Front Matter

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Author(s):
International Monetary Fund. Research Dept.
Published Date:
November 2007
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    Études économiques et financières

    PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE

    Octobre 2007

    Mondialisation et inégalité

    Fonds monétaire international

    ©2007 Fonds monétaire international

    Production: Division des services multimédias, TGS

    Couverture et conception artistique: Luisa Menjivar

    et Jorge Salazar

    Graphiques: Theodore F. Peters, Jr.

    Composition: Choon Lee

    Édition française

    Division française, Services linguistiques, TGS

    Traduction: M. Servais, T. Lopinot,

    Y. Chevalier-Delanoue, Eugenio Maseda

    Correction & PAO: A. Berthail-Costa,

    V. Andrianifahanana, C. Helwig, A. Rousseau

    Perspectives de l’économie mondiale (Fonds monétaire international)

    Perspectives de l’économie mondiale: étude effectuée par les services du Fonds monétaire international.—1980–—Washington. Le Fonds, 1980–

    v.; 28 cm.—(1981–84: Occasional paper/International Monetary Fund ISSN 0251-6365)

    Annual.

    Has occasional updates, 1984–

    ISSN 0258-7440 = World economic and financial surveys

    ISSN 0256-6877 = World economic outlook (Washington)

    1. Economic history—1971–—Periodicals. I. International Monetary Fund. II. Series: Occasional paper (International Monetary Fund)

    HC10.W7979 84-640155

    338.5’443’09048—dc 19

    AACR 2 MARC-S

    Library of Congress 8507

    Publication semestrielle

    ISBN 978-1-58906-689-2

    Prix: 57 dollars EU

    (54 dollars EU pour les enseignants et les étudiants de l’enseignement supérieur)

    Les commandes doivent être adressées à:

    International Monetary Fund, Publication Services

    700 19th Street, N.W., Washington, DC 20431 (U.S.A.)

    Téléphone: (202) 623-7430 Télécopie: (202) 623-7201

    Messagerie électronique: publications@imf.org

    Internet: http://www.imf.org

    TABLE DES MATIÈRES

    HypothÈses et Conventions

    Les projections de la présente édition des Perspectives de l’économie mondiale reposent sur un certain nombre d’hypothèses. On suppose que les taux de change effectifs réels resteront constants aux niveaux moyens observés entre le 22 août et le 19 septembre 2007, et que les taux bilatéraux des monnaies faisant partie du mécanisme de change européen II (MCE II) resteront constants en valeur nominale par rapport à l’euro; que les politiques économiques nationales actuelles seront maintenues (en ce qui concerne les hypothèses relatives aux politiques budgétaires et monétaires des pays industrialisés, voir l’encadré A1); que le cours moyen du baril de pétrole sera de 68,52 dollars le baril en 2007 et de 75,00 dollars le baril en 2008, et qu’il restera constant en valeur réelle à moyen terme; que le LIBOR (taux offert à Londres sur les dépôts interbancaires à six mois en dollars) s’établira en moyenne à 5,2 % en 2007 et à 4,4 % en 2008; que le taux des dépôts interbancaires à trois mois en euros sera en moyenne de 4,0 % en 2007 et de 4,1 % en 2008; enfin, que le taux des certificats de dépôt à six mois au Japon se chiffrera en moyenne à 0,9 % en 2007 et à 1,1 % en 2008. Il s’agit évidemment d’hypothèses de travail plutôt que de prévisions, et l’incertitude qui les entoure s’ajoute aux marges d’erreur inhérentes à toute projection. Les estimations et projections sont fondées sur les statistiques disponibles jusqu’à fin septembre 2007.

    Les conventions suivantes sont utilisées dans la présente étude:

    … indique que les données ne sont pas disponibles ou pas pertinentes;

    —indique que le chiffre est égal à zéro ou qu’il est négligeable;

    – entre des années ou des mois (par exemple, 2005–06 ou janvier–juin) indique la période couverte, de la première à la dernière année ou du premier au dernier mois indiqué inclusivement;

    / entre les deux années (par exemple, 2005/06) indique un exercice budgétaire (financier).

    Par «billion», il faut entendre mille milliards.

    Par «points de base», on entend un centième de point (de pourcentage). Ainsi 25 points de base équivalent à ¼ de point (de pourcentage).

    Dans les graphiques et les tableaux, les zones mises en relief dénotent des projections des services du FMI.

    Les chiffres ayant été arrondis, il se peut que les totaux ne correspondent pas exactement à la somme de leurs composantes.

    Dans la présente étude, le terme «pays» ne se rapporte pas nécessairement à une entité territoriale constituant un État au sens où l’entendent le droit et les usages internationaux. Il s’applique également à un certain nombre d’entités territoriales qui ne sont pas des États, mais qui peuvent être considérées comme des économies distinctes aux fins de l’analyse économique et de l’établissement des statistiques.

    Informations et DonnÉes SupplÉMentaires

    Le présent rapport sur les perspectives de l’économie mondiale peut être consulté en version intégrale sur le site Internet du FMI, www.imf.org. On trouvera à la même adresse un ensemble d’informations (extraites de la base de données) plus étoffé que celui contenu dans le rapport, sous forme de fichiers renfermant les séries le plus souvent demandées par les lecteurs. Ces fichiers peuvent être téléchargés et sont utilisables avec divers logiciels.

    Les changements ci-après ont été apportés pour alléger l’Appendice statistique des Perspectives de l’économie mondiale. À compter de la présente édition, la version imprimée du rapport n’inclura que les tableaux de la partie A dans l’Appendice statistique.

    La partie A contient les tableaux 1, 2, 3, 6, 7, 8, 11, 20, 25, 26, 31, 35, 43 et 44 des éditions antérieures des Perspectives de l’économie mondiale; les tableaux 1.2 et 1.3 qui faisaient partie du texte principal du rapport, et un nouveau tableau sur les flux de capitaux privés. Les tableaux de la partie A présentent des données récapitulatives pour les pays avancés, ainsi que les pays émergents et les pays en développement, dans les catégories suivantes: production, inflation, politiques financières, commerce extérieur, transactions courantes, balance des paiements et financement extérieur, flux de ressources, et scénario de référence à moyen terme.

    La partie B de l’Appendice statistique contient les autres tableaux. L’ensemble de l’Appendice statistique, qui inclut les tableaux des parties A et B, ne sera disponible que sur le site Web (www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2007/02/index.htm).

    Les demandes de renseignements sur le contenu des Perspectives de l’économie mondiale et de la base de données y afférentes doivent être adressées par courrier classique ou électronique ou par télécopie (le service ne peut répondre aux demandes de renseignements par téléphone) à:

    World Economic Studies Division

    Research Department

    International Monetary Fund

    700 19th Street, N.W.

    Washington, D.C. 20431, U.S.A.

    Messagerie électronique: weo@imf.org Télécopie: (202) 623-6343

    PrÉface

    Les projections et l’analyse présentées dans les Perspectives de l’économie mondiale font partie intégrante de la surveillance que le FMI exerce sur l’évolution et les politiques économiques des pays membres, les marchés financiers internationaux et le système économique mondial. Le rapport sur les perspectives et politiques économiques mondiales est l’aboutissement d’une étude interdépartementale exhaustive, fondée pour l’essentiel sur les renseignements recueillis par les services du FMI dans le cadre de leurs consultations avec les pays membres. Ces consultations sont menées en particulier par les départements géographiques et divers départements de soutien: le Département de l’élaboration et de l’examen des politiques, le Département des marchés monétaires et de capitaux et le Département des finances publiques.

    L’analyse que présente le rapport sur les perspectives de l’économie mondiale est coordonnée par le Département des études sous la direction générale de Simon Johnson, Conseiller économique et Directeur du Département des études. Les travaux sont dirigés par Charles Collyns, Directeur adjoint du Département des études, et Tim Callen, Chef de division, Département des études.

    Les principaux collaborateurs de la présente édition sont Roberto Cardarelli, Kevin Cheng, Selim Elekdag, Florence Jaumotte, Ben Jones, Michael Keen, Ayhan Kose, Toh Kuan, Subir Lall, Valerie Mercer-Blackman, John Norregaard, Chris Papageorgiou, Hossein Samiei, Alasdair Scott, Martin Sommer, Nicola Spatafora, Jon Strand, Natalia Tamirisa, Petia Topalova, Sergio Antoshin, Gavin Asdorian, To-Nhu Dao, Stephanie Denis, Nese Erbil, Angela Espiritu, Patrick Hettinger, Susana Mursula, Murad Omoev, Allen Stack, Bennett Sutton et Ercument Tulun. Le traitement des données et la gestion des systèmes informatiques ont été assurés par Mahnaz Hemmati, Laurent Meister et Emory Oakes. Ont également contribué à cette édition Andrew Benito, Luis Catão, Gianni De Nicolò, Hamid Faruqee, Thomas Helbling, Michael Kumhof, Tim Lane, Douglas Laxton, Gian-Maria Milesi-Ferretti, Emil Stavrev, Thierry Tressel et Johannes Wiegand. Parmi les consultants extérieurs figurent Nancy Birdsall, Menzie Chin, Gordon Hanson, Massimiliano Marcellino et Carlos Végh. Archana Kumar (du Département des relations extérieures), qui a corrigé le manuscript anglais, et Adriana Vilar (des services linguistiques) ont assuré la coordination de la production des éditions arabe, espagnole et française.

    Le présent rapport a bénéficié des commentaires et suggestions d’autres départements et des administrateurs, qui l’ont examiné les 17 et 24 septembre 2007. Cependant, les projections et les évaluations sont celles des services du FMI et ne doivent être attribuées ni aux administrateurs, ni aux autorités nationales qu’ils représentent.

    Avant-Propos

    L’équipe chargée d’élaborer les Perspectives de l’économie mondiale n’a pas ménagé sa peine, tout au long de cet été turbulent, pour anticiper les événements, affiner ses analyses et maintenir à jour nos prévisions. Sous la direction de Charles Collyns et Tim Callen, la Division des perspectives de l’économie mondiale a travaillé en étroite collaboration avec d’autres économistes du Département des études et de divers départements du FMI, pour faire en sorte que ces Perspectives soient aussi actuelles que possible tout en apportant cette indispensable perspective à long terme. Nous espérons qu’elles vous aideront à mieux comprendre les événements de la période récente, mais aussi à réfléchir à ce que nous réservent les quinze prochains mois.

    L’économie mondiale est entrée dans une période incertaine, qui pourrait aussi être difficile. Les turbulences financières d’août et de septembre menacent de mettre fin à cinq années consécutives de croissance spectaculaire dans le monde. Les marchés du crédit ont connu de graves problèmes et, si cette première phase est désormais achevée, nous attendons encore de voir quelles en seront les conséquences exactes.

    Les pays émergents sont la nouvelle locomotive de la croissance mondiale

    (Pourcentage de la croissance mondiale)

    Source: calculs des services du FMI.

    Pour le moment, toutefois, la situation se caractérise toujours davantage par des menaces que par des conséquences graves pour les grands agrégats macroéconomiques. À ce stade, nous nous attendons à ce que la croissance mondiale ralentisse en 2008, mais conserve un rythme soutenu. L’expansion économique devrait rester modérée aux États-Unis, où les problèmes du secteur immobilier sont plus aigus qu’on ne le pensait précédemment et où l’impact des perturbations du crédit ne s’est sans doute pas encore fait pleinement sentir. Nous nous attendons aussi à un certain ralentissement au Japon, où le second trimestre a été décevant, ainsi qu’en Europe, où il apparaît que certaines banques étaient beaucoup plus engagées qu’on ne le pensait dans les instruments financiers exposés aux crédits hypothécaires à risque sur le marché américain.

    La bonne nouvelle vient des pays émergents et des pays en développement, qui ont bien résisté à la tourmente financière récente et posent aujourd’hui les bases d’une croissance mondiale solide en 2008. Pour la première fois, la Chine et l’Inde ont apporté la plus forte contribution nationale à la croissance mondiale (en parité de pouvoir d’achat, voir graphique). La Chine apporte aussi la plus forte contribution mesurée aux prix du marché. De façon plus générale, les pays émergents et les pays en développement recueillent les fruits de la gestion macroéconomique prudente conduite tout au long de la décennie. Il existe certes des facteurs de vulnérabilité possible, et il faut donc se garder de tout excès d’optimisme, mais les pays émergents devraient, dans l’avenir prévisible, confirmer leur solidité actuelle.

    Quant aux risques pour l’économie mondiale, nous estimons qu’ils penchent pour la plupart dans un sens défavorable à la croissance; autrement dit, les événements imprévus qui pourraient survenir risquent davantage de ralentir l’expansion que de l’accélérer. Le graphique 1.10 illustre les probabilités que la croissance soit supérieure ou inférieure à nos prévisions, compte tenu des erreurs de prévision antérieures, mais l’asymétrie qu’il révèle—et qui découle de notre lecture des événements qui pourraient détourner l’économie mondiale de notre scénario central—se situe presque entièrement du côté des risques de révision à la baisse de nos prévisions.

    Certains de ces risques ont déjà reçu une attention considérable: c’est le cas, en particulier, de ceux qui relèvent des marchés immobiliers et des secteurs financiers. Mais d’autres sont plus surprenants: ainsi, les prix pétroliers restent élevés et la forte hausse des prix des denrées alimentaires fait craindre une reprise de l’inflation dans les pays émergents et les pays en développement. L’une des principales inconnues concerne cependant ce qui se passera en Europe. Jusqu’aux événements de cet été, celle-ci était dans la phase ascendante de son cycle économique et l’Allemagne, au sortir d’un processus de réunification long et difficile, apparaissait comme le moteur de la croissance. Mais les graves perturbations qu’a connues le marché des liquidités interbancaires et les difficultés rencontrées par certaines banques européennes ces derniers mois étaient dans une large mesure inattendues. Reste à savoir, maintenant, comment ces évolutions influeront sur l’économie réelle.

    Je voudrais souligner, enfin, que les conséquences pour les déséquilibres mondiaux demeurent incertaines. Il semble probable que le déficit extérieur courant des États-Unis diminuera par rapport au PIB, ne serait-ce que parce que le dollar s’est encore déprécié depuis l’été—il a perdu plus de 20 % de sa valeur par rapport à son récent pic de 2002. Fort heureusement, un cadre de coopération a été mis en place par les principaux pays impliqués dans ces déséquilibres; c’est le résultat le plus important de la consultation multilatérale organisée par le FMI cette année. Les pays producteurs de pétrole continuent d’accroître leurs dépenses d’infrastructure et d’investissement et la Chine reste déterminée à rééquilibrer sa demande afin de réduire son excédent extérieur courant, tandis que l’Europe et le Japon poursuivent le processus de réformes qui devrait les aider à se restructurer et stimuler leur demande intérieure. Nous pensons que ce cadre facilitera la correction progressive des déséquilibres et réduira les risques de fluctuations erratiques des taux de change, mais la situation demande à être suivie de près.

    Venons-en maintenant à nos travaux analytiques. Le chapitre 3 met en lumière un défi majeur pour de nombreux pays émergents ou en développement—comment gérer les entrées massives de capitaux dont ils bénéficient. Cet afflux a certes ralenti au cours de l’été, mais les dernières informations disponibles indiquent qu’il aurait repris. Le chapitre expose les enseignements que nous pouvons tirer des épisodes récents d’entrées massives de capitaux recensés de par le monde, et examine quels types de politiques macroéconomiques peuvent aider à assurer que la croissance restera solide après cet afflux. Il apparaît que l’intervention sur le marché des changes, stérilisée ou non, ne permet pas de limiter l’appréciation du taux de change réel ou d’éviter une décélération de la croissance une fois que les capitaux ont cessé d’affluer. Ce qui est réellement utile, c’est de faire preuve de prudence dans les dépenses budgétaires. Il ne s’agit pas de couper dans les dépenses lorsque les capitaux affluent, mais plutôt de s’astreindre à une certaine discipline budgétaire. La grande prudence que certains des principaux marchés émergents ont montrée dans ce domaine depuis la fin des années 90 doit être saluée, et a sans aucun doute contribué à la solidité qu’ils affichent aujourd’hui. Espérons que d’autres pays sauront tirer la même leçon.

    Le chapitre 4 se place dans une perspective à plus long terme pour analyser comment l’inégalité a évolué à travers le monde, en particulier durant l’essor récent des diverses formes de «mondialisation». Nous avons beaucoup écrit sur les bénéfices de la mondialisation, y compris dans la dernière édition des Perspectives de l’économie mondiale, mais les conclusions de ce chapitre devraient être considérées davantage comme un avertissement. Dans presque tous les pays, en effet, l’inégalité s’est accentuée au cours de la période récente. Les auteurs montrent que le coupable n’est pas l’essor du commerce international. Il semblerait plutôt que la diffusion des nouvelles technologies à travers le monde, que ce soit en général ou par le canal de l’investissement direct étranger, ait bénéficié dans des proportions beaucoup plus importantes aux personnes les mieux formées. Il ne faut pas en déduire, bien sûr, que l’on doit s’opposer à l’adoption des nouvelles technologies—cela ferait à coup «dérailler» la croissance. L’objectif des autorités doit être au contraire d’offrir les possibilités d’éducation et les autres services sociaux (soins de santé abordables, régimes de retraite d’un coût raisonnable, etc.) nécessaires pour que le plus grand nombre de personnes possible puisse trouver et conserver un emploi à forte productivité. Ce serait une erreur d’éluder la question de l’accentuation de l’inégalité; la mondialisation est une source de prospérité pour le monde entier, mais des mesures plus efficaces doivent être prises pour s’assurer que ses effets bénéfiques sont mieux partagés.

    Le chapitre 5 offre un espoir—tempéré cependant par une mise en garde—au sujet des perspectives à long terme de l’économie mondiale. Si l’on analyse les chiffres du passé, en se reportant aussi loin que les données comparables le permettent (ce qui nous ramène aux alentours de 1960), il apparaît clairement que les cinq dernières années ont été marquées par la croissance la plus forte et la plus largement partagée que l’on ait connue depuis les années 60. Ce n’est pas le fruit du hasard, mais plutôt le résultat d’une amélioration des cadres de politique monétaire et budgétaire, ainsi que du perfectionnement des institutions de nombreux pays à revenu intermédiaire ou faible. Cela dit, la chance y a eu aussi sa part—le monde a connu cinq années de faible inflation due notamment au coût peu élevé des produits manufacturés (imputable au processus de mondialisation) et à la relative stabilité des flux de capitaux privés. On aurait donc tort de penser qu’il n’y aura pas de chocs à l’avenir, et ce chapitre avance des recommandations qui aideraient à assurer que ces chocs n’aient pas de répercussions majeures.

    En définitive, le principal message de ces Perspectives est que, aussi longtemps que les paramètres fondamentaux des politiques économiques resteront solides et que les institutions ne seront pas altérées, l’économie mondiale devrait continuer à connaître une croissance rapide à laquelle participeront comme à présent la quasi-totalité des pays. Les événements de ces derniers mois ont constitué un test essentiel pour la stabilité financière mondiale et révélé des facteurs de vulnérabilité insoupçonnés. Pour autant que ces facteurs restent circonscrits à un petit nombre de pays industrialisés et que l’on s’y attaque en temps utile, l’impact sur la croissance mondiale devrait être limité.

    L’important, dans les années qui viennent, sera de faire en sorte que les pays émergents et les pays en développement continuent de connaître une croissance rapide sans interruption majeure. La stabilité macroéconomique est une condition nécessaire, mais pas suffisante, de la croissance économique. Nous devons poursuivre le processus de libéralisation du commerce, permettre aux capitaux de se porter sur les placements les plus productifs dans les pays pauvres et—c’est le plus important—veiller à ce que les fruits de la croissance soient largement partagés par tous les pays et, dans chacun d’eux, par une fraction aussi large que possible de la population. Nous ferions bien de nous préparer à de nouveaux chocs majeurs, favorables ou non, et de redoubler d’efforts pour nous assurer que les politiques menées et les institutions en place permettront d’y faire face.

    Simon Johnson

    Conseiller économique et Directeur du Département des études

    RÉsumÉ Analytique

    La croissance mondiale a été vigoureuse au premier semestre de 2007, bien que les remous sur les marchés financiers aient assombri les perspectives. Si les prévisions pour 2007 n’ont guère été touchées, la projection de référence pour la croissance mondiale en 2008 a été révisée à la baisse de près de ½ point par rapport à la mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale en juillet 2007. La croissance mondiale resterait quand même vigoureuse, à 4¾ %, portée par des paramètres fondamentaux généralement solides et une forte expansion dans les pays émergents. Cependant, les perspectives ont bien plus de chances d’être révisées à la baisse qu’à la hausse, la principale crainte étant que les tensions sur les marchés financiers s’aggravent et provoquent un ralentissement mondial plus prononcé. Dans l’immédiat, les pouvoirs publics ont donc pour tâche de rétablir des conditions plus normales sur les marchés financiers et de préserver l’expansion. Les autres facteurs qui pèsent sur les perspectives sont le risque de tensions inflationnistes, la volatilité des marchés pétroliers et l’effet des entrées massives de devises sur les pays émergents. Par ailleurs, des problèmes à plus long terme tels que le vieillissement de la population, la résistance croissante à la mondialisation et le réchauffement planétaire sont une source de préoccupation.

    Conjoncture économique mondiale

    La croissance mondiale est restée vigoureuse au premier semestre de 2007, à plus de 5 % (chapitre 1). En Chine, l’expansion s’est encore accélérée, à 11½ %, tandis que la croissance en Inde et en Russie est demeurée très rapide. À eux seuls, ces trois pays ont représenté la moitié de la croissance mondiale au cours de l’année écoulée. L’expansion est restée vigoureuse aussi dans d’autres pays émergents et pays en développement, notamment dans des pays africains à faible revenu. Parmi les pays avancés, la croissance a ralenti dans la zone euro et au Japon au deuxième trimestre de 2007, après deux trimestres de forte expansion. Aux États-Unis, où le ralentissement du secteur du logement a continué de peser lourdement sur l’activité, la croissance a atteint en moyenne 2¼ % au premier semestre de 2007.

    L’inflation a été maîtrisée dans les pays avancés, mais elle a progressé dans de nombreux pays émergents et pays en développement, du fait de la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires. Aux États-Unis, l’inflation hors énergie et alimentation a reculé progressivement pour s’établir au-dessous de 2 %. Dans la zone euro, l’inflation est généralement restée inférieure à 2 % cette année, mais la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires a contribué à une remontée de l’inflation en septembre; au Japon, les prix ont dans l’ensemble stagné. Les tensions inflationnistes ont été plus fortes dans quelques pays émergents et pays en développement, en raison de leur forte croissance et de la plus grande importance de la hausse des prix des produits alimentaires dans leurs indices des prix à la consommation. L’accélération des prix des produits alimentaires tient à l’utilisation croissante du maïs et d’autres produits alimentaires dans la production de biocarburants, ainsi qu’aux mauvaises conditions climatiques dans certains pays (appendice 1.1). Les cours du pétrole et des autres produits de base sont restés élevés du fait de la vigueur de la demande.

    La situation sur les marchés financiers est devenue plus volatile. Comme noté dans l’édition d’octobre 2007 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde (Global Financial Stability Report), les conditions d’accès au crédit ont été resserrées, car les craintes croissantes concernant les retombées des tensions sur le marché des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis ont entraîné une hausse brutale du rendement des titres garantis par ces prêts, ainsi que d’autres titres à risque élevé. Étant donné l’incertitude entourant la distribution des pertes et les craintes croissantes concernant le risque de contrepartie, les liquidités se sont raréfiées dans certains segments des marchés financiers. Dans un premier temps, les marchés d’actions ont reculé, sous l’effet de la baisse de la valeur en bourse d’institutions financières, mais les cours se sont redressés depuis, et le rendement des obligations d’État à long terme a diminué, car les investisseurs ont recherché des valeurs sûres. Les pays émergents ont été touchés aussi, bien que relativement moins que lors de turbulences financières antérieures, et les prix des actifs restent élevés par rapport au passé.

    Avant les récentes turbulences, les banques centrales à travers le monde étaient généralement en train de durcir leur politique monétaire pour éviter les tensions inflationnistes qui voyaient le jour. En août, cependant, face aux remous croissants sur les marchés, les grandes banques centrales ont injecté des liquidités sur les marchés monétaires pour stabiliser les taux d’intérêt à court terme. En septembre, la Réserve fédérale a abaissé le taux des fonds fédéraux de 50 points de base et les marchés financiers s’attendent à de nouvelles baisses dans les mois à venir. Les anticipations d’un resserrement monétaire de la part de la Banque d’Angleterre, de la Banque du Japon et de la Banque centrale européenne ont été repoussées depuis le début des turbulences financières. Les banques centrales de quelques pays émergents ont aussi injecté des liquidités pour atténuer les tensions sur les marchés interbancaires, mais pour d’autres, la priorité reste de faire face aux craintes inflationnistes.

    Les principales monnaies ont continué dans une large mesure d’évoluer comme depuis le début de 2006. Le dollar américain s’est encore affaibli, bien que sa valeur effective réelle soit encore jugée supérieure à son niveau fondamental à moyen terme. L’euro s’est apprécié, mais il reste dans une fourchette qui correspond plus ou moins aux paramètres fondamentaux. Le yen a rebondi vivement ces derniers mois, mais il reste sous-évalué par rapport aux paramètres fondamentaux à moyen terme. Le renminbi a continué de s’apprécier progressivement par rapport au dollar et en valeur effective réelle, mais l’excédent des transactions courantes de la Chine a continué d’augmenter et ses réserves de change sont montées en flèche.

    Perspectives et risques

    Étant donné les remous sur les marchés financiers, les projections de référence pour la croissance mondiale ont été légèrement révisées à la baisse depuis la mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale en juillet, mais la croissance mondiale devrait rester vigoureuse. Elle devrait atteindre 5,2 % en 2007 et 4,8 % en 2008, ce dernier chiffre étant inférieur de 0,4 point à la prévision précédente. Les révisions à la baisse les plus marquées concernent les États-Unis, où la croissance devrait s’établir à 1,9 % en 2008, les pays où les effets de contagion des États-Unis seront probablement les plus marqués et les pays où les répercussions des remous persistants sur les marchés financiers seront probablement les plus sérieuses (voir chapitre 2).

    Les projections de référence pour la croissance ont manifestement plus de chances d’être révisées à la baisse qu’à la hausse. Si les paramètres fondamentaux qui soutiennent la croissance sont solides et si la forte expansion dans les pays émergents qui prennent de plus en plus d’importance est intacte, les risques de dégradation liés aux marchés financiers et à la demande intérieure aux États-Unis et en Europe occidentale ont augmenté. Si la récente réévaluation du risque et le renforcement de la discipline sur les marchés du crédit pourraient renforcer les fondements de l’expansion à l’avenir, les risques à court terme qui pèsent sur la croissance sont ainsi accrus. L’ampleur des répercussions sur la croissance dépendra de la vitesse à laquelle la liquidité du marché retrouve un niveau plus normal et du degré de resserrement du crédit. Les projections de référence des services du FMI reposent sur l’hypothèse selon laquelle la liquidité du marché est rétablie progressivement dans les mois à venir et que le marché interbancaire se normalise, même s’il est prévu que des écarts de rémunération plus larges subsistent. Néanmoins, il reste fort possible que les remous sur les marchés financiers persistent pendant quelque temps. Une période prolongée de resserrement des conditions d’accès au crédit pourrait peser lourdement sur la croissance, en particulier par l’effet sur les marchés du logement aux États-Unis et dans quelques pays européens. Les pays émergents d’Europe et les pays de la Communauté des États indépendants qui enregistrent un déficit courant élevé et des entrées massives de financement extérieur seraient aussi affectés si les entrées de capitaux diminuaient.

    Plusieurs autres facteurs pourraient aussi influer sur les perspectives de l’économie mondiale. Si, récemment, le risque posé par l’inflation a diminué quelque peu en général, les cours du pétrole ont atteint de nouveaux sommets et un nouveau bond des cours ne peut être exclu, étant donné le niveau limité des capacités de production disponibles. Par ailleurs, la persistance des déséquilibres mondiaux reste préoccupante.

    Enjeux

    Les pouvoirs publics à travers le monde se doivent dans l’immédiat de maintenir une forte croissance non inflationniste, une tâche qui est compliquée par les récents remous sur les marchés financiers. Dans les pays avancés, après un durcissement qui a ramené les politiques monétaires à un niveau proche du neutre ou supérieur, les banques centrales ont remédié à la raréfaction récente des liquidités sur les marchés et aux risques correspondants dans le secteur financier, tout en continuant de se fonder sur une évaluation des paramètres fondamentaux économiques pour prendre leurs décisions de politique monétaire. Aux États-Unis, des signes selon lesquels la croissance restera probablement inférieure à la tendance justifieraient d’abaisser de nouveau les taux d’intérêt, à condition que les risques d’inflation restent limités. Dans la zone euro, la politique monétaire peut rester inchangée à court terme, étant donné les risques représentés par les turbulences financières pour la croissance et l’inflation. Cependant, si ces risques se dissipent, un nouveau durcissement monétaire pourrait en fin de compte être nécessaire. En cas de ralentissement plus prolongé, un assouplissement de la politique monétaire devrait être envisagé. Au Japon, si les taux d’intérêt devront finalement retrouver un niveau plus normal, il faudra, avant de relever les taux, qu’il soit clairement établi que l’inflation prospective est fermement orientée à la hausse et que les craintes concernant la volatilité récente du marché diminuent.

    Il conviendra de tirer en temps voulu les enseignements des remous actuels sur les marchés financiers internationaux. Une série de questions concerne les différentes méthodes que les banques centrales ont utilisées pour injecter des liquidités afin d’atténuer les tensions sur les marchés financiers et le lien entre ces injections de liquidités et les dispositifs de protection financière. Il conviendra aussi de régler une série de questions d’ordre réglementaire, comme noté plus en détail dans l’édition d’octobre 2007 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde. Il faudra veiller davantage à assurer une transparence et une information adéquates de la part des institutions systémiquement importantes.

    Il sera utile aussi d’examiner la réglementation du risque de liquidité, le périmètre de consolidation des risques appliqué par les institutions financières et la notation des produits financiers complexes; enfin, il sera opportun d’examiner si la structure d’incitations existante garantit une évaluation adéquate des risques tout au long de la chaîne des produits structurés.

    Les pays avancés ont rééquilibré substantiellement leurs finances publiques lors de l’expansion actuelle, mais ils doivent redoubler d’efforts pour en assurer la viabilité face au vieillissement de la population. L’amélioration récente des situations budgétaires tient en grande partie à la croissance rapide des recettes qui résulte de la forte croissance des bénéfices et des revenus élevés, et on ne sait pas exactement dans quelle mesure ce surcroît de recettes sera durable. Par ailleurs, les programmes budgétaires actuels prévoient des réductions additionnelles limitées des ratios d’endettement au cours des prochaines années. Les pouvoirs publics devraient adopter des programmes plus ambitieux de rééquilibrage budgétaire à moyen terme, ainsi que des réformes qui permettront de faire face aux pressions croissantes sur les dépenses de santé et de sécurité sociale, bien que, dans la plupart des pays, il soit possible de laisser opérer les stabilisateurs budgétaires automatiques en cas de récession.

    Plusieurs pays émergents font encore face à un risque de surchauffe et à une hausse des prix des produits alimentaires, et un nouveau durcissement monétaire sera peut-être nécessaire. Par ailleurs, en dépit des événements récents sur les marchés financiers, les entrées massives de devises continueront probablement de compliquer la tâche des pouvoirs publics. Comme noté au chapitre 3, il n’existe pas de formule simple pour faire face à ces entrées de devises. Les pays doivent se montrer pragmatiques, et trouver un dosage approprié de mesures qui sont adaptées à leur contexte particulier et à leurs objectifs à plus long terme. La politique budgétaire jouera probablement un rôle essentiel. L’amélioration des situations budgétaires tient à une forte croissance des recettes, due au niveau élevé des cours des produits de base, qui ne sera peut-être pas durable. Par ailleurs, les dépenses publiques ont augmenté dans de nombreux pays, ce qui a encore compliqué la gestion des entrées massives de devises. Des mesures visant à éviter une forte expansion des dépenses publiques, en particulier dans les pays émergents d’Europe, mais aussi en Amérique latine, aideraient à gérer les entrées de devises et à continuer de réduire l’endettement public. Cependant, dans les pays exportateurs de carburants, il est possible d’accroître les dépenses compte tenu des capacités d’absorption et de la position conjoncturelle de l’économie. Un durcissement des normes prudentielles dans les systèmes financiers et une libéralisation des sorties de capitaux peuvent jouer un rôle utile. Dans certains cas, un assouplissement du taux de change faciliterait la régulation monétaire. En ce qui concerne la Chine, une plus grande flexibilité à la hausse du renminbi ainsi que des mesures qui réformeraient le régime de change et doperaient la consommation contribueraient aussi à un rééquilibrage nécessaire de la demande et à une résorption ordonnée des déséquilibres mondiaux.

    À l’échelle internationale, un thème commun est la nécessité de tirer parti des possibilités créées par la mondialisation et les progrès technologiques, tout en redoublant d’efforts pour faire en sorte que les avantages de ces changements soient bien répartis parmi la population dans son ensemble. Il est particulièrement important de veiller au bon fonctionnement des marchés: il est prioritaire d’accroître la productivité dans le secteur financier et les services en Europe et au Japon, de résister aux mouvements protectionnistes aux États-Unis et en Europe, ainsi que d’améliorer les infrastructures, de développer les systèmes financiers et de renforcer l’environnement économique dans les pays émergents et les pays en développement.

    La mondialisation est souvent tenue responsable de la hausse des inégalités observée dans la plupart des pays et des régions. Il est noté au chapitre 4 que les progrès technologiques ont contribué le plus à la hausse récente des inégalités, mais que la mondialisation financière—et l’investissement direct étranger en particulier—a joué un rôle aussi. Contrairement à ce qu’on pense généralement, la mondialisation commerciale est en fait associée à une baisse des inégalités. Il est important de veiller à ce que les avantages de la mondialisation et des progrès technologiques soient partagés plus largement dans l’ensemble de la population. Grâce à une amélioration de l’éducation et de la formation, les travailleurs disposeraient des compétences appropriées pour l’économie mondiale du savoir qui voit le jour. Une amélioration de l’accès des pauvres au crédit serait utile aussi, de même qu’une libéralisation des échanges qui accélérerait les exportations agricoles des pays en développement.

    Le chapitre 5 examine l’expansion mondiale actuelle dans une perspective historique: non seulement la croissance a été plus vigoureuse que lors d’autres cycles récents, mais ses avantages sont aussi partagés plus largement dans le monde entier et la volatilité économique a été plus faible. En fait, l’amélioration des politiques monétaires et budgétaires, ainsi que des institutions, et la poursuite du développement financier signifient que les cycles conjoncturels seront probablement de plus longue durée et de moindre ampleur que dans le passé. Néanmoins, il convient de ne pas surestimer les perspectives de stabilité, et la récente augmentation de la volatilité sur les marchés financiers a souligné que les conditions favorables risquent de ne pas se maintenir. La fin brutale de la période de croissance vigoureuse et soutenue des années 60 et du début des années 70 nous avertit utilement de ce qui peut se passer si les pouvoirs publics n’ajustent pas leur action pour faire face en temps opportun aux risques qui apparaissent.

    Dans certains domaines importants, une action internationale conjointe sera cruciale. Il est très décevant de constater la lenteur des progrès récents du cycle des négociations commerciales de Doha, et les grands pays commerçants devront faire preuve d’esprit d’initiative pour redynamiser le processus de libéralisation multilatérale du commerce. Une stratégie multilatérale est manifestement nécessaire aussi en ce qui concerne les changements climatiques et la sécurité énergétique. Comme noté à l’appendice 1.2, le réchauffement planétaire est peut-être le plus gros problème d’action collective à l’échelle mondiale, les conséquences négatives des activités de certains étant ressenties largement par d’autres. Il importera que les pays établissent ensemble un cadre d’action fondé sur le marché qui met en balance les coûts des émissions de dioxyde de carbone à long terme et les coûts économiques immédiats de leur atténuation. La politique énergétique doit s’attacher moins à protéger les sources d’énergie nationales, et davantage à veiller au bon fonctionnement du marché du pétrole et des autres marchés de l’énergie, à encourager la diversification des sources d’énergie (par exemple, en réduisant les obstacles aux échanges de biocarburants) et à mettre davantage l’accent sur les incitations de prix pour limiter la croissance de la consommation d’énergie.

    Des progrès encourageants ont été accomplis dans l’élaboration d’une stratégie conjointe de résorption des déséquilibres mondiaux, et il faut maintenant mener celle-ci à terme. La consultation multilatérale sur les déséquilibres mondiaux organisée par le FMI, à laquelle ont participé les principaux pays concernés, représente la première utilisation d’une approche innovatrice face à des problèmes systémiques. Cette consultation a permis aux participants de mieux comprendre les problèmes des uns et des autres et de réaffirmer leur soutien à la stratégie du Comité monétaire et financier international (CMFI)—soutenir la croissance mondiale tout en réduisant les déséquilibres—ainsi que de faire part des mesures spécifiques qu’ils entendent prendre dans le cadre de cette stratégie. La consultation a débouché sur une série de plans d’action qui, selon l’analyse des services du FMI, contribueront largement à atteindre les objectifs de la stratégie du CMFI. Avec l’accord des participants à la consultation, l’exécution de ces plans sera surveillée régulièrement par le FMI.

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