Réforme financière : Une construction délicate

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Author(s):
Ashoka Mody, and Abdul Abiad
Published Date:
November 2005
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    La collection des Dossiers économiques, créée par le FMI en 1996, vise à présenter au public les résultats des recherches effectuées par les services du FMI. Les Dossiers économiques sont des monographies courtes, non techniques, portant sur des sujets d’actualité et rédigées à l’intention d’un public de non-spécialistes. Ils sont publiés en six langues: l’anglais, l’arabe, le chinois, l’espagnol, le français et le russe. Le présent numéro, comme ceux qui l’ont précédé, reflète les opinions de ses auteurs qui ne sont pas nécessairement partagées par le FMI.

    ©2005 Fonds monétaire international

    Directrice de la collection

    Asimina Caminis

    Département des relations extérieures du FMI

    Couverture

    Massoud Etemadi

    Édition française

    Traduction: Serge Collomb

    Correction & PAO: Van Tran

    ISBN 1-58906-482-8

    ISSN 1020-7724

    Publié en juin 2005

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    Messagerie électronique: publications@imf.org

    Internet: http://www.imf.org/pubs

    Le terme «pays» tel qu’il est utilisé dans le présent numéro des Dossiers économiques ne réfère pas systématiquement à une entité territoriale ayant le statut d’État selon la loi et la pratique internationales. Dans cet ouvrage, ce terme s’applique également à des entités territoriales qui ne sont pas des États, mais pour lesquelles des données statistiques distinctes sont établies de manière indépendante.

    Préface

    En régime financier non libéralisé, l’État joue un rôle important pour déterminer qui reçoit et qui offre du crédit, et à quel prix. Les États peuvent avancer divers motifs pour justifier le maintien d’un tel régime: préserver la stabilité financière ou canaliser des ressources à l’appui de la politique industrielle de l’État, donner aux secteurs prioritaires accès au crédit à bon marché, ou financer le déficit budgétaire, notamment.

    Les partisans de la libéralisation font remarquer que le développement financier est fortement corrélé à la croissance économique. Ils soutiennent que l’allocation de capital est plus efficiente en régime financier compétitif et que des taux d’intérêt plus élevés stimulent l’épargne, augmentant ainsi les fonds disponibles pour financer l’investissement. En outre, le crédit dirigé par l’État tend à se caractériser par de mauvaises décisions de prêt, une discipline de remboursement médiocre et la corruption de fonctionnaires, car ceux à qui il est accordé un accès au capital—habituellement à des taux bas—peuvent acheter de l’influence pour protéger leurs positions privilégiées.

    Si la libéralisation a aussi ses critiques—qui doutent du lien entre libéralisation et taux d’épargne plus élevés et suggèrent qu’elle peut rendre certains pays plus vulnérables aux crises—, les responsables économiques ont fait de la réforme du secteur financier une priorité élevée au cours du dernier quart du XXe siècle. Dans le monde entier, pays développés et pays en développement ont les uns et les autres libéralisé leurs systèmes financiers—laissant les marchés fixer les taux d’intérêt, éliminant les contrôles afin que les capitaux puissent circuler librement à travers les frontières et ouvrant leurs portes aux sociétés financières étrangères.

    Mais le rythme et l’envergure des réformes présentaient des différences considérables. Les réformes ont été rapides dans certains pays, lentes dans d’autres; certains pays ont simplement ajusté leurs secteurs financiers, tandis que d’autres les ont entièrement restructurés. Beaucoup de travaux techniquement sophistiqués ont été consacrés à l’étude des conséquences de la libéralisation du secteur financier, mais les facteurs qui déclenchent la réforme ont reçu moins d’attention. Bien que des études de cas aient confirmé diverses théories économiques et politiques sur ces facteurs, les vérifications statistiques sont restées rares.

    Afin de combler cette lacune, nous avons établi une base de données internationale—la première grande base de données internationale consacrée spécifiquement à la libéralisation financière—qui nous a permis de comparer les expériences de différents pays et d’analyser nos constatations objectivement, dans l’espoir de découvrir les facteurs qui ont déclenché la réforme et en ont influencé le moment et l’étendue—pourquoi, quand et à quel point.

    Ce numéro des Dossiers économiques, qui a été préparé par Charles Gardner, repose sur notre étude «Financial Reform: What Shakes It? What Shapes It?» (American Economic Review, mars 2005). La version «document de travail» (document de travail du FMI n° 03/70, avril 2003), qui présente notre méthodologie et nos constatations plus en détail, est disponible gratuitement à www.imf.org/pubs.

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