    Brésil et CoréeMai 1995, encadré 5
    L’effondrement de la production russeMai 1995, encadré 8
    Investissement direct étranger en EstonieMai 1995, encadré 9
    Japon: le programme de relance de septembre 1995Octobre 1995, encadré 1
    Ouganda: un ajustement réussi dans des conditions difficilesOctobre 1995, encadré 3
    L’évolution de la structure des rémunérations en République tchèqueOctobre 1995, encadré 6
    À la recherche d’une solution aux problèmes du système financier japonaisMai 1996, encadré 3
    Nouvelle-Zélande: la loi sur la responsabilité en matière de politique budgétaireMai 1996, encadré 4
    Désindustrialisation et marché du travail en SuèdeMai 1997, encadré 7
    Irlande: le rattrapageMai 1997, encadré 8
    Stratégies d’investissement direct étranger en Hongrie et au KazakhstanMai 1997, encadré 12
    Chine: croissance et réforme économiqueOctobre 1997, annexe I
    Hypothèses de taux de change pour le Japon: autre scénarioOctobre 1997, encadré 2
    Hong Kong (Chine): liens économiques et structures institutionnellesOctobre 1997, encadré 9
    Les problèmes budgétaires de la RussieMai 1998, encadré 9

    Les expériences des pays qui ont répondu aux pressions des marchés des changes par une politique monétaire ferme et de ceux qui ne l’ont pas fait sont comparées dans «Policy Responses to Exchange Market Crises», encadré 5 de World Economic Outlook: Interim Assessment (décembre 1997), pages 42-43.

    Voir Barry Eichengreen, Paul R. Masson et al,. Exit Strategies: Policy Options for Countries Seeking Greater Exchange Rate Flexibility. Étude spéciale (Washington, FMI, à paraître en 1998).

    En 1996, par exemple, le commerce avec les nouvelles économies industrielles et les pays en développement d’Asie (moyenne des exportations et des importations de marchandises) représentait 7 % du PIB en Nouvelle-Zélande, 8 % en Australie et 5 % au Japon, contre des chiffres oscillant entre 1½ % et 3 % pour les principales économies industrielles d’Europe et d’Amérique du Nord. Voir encadré 3 de World Economic Outlook: Interim Assessment de décembre 1997, pages 34-35.

    Voir le chapitre III des Perspectives de l’économie mondiale d’octobre 1997, pages 60 et suivantes, pour un examen des conditions économiques du succès de l’UEM, et notamment de l’importance de l’assouplissement des marchés du travail.

    L’incertitude qui entoure l’ampleur de la variation du taux de change pondéré par le commerce international est évoquée au chapitre II.

    Stanley Fischer, Raina Sahay et Carlos A. Végh, «From Transition to Market: Evidence and Growth Prospects», publié sous la direction de Salvatore Zecchini, dans Lessons from the Economic Transition: Central and Eastern Europe in the 1990s (Dordrecht, Pays-Bas, et Boston, Massachusetts, Kluwer Academic, 1997).

    Voir l’encadré 3 des Perspectives de l’économie mondiale d’octobre 1997 (pages 65-66), Le présent encadré se limite à la zone euro, mais il convient de noter que le Pacte de stabilité et de croissance s’applique aussi aux pays de l’UE situés hors de la zone euro (sans la menace de sanctions financières, toutefois).

    De surcroît, la poursuite de l’intégration des marchés nationaux dans l’UE intensifiera vraisemblablement, à terme, les pressions en faveur d’une baisse des impôts dans les pays où la fiscalité est relativement lourde.

    Les données sur les bilans recueillies par la Banque des règlements internationaux (BRI), bien qu’incomplètes, montrent qu’au milieu de 1997, les engagements des systèmes bancaires dans les économies de marché émergentes d’Asie représentaient environ 260 milliards de dollars pour l’UE (3¼ % du PIB), 210 milliards de dollars pour le Japon (5 % du PIB) et 40 milliards de dollars pour les États-Unis ½ % du PIB).

    Aux États-Unis, cette évolution renforcera une tendance manifeste depuis la fin de 1995: la baisse des prix des importations consécutive au raffermissement du dollar a aidé, en effet, à endiguer les pressions inflationnistes qui se seraient manifestées, sans cela, dans le contexte actuel de croissance supérieure au potentiel. Au Royaume-Uni, une évolution similaire a suivi l’appréciation très sensible de la livre sterling depuis le milieu de 1996, et cette tendance devrait gagner également, dans la période à venir, les pays qui sont de gros importateurs de produits asiatiques.

    Voir, par exemple, Ben S. Bernanke, «The Macroeconomics of the Great Depression: A Comparative Approach», Journal of Money, Credit and Banking, volume 27 (février 1995), pages 1-28.

    On a dit aussi que la Réserve fédérale n’avait pas fourni des liquidités suffisantes au système financier au début des années 30 en raison d’une mauvaise appréciation de l’orientation de la politique monétaire et par crainte qu’une politique expansionniste force les États-Unis à abandonner le régime de l’étalon or. Voir, par exemple, Milton Friedman et Anna Jacobson Schwartz, A Monetary History of the United States, 1867-1960 (Princeton, New Jersey, Princeton University Press, 1963); et Barry Eichengreen, Golden Fetters: The Gold Standard and the Great Depression, 1919-1939 (New York, Oxford University Press, 1992).

    On s’attend en fait à ce que les pays les plus touchés par la crise connaissent une inflation plus rapide dans la période à venir, car les effets de ces fortes dépréciations monétaires sur les prix (conjugués dans certains cas à un relèvement des impôts et à une baisse des subventions) feront plus que compenser l’impact déflationniste du fléchissement de la demande et de la déflation des prix des actifs.

    L’impact sur la compétitivité dépendra aussi, dans une certaine mesure, de la politique de prix que les entreprises des pays asiatiques les plus éprouvés par la crise adopteront pour les produits exportés.

    Voir Alessandro Zanello et Dominique Desruelle, «A Primer on the IMF’s Information Notice System», document de travail n° 97/71 (Washington, FMI, mai 1997).

    Ainsi que le montrent Zanello et Desruelle (op. cit.), des indices de taux de change effectifs réels sont aussi calculés, pour 21 pays industrialisés, en utilisant comme déflateur les coûts unitaires de main-d’œuvre relatifs dans le secteur manufacturier plutôt que les prix à la consommation relatifs, Pour plus d’informations sur l’extension de cette méthode à 23 autres économies, voir Anthony G. Turner et Stephen S. Golub, «Multilateral Unit-Labor-Cost-Based Competitiveness Indicators for Advanced, Developing, and Transition Countries», dans Staff Studies for the World Economic Outlook (Washington, FMI, décembre 1997), pages 47-60.

    On notera que l’indice des prix à la consommation n’est pas la meilleure mesure de l’évolution des prix ou des coûts dans le secteur des biens échangés, en particulier lorsque les produits exportés ont un fort contenu d’importation.

    Voir aussi le graphique 13, qui montre les taux de change effectifs des monnaies des principaux pays industrialisés mesurés en utilisant les coûts de main-d’oeuvre unitaires (normalisés) relatifs comme déflateur pour le calcul des indices de taux de change effectifs réels.

    Sur le marché secondaire, les écarts de rendement des euroobligations libellées en dollars émises par les économies de marché émergentes se sont creusés de manière significative à la fin de 1997, lorsque la crise asiatique s’est aggravée et propagée à d’autres économies de marché émergentes. Voir World Economic Outlook: Interim Assessment (décembre 1997), page 19.

    En dépit de l’augmentation projetée du déficit extérieur courant des Etats-Unis et de l’excédent extérieur courant du Japon, on prévoit que ces deux déséquilibres continueront d’être moins importants par rapport au PIB qu’ils ne l’étaient au milieu des années 80.

    Le yen s’est nettement redressé par rapport aux autres grandes monnaies en janvier et en février, pour chuter à nouveau en mars et au début avril. Les projections retenues dans cette édition des Perspectives de l’économie mondiale reposent sur l’hypothèse que les taux de change effectifs réels resteront constants aux niveaux observés du 9 février au 4 mars 1998.

    Selon la BRI, les prêts des banques japonaises aux cinq pays les plus touchés par la crise étaient de l’ordre de 100 milliards de dollars à la fin de juin 1997, et représentaient environ 3 % des actifs de ces banques (pondérés en fonction des risques).

    Il s’agit de la prime payée par les banques japonaises pour leurs emprunts sur les marchés interbancaires internationaux.

    Voir Stanley Fischer, Ernesto Hernández-Catá et Mohsin S. Khan, «Africa: Is This the Turning Point?», document présenté devant l’Allied Social Science Association, Chicago, 2-5 janvier 1998.

    Voir Benno Ndulu et Njuguna S. Ndung’u, «Trade and Growth in Sub-Saharan Africa», document présenté lors d’un séminaire du FMI et du CARE sur les réformes économiques et l’intégration régionale en Afrique, Washington, 1er au 3 décembre 1997.

    Selon les estimations de Jeffrey Sachs et Andrew Warner, «Sources of Slow Growth in African Economies», Journal of African Economies, volume 6 (octobre 1997), pages 335-60.

    Voir Janet G. Stotsky et Asegedech WoldeMariam, «Tax Effort in Sub-Saharan Africa», document de travail n° 97/107 (Washington, FMI, septembre 1997); Dhaneshwar Ghura et Michael T. Hadjimichael, «Growth in Sub-Saharan Africa», Staff Papers, FMI, volume 43 (septembre 1996), pages 605-34.

    Ces estimations reposent sur les travaux de Mohsin S. Khan et Manmohan S. Kumar, «Public and Private Investment and the Growth Process in Developing Countries», Oxford Bulletin of Economics and Statistics, volume 59 (février 1997), pages 69-88.

    Voir, par exemple, Amar Bhattacharya, Peter J. Montiel et Sunil Sharma, «Private Capital Flows to Sub-Saharan Africa: An Overview of Trends and Determinants», publié sous la direction de Zubair Iqbal et Ravi Kanbur, External Finance for Low-Income Countries (Washington, FMI, 1997), pages 207-32.

    Pour une analyse plus détaillée de la stabilisation en Egypte, voir Arvind Subramanian, «The Egyptian Stabilization Experience: An Analytical Retrospective», document de travail n° 97/105 (Washington, FMI, décembre 1997).

    Le contrôle des prix a été assoupli, les prix administrés d’un certain nombre de biens de consommation ont été relevés, les droits et taxes réformés et les taux d’intérêt légèrement majorés.

    Cela a été le cas, par exemple, pour l’abaissement des droits de douane, le relèvement de la taxe sur les ventes et diverses mesures de déréglementation et de rationalisation des dépenses publiques d’équipement.

    L’État ne s’est pas désengagé, toutefois, des infrastructures et des services d’utilité publique.

    La pauvreté reste un problème grave malgré les progrès récents, et l’Égypte continue de figurer parmi les pays en développement à faible revenu.

    En novembre 1997, les autorités ont annoncé qu’elles remplaceraient, à compter du 1er janvier 1998, la bande de fluctuation mobile vis-à-vis du dollar par un mécanisme autorisant le rouble à évoluer dans une bande de 15 % de part et d’autre d’un taux central ajusté chaque année et fixé à 6,10 (nouveaux) roubles par dollar pour 1998. L’adoption de marges de fluctuation plus larges vise à réduire le risque d’attaque spéculative, tandis que la rigidité du taux central devrait inspirer une plus grande confiance dans la monnaie.

    Le marché boursier ukrainien reste embryonnaire et les transactions des non-résidents y sont relativement rares; aussi a-t-il peu souffert des répercussions internationales de la crise.

    Les dispositions applicables aux taux d’intérêt et de change sont restées stables dans ces deux pays ces derniers mois.

    L’évolution divergente des cotes de crédit de ces pays illustre aussi l’importance de la situation économique intérieure et de la politique choisie. En décembre 1997, l’agence Standard and Poor’s a révisé à la baisse la cote de crédit de la Russie, qui est devenue négative en réponse à l’aggravation des pressions fiscales. En janvier 1998, elle a, en revanche, relevé la cote de crédit de la Hongrie, qui est devenue positive en réponse à la diminution rapide de la dette extérieure du pays et au succès des réformes structurelles.

    L’indice boursier a augmenté de plus de 150 % en Estonie entre le début de 1997 et la mi-octobre, et le déficit extérieur courant (net des investissements directs étrangers) atteignait environ 9 % du PIB en 1997.

    La montée du chômage dans ces pays est imputable non seulement à la faiblesse de la croissance, mais aussi à des facteurs structurels liés aux rigidités du marché du travail. Cette question est examinée plus en détail dans les Perspectives de l’économie mondiale d’octobre 1997, page 82.

    La plus grande instabilité de l’investissement fixe n’implique pas nécessairement, par exemple, que ses variations contribuent davantage aux fluctuations du PIB que celles de la consommation privée. En effet, la contribution de l’investissement fixe dépend non seulement de son instabilité relative, mais aussi de sa part dans le PIB. Étant donné que la consommation privée constitue en général la principale composante des dépenses, ses variations sont souvent le principal déterminant des fluctuations du PIB.

    Les composantes cycliques des variables ont été obtenues par application du filtre «passe-bande», qui supprime à la fois les tendances de longue période (fluctuations sur 32 trimestres) et les fluctuations de fréquence élevée (fluctuations sur moins de 6 trimestres) des séries chronologiques considérées. On trouvera dans Marianne Baxter et Robert G. King, «Measuring Business Cycles: Approximate Band-Pass Filters for Economic Time Series», document de travail du NBER n° 5022 (Cambridge, Massachusetts, National Bureau of Economic Research, février 1995), des précisions sur l’élaboration des filtres passe-bande. L’utilisation de ces filtres ou des écarts de production pour saisir les fluctuations cycliques tend à lisser les fluctuations de fréquence élevée. Voir Paula R. De Masi, «IMF Estimates of Potential Output: Theory and Practice», dans Staff Studies for the World Economic Outlook (Washington, FMI, décembre 1997), pages 40-46.

    Dans plusieurs pays, les coefficients de corrélation établis entre l’inflation et la composante cyclique du PIB ne sont pas statistiquement significatifs.

    Les travaux récents de Robin L. Lumsdaine et Eswar S. Prasad, «Identifying the Common Component in International Economic Fluctuations», document de travail du NBER no° 5984 (Cambridge, Massachusetts, National Bureau of Economic Research, avril 1997), indiquent qu’il existe de fortes corrélations positives entre les fluctuations de la croissance de la production industrielle dans un certain nombre de pays industrialisés et la composante commune pondérée des fluctuations internationales, qui varie avec le temps.

    Les tenants des «théories du cycle économique réel», entre autres, estiment que les mêmes forces devraient expliquer la croissance et les fluctuations. Voir l’argumentation présentée par Thomas F. Cooley et Edward C. Prescott, «Economic Growth and Business Cycles», dans Frontiers of Business Cycle Research, ouvrage publié sous la direction de Thomas F. Cooley (Princeton, New Jersey, Princeton University Press, 1995).

    On entend ici par «chocs» des perturbations macroéconomiques imprévues telles qu’une variation soudaine des prix du pétrole ou de la politique économique.

    Les théories récentes du cycle économique sont donc très proches de celles de Jan Tinbergen et J.J. Polak, The Dynamics of Business Cycles (Chicago, Illinois, University of Chicago Press, 1950), qui, dans l’entre-deux-guerres, mettaient l’accent sur le rôle des chocs et des mécanismes de diffusion dans les fluctuations de l’activité. Voir, à cet égard, Michael Dotsey et Robert G. King, «Business Cycles», publié sous la direction de John Eatwell, Murray Milgate et Peter Newman, The New Palgrave: A Dictionary of Economics (New York, Stockton, 1987).

    Pour un examen approfondi des nouvelles théories keynésiennes du cycle économique, voir N. Gregory Mankiw, «Small Menu Costs and Large Business Cycles: A Macroeconomic Model of Monopoly», Quarterly Journal of Economics, volume 100 (mai 1985), pages 529-37; George Akerlof et Janet Yellen, «A Near-Rational Model of the Business Cycle, with Wage and Price Inertia», Quarterly Journal of Economics, volume 100 (supplément, mai 1985), pages 823-38; Olivier Jean Blanchard et Nobuhiro Kiyotaki, «Monopolistic Competition and the Effects of Aggregate Demand», American Economic Review, volume 77 (septembre 1987), pages 647-66; et Stanley Fischer, «Long-Term Contracts, Rational Expectations, and the Optimal Money Supply Rule», Journal of Political Economy, volume 85 (n° 1, 1977), pages 191-205.

    Les nouvelles théories keynésiennes n’envisagent pas le rôle de la politique monétaire sous le même jour que la première série de théories du cycle économique fondées sur les anticipations rationnelles. Parce qu’ils reposaient sur ce principe, les premiers modèles supposaient que les informations dont disposent les agents économiques sont imparfaites mais que les marchés des biens et du travail s’équilibrent instantanément, et concluaient que seuls les changements non anticipés de la politique monétaire peuvent provoquer des fluctuations de la production. Voir Robert E. Lucas, «Expectations and the Neutrality of Money», Journal of Economic Theory, volume 4 (avril 1972), pages 103-24.

    Les modèles du cycle économique fondés sur les anticipations font l’objet d’une analyse plus approfondie dans Michael Woodford, «Self-Fulfilling Expectations and Fluctuations in Aggregate Demand», dans New Keynesian Economics: Imperfect Competition and Sticky Prices, ouvrage publié sous la direction de N. Gregory Mankiw et David Romer (Cambridge, Massachusetts, MIT Press, 1991); et Andrei Shleifer, «Implementation Cycles», Journal of Political Economy, volume 94 (décembre 1986), pages 1163-90.

    On trouvera une présentation plus détaillée des modèles du cycle économique réel dans Charles I. Plosser, «Understanding Real Business Cycles», Journal of Economic Perspectives, volume 3 (été 1989), pages 51-77; et Robert G. King et Charles I. Plosser, «Real Business Cycles and the Test of the Adelmans», Journal of Monetary Economics, volume 33 (avril 1994), pages 405-38.

    L’hypothèse suivant laquelle la consommation a subi des chocs induits par les anticipations au début des années 90 est exposée de façon plus détaillée, pour le Royaume-Uni et les États-Unis, par Olivier Jean Blanchard, «What Caused the Last Recession? Consumption and the Recession of 1990-91», American Economic Review, Papers and Proceedings, volume 83 (mai 1993), pages 270-74; et par Luis Catâo et Ramana Ramaswamy, «Recession and Recovery in the United Kingdom in the 1990s: Identifying the Shocks», National Institute Economic Review, n° 157 (juillet 1996), pages 97-106.

    Ces questions ont été analysées de façon plus approfondie par Alan Greenspan dans «Monetary Policy: Testimony and Report to the Congress» (Washington, Conseil des gouverneurs du Système fédéral de réserve, 22 juillet 1997).

    On retrouve également dans les pays en développement un grand nombre des régularités qui caractérisent les cycles dans les pays industrialisés et qui se manifestent par des fluctuations concomitantes des variables économiques. Les principales caractéristiques des fluctuations macroéconomiques et des régularités cycliques d’un échantillon de 12 pays en développement ont été étudiées en détail dans Pierre-Richard Agénor, C. John McDermott et Eswar Prasad, «Macroeconomic Fluctuations in Developing Countries: Some Stylized Facts», Georgetown University Working Paper 97-09 (Washington, août 1997).

    Ces questions sont examinées plus en détail dans Alexander W. Hoffmaister, Mahmood Pradhan et Hossein Samiei, «Have North-South Growth Linkages Changed?», document de travail n° 96/54 (Washington, FMI, mai 1996); à paraître dans World Development, volume 26 (n° 5, mai 1998).

    Ofair Razin et Susan M. Collins, dans «Real Exchange Rate Misalignments and Growth», document de travail du NBER n° 6174 (Cambridge, Massachusetts, National Bureau of Economic Research, septembre 1997), concluent qu’un désalignement peut avoir des conséquences à long terme qui vont au-delà de l’impact couramment exercé, à court terme, sur la compétitivité des entreprises du pays considéré. Ainsi, une surévaluation très sensible tendra à ralentir la croissance alors qu’une sous-évaluation importante (sans être toutefois excessive) aura pour effet de l’accélérer.

    On trouvera dans Peter Isard, Exchange Rate Economics (New York et Cambridge, Cambridge University Press, 1995), un tour d’horizon complet des tendances récentes des modèles de taux de change.

    Pour un examen plus détaillé des conséquences de la politique budgétaire pour les taux de change, voir les Perspectives de l’économie mondiale d’octobre 1995, pages 81-90.

    La prime de risque sur la monnaie nationale correspond à la majoration du taux d’intérêt intérieur par rapport au taux étranger—après ajustement en fonction de la variation escomptée du taux de change—nécessaire pour que les marchés d’actifs s’équilibrent. Ainsi, pour des valeurs données des taux d’intérêt et du taux de change escompté, une baisse de la prime de risque sur la monnaie nationale implique une appréciation de cette monnaie.

    Les différentiels d’intérêts et les écarts de production relatifs sont établis par rapport à une moyenne pondérée des taux d’intérêt réels et des écarts de production des six autres grands pays industrialisés, les coefficients de pondération étant fondés sur les poids relatifs des échanges utilisés pour le calcul des indices de taux de change effectifs. On notera toutefois, s’agissant en particulier des taux d’intérêt, que le poids relatif des pays sur les marchés financiers peut être assez différent de leur poids dans le commerce international. Le taux de change effectif réel est établi en fonction des prix à la consommation et calculé par rapport à un échantillon de 20 pays industrialisés.

    Cet épisode fail l’objel d’un examen approfondi dans World Economic Outlook, avril 1988, Supplementary Noie 2, pages 53– 62.

    La baisse des taux longs en Allemagne correspond à une accéléralion non prévue de l’inflation, qui est passée d’environ 2½% au début de 1991 à une pointe légèrement supérieure à 6 % au milieu de 1992.

    Bankim Chadha et Eswar Prasad, dans «Real Exchange Rate Fluctuations and the Business Cycle: Evidence from Japan», Staff Papers, FMI, volume 44 (septembre 1997), pages 328-55, établissent que le comportement du yen a changé d’un cycle économique à l’autre, et que les variations des conditions monétaires sont pour beaucoup dans l’apparition, puis l’éclatement, de la «bulle spéculative» responsable de la hausse des prix des actifs.

    Richard A. Meese et Kenneth Rogoff, dans «Empirical Exchange Rate Models of the Seventies: Do They Fit Out of Sample?», Journal of International Economics, volume 14 (février 1983), pages 3-24, démontrent qu’un modèle de cheminement aléatoire explique mieux l’évolution du taux de change que les modèles économiques, et qu’une prise en compte du différentiel d’intérêts ou du taux de change à terme ne permet pas de mieux prédire cette évolution que si l’on se fonde sur le seul taux au comptant.

    Voir Marianne Baxter, «Real Exchange Rates and Real Interest Differentials: Have We Missed the Business-Cycle Relationship?» Journal of Monetary Economics, volume 33 (février 1994), pages 5-37.

    Eswar S. Prasad et Manmohan Kumar, dans «International Trade and the Business Cycle» (non publié; Washington, FMI, août 1997), résument les données quantitatives sur les corrélations entre la production et la balance commerciale présentées dans le tableau 13, et concluent que les exportations peuvent être un catalyste de la reprise.

    Si les estimations empiriques des élasticités des échanges commerciaux et de leurs délais d’ajustement varient, les résultats obtenus pour la plupart des économies avancées indiquent que ces échanges sont suffisamment sensibles aux prix pour qu’une dépréciation réelle du taux de change accroisse les exportations nettes, et vice versa. Voir Peter Hooper et Jaime Marquez, «Exchange Rates, Prices, and External Adjustment in the United States and Japan», dans Understanding Interdependence: The Macroeconomic of the Open Economy (Princeton, New Jersey, Princeton University Press, 1993), ouvrage publié sous la direction de Peter B. Kenen.

    Voir Paul Krugman, «Pricing to Market When the Exchange Rate Changes», document de travail du NBER n° 1926 (Cambridge, Massachusetts, National Bureau of Economic Research, mai 1986). Hooper et Marquez, déjà cités, présentent des estimations du taux de répercussion des variations du taux de change sur les prix, qui s’établit à environ 85 % pour les exportateurs américains, contre 50 à 70 % pour les exportateurs japonais et européens.

    Dans MULTIMOD, les taux de change sont censés être déterminés par les forces du marché et, pour faire intervenir l’appréciation du dollar, il est commode de supposer une modification des préférences des investisseurs en faveur des actifs libellés en cette monnaie. L’appréciation effective est inférieure à 10 % en raison des effets endogènes de la baisse des taux d’intérêt américains. Les résultats obtenus pour les Etats-Unis sont conformes à ceux du nouveau modèle global de la Réserve fédérale. Voir Andrew T. Levin, John H. Rogers et Ralph W. Tryon, «Evaluating International Economic Policy with the Federal Reserve’s Global Model», Federal Resen’e Bulletin (octobre 1997), pages 797-817.

    Une variation du taux de change est considérée comme représentative lorsqu’elle est égale à une fois l’écart type observé dans l’évolution trimestrielle du taux de change effectif réel, à savoir 15 % pour les États-Unis, 5 % pour l’Allemagne et 20 % pour le Japon.

    Au cours des 25 dernières années, les cycles économiques relatifs, c’est-à-dire les fluctuations économiques d’un pays par rapport à celles de ses partenaires commerciaux, ont été de l’ordre de 2 à 3 points, contre des variations de 4 à 6 points en valeur absolue (graphique 24). Par conséquent, une variation du taux de change égale à une fois l’écart type entraîne une variation de la production d’environ 1 point, ce qui représente entre un tiers et la moitié d’un écart de production relatif considéré comme représentatif.

    Dans la présente section, on considère la variabilité des taux de change d’un mois, d’un trimestre ou d’une année sur l’autre, et non leur volatilité—c’est-à-dire leur variabilité sur des périodes inférieures à une journée, une semaine ou un mois.

    Voir Michael Mussa, «Nominal Exchange Rate Regimes and the Behavior of Real Exchange Rates: Evidence and Implications», Carnegie-Rochester Conference Series on Public Policy, volume 25 (1986), pages 117-214.

    Le graphique 24 présente les écarts types des variations mensuelles des logarithmes des taux de change effectifs calculés sur des intervalles mobiles de 24 mois. Les variations des logarithmes permettent de faire apparaître la tendance générale dans les séries chronologiques initiales. On a obtenu des résultats comparables par d’autres méthodes statistiques, et notamment en utilisant le coefficient de variation.

    Les conclusions de ces travaux sont examinées par John E. Morton, «Trends in Financial Market Volatility in the G-7 Countries», dans Financial Market Volatility: Measurement, Causes, and Consequences, Banque des règlements internationaux (Bâle, Suisse, mars 1996).

    On trouvera des indications sur cette corrélation plus forte de la production entre les pays de l’UE dans les Perspectives économiques de l’OCDE de décembre 1997 (Paris), page 22. Les différences de position dans le cycle peuvent être observées à partir des estimations des écarts de production établies par les services du FMI pour les principaux pays (voir graphique 19).

    Voir par exemple Michael D. Bordo et Anna J. Schwartz, «Why Clashes Between Internal and External Stability Goals End in Currency Crises, 1797-1994», Open Économies Review, volume 7 (supplément 1, 1996), pages 537-68; Charles P. Kindleberger, Manias, Panics and Crashes: A History of Financial Crises (New York, Basic Books, 1978); et annexe VI, International Capital Markets: Developments, Prospects, and Key Policy Issues (Washington, FMI, novembre 1997), pages 234-51.

    Voir Barry Eichengreen, «The Barings Crisis in a Mexican Mirror», document de travail du CIDER n° C97-084 (Berkeley, Californie, Center for International and Development Economics Research, Université de Californie, février 1997).

    Voir Vittorio Grilli, «Managing Exchange Rate Crises: Evidence from the 1890s», Journal of International Money and Finance, volume 9 (septembre 1990), pages 258-75.

    Cette définition s’inspire de Michael D. Bordo, «Financial Crises, Banking Crises, Stock Market Crashes, and the Money Supply: Some International Evidence, 1870-1933», dans Financial Crises and the World Banking System, publié sous la direction de Forrest Capie et Geoffrey Wood (New York, St Martin’s, 1985); Gerard Caprio, Jr. et Daniela Klingebiel, «Banking Insolvency: Bad Luck, Bad Policy, or Bad Banking?» dans Annual World Bank Conference on Development Economics 1996, Banque mondiale (Washington, 1997); et Barry Eichengreen et Andrew K. Rose, «Staying Afloat When the Wind Shifts: External Factors and Emerging-Market Banking Crises», document de travail du NBER n° 6370 (Cambridge, Massachusetts, National Bureau of Economic Research, janvier 1998).

    Les perturbations financières qui entraînent une chute du prix des actifs et causent une perte de patrimoine à des secteurs ou agents économiques particuliers—comme la chute du prix des terrains après un boom de l’immobilier, ou l’éclatement de bulles spéculatives sur divers marchés d’actifs—ne doivent pas toutes êtres considérées comme de véritables crises financières. On a pu qualifier de «pseudo-crises financières» les perturbations qui ne gênent pas le mécanisme des paiements et n’ont pas de conséquences potentiellement dommageables pour l’activité économique—voir Anna J. Schwartz, «Real and Pseudo-Financial Crises», dans Financial Crises and the World Banking System, publié sous la direction de Forrest Capie et Geoffrey E. Wood; et Frederic S. Mishkin, «Preventing Financial Crises: An International Perspective», document de travail du NBER n° 4636 (Cambridge, Massachusetts, National Bureau of Economic Research, juin 1994).

    Pour un exposé plus approfondi de problèmes connexes du secteur bancaire, voir Carl-Johan Lindgren, Gillian Garcia et Matthew I. Saal, Bank Soundness and Macroeconomic Policy (Washington, FMI, 1996).

    Jeffrey A. Frankel et Andrew K. Rose, «Currency Crashes in Emerging Markets: Empirical Indicators», document de travail du NBER n° 5437 (Cambridge, Massachusetts, National Bureau of Economic Research, janvier 1996) qualifient de «krach monétaire» toute dépréciation de la monnaie d’au moins 25 % en valeur nominale sur l’année, accompagnée d’une hausse de 10 % du taux de dépréciation par rapport à l’année précédente. Cette dernière condition est destinée à éliminer les fortes dépréciations tendancielles des pays à forte inflation.

    Voir par exemple Barry Eichengreen, Andrew K. Rose et Charles Wyplosz, «Contagious Currency Crises: First Tests», Scandinavian Journal of Economics, volume 98 (n° 4, 1996), pages 463-84, qui utilisent une moyenne pondérée des variations du taux de change, des réserves internationales et des taux d’intérêt par rapport à l’Allemagne, le pays de référence, pour examiner les crises monétaires dans les pays industrialisés. Les crises sont identifiées comme les valeurs extrêmes de l’indice de pression spéculative.

    Ce groupe comprenait 22 pays industrialisés et 31 pays en développement. Le sous-groupe des pays en développement se composait principalement des pays dits à marché émergent. L’Allemagne et les Etats-Unis ont été exclus de l’échantillon d’étude des crises monétaires (quoique inclus dans celui des crises bancaires) parce qu’ils étaient les pays de référence pour l’Europe et le reste du monde, respectivement. La Région administrative spéciale de Hong Kong a également été exclue de l’échantillon des crises monétaires en raison du manque de données mensuelles. Les crises monétaires ont été analysées à l’aide de données mensuelles, et les crises bancaires à l’aide de données annuelles.

    Les coefficients de pondération ont été choisis de manière à égaliser la variance des deux composantes, afin d’éviter que l’une ou l’autre ne domine l’indice. Les taux d’intérêt n’ont pas été inclus dans l’indice en raison du manque de statistiques comparables, pour la période considérée, sur les taux d’intérêt déterminés par l’offre et la demande dans de nombreux pays en développement. Le seuil a été fixé à la somme de 1,5 écart type de l’indice calculé pour l’échantillon, et de l’indice moyen de l’échantillon. Les coefficients de pondération et les seuils ont été calculés séparément pour les périodes à faible et à forte inflation, cette dernière étant définie comme un taux supérieur à 80 % sur 12 mois. Toute crise identifiée dans un pays moins de 18 mois après une crise précédente a été considérée comme faisant partie de cette dernière et confondue avec elle. Pour plus de détails sur ce type d’indice, voir Eichengreen, Rose et Wyplosz, «Contagious Currency Crises».

    La liste des crises bancaires a été établie à partir de Gerard Caprio, Jr. et Daniela Klingebiel, «Bank Insolvencies: Cross-Country Experience», document de travail des services de recherche de politique générale 1620 (Washington, Banque mondiale, juillet 1996); Graciela L. Kaminsky et Carmen M. Reinhart, «The Twin Crises: The Causes of Banking and Balance of Payments Problems». International Finance Discussion Paper 544 (Washington, Conseil des gouverneurs du Système fédéral de réserve, mars 1996); et Asli Demirgüç-Kunt et Enrica Detragiache, «The Determinants of Banking Crises: Evidence from Developing and Developed Countries», document de travail n° 97/106 (Washington, FMI, septembre 1997).

    D’autres études ont identifié un nombre similaire de crises monétaires, après correction des différences dans la taille de l’échantillon. Par exemple, Kaminsky et Reinhart, «The Twin Crises», trouvent 71 crises dans 20 pays entre 1970 et la mi-1995; et Eichengreen, Rose et Wyplosz dans «Contagious Currency Crises» recensent 77 crises dans 20 pays industrialisés sur la période 1959-93, à partir de données trimestrielles.

    Les cinq crises identifiées par l’indice sont celles qu’ont connues la Corée, l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines et la Thaïlande.

    Les crises monétaires et les crises bancaires semblent être plus souvent simultanées depuis la fin des années 80: sur les 12 cas où les deux types de crises se sont produits dans la même année, 10 sont postérieurs à 1989.

    I1 convient de noter que d’autres chercheurs ont constaté que les crises bancaires sont statistiquement significatives pour la prédiction des crises monétaires, mais que l’inverse n’est pas avéré—voir Kaminsky et Reinhart. «The Twin Crises».

    Les coûts des crises bancaires ont été comptabilisés d’après Caprio et Klingebiel, «Bank Insolvencies: Cross-Country Experience»; Claudia Dziobek et Ceyla Pazarbasioglu, «Lessons from Systemic Bank Restructuring: A Survey of 24 Countries», document de travail n° 97/161 (Washington, FMI, décembre 1997); Liliana Rojas-Suarez et Steven R. Weisbrod, «Banking Crises in Latin America; Experiences and Issues», dans Banking Crises in Latin America, publié sous la direction de Ricardo Hausmann et Liliana Rojas-Suarez (Washington, Banque interaméricaine de développement, 1996); et Banque des règlements internationaux, 66e Rapport annuel (Bâle, Suisse, BRI, juin 1996).

    Il ne faut voir dans les statistiques de prêts improductifs qu’un ordre de grandeur indicatif. Les comparaisons entre pays sont malaisées en raison de différences dans le mode de classement des prêts comme créances .improductives. Les prêts improductifs sont souvent sous-déclarés, en particulier au début d’une crise.

    Toutefois, comme il entre en général dans la résolution de toute crise bancaire une part de transferts nets de ressources entre différents groupes d’une économie, la facture budgétaire des opérations de restructuration surévalue probablement le coût véritable en pertes de prospérité.

    Cela tient peut-être à ce que, dans certains cas, les conséquences des faiblesses du secteur financier ne se manifestent qu’au bout de plusieurs années.

    Cette estimation de coût est peut-être faussée à la baisse, car les cas où la croissance de la production n’a pas rejoint sa tendance au cours de la période étudiée ont été exclus du calcul.

    On identifie les crises monétaires «graves» en augmentant le seuil de l’indice de tension sur le marché des changes à trois fois la somme de l’écart type de l’échantillon et de la moyenne de l’échantillon.

    Il faut voir dans ce chiffre une simple indication du coût macroéconomique de la crise bancaire, et non la suggestion que la crise bancaire a causé ces pertes de production. Une récession peut donner naissance à une crise bancaire, qui en retour amplifie la récession. De plus, l’amplitude des pertes de production dans différents pays peut dépendre de leurs positions cycliques spécifiques avant la crise. Bien qu’il soit possible en principe de calculer les pertes de production corrigées de la position conjoncturelle de chaque pays, du fait que les positions cycliques des 50 pays de l’échantillon n’étaient pas étroitement synchronisées, l’effet de la correction sur la moyenne des pertes sera limité.

    La moyenne et l’écart type de la croissance de la production étaient de 4,5 % et 3,7 %, respectivement, pour les pays à marché émergent, alors qu’ils étaient de 2,7 % et de 2,3 %, respectivement, pour les pays industrialisés.

    Voir Michael Gavin et Ricardo Hausmann, «The Roots of Banking Crises: The Macroeconomic Context», dans Hausmann et Rojas-Suarez, Banking Crises in Latin America: et Jeffrey Sachs, Aaron Tornell et Andrés Velasco, «Financial Crises in Emerging Markets: The Lessons from 1995», Brookings Papers on Economic Activity: 1 (1996), pages 147-98.

    Voir Kaminsky et Reinhart, «The Twin Crises», Cependant, si Eichengreen et Rose, dans «Staying Afloat When the Wind Shifts», constatent que l’instabilité des politiques macroéconomiques intérieures joue un rôle dans le déclenchement des crises bancaires sur les marchés émergents, ils ne trouvent guère d’indices d’une influence indépendante de l’expansion du crédit intérieur.

    Voir aussi annexe VI, International Capital Markets (novembre 1997).

    La sensibilité des flux de capitaux à destination des pays en développement aux variations des taux d’intérêt mondiaux a été mise en lumière par Guillermo A. Calvo, Leonardo Leiderman et Carmen M. Reinhart, «Capital Inflows and Real Exchange Rate Appreciation in Latin America: The Role of External Factors», Staff Papers, FMI, volume 40 (mars 1993), pages 108-51, et «Inflows of Capital to Developing Countries in the 1990s», Journal of Economic Perspectives, volume 10 (printemps 1996), pages 123-39; et par Mark P. Taylor et Lucio Sarno, «Capital Flows to Developing Countries: Long- and Short-Term Determinants», World Bank Economic Review, volume 11 (septembre 1997), pages 451—70. On trouvera une évaluation plus approfondie du rôle joué par les fluctuations des taux d’intérêt mondiaux dans International Capital Markets (novembre 1997), pages 243—45.

    Les rapports entre hausse des taux d’intérêt, antisélection, aléa moral et crises financières ont été décrits par Frederic S. Mishkin, «Understanding Financial Crises: A Developing Country Perspective», document de travail du NBER n° 5600 (Cambridge, Massachusetts, National Bureau of Economic Research, juin 1996).

    Voir Eichengreen et Rose, «Staying Afloat When the Wind Shifts».

    pour plus de détails, voir l’encadré 1, «Overconsumption Versus Overinvestment: The Crises in Mexico and Thaïland Compared», dans World Economic Outlook: Interim Assessment de décembre 1997, pages 10-11.

    Même si les flux de capitaux à court terme financent l’investissement, une crise de liquidité peut se produire si la gestion bilancielle de l’État et des entreprises est déficiente.

    Voir Michael P. Dooley, Eduardo Fernandez-Arias et Kenneth M. Kletzer, «Recent Private Capital Flows to Developing Countries: Is the Debt Crisis History?», document de travail du NBER n° 4792 (Cambridge, Massachusetts, National Bureau of Economic Research, juillet 1994).

    En dépit de la tendance à l’ouverture plus large des marchés financiers, dans de nombreuses économies de marché émergentes le rôle de l’État demeure considérable. En conséquence, les banques prennent souvent des décisions qui ne reposent pas sur des critères purement commerciaux, ce qui accroît le coefficient de risque des actifs bancaires. En outre, n’étant guère habituées à fonctionner en se conformant aux lois du marché parce qu’elles n’ont jamais connu qu’un système financier répressif ou réglementé, les banques sont plus vulnérables aux pressions concurrentielles qui apparaissent avec la déréglementation du secteur.

    Voir Paul R. Masson, «Contagion: Monsoonal Effects, Spillovers, and Jumps Between Multiple Equilibria» (non publié; Washington, FMI, 1998).

    Paul R. Masson et Michael Mussa, «Le rôle du FMI: le financement et ses interactions avec l’ajustement et la surveillance», série des brochures, n° 50 (Washington, FMI, 1995).

    Ilan Goldfajn et Rodrigo O. Valdés, «Capital Flows and the Twin Crises: The Role of Liquidity», document de travail n° 97/87 (Washington, FMI, juillet 1997).

    Cela ne se produit que lorsque les marchés financiers présentent des équilibres multiples et des attaques spéculatives auto-réalisatrices.

    Voir Barry Eichengreen, Andrew K. Rose et Charles Wyplosz, «Speculative Attacks on Pegged Exchange Rates: An Empirical Explanation with Special Reference to the European Monetary System», dans The New Transatlantic Economy, publié sous la direction de Matthew Canzoneri, Wilfred Ethier et Vittorio Grilli (New York et Cambridge, Cambridge University Press, 1996). Voir également World Economic Outlook: Interim Assessment de janvier 1993.

    Voir Sara Calvo et Carmen M. Reinhart, «Capital Flows to Latin America: Is There Evidence of Contagion Effects?», document de travail des services de recherche de politique générale 1619 (Washington, Banque mondiale, juin 1996).

    Voir Guillermo A. Calvo, «Capital Flows and Macroeconomic Management: Tequila Lessons», International Journal of Finance and Economics, volume 1 (juillet 1996), pages 207-23.

    Voir Sachs, Tornell et Velasco, «Financial Crises in Emerging Markets».

    Les calculs effectués au moyen d’un modèle de balance des paiements où de multiples équilibres sont possibles donnent à penser qu’il a pu se produire des effets de contagion au cours des crises d’Asie orientale. Ces calculs ne constituent toutefois pas des tests statistiques de contagion. Voir Masson, «Contagion: Monsoonal Effects».

    Voir Eichengreen, Rose et Wyplosz, «Contagious Currency Crises».

    Voir par exemple Morris Goldstein, «Presumptive Indicators/Early Warning Signais of Vulnerability to Financial Crises in Emerging Market Economies» (non publié; Washington, Institute for International Economies, janvier 1996).

    Voir par exemple Frankel et Rosé, «Currency Crashes in Emerging Markets»; Eichengreen et Rosé, «Staying Afloat When the Wind Shifts»; et Kaminsky et Reinhart, «The Twin Crises».

    Voir par exemple Sébastian Edwards, Real Exchange Rates, Dévaluation and Adjustment: Exchange Rate Policy in Developing Countries (Cambridge, Massachusetts, MIT Press, 1989).

    Kaminsky et Reinhart, dans «The Twin Crises» débattent des propriétés indicatives d’un large ensemble de variables financières.

    Par exemple, voir Steven B. Kamin, «Dévaluation, External Balance, and Macroeconomic Performance: A Look at the Numbers», Princeton Studies in International Finance, n° 62 (Princeton, New Jersey, Princeton University, août 1988).

    Pour un résumé des divers indicateurs utilisés dans les travaux publiés, voir Graciela Kaminsky, Saul Lizondo et Carmen M. Reinhart, «Leading Indicators of Currency Crises», document de travail n° 97/79 (Washington, FMI, juillet 1997).

    Demirgüç-Kunt et Detragiache, dans «The Determinants of Banking Crises», présentent des constatations empiriques sur la pertinence desdites variables pour la détermination et la détection précoce des problèmes bancaires.

    Le comportement des variables du secteur réel telles que les variations de la production industrielle et le ratio monnaie au sens large/monnaie au sens étroit, qui sert d’indicateur de la libéralisation financière, ne suit pas un quelconque schéma caractéristique dans la période précritique.

    Les differences dans le comportement des variables macroeconomiques au cours des differents types de crises sont decrites dans Jahangir Aziz, Francesco Caramazza et Ranil Salgado, Currency Crises: In Search of Common Features», document de travail (Washington, FMI, a paraitre en 1998).

    Cette constatation a été faite, entre autres, par Gavin et Hausmann, «The Roots of Banking Crises».

    On trouvera des informations complémentaires dans Graciela Kaminsky et Carmen Reinhart, «Banking and Balance of Payments Crises: Models and Evidence» (non publié; Washington, Conseil des gouverneurs du Système fédéral de réserve, 1996).

    Demirgüç-Kunt et Enrica Deiragiache, dans «The Determinants of Banking Crises», décrivent le rôle joué par les termes de l’échange dans le déclenchement d’une crise bancaire.

    Eichengreen et Rose, dans «Staying Afloat When the Wind Shifts», constatent que, apres prise en compte des facteurs macroeconomiques intérieurs, il y a une forte correlation entre le niveau eleve des taux d’intérêt dans les economies avancees et le déclenchement de crises bancaires dans les pays a marche emergent.

    L’inconvénient inhérent à l’usage du taux de prêts improductifs comme indicateur avancé de la crise est que beaucoup de prêts ne deviennent irrécouvrables qu’après le déclenchement de celle-ci. D’autres indicateurs de la robustesse du système sont le ratio de fonds propres et le degré de provisionnement des prêts. Toutefois, souvent, les ratios de fonds propres pondérés en fonction des risques ne sont pas comparables d’un pays à l’autre.

    Pour plus de détails sur ces crises, voir Caprio et Klingebiel, «Bank Insolvencies: Cross-Country Experience».

    Kaminsky, Lizondo et Reinhart, dans «Leading Indicators of Currency Crises», présentent des conclusions similaires.

    Voir dans Eichengreen, Rose et Wyplosz, «Contagious Currency Crises», la confirmation du rôle des liens commerciaux dans la transmission des effets de contagion.

    Sachs, Tornell et Velasco, dans «Financial Crises in Emerging Markets», ont utilisé ces variables pour étudier les effets de contagion de la crise mexicaine de 1995.

    L’indice de vulnérabilité macroéconomique est défini au graphique 28.

    Comme dans les éditions précédentes des Perspectives de l’économie mondiale, une distinction sommaire est établie dans ce chapitre entre les pays «plus avancés» et «moins avancés» dans la transition. Le premier groupe comprend les États baltes et les pays d’Europe centrale et orientale, sauf l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, l’ex-République yougoslave de Macédoine et la Roumanie. Le second groupe rassemble ces cinq pays d’Europe du Sud-Est, la Russie, les 11 autres pays issus de l’ex-URSS et la Mongolie.

    Comme on le verra ci-après, les données budgétaires d’un certain nombre de pays en transition doivent être interprétées avec prudence, car elles présentent encore des lacunes telles que la prise en compte partielle des opérations quasi budgétaires, qui sont parfois relativement importantes.

    Voir Nina Budina et Sweder van Wijnbergen, «Fiscal Policies in Eastern Europe», Oxford Review of Economie Policy, volume 13 (été 1997), pages 47–64.

    Voir les Perspectives de l’économie mondiale de mai 1996, note 25 (page 57), ainsi que Willem H. Buiter, «Aspects of Fiscal Performance in Some Transition Economies Under Fund-Supported Programs», document de travail n° 97/31 (Washington, FMI, avril 1997).

    Bien que leur valeur à un moment donné dépende de chiffres d’inflation qui ne sont pas encore connus, on estime que les taux d’intérêt réels oscillent entre 2 et 4 % environ dans les pays avancés tels que la Hongrie ou la République tchèque, et devraient se situer entre 10 et 20 % dans les pays moins avancés comme la Russie ou l’Ukraine. Dans ces deux pays, les taux d’intérêt sur la dette en monnaie nationale resteront élevés en raison de la politique monétaire rigoureuse conduite pour brider l’inflation et maintenir le taux de change dans la fourchette fixée. Une dépréciation de la monnaie et l’accélération de l’inflation qui en résulterait entraîneraient une baisse des taux d’intérêt réels sur la dette intérieure, qui serait toutefois neutralisée par un alourdissement de la charge réelle de la dette en devises.

    Jean-Claude Chouraqui, Robert P. Hagemann et Nicola Sartor, «Indicators of Fiscal Policy: A Re-examination», document de travail n° 78 (Paris, OCDE, Département de l’économie et des statistiques, avril 1990), et Jocelyn Horne, «Indicators of Fiscal Sustainability», document de travail n° 91/5 (Washington, FMI, janvier 1991), examinent des indicateurs prospectifs de la viabilité budgétaire.

    Voir également Nouriel Roubini et Paul Wachtel, «Current Account Sustainability in Transition Economies», document de travail n° EC-97-03 (New York, New York University, juin 1997).

    Jong-Wha Lee, dans «Capital Goods Imports and Long-Run Growth», Journal of Development Economics, volume 48 (octobre 1995), pages 91-110, montre par exemple que la croissance est positivement corrélée à la part des biens d’équipement dans les importations. À ce jour, toutefois, peu d’éléments empiriques étayent directement la thèse suivant laquelle un pays est mieux à même d’honorer ses obligations extérieures si ses importations sont induites par l’investissement. Comme le prouve clairement l’évolution récente en Asie, la qualité de l’investissement doit aussi être prise en compte lorsqu’on évalue les conséquences d’un déficit extérieur courant.

    On trouvera dans Stefano Manzocchi, «External Finance and Foreign Debt in Central and Eastern European Countries», document de travail n° 97/134 (Washington, FMI, septembre 1997), des considérations sur le poids de la dette et les questions connexes.

    Voir Dirk Willer, «Financial Aspects of Debt Management in Transition Countries», document de travail de la LSE (Londres, London School of Economics and Political Science, août 1996).

    Voir Ishan Kapur et Emmanuel van der Mensbrugghe, «External Borrowing by the Baltics, Russia, and Other Countries of the Former Soviet Union: Developments and Policy Issues», document de travail n° 97/72 (Washington, FMI, juin 1997); et John Odling-Smee et Basil Zavoico, «External Borrowing in the Baltics, Russia, and Other States of the Former Soviet Union—The Transition to a Market Economy», document consacré à l’analyse et à l’évaluation de la politique économique (Washington, FMI, 1998).

    G.A. Mackenzie, «The Macroeconomic Impact of Privatization», document consacré à l’analyse et à l’évaluation de la politique économique n° 97/9 (Washington, FMI, novembre 1997).

    Voir Victoria P. Summers and Emil M. Sunley «An Analysis of Value-Added Taxes in Russia and Other Countries of the Former Soviet Union», document de travail n° 95/1 (Washington, FMI, janvier 1995); et Katherine Baer, Victoria P. Summers et Emil M. Sunley, «Destination VAT for CIS Trade», MOCT-MOST: Economic Policy in Transitional Economies, volume 6 (n° 3, 1996), pages 87-106.

    Luca Barbone et Hana Polackova, «Public Finances and Economic Transition». MOCT-MOST: Economic Policy in Transitional Economies, volume 6 (n° 3, 1996), pages 35-61.

    Voir, à ce propos, Luca Barbone et Domenico Marchetti, Jr., «Transition and the Fiscal Crisis in Central Europe», Economics of Transition, volume 3 (years 1995), pages 59-74; et Vito Tanzi, «The Budget Deficit in Transition: A Cautionary Note», Staff Papers, FMI, volume 40 (septembre 1993), pages 697-707.

    Cette question fait l’objet d’un examen plus approfondi dans G.A. Mackenzie et Peter Stella, Quasi-Fiscal Operations of Public Financial Institutions, Étude spéciale n° 142 (Washington, FMI, octobre 1996).

    Voir, par exemple, Simon Commander et Mark Schankermann, «Enterprise Restructuring and Social Benefits», Economics of Transition, volume 5 (n° 1, 1997), pages 1-24; Enterprise and Social Benefits After Communism, publié sous la direction de Martin Rein, Barry L. Friedman et Andreas Wörgötter (New York et Cambridge, Cambridge University Press, 1997).

    Voir Hrant Bagratian et Emine Gürgen, «Payment Arrears in the Gas and Electric Power Sectors of the Russian Federation and Ukraine», document de travail n° 97/162 (Washington, FMI, décembre 1997).

    Voir Eric Martinot, Investments to Improve the Energy Efficiency of Existing Residential Buildings in Countries of the Former Soviet Union, étude consacrée aux économies en transformation, n° 24 (Washington. Banque mondiale, 1997).

    En pourcentage du PIB, toutefois, les dépenses militaires ont diminué dans les deux régions, car le ratio dépenses publiques/PIB a baissé en Russie et dans les autres pays issus de l’ex-URSS; voir Sanjeev Gupta, Benedict Clements et Edgardo Ruggiero, «Dimi-nution continue, mais ralentie, des dépenses militaires dans le monde», Bulletin du FMI, volume 26 (28 avril 1997), pages 119-20.

    Comme on le verra ci-après, les données concernant la struc-ture des dépenses en Russie et dans les autres pays issus de l’ex-URSS sont difficiles à interpréter parce que ces pays continuent d’utiliser des codes de classification périmés.

    Gilles Alfandari, Qimiao Fan et Lev Freinkman, «Government Financial Transfers to Industrial Entreprises and Restructuring», dans Enterprise Restructuring and Economic Policy in Russia, ouvrage publié sous la direction de Simon Commander, Qimiao Fan et Mark E. Schaffer (Washington, Banque mondiale, 1996), pages 52-86.

    Voir Alain de Crombrugghe, «Wage and Pension Pressure on the Polish Budget», document de travail des services de recherche de politique générale 1793 (Washington, Banque mondiale, juin 1997).

    Voir Branco Milanovic, Income, Inequality and Poverty During the Transition from Planned to Market Economy (Washington, Banque mondiale, 1998), qui analyse de façon approfondie les limites de ces estimations. On trouvera par ailleurs des estimations détaillées de la pauvreté dans plusieurs pays en transition dans Réduction de la pauvreté et la Banque mondiale: progrès réalisés au cours de l’exercice 1996 et 1997 (Washington, Banque mondiale, 1997).

    On trouvera une analyse détaillée du cas de la Hongrie dans Christiaan Grootaert, «Poverty and Social Transfers in Hungary», document de travail des services de recherche de politique générale 1770 (Washington, Banque mondiale, mai 1997).

    Voir Bankim Chadha et Fabrizio Coricelli, «Fiscal Constraints and the Speed of Transition», Journal of Development Economics, volume 52 (février 1997), pages 221-49; et Fabrizio Coricelli, «Fiscal Constraints, Reform Strategies, and the Speed of Transition: The Case of Central-Eastern Europe», document du CEPR 1339 (Londres, Centre for Economic Policy Research, mars 1996).

    Ces questions, et plus particulièrement le cas de la Russie, sont analysées dans Fiscal Management in Russia (Washington, Banque mondiale, 1996).

    Voir, à ce propos, Adrienne Cheasty et Jeffrey M. Davis, «Fiscal Transition in Countries of the Former Soviet Union: An Intérim Assessment», MOCT-MOST: Economic Policy in Transi-tional Economies, volume 6 (n° 3, 1996), pages 7-34.

    Les indicateurs utilisés dans cette étude étaient les services publics des brevets, le nombre d’inscrits dans l’enseignement supérieur, la mortalité infantile, l’espérance de vie, le rapport de dépendance économique des personnes âgées et le nombre de lignes téléphoniques principales. Voir Barbara Fakin et Alain de Crombrugghe, «Fiscal Adjustments in Transition Economies: Social Transfers and the Efficiency of Public Spending—A Comparison with OECD Countries», document de travail des services de recherche de poli-tique générale 1803 (Washington, Banque mondiale, juillet 1997).

    Les paiements d’intérêts représentent une part appréciable desdépenses publiques dans certains pays en transition. En Hongrie, parexemple, ils atteignaient presque 30 % des dépenses de l’État en 1996.

    Voir Philip Gerson, «The Impact of Fiscal Policy Variables on Output Growth», document de travail n° 98/1 (Washington, FMI, janvier 1998).

    Le Programme des Nations Unies pour le développement présente un bilan détaillé du secteur social dans les pays en transition dans Human Development Under Transition: Summaries of National Human Development Reports, Europe & CIS (New York, 1996 et 1997), et dans les rapports sur différents pays que résume ce document.

    Ke-young Chu et Sanjeev Gutpa, «Social Protection in Transition Countries: Emerging Issues», MOCT-MOST: Economic Policy in Transitional Economies, volume 6 (n° 3, 1996), pages 107-23.

    En Russie et dans la plupart des autres pays issus de l’ex-URSS, presque tous les transferts sociaux sont encore à objectif spécifique. En République kirghize, en revanche, les autorités ont regroupé au début de 1995 les allocations familiales, l’aide alimentaire et les pensions de retraites en une seule prestation en espèces, subordonnée au niveau des ressources.

    Voir Ellen Goldstein et al., «Trends in Health Status, Services, and Finance: The Transition in Central and Eastern Europe», volumes 1 et 2, rapports techniques 341 et 348 (Washington, Banque mondiale, 1996).

    La plupart des pays en transition ont refondu leurs programmes scolaires pour répondre à l’accroissement du nombre d’étudiants désireux d’acquérir des compétences adaptées au marché, d’accéder à l’enseignement supérieur ou de recevoir une éducation secondaire générale.

    La part de l’éducation dans les dépenses hors paiements d’intérêts est passée de 8,2 % en 1990 à 10,6 % en 1996 en Bulgarie, de 12,8 % en 1991 à 16,9 % en 1996 en Estonie et de 8,2 % en 1992 à 12,8 % en 1996 en Russie.

    Mark A. Horton, «Health and Education Expenditures in Russia, the Baltic States, and the Other Countries of the Former Soviet Union», document de travail n° 96/126 (Washington, FMI, novembre 1996).

    Ces questions sont exposées par Richard M. Bird, Caroline L. Freund et Christine I. Wallich, «La décentralisation des systèmes budgétaires dans les économies en transition», Finances & Développement, volume 32 (septembre 1995), pages 31-34.

    On trouvera un exposé général des principes qui devraient régir la répartition des compétences en matière de dépenses et de recettes dans Fiscal Federalism in Theory and Practice, ouvrage publié sous la direction de Teresa Ter-Minassian (Washington, FMI, 1997).

    L’impôt foncier est la seule source de recettes importante que la réforme fiscale a attribuée expressément aux collectivités locales, mais il reste beaucoup à faire avant que son potentiel puisse être pleinement exploité par les pays en transition. En effet, une grande partie du parc de logements est toujours détenue par l’État ou par les communes, et les marchés immobiliers qui permettront une évaluation appropriée commencent à peine à se mettre en place.

    Dans d’autre pays en transition—en Arménie ou au Kazakhstan, par exemple—les collectivités locales n’ont pas le droit d’emprunter.

    On notera toutefois que le Ministère des finances tchèque n’a pas autorisé la municipalité de Prague à émettre des euro-obligations en 1996-97.

    Marie Montanjees, «Government Finance Statistics in the Countries of the Former Soviet Union: Compilation and Methodological Issues», document de travail n° 95/2 (Washington, FMI, janvier 1995).

    La formulation et l’application d’un cadre réglementaire transparent et stable sont un autre aspect économique important de la bonne gestion des affaires publiques. En libérant les prix, en levant les diverses restrictions qui entravent le commerce extérieur et en privatisant les entreprises publiques, les pays en transition ont commencé à réduire l’interventionnisme discrétionnaire de l’État dans l’économie et, partant, la possibilité pour ce dernier de s’approprier des rentes.

    Voir, par exemple. Banque européenne pour la reconstruction et le développement. Transition Report 1997 (Londres, 1997); et Boris Shor, «Nations in Transit, 1997: Freedom House Rankings». Transition, volume 8 (juin 1997), pages 4–6.

    Voir Aymo Brunetti, Gregory Kisunko et Béatrice Weder, «Institutions in Transition: Reliability of Rules and Economic Performance in Former Socialist Countries», document de travail des services de recherche de politique générale 1809 (Washington, Banque mondiale, août 1997); et Simon Johnson, Daniel Kaufman et Andrei Shleifer, «The Unofficial Economy in Transition», Brookings Papers on Economic Activity: 2 (1997), pages 159-239.

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