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Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
March 1996
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    Appendice: structure des dépenses publiques par groupes de pays

    Il peut être utile de comparer, au plan international, la structure des dépenses publiques par rapport aux indicateurs économiques ou sociaux afin d’étudier les asymétries observées dans l’emploi des ressources publiques33. La structure des dépenses à un moment donné ne donne pas d’indication quant à l’efficacité des dépenses publiques, mais des modifications de cette structure ou des écarts par rapport à une norme internationale concernant des indices de réalisation d’objectifs (par exemple, les taux d’alphabétisation ou de mortalité) peuvent donner une idée de la marge de manoeuvre dont disposent les autorités. Cette approche vient en complément de l’analyse décrite dans la brochure; elle ne vise pas à s’y substituer.

    Le tableau A1 donne la structure des dépenses de l’administration publique centrale pour 80 pays pendant la période de 1983 à 1990, telle qu’elle se présente dans Government Finance Statistics Yearbook (l’Annuaire de statistiques de finances publiques). Le tableau a été réalisé à partir de moyennes pondérées établies sur la base d’une conversion en dollars E.U. aux taux de change officiels. Les pays ont été regroupés en 18 pays à faible revenu, avec un revenu par habitant inférieur à 600 dollars E.U. en 1990; 36 pays à revenu intermédiaire, avec un revenu par habitant allant de 600 à 4.500 dollars E.U.; et 26 pays à revenu élevé. Ces groupes de pays ne diffèrent que très légèrement des classifications utilisées dans les Perspectives de l’économie mondiale du FMI.

    Tableau A1.Part des Dépenses de L’administration Publique Centrale dans le PIB et dans les Dépenses Totales Pour 80 pays, 1983–90(En pourcentage)
    Revenu élevé1Revenu intermédiaire2Faible revenu3Tous pays
    PIBDépenses

    totales
    PIBDépenses

    totales
    PIBDépenses

    totales
    PIBDépenses

    totales
    Classification économique des dépenses31,4100,026,6100,021,6100,030,4100,0
    Dépenses courantes29,192,920,979,014,064,727,590,5
    Biens et services8,426,98,833,35,425,18,327,4
    Traitements et salaires3,711,95,521,22,511,53,912,8
    Autres biens et services4,715,03,212,22,913,64,514,6
    Intérêts3,611,55,018,63,014,03,812,4
    Subventions et transferts17,154,57,227,15,525,215,450,7
    Dépenses en capital1,85,73,814,54,319,92,27,1
    Prêts moins recouvrements0,41,32,38,03,315,20,82,5
    Classification fonctionnelle des dépenses430,9100,024,3100,018,4100,029,5100,0
    Défense4,414,22,08,22,815,34,013,6
    Enseignement1,65,02,811,41,05,41,75,7
    Santé3,712,01,25,00,42,23,311,0
    Sécurité sociale et oeuvres sociales10,634,43,614,90,10,89,331,5
    Logement0,72,20,62,40,73,80,72,3
    Services économiques2,88,94.819,64,625,03,110,5
    Autres services publics3,812,24,418,15,730,83,913,2
    Intérêts3,411,15,020,23,016,33,612,2
    Nombre de pays2626363618188080
    Source: FMI. Government Finance Statistics Yearbook, 1993.Note: Les sommes des composantes ne correspondent pas nécessairement aux totaux parce que quelques composantes mineures ne sont pas reprises dans le tableau.

    Moyenne pondérée des données pour l’Allemagne, l’Australie, l’Autriche, le Bahreïn, la Belgique, le Canada, la Corée, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis, la Finlande, la France, la Grèce. l’Irlande, l’Islande, Israèl, l’Italie, le Koweït, le Luxembourg, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni, Singapour et la Suède.

    Moyenne pondérée des données pour l’Argentine, les Barbades, la Bolivie. le Botswana, le Brésil, le Chili, Chypre, la Colombie, le Costa Rica, la République Dominicaine, l’Égypte, El Salvador. Fidji, le Guatemala, la Hongrie. l’Iran, la République islamique de Jordanie, la Malaisie, Malte, Maurice, le Maroc, le Mexique, le Panama, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Paraguay, le Pérou, les Philippines, la Roumanie, le Swaziland, la Thailande, la Tunisie, la Turquie. l’Uruguay, le Vanuatu, le Venezuela et le Zimbabwe.

    Moyenne pondérée des données pour le Burkina Faso, le Cameroun, la Gambie, le Ghana, I’ Inde. I’Indonésie, le Kenya, le Lesotho, le Libéria, le Malawi, les Maldives, le Mali, le Nigéria, le Pakistan, la Sierra Leone. Sri Lanka, le Zaïre et la Zambie.

    Hors prêts moins recouvrements.

    Cependant, il convient de noter qu’en raison des réglementations et des contrôles de prix, il est difficile de tirer des conclusions précises sur les activités des pouvoirs publics à partir d’une analyse fondée sur les données disponibles de dépenses publiques. Par exemple, dans quelques pays à revenu intermédiaire et à faible revenu où les prix sont soumis à des distorsions extrêmes, il est possible que les subventions implicites soient supérieures aux subventions budgétaires. De même, il se peut que la masse salariale, telle qu’elle est reprise dans les données budgétaires, sous-estime les véritables coûts de main-d’oeuvre en raison de l’existence de diverses prestations en nature.

    Malgré ces réserves, le tableau A1 donne un certain nombre d’indications. En ce qui concerne la classification économique, les pays à revenu intermédiaire et les pays à faible revenu affectent une grande partie des ressources de l’administration publique centrale aux dépenses d’équipement et aux prêts nets, alors que les pays à revenu élevé consacrent une grande partie de ces ressources aux subventions et transferts. Les transferts comprennent les prestations de sécurité sociale. Il convient aussi de noter que les dépenses des pays à revenu intermédiaire au titre des traitements et salaires sont relativement élevées, bien que les données du tableau A2, qui concernent l’ensemble des administrations publiques, puissent indiquer une structure différente.

    Tableau A2.Part des Dépenses de L’ensemble des Administration Publiques dans le PIB et dans les Dépenses Totales Pour 18 pays(En pourcentage: moyennes sur deux ans pendant la période de 1983 à 1990)
    Revenu élevé1Revenu intermédiaire2Faible revenu3Tous pays
    PIBDépenses

    totales
    PIBDépenses

    totales
    PIBDépenses

    totales
    PIBDépenses

    totales
    Classification économique des dépenses39,1100,024,1100,027,8100,038,3100,0
    Dépenses courantes36,292,519,079,017,864,235,091,4
    Biens et services418,046,08,535,19,333,617,445,5
    Traitements et salaires8,922,72,912,25,620,38,622,5
    Autres biens et services8,521,84,117,03,713,38,221,5
    Intérêts4,411,21,04,33,211,44,211,1
    Subventions et transferts13,835,39,539,55,319,213,334,9
    Dépenses en capital2,97,44,418,15,620,23,07,9
    Prêts moins recouvrements0,20,83,813,70,20,5
    Communication des données sur les dons intergouvernmenttaux et transferts: correction des écarts0,10,52,20,51,90,10,2
    Classification fonctionnelle des dépenses539,1100,023,9100,023,9100,038,1100,0
    Défense4,712,01,56,53,112,84,511,9
    Enseignement4,912,52,410,13,313,74,812,5
    Santé5,113,11,77,00,83,54,812,7
    Sécurité sociale et oeuvres sociales11,328,87,029,32,08,210,828,2
    Services économiques3,79,46,426,76,527,33,910,2
    Autres services publics65,113,13,916,25,123,15,113,4
    Intérêts4,411,21,04,33,211,44,211,1
    Nombre de pays8877331818
    Source: FML Government Finance Statistics Yearbook, 1993.Note: Les sommes des composantes ne correspondent pas nécessairement aux totaux parce que quelques composantes mineures ne sont pas reprises dans le tableau.

    Moyenne pondérée des données pour l’Australie, le Canada, le Danemark, l’Allemagne, Israël, le Luxembourg, le Royaume-Uni et les Élats-Unis.

    Moyenne pondérée des données pour l’Argentine, le Chili, la Hongrie, le Panama, la Roumanie, le Swaziland et le Zimbabwe.

    Moyenne pondérée des données pour l’Inde, l’Indonésie et le Malawi.

    La somme des «Traitements et salaires» et des «Autres biens et services» n’est pas égaie aux «Biens et services» parce que l’Australie, l’Argentine et le Panama ne font pas la ventilation entre «Traitements et salaires» et les «Autres biens et services».

    Hors prêts nets.

    Y compris les ajustements non affectés et les dépenses non classées.

    En ce qui concerne la classification fonctionnelle, il existe une différence notable entre les pays à revenu élevé et les autres: les pays à revenu élevé consacrent une grande partie de leurs dépenses à la sécurité sociale et aux oeuvres sociales (comprises dans la catégorie «subventions et transferts» de la classification économique). La charge des dépenses militaires est plus élevée dans les pays à faible revenu que dans les pays à revenu intermédiaire et l’administration publique centrale des pays à faible revenu consacre une très petite partie de ses dépenses à la santé et à la sécurité sociale34.

    Le niveau et la structure des dépenses publiques seraient différents si les données couvraient toutes les entités du secteur public, y compris les entités extrabudgétaires et les collectivités locales. Afin de donner une indication de la structure des dépenses de l’ensemble des administrations publiques, des données relatives à un nombre bien moins grand de pays et d’années sont reprises au tableau A2. Il convient de noter en particulier que l’échantillon des pays à faible revenu ne comprend que trois pays. Les données relatives à l’administration publique centrale et à l’ensemble des administrations publiques, contenues respectivement dans les tableaux A1 et A2, ne sont donc pas tout à fait comparables, parce que les pays et les années de l’échantillon sont différents. Les tableaux A2 et A3, qui sont fondés sur les mêmes échantillons de pays et d’années, montrent la modification de la structure des dépenses qui résulte de l’extension de la couverture, à savoir de l’administration publique centrale à l’ensemble des administrations publiques. Ils montrent l’importance des collectivités locales dans les programmes sociaux, y compris la santé, l’éducation, la sécurité sociale et les oeuvres sociales, ainsi que le logement, dans tous les pays. Cependant, il convient de noter que les pays à faible revenu consacrent relativement peu de ressources à la santé, à la sécurité sociale et au logement, même au niveau de l’ensemble des administrations publiques35.

    Tableau A3.Part des Dépenses de L’administration Publique Centrale dans les Dépenses Totales Pour 18 Pays(En pourcentage: moyennes sur deux ans pendant la période de 1983 à 1990)
    Revenu élevé1Revenu intermédiaire2Faible revenu3Tous pays
    PIBDépenses

    totales
    PIBDépenses

    totales
    PIBDépenses

    totales
    PIBDépenses

    totales
    Classification économique des dépenses25,9100,019,0100,022,2100,025,5100,0
    Dépenses courantes24,695,115,783,213,962,823,993,7
    Biens et services7,830,35,428,54,922,07,629,9
    Traitements et salaires42,810,72,211,62,410,92,710.7
    Autres biens et services4,918,83,216,92,511,14,718,5
    Intérêts3,312,90,94,63,013,63,212,7
    Subventions et transferts13,452,09,450,16,027,113,051,0
    Dépenses en capital1,24,73,316,84,218,91,45,5
    Prêts moins recouvrements4,118,30,20,8
    Classification fonctionnelle des dépenses525,8100,019,0100,018,2100,025,3100,0
    Défense4,718,21,47,53,016,34,517,9
    Enseignement1,03,71,26,10,84,21,03,8
    Santé3,413,21,26,40,31,93,212,8
    Sécurité sociale et oeuvres sociales9,035,05,931,00,94,98,634,0
    Services économiques2,07,95,528,84,223,12,28,8
    Autres services publics2,39,12,915,66,035,92,510,0
    Intérêts3,312,90,94,63,013,63,212,7
    Nombre de pays8877331818
    Source: FMI, Government Finance Statistics Yearbook, 1993.Note: Les sommes des composantes ne correspondent pas nécessairement aux totaux parce que quelques composantes mineures ne sont pas reprises dans le tableau.

    Moyenne pondérée des données pour l’Australie, le Canada, le Danemark, l’Allemagne, Israël, le Luxembourg, le Royaume-Uni et les États-Unis.

    Moyenne pondérée des données pour l’Argentine, le Chili, la Hongrie, le Panama, la Roumanie, le Swaziland et le Zimbabwe.

    Moyenne pondérée des données pour l’Inde. I’Indonésie et le Malawi.

    L’Australie ne dispose pas de données relatives aux traitements et salaires.

    Hors prêts nets.

    Notes

    Un vaste ensemble d’écrits existe dans ce domaine. Pour des recueils d’analyse de divers aspects de la politique de dépenses publiques, voir par exemple Sahni (1972), Posner (1977), Haveman et Margolis (1983), et Chu et Hemming (1991). On trouvera dans Peacock (1979, chapitre 8) un exposé concis du choix budgétaire présenté comme comportant trois niveaux (la prestation de biens et services par le secteur public par opposition à la prestation de biens et services par le secteur privé, le dosage des extrants du secteur public et la conception des programmes).

    Si, pour un niveau donné de dépenses publiques globales, tous les programmes de dépenses publiques étaient efficaces par rapport à leur coût, la question du dosage des extrants du secteur public équivaudrait à celle de la composition des dépenses publiques et il ne serait possible d’augmenter un extrant (et son coût) qu’en réduisant d’autres extrants (et leurs coûts associés).

    Selon la théorie des choix publics, les législateurs ont intérêt à accroître leur soutien politique en votant en faveur de projets de dépenses dans leur circonscription, car des ressources sont transférées à leurs mandants, tandis que les coûts sont supportés par l’ensemble des électeurs du pays. De même, les législateurs sont peu disposés à augmenter les impôts qui touchent leur circonscription (Buchanan, Rowley et Tollison (1987)).

    Une enquête effectuée par les auteurs pour 1991 a révélé que la classification économique des dépenses avait été fournie dans les documents du FMI sur l’évolution récente de l’économie pour 85 % des pays observés. La classification fonctionnelle n’a été fournie que pour 40 % des pays. En revanche, le Government Finance Statistics Yearbook de 1993 fournit des données selon la classification fonctionnelle pour 97 pays, mais avec des retards considérables.

    Voir l’analyse des effets sur la croissance et la charge de la dette dans Tanzi (1989) et (1991).

    Zietz et Valdes (1986) ont constaté que la protection et les subventions accordées à la production de boeuf, de sucre, de maïs et de blé dans les pays industrialisés imposent des coûts importants aux exportateurs des pays en développement sous forme de manque à gagner en devises et de réduction du bien-être. Même si les consommateurs des pays importateurs bénéficient des bas prix, l’allocation des ressources à l’échelle mondiale risque d’être faussée.

    Voir Bayoumi, Hewitt et Schiff (1995) pour une analyse connexe.

    Pour un examen de mesures précises proposées pour améliorer la productivité des dépenses publiques aux États-Unis, voir Gore (1993). Le chapitre 4 en particulier indique des moyens spécifiques d’éliminer les programmes inutiles, d’investir dans une productivité accrue, de réduire les coûts en remaniant les programmes et de fixer le prix des services publics de façon adéquate.

    Les études empiriques ont confirmé en particulier le rôle important de la concurrence afin d’assurer l’efficience. Pour un récent résumé des preuves empiriques sur le régime de propriété, la concurrence et l’efficience, voir Vickers et Yarrow (1991).

    Voir les études des dépenses publiques effectuées par la Banque mondiale pour la Tanzanie (Banque mondiale (1994b)) et l’Éthiopie (Banque mondiale (1994d)).

    De telles dépenses sont monnaie courante dans toutes les économies. La crise des institutions d’épargne et d’emprunt aux États-Unis fournit un exemple des conséquences possibles des garanties d’État.

    Alors que de plus en plus de données sur les ménages deviennent disponibles, notamment les données établies par le programme de la Banque mondiale sur les dimensions sociales de l’ajustement, ainsi que celles provenant d’enquêtes sur les mesures du niveau de vie et d’enquêtes nationales auprès des ménages, très peu d’études utilisent ces informations pour évaluer les préoccupations relatives à la répartition.

    La question de savoir si les systèmes fédéraux sont plus efficients à l’égard des dépenses improductives que les systèmes centralisés est en suspens. En principe, un régime fédéral peut être plus efficient si les administrations locales sont 1) mieux en mesure (que l’administration centrale) de déterminer le niveau adéquat de dépenses locales, par exemple grâce à une meilleure connaissance des conditions locales et 2) sous réserve qu’une discipline financière exercée par un système de poids et contrepoids s’applique aux règlements de l’administration centrale.

    Des exemples de la manière dont, en Pologne, les pressions politiques ont ralenti la réforme des systèmes de sécurité sociale inefficaces par rapport à leurs coûts figurent au chapitre 7 de Graham (1994).

    Quoique susceptibles de révéler différentes caractéristiques, les données relatives à l’ensemble des administrations publiques ont un champ très limité. Voir appendice, tableau A2.

    La dérive des salaires, l’emploi dans le secteur public répondant à des fins de protection sociale, a été un grand problème dans de nombreux pays exécutant des programmes appuyés par la facilité d’ajustement structurel et la facilité d’ajustement structurel renforcée du FMI (Nashashibi et al. (1992)).

    Sri Lanka et la Gambie sont aussi parvenues à réduire considérablement les effectifs de la fonction publique (voir Nashashibi et al. (1992)).

    Selon les données du FMI relatives aux statistiques de finances publiques pour un échantillon de 68 pays, les subventions et transferts se sont accrus entre 1975 et 1990; cette augmentation a été particulièrement prononcée dans les pays industrialisés, où ces dépenses sont passées de 18 à 22 % du PIB.

    Les dépenses en capital des administrations publiques et les investissements publics se recoupent en partie, mais ne sont pas identiques. Les dépenses en capital comprennent les achats d’actifs existant déjà, qui ne font pas partie des investissements publics.

    Pour une analyse complémentaire, voir Posner (1977) ainsi que Drèze et Stern (1987).

    Voir, par exemple, Tanzi (1991) pour une analyse de l’expérience de pays asiatiques et FMI (1992) pour une analyse connexe.

    Voir Miranda (1991) pour un examen de l’analyse coûts-avantages en général et Heller (1991) pour un examen des dépenses d’exploitation et d’entretien.

    Pour une analyse récente du rôle du secteur public dans la formation du capital humain, l’ajustement macroéconomique et la croissance, voir Otani et Villanueva (1990), Blejer et Chu (1990), la Banque mondiale (1990) ainsi que Tanzi et Chu (1992).

    L’administration publique centrale d’un échantillon de 18 pays à faible revenu a dépensé un montant relativement faible en faveur de la santé. Par exemple, pendant les années 1983–90, les dépenses de santé dans ces pays représentaient seulement 0,4 % du PIB et 2,2 % des dépenses totales de l’administration publique centrale—soit nettement moins que les dépenses militaires. Ces chiffres sont sensiblement inférieurs à ceux enregistrés dans les pays à revenu intermédiaire (appendice, tableau A1). En revanche, dans les pays à faible revenu, l’espérance de vie est considérablement plus courte et le taux de mortalité pour les enfants de moins de 5 ans est sensiblement plus élevé que dans les pays à revenu intermédiaire. Les résultats sont identiques à partir des données limitées concernant l’ensemble des administrations publiques pour un échantillon de 3 pays à faible revenu (appendice, tableau A2).

    La corrélation positive qui existe entre éducation et santé est appuyée par de nombreux ouvrages. Voir Kenkel (1991) pour une analyse de cette relation. Le Rapport sur le développement dans le monde de la Banque mondiale, pour 1993, souligne aussi l’importance de la complémentarité de la santé et de l’éducation, en particulier de l’éducation des femmes dans les pays en développement (Banque mondiale (1993a)).

    La stratégie de l’Organisation mondiale de la santé en vue d’assurer des soins de santé pour tous d’ici à l’an 2000 est fondée sur l’expansion des soins de santé primaires, y compris un accès suffisant à l’eau salubre et aux équipements sanitaires, les vaccinations, les soins de santé locaux ainsi que les soins pendant la grossesse et l’accouchement (voir Organisation mondiale de la santé (1986)). On ne dispose pas de données complètes sur les dépenses consacrées aux soins de santé préventifs et curatifs; cependant, les auteurs ont passé en revue les données disponibles et ont conclu que, pendant les années 1983–90, dans un échantillon de huit pays à faible revenu avec un pourcentage élevé de population rurale, 62 % des dépenses de santé de l’administration publique centrale étaient consacrés aux services hospitaliers, contre 38 % aux autres services de santé, parmi lesquels les petits dispensaires et les soins de santé préventifs. Ce chiffre est même inférieur à celui enregistré dans les pays à revenu intermédiaire repris dans l’enquête, à savoir 45 %.

    Sur la base des données rassemblées par l’Institut international de recherches pour la paix de Stockholm et l’Organisme de contrôle des armements et du désarmement des États-Unis (Arms Control and Disarmament Agency); on ne dispose pas de données complètes provenant de sources officielles. Il convient d’interpréter avec une prudence particulière les données relatives à l’Europe de l’Est (y compris l’ex-Union soviétique), car la structure des prix relatifs était fort différente de celle observée dans les pays occidentaux. Voir Hewitt (1991a) et (1991b) pour de plus amples détails. Les données sur lesquelles l’analyse est fondée dans cette section diffèrent de celles contenues dans l’appendice. Pour les pays faisant partie de l’échantillon repris dans l’appendice, les dépenses militaires représentaient, respectivement, 4,4 %, 2,0 % et 2,8 % du PIB, dans les pays à revenu élevé, à revenu intermédiaire et à faible revenu (appendice, tableau A1)).

    Dans les années 1880, Wagner avait prévu que le développement de la société industrielle moderne entraînerait une hausse des dépenses publiques en raison de l’augmentation des pressions politiques poussant à la mise sur pied de programmes sociaux. Pour plus de détails sur la loi de Wagner, voir Wagner (1958).

    Cependant, d’autres études ne font état d’aucune corrélation entre croissance et certaines composantes des dépenses d’éducation, telles que les dépenses courantes (Diamond (1989)).

    Voir Hewitt (1991a) et (1991b); Bayoumi, Hewitt et Schiff (1993); et Bayoumi, Hewitt et Symansky (1993) pour une analyse des effets économiques des dépenses militaires.

    Voir, par exemple. Tait et Heller (1982) ainsi que Heller et Diamond (1990).

    Il convient de noter que les pays à revenu élevé comprennent non seulement les pays faisant partie des pays «industrialisés» dans les Perspectives de l’économie mondiale, mais aussi quelques pays classés parmi les pays «exportateurs de pétrole» et les «nouvelles économies industrielles».

    Pour chaque composante des dépenses, le ratio dépenses/PIB de l’ensemble des administrations publiques doit être supérieur à celui de l’administration publique centrale. Il y a quelques exceptions, comme les «subventions et transferts» et les «prêts nets»: ces composantes comprennent les transferts et prêts nets de l’administration publique centrale aux collectivités locales; elles peuvent être moins élevées pour l’ensemble des administrations publiques que pour l’administration centrale si les transferts et prêts nets de cette dernière aux collectivités locales vont à des composantes autres que leurs transferts et prêts nets.

    Références

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    Série des Brochures du FMI

    (Sauf indication contraire, toutes les brochures ont été publiées en anglais, en espagnol et en français)

    38. La conditionnalité au Fonds monétaire international: évolution des principes et pratiques. Manuel Guitián. 1981.

    39. Le bon fonctionnement des finances internationales, la promotion des accords de confirmation du FMI et la rédaction des accords de prêt privés. Joseph Gold. 1982.

    40. DTS, monnaies et or: sixième exposé sur les changements intervenus, dans le domaine juridique. Joseph Gold. 1983.

    41. Les Accords généraux d’emprunt. Michael Ainley. 1984.

    42. Le Fonds monétaire international: structure financière et activités. Anand G. Chandavarkar. 1984.

    43. Les services d’assistance technique et de formation du Fonds monétaire international. 1985.

    44. DTS, monnaies et or: septième exposé sur les changements intervenus dans le domaine juridique. Joseph Gold. 1987.

    45. Organisation et opérations financières du FMI, Département de la trésorerie. Première édition, 1990 (en anglais seulement). Deuxième édition, 1991 Troisième édition, 1993. Quatrième édition (disponible également en russe, espagnol à paraître), 1996.

    46. La singularité des responsabilités du Fonds monétaire international. Manuel Guitiân. 1992.

    47. Le dialogue de politique économique avec le FMI: la dimension sociale, services du FMI. 1995.

    48. Les dépenses publiques improductives: analyse pragmatique de l’action des pouvoirs publics (disponible également en russe). Département des finances publiques. 1996.

    À paraître en français et en espagnol:

    49. Guidelines for Fiscal Adjustment. Département des finances publiques. 1995.

    50. The Role of the IMF: Financing and Its Interactions with Adjustment and Surveillance. Paul R. Masson et Michael Mussa. 1995.

    Pour obtenir des exemplaires des brochures ou des informations sur les numéros plus anciens, s’adresser à:

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    Téléphone: (202) 623-6430 Télécopie: (202) 623-7201

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