Front Matter

Front Matter

Author(s):
United Nations;European Commission;Food and Agricultural Organization of the United Nations;International Monetary Fund;Organization for Economic Co-operation and Development;World Bank
Published Date:
April 2017
    Share
    • ShareShare
    Show Summary Details

    Cadre central du Système de comptabilité économique et environnementale, 2012

    Nations Unies

    New York, 2015

    Copyright © 2014

    Banque mondiale

    Fonds monétaire international

    Nations Unies

    Organisation de coopération et de développement économiques

    Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

    Union européenne

    Tous droits réservés

    Nations Unies

    Cote du document : ST/ESA/STAT/SER.F/109

    Union européenne

    Numéro de catalogue : KS-01-14-120-FR-C

    ISBN : 978-92-79-35799-2

    Numéro de catalogue : KS-01-14-120-FR-N

    ISBN : 978-92-79-35793-0

    Avant-propos

    Il est essentiel de disposer d’un cadre législatif et analytique reposant sur des données comparables et fiables pour contribuer aux débats publics et guider les politiques tenant compte de l’interdépendance entre l’économie et l’environnement.

    Le Cadre central du Système de comptabilité économique et environnementale, 2012 (Cadre central du SCEE) est un cadre statistique composé d’un ensemble de tableaux et de comptes ayant pour but d’organiser la collecte de statistiques et d’indicateurs cohérents et comparables pour l’élaboration de politiques, d’études analytiques et pour la recherche. Il a été mis au point et il est publié sous la responsabilité des Nations Unies, de la Commission européenne, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, de l’Organisation de coopération et de développement économique, du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Le Cadre central du SCEE reflète l’évolution des besoins de ses utilisateurs, ainsi que les faits nouveaux concernant la comptabilité économique et environnementale et l’évolution dans la recherche méthodologique.

    Action 21, programme adopté par la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, qui s’est tenue en 1992 à Rio de Janeiro (Brésil), a préconisé la mise en place « d’un programme pour créer des systèmes nationaux de comptabilité écologique et économique intégrée dans tous les pays ». Plus récemment, le document final de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Conférence Rio+20), qui s’est également tenue à Rio de Janeiro en 2012, a confirmé que « des données et des informations intégrées dans les domaines social, économique et environnemental […] sont importantes pour les processus de prise de décisions ».

    Pour répondre aux besoins de la Commission mondiale de l’environnement et du développement, appelée aussi Commission Brundtland (1983-1987), et, plus tard, d’Action 21 (1992), le Manuel de comptabilité environnementale et économique intégrée de 1993 (SCEE 1993) a été mis au point. Des évolutions ultérieures du cadre statistique, fondées sur l’expérience acquise lors de la mise en oeuvre du SCEE 1993, ont été prises en compte dans le Manuel de comptabilité environnementale et économique intégrée de 2003 (SCEE 2003). Compte tenu du besoin permanent d’information environnementale et économique, la Commission de statistique des Nations Unies a constitué en 2005 le Comité d’experts sur la comptabilité économique environnementale, composé de représentants d’offices nationaux de statistique et d’organismes internationaux, et lui a donné pour mandat de réviser le SCEE 2003 et pour objectif d’établir une norme statistique pour les statistiques officielles. Le Bureau du Comité d’experts sur la comptabilité économique environnementale, composé de représentants élus parmi ses membres et agissant en vertu des pouvoirs délégués par le Comité d’experts, a dirigé et coordonné la révision du SCEE. Des offices nationaux de statistique de différents pays à travers le monde, ainsi que plusieurs organisations internationales, ont également contribué à ce travail de manière appréciable. Des groupes d’experts ont réalisé des études sur les différents points qui devaient être réexaminés. Tout au long de ce travail, les recommandations et les modifications apportées au texte ont été mises en ligne sur le site Internet de la Division de statistique des Nations Unies pour que ce travail soit commenté, garantissant ainsi une transparence absolue du processus de mise à jour.

    Lors de sa quarante-troisième session, la Commission de statistique des Nations Unies a adopté le Cadre central du SCEE en tant que première norme statistique internationale en matière de comptabilité économique environnementale, afin qu’il soit mis en oeuvre de manière flexible et modulaire. Nous encourageons tous les pays à mettre en place leur propres comptes économiques environnementaux en s’appuyant sur le Cadre central du SCEE, à fournir des statistiques établies à partir de ce cadre et à continuer à travailler ensemble pour s’attaquer aux problèmes qui subsistent dans ce domaine, afin de produire un ensemble encore plus complet de comptes économiques environnementaux.

    Préface du Secrétaire général des Nations Unies

    Le Cadre central du Système de comptabilité économique et environnementale, 2012 est un cadre conceptuel multifonctionnel permettant de comprendre les interactions entre l’environnement et l’économie. Parce qu’il fournit des définitions et des concepts en matière de comptabilité économique environnementale convenus au niveau international, il est un outil essentiel pour établir des statistiques intégrées, calculer des indicateurs cohérents et comparables et mesurer les progrès accomplis vers les objectifs du développement durable.

    La Commission de statistique des Nations Unies a adopté le Cadre central du Système de comptabilité économique et environnementale, 2012 en tant que norme statistique internationale lors de sa quarante-troisième session en 2012. Sa mise en oeuvre, dans les pays développés et en développement, est particulièrement opportune, étant donné l’importance accordée à un système intégré d’information afin d’élaborer des politiques fondées sur des données factuelles, comme souligné dans le document final de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Conférence Rio+20). Je recommande la lecture de ce document à tous les pays qui travaillent à établir une comptabilité économique environnementale, afin de les aider à parvenir au développement durable.

    Ban Ki-moon,

    Secrétaire général

    Préface

    A. Introduction

    1. Le Cadre central du Système de comptabilité économique et environnementale, 2012 (Cadre central du SCEE), que la Commission de statistique a adopté en tant que norme internationale à sa quarante-troisième session en mars 20121, est la première norme statistique internationale de comptabilité économique et environnementale. Le Cadre central du SCEE est un cadre conceptuel polyvalent permettant d’appréhender les interactions entre l’économie et l’environnement et de décrire les stocks d’actifs environnementaux et leurs variations. Il place les statistiques de l’environnement et leur relation avec l’économie au coeur des statistiques officielles. La présente version du SCEE est le produit d’un gros travail de défrichage accompli pour développer et améliorer les concepts servant à mesurer l’interaction entre l’économie et l’environnement. Il reste d’importants problèmes à régler en termes de mesures, problèmes qui sont inclus dans le programme de recherche présenté dans l’annexe II. La construction régulière dans chaque pays de comptes économiques et environnementaux dans le cadre d’un programme de statistiques officielles facilitera la comparabilité des statistiques à l’échelon international, fournira des informations utiles à l’élaboration des politiques aux niveaux national, régional et international, améliorera la qualité des statistiques produites et garantira une meilleure compréhension des concepts de mesure.

    2. Le Cadre central du SCEE s’inscrit dans le prolongement des versions précédentes du SCEE, à savoir le Manuel de comptabilité environnementale et économique intégrée de 1993 (SCEE 1993) et le Manuel de comptabilité environnementale et économique intégrée de 2003 (SCEE 2003). Le SCEE 1993 a été l’aboutissement de discussions sur l’évaluation et la mesure du concept de développement durable. Ce thème a retenu de plus en plus l’attention à la suite de la publication en 1987 du rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement et de l’adoption d’Action 21 par la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, tenue à Rio de Janeiro du 3 au 14 juin 19922. Le SCEE 1993 a été publié en tant que document évolutif, compte tenu du fait qu’il s’imposait de poursuivre l’examen conceptuel et la mise à l’essai des méthodes élaborées.

    3. Tirant parti de l’expérience acquise par les pays dans la mise en oeuvre du SCEE 1993 et d’autres avancées méthodologiques, le SCEE 2003 révisé a accompli un grand pas en avant en matière d’harmonisation des concepts et des définitions. Toutefois, dans bien des cas, les méthodes ont continué à consister en une compilation d’options et de pratiques optimales. Consciente de l’importance croissante prise par les informations intégrées sur la relation entre l’économie et l’environnement et au vu des avancées techniques réalisées en continu sur le terrain, la Commission de statistique de l’ONU est convenue, à sa trente-huitième session en 2007, d’engager un deuxième processus de révision, qui se proposerait de faire du Cadre central du SCEE une norme statistique internationale3.

    4. Le Cadre central du SCEE est basé sur des concepts, définitions, classifications et règles comptables convenus. En tant que système comptable, il permet d’organiser l’information en tableaux et comptes d’une manière intégrée et cohérente sur le plan conceptuel. Cette information peut servir à élaborer des indicateurs cohérents permettant d’éclairer la prise de décisions et de créer des comptes et des agrégats à des fins très diverses.

    5. Le SCEE fournit des informations se rapportant à un large éventail de questions environnementales et économiques, telles que l’évaluation des tendances dans l’utilisation et la disponibilité des ressources naturelles, l’ampleur des émissions et des rejets dans l’environnement résultant de l’activité économique, et l’importance de l’activité économique entreprise à des fins environnementales.

    6. Si le Cadre central du SCEE fournit des indications sur la valorisation des ressources naturelles renouvelables et non renouvelables et des terres dans le champ des actifs du Système de comptabilité nationale (SCN), il ne renseigne pas sur les méthodes de valorisation concernant ces actifs et les flux correspondants qui vont au-delà des valeurs figurant déjà dans le SCN. La valorisation complète des actifs et des flux se rapportant aux ressources naturelles et aux terres au-delà de la valorisation fournie par le SCN demeure une question non résolue. Sa prise en compte dans les révisions futures du SCEE pourra apporter des éléments de réponse à des questions essentielles telles que l’impact des réglementations de l’environnement sur la croissance économique, la productivité, l’inflation et l’emploi.

    7. De par son caractère multidisciplinaire, le Cadre central du SCEE a été conçu pour être compatible et complémentaire avec d’autres normes, recommandations et classifications internationales telles que le Système de comptabilité nationale 2008, le Manuel de la balance des paiements et de la position extérieure globale (MBP6), la Classification internationale type, par industrie, de toutes les branches d’activité économique (CITI), la Classification centrale de produits (CPC) et le Cadre pour le développement des statistiques de l’environnement.

    8. Le Cadre central du SCEE est complété par deux autres parties du SCEE, à savoir les Comptes expérimentaux des écosystèmes du SCEE et les applications et extensions du SCEE. Sans être une norme statistique, les Comptes expérimentaux des écosystèmes du SCEE offrent une synthèse uniforme et cohérente des connaissances actuelles sur une méthode comptable appliquée à la mesure des écosystèmes dans le cadre d’un modèle qui complète le Cadre central du SCEE. Les applications et extensions du SCEE présentent différentes méthodes de suivi et d’analyse qui pourraient être adoptées en utilisant les séries de données du SCEE et décrit des modalités d’utilisation du SCEE pouvant permettre d’éclairer l’analyse des politiques. Cette publication n’est pas non plus une norme statistique.

    9. Il est également prévu d’accompagner le Cadre central du SCEE de publications connexes qui développeront le cadre conceptuel du SCEE pour des ressources ou des secteurs spécifiques, comme, par exemple, le SCEE-Eau et le SCEE-Énergie. Ces publications spécifiques peuvent elles-mêmes être accompagnées de recommandations internationales relatives aux éléments de données, aux sources de données et aux méthodes d’élaboration des statistiques de base pouvant servir, entre autres, à remplir les tableaux comptables. Il s’agit notamment des Recommandations internationales sur les statistiques de l’eau et des « Recommandations internationales sur les statistiques de l’énergie » (à paraître).

    10. Comme pour les autres normes statistiques internationales, il est prévu que le Cadre central du SCEE sera mis en oeuvre progressivement, compte tenu des ressources et des besoins des instituts nationaux de statistique. À cette fin, le Cadre central du SCEE prévoit une méthode souple et modulaire de mise en oeuvre au sein des systèmes statistiques nationaux, à adapter au contexte politique et aux capacités statistiques de chaque pays, ainsi qu’aux données qui y sont disponibles. Parallèlement, le SCEE tire une grande partie de son utilité de sa capacité de comparer et de confronter les informations pertinentes émanant de différents pays. À cet égard, l’adoption du Cadre central du SCEE pour des modules spécifiques est encouragée, s’agissant en particulier des questions environnementales qui ont un caractère multinational ou mondial.

    11. Le Cadre central du SCEE a été établi sous les auspices du Comité d’experts des Nations Unies sur la comptabilité économique environnementale, auquel la Commission de statistique de l’ONU avait confié cette tâche à sa trente-huitième session en 2007. Ce Comité d’experts est un organe intergouvernemental composé de hauts fonctionnaires des instituts nationaux de statistique et d’organisations internationales. Il est présidé par un représentant de l’un de ses pays membres. La Division de statistique de l’ONU fait office de secrétariat pour le Comité. Le Bureau du Comité a assuré la surveillance régulière du projet de révision du Cadre central du SCEE.

    12. La mise en place de l’apport technique au processus de révision a été pilotée par les membres du Groupe de Londres sur la comptabilité environnementale, qui ont défini les principales questions soulevées par la révision (ultérieurement approuvées par le Comité d’experts), rédigé et examiné des documents de travail, et établi les documents de synthèse sur les principales questions liées à la révision. Les recommandations formulées dans les documents de synthèse ont fait l’objet de consultations au niveau mondial et les recommandations définitives ont été présentées à la Commission de statistique à sa quarante-deuxième session, en 2011.

    13. Un comité de rédaction du SCEE a été créé en juin 2010 pour donner des conseils techniques au rédacteur qui avait mis en forme le texte. La version préliminaire initiale des chapitres du Cadre central du SCEE a donné lieu à des consultations tenues au niveau mondial pendant l’année 2011 et une consultation mondiale finale sur l’ensemble du document a été menée à la fin de la même année. Des versions préliminaires des chapitres ont également été présentées au Comité d’experts à sa sixième réunion, en juin 2011. Les larges consultations sur les documents de problématiques et les documents de synthèse, les versions préliminaires des recommandations et des chapitres, ainsi que l’ensemble du document ont offert suffisamment de possibilités à un large éventail d’intervenants de faire des observations et ont permis d’améliorer la qualité générale du document.

    B. Nouveautés et changements par rapport au SCEE 2003

    Champ couvert et forme

    14. Quatre modifications importantes de portée et de forme ont été apportées au Cadre central du SCEE. Premièrement, différentes parties du SCEE 2003, en particulier dans les chapitres 9, 10 et 11, ont fait l’objet de discussions approfondies sur la dégradation de l’environnement et les questions de mesure associées, notamment sur les différentes méthodes de valorisation de cette dégradation. Les questions concernant la comptabilisation de la dégradation et d’autres questions de mesures associées aux écosystèmes ne sont pas abordées dans le Cadre central du SCEE. Les outils pertinents sont examinés dans les Comptes expérimentaux des écosystèmes du SCEE.

    15. Deuxièmement, le SCEE 2003 contenait un grand nombre d’exemples tirés des pays pour différents domaines comptables. De tels exemples ne figurent pas dans le Cadre central du SCEE. Toutefois, dans la plupart des cas, les comptes décrits s’appuient sur des exemples numériques et le site Web du SCEE donne accès à des archives consultables d’exemples nationaux et de données connexes.

    16. Troisièmement, plusieurs parties du SCEE 2003 incorporaient un certain nombre d’options en matière de traitement comptable de questions spécifiques. Le processus d’établissement du texte révisé a permis d’examiner ces options et de statuer à leur sujet. En conséquence, le Cadre central du SCEE ne présente pas d’options en matière de traitement comptable.

    17. Quatrièmement, une révision du Système de comptabilité nationale (SCN) est intervenue depuis la publication du SCEE 2003. Le contenu technique pertinent et le langage de la comptabilité nationale utilisé dans le SCEE 2003 s’appuyaient sur le SCN 1993, alors que le Cadre central du SCEE est basé sur le SCN 2008. Pour plus d’informations sur ces changements, on se reportera à l’annexe 3 du SCN 2008, intitulée « Changements par rapport au Système de comptabilité nationale 1993 ».

    Changements liés aux flux physiques

    18. Des changements ont été apportés au niveau des termes utilisés pour décrire les flux physiques de l’environnement vers l’économie. Dans le SCEE 2003, ces flux étaient appelés ressources naturelles et intrants en provenance d’écosystèmes. Dans le Cadre central du SCEE, tous ces flux relèvent de la catégorie des intrants naturels, lesquels se répartissent en apports de ressources naturelles, apports énergétiques provenant de sources renouvelables et autres apports naturels (y compris les ressources prélevées dans le sol et les ressources issues de l’air).

    19. Le domaine des flux physiques se trouve à présent plus précisément délimité par rapport au domaine de la production du SCN. En particulier : a) toutes les ressources biologiques cultivées sont considérées comme relevant du domaine de la production; b) tous les flux vers les décharges contrôlées sont traités comme des flux à l’intérieur de l’économie; et c) les résidus de ressources naturelles (appelés flux « cachés » ou « indirects » dans le SCEE 2003) sont traités de manière cohérente.

    20. En outre, les flux liés aux apports énergétiques provenant de sources renouvelables sont explicitement reconnus dans le Cadre central du SCEE, et une définition des déchets solides a été fournie.

    21. Du point de vue de la présentation, la conception des tableaux des ressources et des emplois physiques (TREP) s’est appuyée sur un élargissement des tableaux des ressources et des emplois monétaires utilisés dans le SCN, qui a consisté à ajouter des colonnes et des lignes correspondant aux flux entre l’économie et l’environnement. La même conception a été utilisée dans tous les tableaux des ressources et des emplois physiques spécifiques, tels que ceux concernant les flux d’eau et d’énergie.

    Changements liés aux activités environnementales et aux opérations connexes

    22. Le changement le plus important intervenu dans cette partie du SCEE concerne la reconnaissance en tant qu’activités « environnementales » de deux activités économiques seulement, à savoir la protection de l’environnement et la gestion des ressources. Cette reconnaissance est limitée à ces activités économiques ayant principalement pour fin de réduire ou d’éliminer les pressions sur l’environnement ou de favoriser une utilisation plus efficace des ressources naturelles. D’autres activités économiques considérées comme environnementales dans le SCEE 2003, telles que l’utilisation des ressources naturelles et la réduction des risques naturels, ne sont plus considérées comme telles, même si les informations sur ces types d’activités économiques et leur lien avec l’environnement peuvent très bien avoir leur utilité.

    23. Une liste provisoire de classes relatives à la mesure des activités et dépenses de gestion des ressources a été fournie. Le SCEE 2003 ne décrivait que les classes qui concernaient la protection de l’environnement.

    24. Le coût net de la protection de l’environnement, qui figurait dans le SCEE 2003 en tant qu’extension finale des comptes de dépenses de protection de l’environnement, ne figure plus dans le Cadre central du SCEE.

    25. Une description du secteur des biens et services environnementaux (écoactivités) dans le Cadre central du SCEE prolonge l’analyse de l’« industrie de l’environnement » contenue dans le SCEE 2003. Le Cadre central décrit d’une façon plus rigoureuse le lien entre les statistiques des éco-activités et celles des comptes de dépenses de protection de l’environnement.

    26. Le Cadre central du SCEE s’est inspiré de la recherche et de l’examen actualisés du SCN 2008 dans les domaines suivants : coûts de déclassement associés aux immobilisations (qui comprennent les coûts de terminaison et les coûts de remise en état), traitement des permis d’émission négociables et enregistrement des dépenses de recherche-développement.

    Changements liés à la mesure des actifs environnementaux

    27. La structure et le détail de l’analyse consacrée par le Cadre central du SCEE à la mesure des actifs environnementaux ont été simplifiés dans un certain nombre de domaines par rapport à ce qu’il en était dans le SCEE 2003. On notera en particulier l’insertion d’une définition des actifs environnementaux, encore que cette définition corresponde d’une manière générale à la description des actifs environnementaux figurant dans le SCEE 2003.

    28. La description des actifs environnementaux du SCEE 2003 portait à la fois sur les ressources naturelles et les écosystèmes et acceptait le fait que des chevauchements pouvaient se produire dans la mesure de ces différents actifs. Dans le Cadre central du SCEE, le traitement des actifs environnementaux est analogue; toutefois, une distinction a été opérée entre une approche de la mesure des actifs environnementaux qui est basée sur la mesure des ressources naturelles, des ressources biologiques cultivées et des terres prises isolément, et une approche qui repose sur la mesure des écosystèmes. Le Cadre central considère ces deux approches comme complémentaires.

    29. Le Cadre central du SCEE englobe toutes les ressources naturelles, les ressources biologiques cultivées et les terres à l’intérieur d’un pays de référence (y compris les ressources relevant de la zone économique exclusive d’un pays); il est donc relativement courant de traiter des actifs environnementaux, soit dans l’optique d’actifs environnementaux pris isolément, soit dans l’optique des écosystèmes terrestres et de la plupart des écosystèmes aquatiques.

    30. Toutefois, alors que le SCEE 2003 incluait les écosystèmes marins et les systèmes atmosphériques parmi les actifs environnementaux qu’il prenait en compte, le Cadre central du SCEE n’inclut ni les océans ni l’atmosphère parmi les actifs environnementaux, car leurs stocks sont trop importants pour être utilisables à des fins analytiques. Ainsi, si certaines ressources aquatiques de la haute mer figurent parmi les différents actifs environnementaux (par exemple, les stocks de poissons accessibles pour les pays en vertu d’accords internationaux sur les droits d’accès), le champ global des actifs du Cadre central est réduit par rapport à celui du SCEE 2003. Les Comptes expérimentaux des écosystèmes du SCEE décrit la mesure des écosystèmes, incluant une discussion sur les écosystèmes marins et l’atmosphère.

    31. Dans la description du compte d’actifs standard, le Cadre a été mis en conformité plus étroite avec le SCN 2008, une structure de compte d’actifs standard étant appliquée à tous les types d’actifs environnementaux tant en termes physiques que monétaires. Les domaines de mesure sont explicitement décrits pour chaque actif environnemental.

    32. L’analyse de l’application de la méthode de la valeur actuelle nette pour la valorisation des ressources naturelles et du choix associé du taux d’actualisation a été développée. La poursuite des travaux dans ce domaine a eu notamment pour résultat de modifier la décomposition de la variation des valeurs de stocks pendant un exercice comptable. Dans le SCEE 2003, les différentes variations des stocks ont été valorisées en utilisant comme prix la rente de ressource unitaire. Dans le Cadre central du SCEE, le prix utilisé est celui de la ressource « en terre/in situ ». Tout en étant liés entre eux, ces deux prix sont en fait différents et ont des implications différentes pour la comptabilisation des variations des valeurs des actifs environnementaux.

    33. Le SCEE 2003 présentait un examen approfondi de la comptabilisation des ressources non renouvelables, en particulier des ressources minérales et énergétiques, notamment un examen de l’affectation de la rente de ressource au titre de l’épuisement et d’un rendement des actifs environnementaux, ainsi qu’aux différentes unités économiques impliquées dans l’extraction. Diverses options devaient permettre de résoudre les différents problèmes de comptabilisation. Le Cadre central du SCEE a défini le traitement dans chacun des domaines pertinents et a conclu que :

    • a) La rente de ressource devrait être divisée entre l’épuisement et le rendement des actifs environnementaux;

    • b) Les coûts de prospection des ressources minérales doivent être déduits du montant de la rente de ressource;

    • c) La valeur économique des ressources minérales et énergétiques doit être répartie entre l’exploitant et le propriétaire;

    • d) Les entrées dans les stocks de ressources naturelles (par le biais de découvertes, par exemple) doivent être enregistrées non pas comme le résultat d’un processus de production, mais comme des autres changements de volume d’actifs;

    • e) L’épuisement doit être enregistré comme une déduction de revenu dans les comptes de production, les comptes d’exploitation, les comptes d’affectation des revenus primaires et les comptes de distribution du revenu, d’une manière analogue au traitement de la déduction pour la consommation de capital fixe dans le SCN.

    34. Un important développement est constitué par l’incorporation d’analyses sur l’épuisement des ressources biologiques naturelles telles que les ressources en bois et les ressources aquatiques, et en particulier sur l’utilisation de modèles biologiques. Il est expliqué que l’épuisement est un concept à la fois physique et monétaire et que, en l’absence d’épuisement physique d’une ressource naturelle, il ne saurait y avoir d’épuisement monétaire.

    35. En ce qui concerne la mesure de certaines ressources naturelles, on relève les changements ci-après :

    • a) Pour les ressources minérales et énergétiques, la probabilité relative de récupération des ressources est à présent déterminée à l’aide de la Classification-cadre des Nations Unies pour l’énergie fossile et les réserves et ressources minérales (CCNU-2009) et non plus en suivant la logique du Cadre de McKelvey décrit dans le SCEE 2003. En conséquence, les termes tels que « ressources prouvées », « ressources probables » et « ressources possibles » ne sont plus utilisés;

    • b) Pour les terres, des classifications provisoires ont été élaborées pour l’utilisation du sol et l’occupation des sols;

    • c) Pour les ressources en sols, une introduction à la comptabilisation de ces ressources à l’intérieur de la structure des comptes d’actifs du Cadre central a été introduite (on trouvait très peu de choses sur la comptabilisation des ressources en sols dans le SCEE 2003).

    C. L’avenir : le programme de recherche

    36. Le Cadre central du SCEE, qui est la première norme internationale globale de comptabilité environnementale, s’appuie sur plus de 20 années de développement de la comptabilité environnementale. On compte que l’accumulation progressive et continue d’expériences en matière de mise en oeuvre du Cadre central permettra au Comité d’experts des Nations Unies sur la comptabilité économique environnementale, en sa qualité de dépositaire du Cadre, de publier un texte concernant les éclaircissements, interprétations et modifications nécessaires. À un moment donné, ces mises à jour progressives, ainsi que les nouveautés qui seront intervenues dans le domaine de la comptabilité environnementale et les nouveaux besoins de la politique environnementale, pourront justifier un examen et une révision d’ensemble de la norme internationale pour en garantir la cohérence d’ensemble et l’homogénéité.

    37. Un grand nombre de problèmes de recherche ont été résolus pendant l’établissement du Cadre central du SCEE, qui décrit les traitements recommandés. Naturellement, la présente version se fonde sur les pratiques optimales et les techniques disponibles. Dans certains cas, toutefois, la recherche n’avait pas encore abouti au moment où le Cadre central était rédigé, ce qui implique qu’il pourra y avoir lieu de réexaminer, en fonction de la recherche en cours, certaines décisions avant sa prochaine mise à jour.

    38. À l’issue du processus de révision, le Comité d’experts a recensé quelques domaines spécifiques dans lesquels la recherche se poursuit. On trouvera une brève description de chacun de ces domaines dans l’annexe II de la présente publication.

    39. Le Comité d’experts sera chargé de faire avancer la recherche sur ces questions, et toutes autres questions importantes à mesure qu’elles se présenteront, et fera appel à l’aide des pays et des organisations internationales s’occupant de comptabilité environnementale.

    Remerciements

    1. Le Cadre central du SCEE est l’aboutissement d’un processus caractérisé par sa transparence et par une large participation de la communauté statistique internationale et au-delà. Ce processus a été rendu possible par l’utilisation innovante d’un site Web en tant qu’outil de communication. Il s’est déroulé en six étapes :

    • a) Recensement des questions à examiner pendant la révision du Cadre central du SCEE et obtention d’un accord sur ces questions;

    • b) Recherche conduite sur ces questions et présentation de propositions visant à les traiter;

    • c) Examen des questions par des experts et accord sur des recommandations provisoires;

    • d) Consultations avec les pays sur ces recommandations (pendant tout le second semestre de 2010);

    • e) Présentation d’une série de recommandations à la Commission de statistique de l’ONU en 2011;

    • f) Incorporation des recommandations convenues dans le texte du Cadre central du SCEE en vue de son adoption par la Commission de statistique des Nations Unies en tant que norme statistique internationale pour la comptabilité environnementale.

    Le Comité d’experts des Nations Unies sur la comptabilité économique environnementale et son Bureau

    2. Le processus de révision du SCEE a associé le Comité d’experts des Nations Unies sur la comptabilité économique environnementale; d’autres organisations internationales, régionales et non gouvernementales; le personnel du projet; les organismes responsables de l’élaboration des statistiques officielles de nombreux pays; les groupes d’étude de la Commission de statistique; d’autres groupes d’experts; et des experts en comptabilité économique environnementale et de domaines connexes issus de toutes les régions du monde. Comme le laisse supposer un processus aussi complexe et soutenu, le Cadre central du SCEE est la résultante de contributions multiples et variées.

    3. La Commission de statistique a créé le Comité d’experts à sa trente-sixième session en mars 2005 en le chargeant notamment de superviser et de gérer la révision du SCEE4. Ce Comité est un organe intergouvernemental dont les membres représentent des instituts de statistique nationaux et des organisations internationales.

    4. Le Bureau du Comité d’experts, dont les membres sont élus parmi les membres du Comité, agit en vertu des pouvoirs qui lui sont délégués par ce dernier. Le Bureau a géré et coordonné la révision du Cadre central du SCEE. Le Comité d’experts et son Bureau ont été présidés par Walter Radermacher (Allemagne), 2006-2008, et par Peter Harper (Australie), 2009-2012.

    5. Les personnes dont le nom suit ont été membres du Bureau du Comité d’experts : Peter Harper (Australie), 2008-2012; Karen Wilson (Canada), 2008-2011; Art Ridgeway (Canada), 2012; Walter Radermacher (Allemagne), 2008; Peter van de Ven (Pays-Bas), 2008-2011; Geert Bruinooge (Pays-Bas), 2012; Olav Ljones (Norvège; président du Groupe d’Oslo sur les statistiques de l’énergie), 2008-2012; Estrella Domingo (Philippines), 2008-2009; Rashad Cassim (Afrique du Sud), 2008-2009; Joe de Beer (Afrique du Sud), 2010-2012; Pietro Gennari (FAO), 2011-2012; Paul Cheung, Ivo Havinga, Alessandra Alfieri et Eszter Horvath (Division de statistique de l’ONU), 2008-2012; Mark de Haan (président du Groupe de Londres sur la comptabilité environnementale), 2008-2012; Pieter Everaers (Eurostat), 2008; Pedro Díaz (Eurostat), 2009-2012; Glenn-Marie Lange (Banque mondiale), 2010-2012; et Peter van de Ven (OCDE), 2012.

    6. Le personnel du Service des statistiques économiques de la Division de statistique de l’ONU a, sous la responsabilité générale de Ivo Havinga (Division de statistique) et avec l’aide d’Alessandra Alfieri (Division de statistique), fourni des services de secrétariat au Bureau du Comité d’experts.

    7. Les représentants des pays dont le nom suit ont été membres du Comité d’experts : Joe de Beer et Anemé Malan (Afrique du Sud); Walter Radermacher, Michael Kuhn et Karl Schoer (Allemagne); Peter Harper et Gemma van Halderen (Australie); Luiz Paulo Souto Fortes, Wadih Joao Scandar Neto et Eduardo Nũnes (Brésil); Martin Lemire, Art Ridgeway et Robert Smith (Canada); Huaju Li et Yixuan Wang (Chine); Luz Amparo Castro, MÓnica RodrÍguez Díaz, Carlos Eduarte Sepúlveda Rico et Luz Dary Yepes Rubiano (Colombie); Ole Gravgård Pedersen, Bent Thage et Kirsten Wismer (Danemark); Dennis Fixler et Dylan Rassier (États-Unis d’Amérique); Sergey Egorenko, Igor Kharito et Andrey Tatarinov (Fédération de Russie); Leo Kolttola (Finlande); Guillaume Mordant (France); Ramesh Chand Aggarwal, Jogeswar Dash et Shri V. Parameswaran (Inde); Slamet Sutomo (Indonésie); Corrado Carmelo Abbate et Cesare Costantino (Italie); Hida Fumikazu (Japon); Torstein Bye et Olav Ljones (Norvège); Khalaf Al-Sulaimani (Oman); Mark de Haan et Peter van de Ven (Pays-Bas); Estrella Domingo et Raymundo Talento (Philippines); Miguel Jiménez Cornielle, Roberto Blondet Hernández, Olga Luciano LÓpez et Olga Díaz Mora (République dominicaine); Rocky Harris (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord); et Inger Eklund et Viveka Palm (Suède).

    8. Les représentants d’organisations internationales dont le nom suit ont été membres du Comité d’experts : Jean-Louis Weber (Agence européenne pour l’environnement); Kirk Hamilton, Barbro Elise Hexeberg, Glenn-Marie Lange et Marian S. de los Angeles (Banque mondiale) Salvador Marconi et Kristina Taboulchanas (CEPALC); Wafa Aboul Hosn (CESAO); Joel Jere (CESAP); Lidia Bratanova (Commission économique pour l’Europe); Alessandra Alfieri, Ivo Havinga et Eszter Horvath (Division de statistique de l’ONU); Kathleen Abdalla, Tariq Banuri, Matthias Bruckner, Jean-Michel Chéné, Manuel Dengo, Liisa-Maija Harju et Mary Pat Silveira (Division du développement durable de l’ONU); Pedro Díaz Muñoz et Pieter Everaers (Eurostat); Pietro Gennari (FAO); Manik Shrestha (FMI); Myriam Linster (OCDE); Linda Ghanimé, Maria Netto et Veerle van de Weerd (PNUD); et Hussein Abaza, Derek Eaton, Maaike Jansen, Fulai Sheng, Guido Sonnemann et Jaap van Woerden (PNUE).

    9. Les personnes dont le nom suit ont suivi les travaux du Comité en qualité d’observateurs : François Guerquin et Koen Overkamp (Conseil consultatif sur l’eau et l’assainissement du Secrétaire général de l’ONU); Frederik Pischke et Friedrich Soltau (Division du développement durable de l’ONU); Brad Ewing et Pablo Muñoz (Global Footprint Network); Arnold Tukker (Organisation pour la recherche scientifique appliquée); Yamil Bonduki (PNUD); Haripriya Gundimeda (PNUE); Molly Hellmuth (consultante auprès de l’UNESCO); Rolf Luyendijk (UNICEF); Martin O’Connor (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines); et Peter Cosier (Wentworth Group of Concerned Scientists, Australie).

    10. Les experts en comptabilité économique environnementale d’organisations internationales dont le nom suit ont fourni régulièrement des contributions de fond :

    • Glenn-Marie Lange (Banque mondiale)

    • Alessandra Alfieri et Ivo Havinga (Division de statistique de l’ONU)

    • Brian Newson et Anton Steurer (Eurostat)

    • Manik Shrestha et Kimberly Dale Zieschang (FMI)

    • Paul Schreyer (OCDE)

    11. Les autres membres du personnel d’organisations internationales dont le nom suit ont fourni des contributions de fond :

    Odd Andersen, Annette Becker, Ralf Becker, Daniel Clarke, Magdolna Csizmadia, Ilaria DiMatteo, Bram Edens, Robert Edwards, Vladimir Markhonko, Ricardo Martinez-Lagunes, Gulab Singh, Herman Smith, Sokol Vako, Michael Vardon et Jeremy Webb (Division de statistique de l’ONU)

    Stephan Moll, Julio Cabeca et Marina Anda Georgescu (Eurostat)

    12. Michael Brodsky du Département de l’Assemblée générale et de la gestion des conférences a édité la version anglaise originale.

    13. La Division de statistique de l’ONU a élaboré et géré le site Web du projet (http://unstats.un.org/unsd/envaccounting/default.asp), où l’on trouve d’autres renseignements sur les contributions résumées dans l’avant-propos.

    Comité de rédaction

    14. Présidé par le rédacteur, Carl Obst, le Comité de rédaction du SCEE était composé des personnes dont le nom suit : Alessandra Alfieri (Division de statistique de l’ONU), Mark de Haan (Statistique Pays-Bas), Julie Hass (Statistique Norvège), Brian Newson (Eurostat), Paul Schreyer (OCDE), Manik Shrestha (FMI), Joe St. Lawrence (Statistique Canada), Michael Vardon (Bureau australien de statistique) et Kimberly Dale Zieschang (FMI).

    Groupe de Londres sur la comptabilité environnementale

    15. Le Groupe de Londres sur la comptabilité environnementale s’est réuni huit fois pour débattre de questions liées au SCEE, entre autres sujets. Il a été présidé pendant toute la durée de l’établissement du Cadre central du SCEE par Mark de Haan (Statistique Pays-Bas). Ces réunions se sont tenues : en juin 2006 à New York, accueillie par la Division de statistique de l’ONU; en mars 2007 à Johannesburg (Afrique du Sud), accueillie par Statistique Afrique du Sud; en décembre 2007 à Rome, accueillie par l’Institut national de la statistique d’Italie (ISTAT); en septembre 2008 à Bruxelles, accueillie par Eurostat; en avril 2009 à Canberra, accueillie par Statistique Australie; en novembre 2009 à Wiesbaden (Allemagne), accueillie par le Bureau statistique fédéral allemand (Destatis); en octobre 2010 à Santiago, accueillie par l’Institut national de la statistique du Chili; et en septembre 2011 à Stockholm, accueillie par Statistique Suède.

    16. Les personnes dont le nom suit ont participé aux réunions du Groupe de Londres depuis 2006 : Alessandra Alfieri, Jairo Arrow, Charles Aspden, Dominic Ballayan, Jose Miguel Barrios, Sacha Baud, Jean-Pierre Berthier, Wolfgang Bitterman, James Blignaut, Lidia Bratanova, Hanna Brolinson, Torstein Bye, Julio Cabeca, Pablo Campos, Alejandro Caparrós, Annica Carlsson, Juan Pablo Castañeda, Maja Cederlund, Jean-Michel Chéné, Peter Comisari, Sebastian Constantino, Jeff Cope, Cesare Costantino, Jackie Crafford, Valeriano da Conçeiçao Levene, Jogeswar Dash, Michel David, Joe de Beer, Mark de Haan, Roel Delahaye, Raul Figueroa Díaz, Ilaria DiMatteo, Estrella Domingo, Subagio Dwijosumono, Danuta Dziel, Mats Eberhardson, Bram Edens, Inger Eklund, Markus Erhard, Tammy Estabrooks, Pieter Everaers, Federico Falcitelli, Aldo Femia, Alessandro Galli, Jean-Yves Garnier, Ian Gazley, Chazhong Ge, Marina Anda Georgescu, Alfredo Gomez, Xiaoning Gong, Ryan Greenaway-McGrevy, Patrice Gregoire, Roy Haines-Young, Jorge Hanauer, Jane Harkness, Peter Harper, Rocky Harris, Julie Hass, Ivo Havinga, Wafa Aboul Hosn, Li Huaju, Elisabeth Isaksen, Christine Jasch, Matt Jones, Fredrik Kanlen, Aljona Karlõševa, Ester Koch, Kristine Kolshus, Michael Kuhn, Glenn-Marie Lange, Ursula Lauber, Sylvie Le Laidier, Martin Lemire, Kirsty Leslie, Myriam Linster, Donna Livesey, Olav Ljones, Sandre Jose Macia, Anemé Malan, Lars Marklund, Farid Matuk, Robert Mayo, Roeland Mertens, Stephan Moll, Elisabeth Mollgaard, Rainer Muthmann, Jukka Muukkonen, Michael Nagy, Frederic Nauroy, Wahid Neto, Brian Newson, Tea NõMann, Eduardo Nunes, Carl Obst, Martin O’Connor, Thomas Olsen, Sara Overgaard, Morrice Nyattega Oyuke, Viveka Palm, Jean-Louis Pasquier, Ole Gravgård Pedersen, Cristina Popescu, Walter Radermacher, Irene Ramashala, Ute Roewer, Jesus Romo y Garcia, Giovanni Ruta, Sjoerd Schenau, Karl Schoer, Paul Schreyer, Fulai Sheng, Manik Shrestha, Gabriel Kulomba Simbila, Robert Smith, Tone Smith, Joe St. Lawrence, Nancy Steinbach, Anton Steurer, Suresh Sukumarapillai, Khalaf Al Suleimani, Jana Tafi, Raymundo Talento, Peter Tavoularidis, Karen Treanton, Sachiko Tsuji, Angelica Tudini, Sokol Vako, Gemma van Halderen, Maarten van Rossum, Michael Vardon, Anders Wadeskog, Yixuan Wang, Jeremy Webb, Jean-Louis Weber, Adrian Whiteman, Fang Yu, Kimberly Dale Zieschang et Oliver Zwirner.

    17. Les documents soumis pour examen au Groupe de Londres, qui représentent un ensemble considérable de travaux de recherche, resteront disponibles pour consultation sur le site Web du projet susvisé. Ils ont été établis par les personnes dont le nom suit : Luke Aki, Alessandra Alfieri, Odd Andersen, Carolina Ardi, David Bain, Jeff Baldock, Ralf Becker, James Blignaut, Torstein Bye, Julio Cabeca, Andrew Cadogan-Cowper, Maja Cederlund, Peter Comisari, Jackie Crafford, Mark de Haan, Roel Delahaye, Ilaria DiMatteo, Estrella Domingo, Mats Eberhardson, Bram Edens, Markus Erhard, Federico Falcitelli, Aldo Femia, Anda Marina Georgescu, Xiaoning Gong, Cor Graveland, Ole Gravgard Pedersen, Andrii Gritsevskyi, Jane Harkness, Peter Harper, Rocky Harris, Julie Hass, Ivo Havinga, Christine Jasch, Kristine Kolshus, Glenn Marie Lange, Sylvie Le Laidier, Kirsty Leslie, Olav Ljones, Edward Eugenio Lopez-Dee, Lynne Macdonald, Lars Gunnar Marklund, Jukka Muukkonen, Michael Nagy, Thomas Olsen, Sara Øvergaard, Viveka Palm, Ute Roewer, Sjoerd Schenau, Elizabeth Schmidt, Karl Schoer, Nancy Steinbach, Sachiko Tsuji, Dirk van den Bergen, Maarten van Rossum, Michael Vardon et Jean-Louis Weber.

    Autres groupes d’experts

    18. Le processus a bénéficié des conseils fournis en liaison avec les réunions d’autres groupes, tels que les groupes de travail et groupes spéciaux de l’OCDE et d’Eurostat sur les comptes environnementaux et les statistiques des dépenses environnementales, ainsi que le Groupe d’Oslo sur les statistiques de l’énergie.

    Contributions des pays

    19. Les instituts de statistique nationaux, les ministères en charge de l’environnement et d’autres entités nationales ont apporté des contributions en nature importantes à la révision du SCEE, en particulier en présentant pour examen des documents à différentes réunions et en communiquant des observations pendant les consultations organisées à l’échelon mondial. Plus de 50 pays et organisations internationales ont soumis des observations pendant la série de consultations mondiales consacrées (de mai à septembre 2011) aux différents chapitres et celle consacrée à la version finale du document (en novembre et décembre 2011). Les directeurs des instituts de statistique nationaux ont été associés au projet dans le cadre de leur participation aux travaux de la Commission de statistique, qui avait prescrit la constitution du Comité d’experts des Nations Unies sur la comptabilité économique environnementale. La traduction en français a été relue par Guillaume Mordant et Frédéric Nauroy, aidés par Olivier Diel, Pierre Greffet et Céline Randriambololona, du Service de l’observation et des statistiques du Ministère français de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.

    20. Dernier point, mais non le moindre, un certain nombre d’organismes nationaux et internationaux ont appuyé le projet au moyen de contributions financières. Ces contributions ont été reçues des pays suivants : Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Inde, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et Suisse, ainsi que de la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale et Eurostat.

    Table des matières

    Abréviations et acronymes

    ASFIS

    Système d’information sur les sciences aquatiques et la pêche

    CCNU-2009

    Classification-cadre des Nations Unies pour l’énergie fossile et les réserves et ressources minérales, 2009

    CCNUCC

    Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques

    CEE

    Commission économique pour l’Europe (Nations Unies)

    CEPALC

    Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes

    CESAO

    Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale

    CESAP

    Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique

    CFC

    chlorofluorocarbone

    CITI

    Classification internationale type, par industrie, de toutes les branches d’activité économique

    CO2

    dioxyde de carbone

    COICOP

    Nomenclature des fonctions de la consommation individuelle

    CPC

    Classification centrale de produits

    CSITAPA

    Classification statistique internationale type des animaux et des plantes aquatiques

    DBO

    demande biologique en oxygène

    DCO

    demande chimique en oxygène

    Eurostat

    Office statistique de l’Union européenne

    FAO

    Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

    FMI

    Fonds monétaire international

    GFSM

    Manuel des statistiques des finances publiques

    GIEC

    Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat

    ISBLSM

    institution sans but lucratif au service des ménages

    ISO

    Organisation internationale de normalisation

    MBP6

    Manuel de la balance des paiements et de la position extérieure globale, sixième édition

    OCDE

    Organisation de coopération et de développement économiques

    ONU

    Organisation des Nations Unies

    PCB

    Polychlorobiphényle

    PIB

    produit intérieur brut

    PIN

    produit intérieur net

    PM10

    particules de taille inférieure ou égale à 10 microns

    PNUD

    Programme des Nations Unies pour le développement

    PNUE

    Programme des Nations Unies pour l’environnement

    RNN

    revenu national net

    SCEE

    Système de comptabilité environnementale et économique

    SCEE 2003

    Manuel de comptabilité environnementale et économique intégrée de 2003

    SCEE-Eau

    Système de comptabilité environnementale et économique pour les ressources en eau

    SCEE-Énergie

    Système de comptabilité environnementale et économique pour l’énergie

    SCN

    Système de comptabilité nationale

    SCN 1993

    Système de comptabilité nationale 1993

    SCN 2008

    Système de comptabilité nationale 2008

    SERIEE

    Système européen pour le rassemblement d’informations économiques sur l’environnement

    SIEC

    Classification internationale type des produits énergétiques

    TREP

    tableau des ressources et des emplois physiques

    TVA

    taxe sur la valeur ajoutée

    UNESCO

    Organisation des Nations Unies, pour l’éducation, la science et la culture

    UNICEF

    Fonds des Nations Unies pour l’enfance

    UTCATF

    utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie

    VAN

    valeur actuelle nette

    ZEE

    zone économique exclusive

      You are not logged in and do not have access to this content. Please login or, to subscribe to IMF eLibrary, please click here

      Other Resources Citing This Publication